La joie de l’accueil de l’Evangile

Contemplons

Le sermon sur la montagne et la guérison du lépreux, Rosselli

Méditons

Si la vie de Marie est tissée de souffrances, elle l’est aussi de grandes joies. Ses souffrances sont liées aux contradictions auxquelles Jésus est en butte, ses joies induites par l’avancée du Royaume de Dieu, la propagation de la bonne nouvelle du salut et les transformations dans les âmes.

Quelle joie pour Marie, lorsqu’elle voit les apôtres tout quitter pour suivre Jésus. Quelle joie de les voir s’attacher à Jésus, d’assister à leurs efforts, de constater leurs progrès spirituels malgré la lourdeur de leur humanité, leur médiocrité. Quelle joie pour elle de les voir s’ouvrir peu à peu aux réalités du salut et se déclarer pour Jésus à la face de ses opposants.

Quelle joie pour Marie, de voir Jésus aller au-devant des plus grandes nécessités, de soulager toute misère. Il touche et guérit les lépreux, des pauvres parmi les pauvres tellement leur vie est misérable. En les guérissant, Jésus ne fait pas que leur rendre la santé ; c’est la vie qu’il leur rend car, avec la guérison, ils sont réintégrés à la société. Quelle joie pour Marie de voir Jésus s’apitoyer sur la femme adultère, sur l’aveugle-né, sur la veuve de Naïm, sur la fille de Jaïre, sur Bartimé le paralytique,  sur le serviteur du centurion…  et même sur Marthe et Marie, éprouvées par la mort de Lazare, leur frère. Quelle joie pour Marie de voir dans l’action de Jésus, toute la sollicitude divine pour les âmes se déployer et s’abaisser jusqu’aux plus pauvres, aux plus miséreux pour les relever et les amener à la vraie vie en Dieu.

« Il y a plus de joie au ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15, 7). Telle est la joie de Marie dont le regard s’élève aux réalités divines du salut, et observe les transformations dans l’âme des plus grands pécheurs. Marie-Madeleine renonce à son ancienne mauvaise vie pour s’attacher à Jésus. Sa conversion est si radicale que Jésus assure que « parce qu’elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné » (Luc 7, 47). En effet, elle fera partie des rares personnes qui suivront Jésus jusque sur le calvaire et se tiendront sous la croix aux côtés de Marie. Quelle joie pour Marie d’assister à la conversion de Zachée et de tant d’autres. Quelle joie lorsqu’elle voit certains pharisiens s’ouvrir au message de Jésus comme Nicodème, Gamaliel ou Joseph d’Arimathie.  

Enfin, quelle est la joie de Marie lorsqu’elle entend Jésus proclamer les béatitudes devant une foule immense et qu’elle les entend résonner en elle. Quelle joie de voir Jésus réaliser le miracle de la multiplication des pains et nourrir une foule aussi grande. Quelle joie pour elle de voir Jésus révéler un Dieu si bon, si digne d’être connu et aimé. Quelle joie pour elle de découvrir au fur et à mesure de l’enseignement de Jésus, auquel elle s’ouvre pleinement, que l’amour, la bonté de Dieu sont plus grands que tout ce qui peut se concevoir, que tout ce qu’elle-même a pu imaginer, elle qui pourtant dispose de lumières bien supérieures aux nôtres. Elle ne cesse de s’émouvoir à la révélation que le tout-puissant est aussi le tout-aimant, le tout-miséricordieux. Devant tant de bonté et de condescendance divine, touchée jusqu’au plus profond d’elle-même, elle ne peut que sentir douloureusement son indignité et redoubler d’amour et d’humilité.

Parce que Marie a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique, elle a pu saisir  tout l’amour de Dieu pour elle et pour toutes ses créatures. Parce qu’elle a compris plus que tout autre qui est Dieu, elle est devenue la disciple la plus accomplie de Jésus mettant toute sa joie à le servir comme Marthe l’active, à l’écouter comme Marie la contemplative.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

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