La joie de la réconciliation des apôtres

Contemplons

L’incrédulité de saint Thomas, Bernardo Strozzi

Méditons

La joie pascale de Marie augmente à mesure que le ressuscité répand sur les apôtres les dons de sa miséricorde, qu’ils les accueillent et leurs donnent de produire en eux des fruits de sainteté. En effet, la joie de Marie, en ce matin de pâques, ne vient pas uniquement de la victoire écrasante que Jésus remporte sur la mort, mais aussi de ce que nous sommes rendus participants de son triomphe sans égal, sans aucun mérite de notre part.

Marie, la femme forte qui s’est tenue sous la croix et à qui Jésus a confié tous les sauvés, se devait de préparer les apôtres à la résurrection de Jésus par l’exemple de sa foi, par sa prière, par ses encouragements. Aussi, lorsque Jésus apparait au cénacle le soir de pâques, elle est très vraisemblablement parmi eux. Quelle joie, quand elle se trouve face à son Jésus pour la seconde fois (la première ayant eu lieu le matin même à elle seule) et qu’elle l’entend dire aux apôtres désemparés : « la paix soit avec vous » (Jean 20, 19). Pas l’ombre d’un reproche de Jésus aux apôtres qui l’ont abandonné quand il avait le plus besoin d’eux ; rien que pardon et miséricorde.

Quelle joie pour Marie quand Jésus souffle sur les apôtres, leur transmet l’Esprit-Saint en les investissant du pouvoir d’absoudre les péchés : « recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés. Ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus » (Jean 20, 22-23). Eux qui ont, eux-mêmes, besoin de la miséricorde de Jésus, sont institués les intendants de sa miséricorde. L’amour de Jésus est vraiment insondable. Afin qu’ils soient miséricordieux envers les cœurs pénitents, Jésus choisit pour répandre sa miséricorde, ceux qui n’en sont pas dignes et en ont pourtant bénéficié en tout premier. Quelle joie pour Marie de savoir que par le ministère des apôtres, la miséricorde infinie de Jésus se communique comme un feu dévorant dans l’espace et dans le temps à tous ceux qui l’accueille.  

Oui, la joie pascale de Marie vient de qu’elle voit s’épanouir dans les âmes des apôtres les premiers fruits de la rédemption. Si, pour elle, rien n’est pire que de savoir que pour certains, le sang de son Jésus aura été versé en vain, à contrario, rien ne saurait la réjouir davantage que de voir les fruits du sacrifice rédempteur de l’homme-Dieu se déployer jusqu’à l’apothéose dans l’âme de ses enfants.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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