Le Coeur trè-s chaste de Joseph III

Méditons

La dévotion au Cœur très chaste de Joseph

Lorsque la sainte Vierge a parlé pour la première fois de cette dévotion à saint Joseph, Edson pensait qu’elle allait lui révéler une prière particulière. Cette demande du Ciel est en réalité d’une grande importance pour notre temps, où l’homme, la famille et la société sont menacés par de fausses valeurs égoïstes et nuisibles, inspirées par les ténèbres et corrompant les esprits, les cœurs et les corps.

À Itapiranga, saint Joseph nous est donné comme exemple à suivre afin de redevenir des hommes libres de tout esclavage du péché, avec l’esprit, l’âme et le cœur résolument tournés vers le Seigneur. Le « Cœur très chaste » est signe d’abandon total à Dieu ; le cœur est l’organe vital essentiel de l’être humain, qui symbolise notamment ses sentiments et sa volonté d’adhérer ou non au plan de Dieu : « l’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. Pourquoi m’appelez-vous : « Seigneur, Seigneur », et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6, 45-46) En outre, Dieu nous dit : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ezéchiel 36,26)

Saint Joseph est cet homme qui, avec un cœur nouveau, un cœur de chair qui aimait vraiment, a fidèlement respecté Dieu de tout son être. Il a aujourd’hui la mission confiée par le Ciel de transmettre à tous les hommes et les femmes qui honorent son Cœur très chaste cet amour et cette fidélité à l’égard de Dieu !

La dévotion aux trois Sacrés Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, unis dans un même et pur amour, glorifie la Sainte Trinité, Dieu un et trine, qui veut nous combler de ses grâces et de ses bénédictions à travers la sainte Famille de Nazareth.

À Itapiranga, Jésus et Marie demandent que la dévotion au Cœur très chaste de Saint Joseph soit mise en pratique, de sorte que la nouvelle pentecôte d’amour arrive au plus vite, mais aussi afin de déverser sur le monde les grâces nécessaires à la sanctification des familles, qui doivent s’efforcer d’imiter la sainte Famille de Nazareth.

Le Cœur très Chaste de Saint Joseph, dans ces derniers temps, doit donc défendre l’Eglise et les familles contre tous les dangers et les dérives du monde.

Le 29 mars 2003, alors qu’Edson est en train de dire la prière « Je vous salue, Joseph », le père adoptif de Jésus lui apparaît et lui dit : « Fais bien cette prière chaque jour. Par cette prière, mon Nom sera plus connu, honoré et aimé. Par cette prière, de nombreuses grâces du Ciel se déverseront sur vous… »

Suite à cette apparition, Edson donne le témoignage suivant : « Intérieurement, j’ai réalisé qu’il existe six façons d’honorer le Cœur très chaste de saint Joseph :

  • par la vénération de l’image, que j’ai reçue en vision, des trois saints Cœurs ;
  • par l’instauration par l’Eglise de la fête du Cœur très chaste de saint Joseph, le mercredi qui suit les fêtes du Sacré Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie. Cette demande m’a été faite par Jésus Lui-même, le 6 juin 1997 : « Je veux que le premier mercredi après les fêtes de mon Sacré Cœur et du Cœur Immaculé de ma Mère soit considéré comme la fête du Cœur très chaste de Saint Joseph » ;
  • par le recours à la prière des sept douleurs et sept joies de saint Joseph, afin que nous puissions bénéficier, par son intercession, de sa protection contre les attaques du démon ;
  • par le port du Scapulaire de saint Joseph, qui m’a été révélé lors de deux apparitions : la première le 14 juillet 2000, à Aylesford (Angleterre), où vécut saint Simon Stock à qui la Vierge Marie avait révélé le scapulaire brun ; la seconde à Sciacca (Italie), le 16 juillet 2001, en la fête de Notre Dame du Mont Carmel, jour anniversaire des 750 ans de la révélation du Scapulaire brun. Saint Joseph protègera tous ceux qui porteront son Scapulaire ; ils lui appartiendront et seront protégés contre le péché d’impureté et les assauts du démon. Je conseille aux jeunes de porter ce saint scapulaire, car ils sont plus particulièrement attaqués par Satan. Les pères et les mères devraient recommander le port de ce scapulaire à leurs enfants. Saint Joseph veut en effet les aider en leur donnant son aide et sa protection, comme il a guidé et protégé Jésus et Marie dans ce monde ;
  • par la propagation de la dévotion au Cœur très chaste de saint Joseph, accompagnée de bonnes œuvres de charité et d’aide aux personnes dans le besoin, et d’une manière spéciale aux malades et aux mourants ;
  • par des prières en l’honneur de Saint Joseph, le premier mercredi de chaque mois et les jours de ses fêtes car, ces jours-là, saint Joseph déverse des torrents de grâces extraordinaires pour ceux qui ont recours à son intercession et qui honorent son Cœur très chaste. Jésus a personnellement promis que ces dévots recevront une place toute particulière au Ciel. »

Cette prière a été enseignée par Jésus, qui a précisé que le vendredi était consacré à son Sacré Cœur, le samedi au Cœur Immaculé de Marie et le mercredi au Cœur très chaste de saint Joseph.

Cœur très chaste de saint Joseph, protégez et défendez ma famille contre tous les maux et tous les dangers !

Cœur très chaste de saint Joseph, répandez sur l’humanité tout entière les vertus de votre Cœur !

Saint Joseph, je vous consacre mon âme et mon corps, mon cœur et toute ma vie. Saint Joseph, défendez la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie !

Avec la grâce de votre Cœur très chaste, détruisez les plans de Satan !

Bénissez la sainte Eglise, le Pape, les Evêques et tous les prêtres du monde entier !

Nous nous consacrons avec amour et confiance, maintenant et pour toujours. Amen. 

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

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Le Coeur très chaste de Joseph II

Méditons

Le 9 mars 1998, la Vierge Marie apparait et dit à Maria di Carmo et à Edson

« Le Père Eternel me permet aujourd’hui de révéler la promesse de mon Cœur Immaculé pour tous ceux qui honoreront dévotement le Cœur de mon Epoux Joseph. Ils ressentiront d’une manière toute particulière ma présence durant leur vie. Je serai à côté d’eux, comme je l’ai été avec mon époux Joseph, pour les réconforter. Pour tout ce que vous demandez avec confiance à mon Cœur, je promets d’intercéder auprès du Père Eternel, de mon divin Fils Jésus et du Saint Esprit, pour vous obtenir la grâce du Seigneur afin d’atteindre la sainteté en imitant en vertu mon époux Joseph. Par-là, mes enfants vont apprendre à aimer mon Fils Jésus et à m’aimer avec le même amour qu’avait Joseph pour nous. Mon Fils Jésus, mon très chaste époux Joseph et moi, nous nous tiendrons à vos côtés ; vous n’aurez rien à craindre car nos Cœurs vous protègeront toujours ! »

Le 10 mars 1998, Jésus donne ce message :

« Tous ceux qui honorent le Cœur très chaste de Joseph, mon père virginal, recevront la grâce de la victoire pour surmonter les obstacles de l’ennemi, et une récompense dans le royaume du Père céleste. Ceux qui, dans ce monde, feront preuve d’une vraie dévotion pour ce Cœur très chaste, recevront une grande gloire dans le Ciel. Les âmes consacrées à saint Joseph bénéficieront de la vision béatifique de la Très Sainte Trinité et auront une connaissance profonde du Dieu trinitaire, le Dieu trois fois Saint. Ceci est ma grande promesse pour le peuple du monde, pour les dévots de mon père Joseph. »

Au commencement, les apparitions de saint Joseph étaient rares à Itapiranga. Parfois, Il se montrait à côté de la Vierge et de Jésus mais sans dire un mot. En 1995, Notre Dame commence à parler de la personne de saint Joseph et dit à Edson que, bientôt Il se manifestera à lui pour révéler d’importants messages de Dieu, pour le bien de l’Eglise et des familles du monde entier.

Ces apparitions de saint Joseph ont notamment eu lieu durant le mois de mars (mois de saint Joseph) de l’année 1998. Cette période correspond à l’époque où Edson souffre d’une hépatite qui l’oblige à rester alité pendant six mois. C’est alors que saint Joseph se manifeste pour lui expliquer la dévotion à son Cœur très chaste, ainsi que les promesses liées à cette dévotion. Il révèle que cette pratique est un excellent moyen de sanctification que Dieu a donné à l’Eglise et à tous ceux qui honoreront son Cœur dignement, comme il le souhaite. Cette dévotion fait partie intégrante de celle aux trois saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, qui permet également à l’homme d’honorer la Très Sainte Trinité, Dieu un et trine. 

Le 20 novembre 1995, la Sainte Vierge dit à Edson :

« Priez saint Joseph afin qu’il vous défende et vous protège des attaques de Satan ; saint Joseph est un grand saint devant Dieu. La Trinité avait choisi saint Joseph et L’a couvert de grâces car il devait être le protecteur de l’Enfant Jésus et le mien. Aujourd’hui, saint Joseph, qui est dans la gloire du Ciel, a de nouveau une grande mission pour les hommes et les familles actuelles. »

Puis, Jésus apparaît et dit à Edson :

« Fais savoir à mon Eglise et aux hommes que celui qui honorera mon père adoptif Joseph obtiendra les grâces nécessaires de mon divin Cœur pour son salut, mais aussi dans ses besoins physiques et spirituels. Celui qui honorera mon père Joseph recevra une sagesse d’inspiration divine dont beaucoup d’hommes ont besoin aujourd’hui, en ces temps, pour être justes et saints. Par son intercession, peu à peu, vous acquerrez la sagesse et, par là, vous fuirez le péché. Ainsi, Je veux montrer au monde et à l’Eglise comme mon père Joseph était pur et saint à mes yeux et aux yeux de mon Père dans les Cieux, et depuis toute éternité choisi par le Saint-Esprit. Fais connaître ce message à mon Eglise ! Si l’homme veut être un fils vertueux, chaste, prudent, fort, obéissant, fidèle, patient, plein d’amour, qu’il imite les vertus de saint Joseph ; ceux qui appliqueront mon message en recourant à l’intercession de saint Joseph croîtront, dans la grâce, en sainteté. Je vous bénis tous ainsi que mon Eglise. Amen. »

Le soir du 25 décembre 1996, Edson bénéficie d’une grande apparition de Saint Joseph, dont il témoigne ainsi :

« Je priais le chapelet et lorsque j’eus terminé, j’ai été surpris par une grande lumière qui a illuminé la pièce dans laquelle je me trouvais. J’ai eu une très belle vision de Notre Dame et de saint Joseph, qui portait dans ses bras l’Enfant Jésus. Tous les trois étaient vêtus de robes d’or étincelantes. C’était la première fois que j’avais le privilège de voir le Cœur très chaste de saint Joseph. Les bras de l’Enfant Jésus et ceux de la Vierge étaient dirigés vers le Cœur de saint Joseph. Son Cœur était entouré par 12 lys blancs et, au centre, se trouvait le « M » de Marie, surmonté d’une Croix (comme sur la médaille miraculeuse). La Croix et le « M » gravés dans le Cœur de Saint Joseph signifient qu’Il aimait et imitait Jésus et Marie de tout son Cœur, en profondeur. Ces symboles apparaissaient sous formes de blessures, car saint Joseph a aussi partagé les souffrances de Jésus et de Marie. J’ai compris, par une lumière intérieure, que les 12 lys représentent la pureté et la sainteté de saint Joseph, qui a vécu au plus haut niveau de sainteté, dans son Cœur, son Corps et son Ame. Les 12 lys représentent également symboliquement les 12 tribus d’Israël.

Lors de cette vision céleste, je voyais des rayons lumineux qui sortaient des Cœurs de l’Enfant Jésus et de Marie, et se dirigeaient vers le Cœur de saint Joseph. De son Cœur, sortaient d’autres rayons qui, eux, se déversaient sur le monde. Ces rayons représentent l’amour des saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph. Les rayons qui proviennent des Cœurs de Jésus et de Marie, et qui se reflètent dans le Cœur de saint Joseph signifient également que saint Joseph a reçu toutes les grâces et les vertus de Jésus et de la Sainte Vierge. Les rayons qui sortent de son Cœur correspondent aux grâces et aux bénédictions données à ceux qui le sollicitent.

Par la consécration au Cœur très Chaste de saint Joseph, le Ciel souhaite que toutes les familles de la terre se placent sous sa protection et son intercession. De plus, pour ces derniers temps, Dieu veut plus que jamais placer l’Eglise sous la protection de saint Joseph. Avec la dévotion au Cœur très chaste de saint Joseph, le Ciel donne un cadeau inestimable au monde. »

Ce 25 décembre 1996, Edson est donc gratifié de l’apparition des trois saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph.

Le 6 juin 1997, Jésus apparaît à Edson et lui délivre un message destiné au pape Jean Paul II :

« Je veux que, le premier mercredi après les fêtes de mon Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé de Ma Mère, soit instituée la fête en l’honneur du Cœur très chaste de saint Joseph. »

Le 23 novembre 1997, Edson voit Jésus accompagné de Marie et de saint Joseph. Tous trois sont assis sur des trônes et portent de magnifiques couronnes. Jésus dit :

« Aimez toujours ma très sainte mère, la reine du ciel et de la terre, et mon père adoptif, saint Joseph, établi en tant que protecteur de l’Eglise. »

Le 27 novembre 1997, la Vierge Marie apparaît à Edson et lui délivre ce message prophétique :

« Dieu veut que saint Joseph soit glorifié par tous les hommes d’une manière spéciale, parce que c’est lui qui a été proclamé patron de l’Eglise universelle ; et parce que l’Eglise est aujourd’hui attaquée, il faut recourir à saint Joseph pour la défendre. Je vous le déclare, mes enfants, nos trois Cœurs triompheront ! »

Le même jour, Edson bénéficie d’une apparition du Christ, qui lui déclare :

« Je veux que chacun de mes enfants, dans le monde entier, ait recours à la dévotion au Cœur de mon père très chaste. Par-là, vous recevrez d’innombrables grâces. Que tous les hommes sachent qu’en invoquant le saint nom de mon père Joseph, c’est l’enfer tout entier qui tremble ! Dans le Ciel, tous les saints et tous les anges louent saint Joseph parce que j’ai ordonné pour lui une grande puissance et une grande gloire. »

Le 1er mars, il vient avec l’Enfant Jésus dans ses bras, la tête du Fils de Dieu reposant sur le Cœur de son père adoptif :

« Mon cher fils, Notre Seigneur m’envoie ici pour vous parler des bénédictions que tous les croyants reçoivent par mon intercession. Je suis saint Joseph et mon nom signifie « Celui qui croit. » Grâce à la dévotion à mon Cœur très chaste, beaucoup d’âmes seront sauvées des mains du diable. Parce que j’ai été juste, je comblerai de grâces et de vertus tous ceux qui auront recours à la dévotion à mon Cœur chaste, et je les ferai avancer chaque jour sur le chemin de la sainteté. C’est le message que je désire vous donner aujourd’hui. Je vous bénis, toi mon fils, et toute l’humanité au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen. A bientôt ! »

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

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Le Coeur très chaste de Joseph I

Méditons

Depuis le 2 mai 1994, la Vierge Marie apparait en Amazonie (Brésil), sous le vocable de Reine du Rosaire et de la Paix. Jésus et saint Joseph, se manifestent également ainsi que, parfois, saint Michel Archange. De nombreux messages relatifs à la paix, l’amour de Dieu et du prochain, la prière, la famille et la conversion sont donnés au monde.

Conformes à notre foi, ces messages se rapprochent des appels inlassables lancés par le Ciel en d’autres lieux d’apparitions dans le monde entier. Les apparitions d’Itapiranga se distinguent cependant par deux demandes particulières : la dévotion aux trois saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, et la dévotion au Cœur très chaste de saint Joseph.

Ces apparitions se sont déroulées en deux phases : un premier cycle de 1994 à 1998 et un deuxième qui a débuté quelques mois plus tard. Edson Glauber et sa maman, Maria Do Carmo, ont reçu les toutes premières apparitions à Manaus (Amazonie). Très vite, les interventions célestes se poursuivent à Itapiranga. Il arrive également à Edson d’avoir des apparitions durant les déplacements qu’il effectue pour donner son témoignage, au Brésil et en Europe.

L’Évêque du diocèse d’Itacoataria, Monseigneur Carillo Gritti, a très tôt ouvert une enquête officielle qui s’est étalée sur 15 années, pour aboutir, le 31 mai 2009, solennité de la Pentecôte, à la reconnaissance de l’origine surnaturelle des apparitions et à l’autorisation du culte et de la dévotion aux trois saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph.

La Vierge Marie s’est présentée sous le vocable de reine du rosaire et de la paix, en expliquant la raison de ces deux titres : « Parce que je veux montrer que c’est par la prière du rosaire que le monde trouvera la paix. »

Voici quelques extraits de messages communiqués par le père nourricier de Jésus :

16 décembre 2004

« … Priez pour que la lumière de Dieu brille continuellement sur vous ! Priez afin d’être forts dans la foi pour pouvoir endurer les épreuves de la vie mais surtout pour les surmonter. Priez pour que la bénédiction de Dieu soit toujours sur vous et vos familles. Dieu m’a envoyé de nouveau aujourd’hui pour vous bénir. Répandez la dévotion à mon Cœur très chaste… »

17 décembre 2004

« Aujourd’hui, je viens du Ciel pour vous bénir. Dieu veut que vous sachiez tous vivre dans l’amour et la paix, et que vous soyez les témoins de sa présence. Demandez-moi des grâces et j’intercèderai pour chacun de vous. Soyez patients dans les épreuves de la vie ; car ces épreuves sont permises par Dieu pour vous purifier et vous sanctifier… »

18 décembre 2004

« Je viens du Ciel pour vous dire que je vous aime et que je protège vos familles quand vous me le demandez. Permettez-moi, par vos prières, d’intercéder devant le trône de Dieu pour vous tous. Priez, ayez foi et remerciez Dieu des grâces reçues… »

19 décembre 2004

« La paix de Jésus-Christ soit avec vous tous ! Dieu veut la sanctification de la famille mais, pour que cela se produise, les familles doivent prier, respecter les commandements et vivre un chemin de conversion quotidien. Demandez à Dieu la grâce de la foi et de la fidélité. Beaucoup ne croient pas aujourd’hui et sont sans foi, parce qu’ils sont aveuglés par le monde et deviennent indifférents par rapport à Dieu. Priez le Seigneur de vous accorder la grâce de la foi. Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen. »

22 décembre 2004

« La paix de Jésus-Christ soit avec vous tous ! Je veux vous aider à vivre fidèlement vos engagements chrétiens et je vous donne ma bénédiction. Dieu m’envoie du Ciel comme protecteur de l’Eglise et protecteur des familles. Je vous place tous sous mon manteau protecteur. Jésus veut me rendre plus connu et plus aimé dans le monde et veut que tous viennent près de mon Cœur lui rendre hommage. A celui qui demande mon aide, je promets d’intercéder devant le trône de Dieu. Priez pour la paix et priez pour le Saint-Père. Préparez-vous, préparez-vous, préparez-vous pour le grand bouleversement, car il y aura des changements dans le monde. Priez et gardez la foi. Je vous bénis tous au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen. »

24 décembre 2004

« Le Seigneur Dieu m’envoie pour vous dire qu’est venu le temps de votre conversion, de la prière et de votre retour sincère vers Lui. Les hommes n’ont pas encore trouvé la paix parce qu’ils n’ont pas accepté le message que Jésus a apporté au monde. Les hommes vivent dans les guerres et la violence parce qu’ils rejettent Dieu dans leurs vies. Revenez à Dieu et la lumière brillera sur vous et vos familles… »

20 juin 2007

« Que la paix de Jésus soit avec vous ! Mes enfants, Je suis l’époux de la bienheureuse Vierge Marie. Je viens ce soir avec mon divin Fils accorder les grâces que Dieu me permet de distribuer à tous ceux qui honorent et célèbrent mon Cœur très chaste. Mon Cœur se réjouit ce soir, de vous voir réunis en prière. Je dis à Mes enfants que ceux qui sollicitent mon aide ne seront pas abandonnés et ressentiront mon intercession. Je désire tous vous amener à Jésus et à Marie. Priez pour ceux qui vivent dans les ténèbres du péché. Combien d’âmes sont perdues en enfer ! Le diable est en colère ; priez pour l’empêcher de conduire les âmes à la perdition. Dieu est triste car l’on n’écoute pas les demandes de Marie, ni les Miennes. Bienheureux ceux qui écoutent les appels du Ciel avec leur cœur. Dieu est triste aussi à cause du grand nombre de prêtres qui sont dans l’obscurité, car personne ne prie pour eux et parce qu’ils ne sont pas fidèles à Dieu. Aujourd’hui, de nombreux sermons restent stériles et ne touchent plus les cœurs, parce que beaucoup de prêtres sont dans le péché.  Celui qui est dans le péché ne peut pas recevoir la grâce et la lumière pour éclairer l’autre. Jésus a dit : « un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Si vous voulez être lumière pour vos frères, vous devez rester en état de grâce ! Si vous voulez être proches de Jésus et de Marie, par la dévotion à mon Cœur, je vous aiderai. Je vous bénis, ainsi que vos familles. Amen. »

Le 7 janvier 2008, Jésus apparaît à Edson et lui enseigne une variante de la prière « Je vous salue, Joseph », très proche de celle que nous connaissons :

« Je vous salue Joseph, Fils de David, homme juste et virginal, la sagesse est avec vous. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, le fruit de votre fidèle épouse Marie, est béni. Saint Joseph, père digne, protecteur de Jésus-Christ et de la sainte Eglise, priez pour nous, pauvres pécheurs ; obtenez-nous la sagesse divine de Dieu et secourez-nous à l’heure de notre mort. Amen. »

Tandis que je récitais cette prière, saint Joseph m’est apparu. Il était très beau et m’a montré son Cœur chaste. Tout en me regardant avec un magnifique sourire, Il me confia le message suivant :

« Fais connaître cette prière à toutes les personnes. Grâce à cette prière enseignée par le Seigneur, mon nom sera plus connu et aimé. Tous ceux qui la réciteront m’adresseront ainsi un grand remerciement. Cette prière attirera de nombreuses grâces du Ciel. Par ce moyen, mon Cœur sera aimé et honoré, et j’accorderai beaucoup de grâces aux pécheurs qui ont besoin de l’aide divine. Il est important que cette prière soit connue de tous. Elle doit parcourir le monde et beaucoup recevront ainsi la bénédiction de Dieu. Ceci est la volonté très sainte de Dieu ! »

En prononçant ces mots, saint Joseph m’a béni et, de son Cœur, sortaient des rayons de couleur dorée qui m’enveloppaient, laissant entrer dans mon cœur une joie et une paix indescriptibles. Je me sentais comme entièrement immergé dans la présence de Dieu et j’ai compris beaucoup de choses qui m’ont été révélées sur le sens de cette dévotion ainsi que sur ma mission. Je ne suis pas digne de ce grand cadeau du Ciel et je remercie profondément Dieu de m’avoir utilisé, afin de faire connaître le Cœur très chaste de saint Joseph dans le monde.

Jésus dit à Edson

« Je veux que chacun de mes enfants dans le monde connaisse la dévotion au Cœur de mon père adoptif. Cette dévotion conduira des âmes innombrables vers Moi. »

Le 1er juillet 2008, saint Joseph dit à Edson

« … Dieu veut vous aider ; faites-Lui confiance et Il accomplira de grandes choses dans vos vies. Priez, priez, priez, de telle sorte que la prière et le silence prennent une grande place dans vos cœurs… »

A partir du lendemain, saint Joseph apparaît plusieurs fois à Edson pour lui révéler les promesses attachées à la dévotion à son Cœur très chaste :

« A tous ceux qui honorent mon Cœur, ceux qui resteront chastes, et qui accompliront de bonnes œuvres sur terre pour aider les plus démunis, en particulier les malades et les mourants, je serai un réconfort et un protecteur, qui leur obtiendra la grâce de la bonne mort.

Je me ferai l’avocat de ces âmes devant mon Fils Jésus et, avec Marie, nous leur obtiendrons par notre seule présence une sainte mort afin qu’elles se reposent dans la paix de nos Cœurs…

Tous les fidèles qui rendront hommage à mon Cœur très chaste avec foi et amour recevront la grâce de la pureté de l’âme et du corps, et la force et les moyens de surmonter toutes les attaques et les tentations du diable. Je me ferai leur défenseur…

A tous ceux qui honorent mon Cœur, je promets d’intercéder devant mon Fils Jésus. Je leur obtiendrai la grâce de résoudre les problèmes les plus difficiles, le secours dans les besoins les plus urgents, même dans les situations qui semblent insolubles aux yeux des hommes car, par mon intercession et avec l’aide de Dieu, tout est possible !

Tous ceux qui m’accorderont une grande confiance recevront la grâce d’être consolés dans leurs afflictions de l’âme…

Annonce à tous ceux qui honorent mon Cœur et ont foi en moi et dans ma prière, que je ne les abandonnerai pas dans leurs problèmes spirituels et matériels. Les pères et les mères qui consacreront à mon Cœur leurs familles obtiendront mon aide lorsqu’ils seront en détresse dans l’éducation de leurs enfants. Comme j’ai élevé le Fils de Dieu, j’aiderai tous les pères et les mères qui me consacreront leurs enfants, je les aiderai à les élever dans le respect des saintes lois de Dieu afin de répondre à la voie sûre du salut…

Je protègerai les consacrés à mon Cœur des catastrophes, de la guerre, de la famine, de la peste et d’autres calamités ; mon Cœur sera un refuge pour eux…

Tous les prêtres qui propageront cette dévotion à mon Cœur et qui la pratiqueront avec un amour sincère, seront sûrs d’avoir leurs noms gravés dans les Cœurs de Jésus et de Marie, ainsi que la Croix de mon Fils Jésus et la lettre M de Marie gravées en eux sous forme de plaies invisibles. Ces prêtres qui répandront ma dévotion recevront la grâce accordée par Dieu de toucher les cœurs et de convertir les pécheurs les plus endurcis… »

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

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Saint Jean-Paul II

Son enseignement sur saint Joseph

En des temps difficiles pour l’Eglise, Pie IX, voulant la confier à la protection spéciale du saint patriarche Joseph, le déclara « Patron de l’Eglise catholique ». Le Pape savait que son geste n’était pas hors de propos car, en raison de la très haute dignité accordée par Dieu à ce fidèle serviteur, « l’Eglise, après la Vierge Sainte son épouse, a toujours tenu en grand honneur le bienheureux Joseph, elle l’a comblé de louanges et a recouru de préférence à lui dans les difficultés ». Quels sont les motifs d’une telle confiance ? Léon XIII les énumère ainsi : « Les raisons et les motifs spéciaux pour lesquels saint Joseph est nommément le patron de l’Eglise et qui font que l’Eglise espère beaucoup, en retour, de sa protection et de son patronage sont que Joseph fut l’époux de Marie et qu’il fut réputé le père de Jésus-Christ. Joseph était le gardien, l’administrateur et le défenseur légitime et naturel de la maison divine dont il était le chef. Il est donc naturel et très digne du bienheureux Joseph que, de même qu’il subvenait autrefois à tous les besoins de la famille de Nazareth et l’entourait saintement de sa protection, il couvre maintenant de son céleste patronage et défende l’Eglise de Jésus Christ ».

Ce patronage doit être invoqué, et il est toujours nécessaire à l’Eglise, non seulement pour la défendre contre les dangers sans cesse renaissants mais aussi et surtout pour la soutenir dans ses efforts redoublés d’évangélisation du monde et de nouvelle évangélisation des pays et des nations « où – comme je l’ai écrit dans l’exhortation apostolique Christifideles laici – la religion et la vie chrétienne étaient autrefois on ne peut plus florissantes » et qui « sont maintenant mis à dure épreuve ». Pour apporter la première annonce du Christ ou pour la présenter à nouveau là où elle a été délaissée ou oubliée, l’Eglise a besoin d’une particulière « force d’en haut » (cf. Lc 24, 49 ; Ac 1, 8), don de l’Esprit du Seigneur, assurément, mais non sans lien avec l’intercession et l’exemple de ses saints.

En plus de la protection efficace de Joseph, l’Eglise a confiance en son exemple insigne, exemple qui ne concerne pas tel état de vie particulier mais est proposé à toute la communauté chrétienne, quelles que soient en elle la condition et les tâches de chaque fidèle. Comme le dit la Constitution du Concile Vatican II sur la Révélation divine, l’attitude fondamentale de toute l’Eglise doit être celle de « l’écoute religieuse de la Parole de Dieu », c’est-à-dire de la disponibilité absolue à servir fidèlement la volonté salvifique de Dieu révélée en Jésus. Dès le début de la Rédemption humaine, nous trouvons le modèle de l’obéissance incarné, après Marie, précisément en Joseph, celui qui se distingue par l’exécution fidèle des commandements de Dieu. Paul VI invitait à invoquer son patronage « comme l’Eglise, ces derniers temps, a l’habitude de le faire, pour elle-même d’abord, pour une réflexion théologique spontanée sur l’alliance de l’action divine avec l’action humaine dans la grande économie de la Rédemption, dans laquelle la première, l’action divine, se suffit totalement à elle-même tandis que la seconde, l’action humaine, la nôtre, tout en étant dans l’incapacité (cf. Jn 15, 5), n’est jamais dispensée d’une collaboration humble mais conditionnelle et anoblissante. En outre, l’Eglise l’invoque comme protecteur en raison d’un désir profond et très actuel de raviver son existence séculaire avec des vertus évangéliques véritables, telles qu’elles ont resplendi en saint Joseph ».

L’Eglise transforme ces exigences en prière. Rappelant que Dieu, à l’aube des temps nouveaux, a confié à saint Joseph la garde des mystères du salut, elle lui demande de lui accorder de collaborer fidèlement à l’œuvre du salut, de lui donner un cœur sans partage, à l’exemple de saint Joseph qui s’est consacré tout entier à servir le Verbe incarné, de nous faire vivre dans la justice et la sainteté, soutenus par l’exemple et la prière de saint Joseph. Déjà, il y a cent ans, le pape Léon XIII exhortait le monde catholique à prier pour obtenir la protection de saint Joseph, patron de toute l’Eglise. L’encyclique « Quamquam pluries » se référait à l’ « amour paternel » dont saint Joseph « entourait l’enfant Jésus », et à ce « très sage gardien de la divine Famille », elle recommandait « l’héritage que Jésus a acquis de son sang ». Depuis lors, l’Eglise, comme je l’ai rappelé au début, implore la protection de Joseph « par l’affection qui l’a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu » et elle lui confie tous ses soucis, en raison notamment des menaces qui pèsent sur la famille humaine. Aujourd’hui encore, nous avons de nombreux motifs pour prier de la même manière : « Préserve-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption…; sois-nous propice et assiste-nous du haut du ciel, dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres…; et de même que tu as arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défends aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité ». Aujourd’hui encore, nous avons des motifs permanents de recommander chaque personne à saint Joseph.

Je souhaite vivement que la présente évocation de la figure de Joseph renouvelle en nous aussi les accents de prière que mon prédécesseur, il y a un siècle, recommanda d’élever vers lui. Il est certain, en effet, que cette prière et la figure même de Joseph ont acquis un renouveau d’actualité pour l’Eglise de notre temps, en rapport avec le nouveau millénaire chrétien. Le Concile Vatican II nous a encore une fois tous sensibilisés aux « merveilles de Dieu », à « l’économie du salut » dont Joseph fut particulièrement le ministre. En nous recommandant donc à la protection de celui à qui Dieu même « confia la garde de ses trésors les plus précieux et les plus grands », nous apprenons de lui, en même temps, à servir « l’économie du salut ». Que saint Joseph devienne pour tous un maître singulier dans le service de la mission salvifique du Christ qui nous incombe à tous et à chacun dans l’Eglise : aux époux, aux parents, à ceux qui vivent du travail de leurs mains ou de tout autre travail, aux personnes appelées à vie contemplative comme à celles qui sont appelées à l’apostolat. L’homme juste, qui portait en lui tout le patrimoine de l’Ancienne Alliance, a été aussi introduit dans le « commencement » de l’Alliance nouvelle et éternelle en Jésus Christ. Qu’il nous indique les chemins de cette Alliance salvifique au seuil du prochain millénaire ou doit se poursuivre et se développer la « plénitude du temps » propre au mystère ineffable de  l’Incarnation du Verbe ! Que saint Joseph obtienne à l’Eglise et au monde, comme à chacun de nous, la bénédiction du Père et du Fils et du Saint-Esprit ! (Redemptoris custos)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

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Saint Jean-Paul II

Etudiant polonais en philologie, il joue dans un groupe de théâtre antinazi et entre au séminaire clandestin en 1942. Ordonné prêtre en 1946, après des études à Rome et en France, il est prêtre en Pologne communiste en 1948 auprès de la jeunesse. Il devient, en 1958, le plus jeune évêque polonais. En 1978, il est élu pape. C’est le premier pape non italien depuis le pape hollandais Adrien VI en 1522 et le premier pape polonais de l’histoire du catholicisme.

Son pontificat (26 ans, 5 mois et 18 jours) est à ce jour le troisième plus long de l’histoire catholique après celui de saint Pierre et de Pie IX. Il a parcouru plus de 129 pays pendant son pontificat, plus de cinq cents millions de personnes ayant pu le voir durant cette période, et institué de grands rassemblements, comme les Journées mondiales de la jeunesse. Il a béatifié 1 340 personnes et canonisé 483 saints, soit plus que pendant les cinq siècles précédents.

Son enseignement sur saint Joseph

Le climat de silence qui accompagne tout ce qui se réfère à la figure de Joseph s’étend aussi à son travail de charpentier dans la maison de Nazareth. Toutefois, c’est un silence qui révèle d’une manière spéciale le profil intérieur de cette figure. Les Evangiles parlent exclusivement de ce que « fit » Joseph ; mais ils permettent de découvrir dans ses « actions », enveloppées de silence, un climat de profonde contemplation. Joseph était quotidiennement en contact avec le mystère « caché depuis les siècles », qui « établit sa demeure » sous son toit. Cela explique par exemple pourquoi sainte Thérèse de Jésus, la grande réformatrice du Carmel contemplatif, se fit la promotrice du renouveau du culte rendu à saint Joseph dans la chrétienté occidentale.

Le sacrifice absolu que Joseph fit de toute son existence aux exigences de la venue du Messie dans sa maison trouve son juste motif « dans son insondable vie intérieure, d’où lui viennent des ordres et des réconforts tout à fait particuliers et d’où découlent pour lui la logique et la force, propres aux âmes simples et transparentes, des grandes décisions, comme celle de mettre aussitôt à la disposition des desseins divins sa liberté, sa vocation humaine légitime, son bonheur conjugal, acceptant la condition, la responsabilité et le poids de la famille et renonçant, au profit d’un amour virginal incomparable, à l’amour conjugal naturel qui la constitue et l’alimente ». Cette soumission à Dieu, qui est promptitude de la volonté à se consacrer à tout ce qui concerne son service, n’est autre que l’exercice de la dévotion qui constitue une des expressions de la vertu de religion.

La communion de vie entre Joseph et Jésus nous amène à considérer encore le mystère de l’Incarnation précisément sous l’aspect de l’humanité du Christ, instrument efficace de la divinité pour la sanctification des hommes : « En vertu de la divinité, les actions humaines du Christ ont été salutaires pour nous, produisant en nous la grâce tant en raison du mérite que par une certaine efficacité ». Parmi ces actions, les évangélistes privilégient celles qui concernent le mystère pascal, mais ils n’omettent pas de souligner l’importance du contact physique avec Jésus à propos des guérisons (cf. par exemple Mc 1,41) et l’influence qu’il exerce sur Jean-Baptiste lorsqu’ils étaient l’un et l’autre dans le sein de leur mère (cf. Lc 1, 41-44). Le témoignage apostolique, on l’a vu, n’a pas omis de décrire la naissance de Jésus, la circoncision, la présentation au Temple, la fuite en Egypte et la vie cachée à Nazareth, et cela en raison du « mystère » de grâce contenu dans de tels « gestes », tous salvifiques, parce que participant de la même source d’amour : la divinité du Christ. Si cet amour, par son humanité, rayonnait sur tous les hommes, les premiers bénéficiaires en étaient bien évidemment ceux que la volonté divine avait placés dans son intimité la plus étroite : Marie, sa mère, et Joseph, son père putatif. Puisque l’amour « paternel » de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l’amour « filial » de Jésus et que, réciproquement, l’amour« filial » de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l’amour « paternel » de Joseph, comment arriver à reconnaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l’amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure. En outre, l’apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité. Selon la distinction bien connue entre l’amour de la vérité (charitas veritatis) et l’exigence de l’amour (necessitas charitatis), nous pouvons dire que Joseph a expérimenté aussi bien l’amour de la vérité, c’est-à-dire le pur amour de contemplation de la Vérité divine qui rayonnait de l’humanité du Christ, que l’exigence de l’amour, c’est-à-dire l’amour, pur lui aussi, du service, requis par la protection et le développement de cette même humanité.

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Leonard de Port Maurice II

« Si, pour mieux faire admirer les grandeurs de notre saint patriarche comme juste et sur­tout comme époux, je l’ai mis en regard du premier Joseph, qui fut comme son ombre, et de Marie son épouse, cette aurore radieuse qui a réjoui le monde ; pour vous le montrer plus grand encore comme père, je dois le considérer dans ses rapports avec le divin Soleil de ju­stice : c’est ainsi que s’appelle celui dont Jo­seph fut le père. « N’est-ce pas le fils de cet artisan ? » disaient les Juifs avec mépris en par­lant de Jésus. Le fils d’un artisan, sans doute, mais de quel artisan ? Je vous l’apprendrai, répond saint Pierre Chry­sologue ; c’est le Fils de ce grand artisan qui a fabriqué le monde, non avec le marteau, mais par un ordre de sa volonté, de cet artisan qui a combiné les élé­ments, non par un effet de génie, mais par un simple commandement, de cet artisan qui a allumé le flambeau du jour à la voûte du ciel, non avec un feu ter­restre, mais par une chaleur supérieure, de cet artisan enfin, qui d’un seul mot a fait jaillir l’univers du néant. Vous avez rai­son, illustre docteur ; ils auraient dû reconnaitre que Jésus était le Fils du grand archi­tecte de l’univers. Mais souffrez que pour la gloire de Joseph, on dise aussi qu’il est le fils de ce pauvre charpentier qui dans une humble boutique manie la scie et le rabot. Et puisque la sainte Vierge elle-même donne à Joseph ce beau titre de père de Jésus, en disant à celui-ci : « Votre père et moi », titre qui lui convient d’ailleurs, attendu que ce fils est le fruit de Marie, laquelle appartient à Joseph en qualité d’épouse, convenez aussi qu’il est le fils de ce pauvre artisan, et que comme tel, il est son sujet et le compa­gnon de ses travaux. 0 quelle merveille, quand on y pense ! Jésus aida ce pauvre arti­san à travailler le bois, comme il aida le grand artisan de la nature à fabriquer l’univers. Lorsque le Créateur, c’est le Fils de Dieu, la Sagesse incréée qui parle ainsi, lorsque mon Père s’apprêtait à créer le monde, j’étais présent, et j’en présentais l’idée dans cette intelligence infinie ; quand il étendait la voûte des cieux, quand il posait des bornes à la mer, quand il sus­pendait les nuages en l’air, j’étais avec lui, arrangeant toutes choses. Cette même Sagesse incarnée peut également dire d’elle-même : lorsque Joseph mon père était dans son atelier pour travailler, j’étais avec lui comme compagnon de ses tra­vaux, quand il coupait ou façonnait le bois, j’étais avec lui, quand il le sciait et le rabotait, j’étais avec lui, quand il adap­tait les pièces ensemble, je les arrangeais avec lui. Comme lui, je mettais la main au rabot, et je mêlais mes sueurs aux siennes. Quelle sublime dignité, et quelle grandeur que celle qui nous fait apparaî­tre Joseph comme l’émule de Dieu même ! Un pauvre ouvrier en bois l’émule de l’archi­tecte du monde ! En voulez-vous davantage pour proclamer Joseph souverainement grand comme père, si Dieu lui-même ne peut faire un père plus grand que celui qui a un Dieu pour fils ? Il y a trois choses, dit saint Thomas, que Dieu ne peut faire plus grandes qu’elles ne sont, à savoir l’humanité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à cause de son union hyposta­tique avec le Verbe ; la gloire des élus à cause de son objet principal qui est l’essence infinie de Dieu ; et la Mère incomparable de Dieu, dont il a été dit que Dieu ne peut faire une mère plus grande que la mère d’un Dieu. Vous pouvez en un sens ajouter, à la gloire de Joseph, une quatrième chose : Dieu ne peut pas faire un père plus grand que le père d’un Fils qui est Dieu. Avouez donc que si saint Joseph fut grand comme juste, plus grand encore comme époux, il fut très grand surtout comme père.

Joseph n’eut sans doute aucune part à la production de Jésus-Christ, mais il n’en fut pas moins son père, ainsi que l’affirment tous les docteurs. Il eut à son égard l’autorité aussi bien que la sollicitude et les devoirs d’un père. Est-il, en effet, une seule des fonctions du meilleur des pères qui n’ait été glorieusement exercée par « ce serviteur fidèle et prudent que le Seigneur préposa au gouvernement de sa famille ? » N’est-ce pas Joseph qui recueil­lit dans ses bras l’Enfant Jésus à peine né, et le coucha sur la paille dans la crèche ? N’est-ce pas Joseph qui le déroba à la fureur d’Hérode ? N’est-ce pas lui qui lui fournit durant trente ans du travail de ses mains et à la sueur de son front, la nourriture, le vêtement et le loge­ment ? Combien de fois les bras de Joseph ne servirent-ils pas de berceau à l’Enfant Jésus ! Que de tendres baisers il lui prodigua ! Que de fois il lui donna à manger de sa main, l’ha­billa, lui apprit à parler, l’exerça au travail ! Car ce divin Enfant voulut paraître en tout semblable aux autres. Et lorsqu’il fut devenu grand, que de fois Joseph ne reposa-t-il pas sur son cœur ! Or, si Joseph se comporta en père si tendre, si dévoué à l’égard de Jésus, comment pensez-vous que dut se comporter Jésus à l’égard de Joseph ? Est-il besoin de dire qu’il a été pour lui le meilleur des fils, lui té­moignant un respect, une soumission, une obéissance parfaite en toute chose, comme à son père bien-aimé ? 0 toits, ô murs, ô bien­heureuse enceinte qui avez abrité cette au­guste famille, et avez été témoins de ses tra­vaux, de ses récréations, des célestes entretiens qui eurent lieu entre Jésus, Marie et Joseph, dites-nous combien de fois Joseph, pour se ranimer dans ses fatigues, répétait le doux nom de son Jésus, et avec quel empressement respectueux Jésus alors accourait à lui, comme s’il l’eût appelé, lui disant avec une joie céleste empreinte sur son visage : « me voici, mon père ; que voulez-vous ? Que m’ordon­nez-vous ? » Joseph, dont l’humilité fut si pro­fonde, que les quatre évangélistes ne rap­portent pas une seule parole de lui, Joseph, me semble-t-il, pour condescendre au désir de Jésus, dut parfois lui dire : « voyons, mon Fils, assistez-moi dans ce travail. » Et Jésus l’assistait. « Mon Fils, où est le rabot ? » Et Jésus apportait le rabot. « Nettoyons l’atelier », et Jésus se mettait à balayer, faisant chaque chose avec tant de modestie et de grâce que tous les ha­bitants de Nazareth accouraient quelquefois à la boutique de Joseph pour voir travailler cet intéressant enfant. Mais ils n’étaient pas seuls à venir : tous les prophètes y accouraient aussi de loin. O heureux Joseph, s’écrie Isaïe, cet Enfant qui travaille avec toi, et t’appelle son père, c’est l’admirable, le Dieu fort, le prince de la paix, l’ange du grand conseil. Celui que tu reconnais pour ton fils, dit le prophète Michée, c’est ce grand personnage dont l’origine date du commencement des jours de l’éternité. Je le reconnais aussi, dit le prophète royal, cet enfant qui t’appelle son père, c’est Celui à qui appartient la terre et tout ce qu’elle renferme. Si l’Apôtre a tiré un argument invincible en faveur de la souveraineté de Jésus-Christ sur toutes les créatures, du nom de Fils que Dieu lui a donné, nous pouvons de même déduire la souve­raineté de saint Joseph sur tous les saints, sur tous les anges, et son élévation sur le trône le plus sublime du ciel après celui de la Vierge, du nom de père que Dieu lui donna. Car quel est l’ange auquel le Seigneur ait jamais dit : « vous êtes mon père ? » Si Dieu, en présence de toute la cour céleste, l’appelle son père, le vénère comme son père, l’honore comme son père, jugez s’il ne fut pas d’une grandeur in­comparable comme père.

Mais pour se convaincre qu’il fut vraiment grand comme juste, plus grand comme époux, très grand comme père, il suffirait de le considérer entre les bras de Jésus et de Marie au moment de rendre son âme à son Créateur. Voyez ce bienheureux patriarche étendu sur une pauvre couche, Jésus d’un côté, Marie de l’autre, entouré d’une multitude infinie d’anges, d’archanges, de séraphins, qui dans une attente respectueuse s’apprêtent à recevoir sa sainte âme. 0 Dieu ! Qui pourra nous dire avec quels sentiments, à ce moment suprême, Joseph dit un dernier adieu à Jésus et à Marie ? Quelles actions de grâces, quelles protestations, quelles supplications, quelles excuses de la part de ce saint vieillard ses yeux parlent, son cœur parle, sa langue seule se tait ; mais que son silence dit de choses ! Tantôt il regarde Marie, et Marie le regarde à son tour, et avec quelle affection ! Tantôt il tourne ses yeux vers Jésus, et Jésus le regarde, mais avec quelle tendresse ! Il prend la main de Jésus, la presse sur son cœur, la couvre de baisers, l’arrose de ses larmes, et lui dit de temps en temps, plutôt de cœur que de bouche : « Mon Fils, mon bien-aimé Fils, je vous recommande mon âme » et pressant la main de Jésus sur son cœur, il tombe dans une défaillance d’amour. Ah ! Joseph, si vous ne cessez d’étreindre la main de Celui qui est la vie, vous ne pourrez mourir. Oh ! Qu’il est doux de mourir en te­nant la main de Jésus ! L’âme enfin achève presque de se détacher du corps, elle prend son élan ; mais à la vue de Jésus et de Marie, son élan est arrêté, et elle ne peut briser sa chaîne. Je le répète, Joseph, si vous ne cessez de regarder Celui qui est la vie, vous ne pourrez mourir ! Tendre et divin Rédempteur, Jésus, Joseph ne peut prendre son essor de cet exil, si vous ne lui en donnez la liberté. Divine Marie, Joseph ne peut partir de ce monde, si vous ne lui en donnez la permission. Jésus lève la main, il bénit et embrasse son bien-aimé père, et Joseph expire dans les embras­sements de Jésus.

Sainte Térèse, cette âme séraphique, avait une dévotion particulière à notre saint patriarche, et ne désirait rien tant que de le voir honoré dans le monde entier. Elle proteste qu’elle ne lui a jamais demandé aucune faveur sans être aussitôt exaucée, et elle exhorte tout le monde à faire l’essai de la bonté de ce grand saint, et de son crédit auprès de Dieu, en re­courant à lui dans toutes les nécessités temporelles et spirituelles, assurant qu’on se con­vaincra par sa propre expérience que, comme il est le plus grand de tous les saints dans la gloire, il est aussi le plus puissant à nous obte­nir des grâces. Et en effet, Dieu a voulu que les personnes de tout état eussent quelque chose de commun avec saint Joseph afin que tous eussent une confiance spéciale en sa protection, que tous eussent recours à lui comme à leur avocat parti­culier et à un intercesseur universel, attendu que dans la maison de Jésus et de Marie les autres saints supplient, et Joseph ordonne, les autres prient Joseph, et Joseph commande et en com­mandant obtient ce qu’il veut. Aussi les religieux de tous les ordres doivent-ils avoir une grande dévotion envers saint Joseph, et le reconnaître pour leur fondateur, puisque d’après l’opinion de plusieurs, il est le premier qui ait fait les saints vœux. Ecclésiastiques, vous trouvez en tête de votre hiérarchie saint Joseph, le pre­mier qui ait administré le patrimoine de Jésus-Christ : vous lui devez donc une dévo­tion spéciale. Séculiers, vous pouvez aussi compter saint Joseph dans vos rangs ; il a vécu vierge, il est vrai, mais marié et hors du temple, quoique sa maison fût un sanctuaire. Les grands et les nobles doivent être dévots à saint Joseph, puisqu’il était issu du sang royal le plus illustre. Et vous, hommes du peuple, ar­tisans, pauvres et indigents, vous devez avoir confiance en saint Joseph, qui vécut et mourut avec Celui qui est la vie. Voilà l’avocat uni­versel de tous les chrétiens ; tous les chrétiens appartiennent à saint Joseph, parce que Jésus et Marie lui ont appartenu. Bien plus, les infi­dèles eux-mêmes,  doivent avoir confiance en saint Joseph, car il les protégea d’une manière particulière dans son exil. Efforçons-nous donc à l’envie de l’aimer, de l’honorer. Comme époux de la Vierge, et comme père de l’Homme-Dieu, il est tout-puissant dans le ciel. Comme notre avocat, supplions-le de nous obtenir une seule grâce, celle d’une sainte mort suivie du paradis. Réjouissez-vous, pieux serviteurs de saint Joseph, car le paradis est près de vous, l’échelle qui y conduit n’a que trois degrés, Jésus, Marie et Joseph. Voici comment on monte et l’on descend par cette échelle : en montant, nos suppliques sont d’abord remises entre les mains de Joseph, Joseph les présente à Marie et Marie les donne à Jésus. En descendant, les rescrits viennent de Jésus qui les accorde à Marie, et Marie les remet à Joseph. Jésus fait tout pour Marie, parce qu’il est son Fils ; Marie obtient tout en qualité de Mère et Joseph peut tout en sa qualité de juste, d’époux et de père. » (Discours sur les grandeurs de saint Joseph)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Leonard de Port Maurice

Religieux franciscain qui (peut-être) a inventé le chemin de croix, mais en fut certainement un grand propagateur au cours de ses missions intérieures, spectaculaires et étonnantes. Paul Jérôme Casanova est né à Porto Maurizio, province de Gênes dans une famille de marins. A 23 ans il entre chez les Franciscains et prend le nom de Léonard. Son maître des novices est un Corse très austère de la famille de Bernardin de Calenzana. Ordonné prêtre en 1702, à la suite d’une maladie, il décide de se consacrer aux missions populaires. Saint Alphonse de Liguori le nommait « le grand missionnaire de notre temps. » En bon contemporain de l’époque baroque, il cherchait à captiver son auditoire en encourageant un large retour à soi-même et une meilleure préparation à la Pénitence et à l’Eucharistie. Le moment le plus favorable semblait être la cérémonie du chemin de Croix… Il en érigea 572 dont une centaine en Corse.

Son enseignement sur saint Joseph

« Il n’est point au pouvoir d’une langue mor­telle d’exprimer le comble d’honneur où fut élevé notre saint en recevant pour épouse celle qui parut dans le monde « comme une aurore naissante » et qui croissant toujours de vertus en vertus, en fit une riche dot qu’elle apporta à Joseph son époux. Contem­plons, à la clarté de cette aurore céleste, les richesses du trop heureux Joseph, qui par cette sainte alliance devient en quelque sorte plus grand que lui-même. En effet, l’auguste Vierge ne voulut d’autres conditions sur le contrat de mariage, sinon que son époux fût en tout et pour tout semblable à elle, et dans l’innocence des mœurs et dans la pureté de l’âme. Et comme le contrat passa par les mains du Saint-Esprit, qui peut douter que Marie n’ait été exaucée en sa demande, et que Jo­seph n’ait été enrichi de qualités, de dons et de vertus semblables en tout point à ceux de Marie son épouse ? C’est le sentiment de saint Bernardin de Sienne.

Que les évangélistes gardent le silence sur Joseph, peu importe ; qu’ils s’abstien­nent d’exalter, comme ils auraient pu le faire, ces vertus et ces prérogatives excellentes qui relèvent sa dignité : il me suffit qu’ils le repré­sentent comme l’époux de Marie, c’est-à-dire comme celui de tous les mortels qui res­semble le plus à l’œuvre la plus parfaite entre les pures créatures qui soit sortie de la main de Dieu, savoir à sa Mère : « car, dit saint Ber­nard, Joseph a été fait à la ressemblance de la Vierge son épouse. Epoux de Marie, c’est-à-dire celui qui approcha le plus près de cette créature sublime laquelle s’éleva jusqu’au plus haut des cieux, et ravit en quelque sorte au sein du Père éter­nel son Fils unique, « époux de Marie, » c’est-à-dire un même cœur, une même âme avec ce cœur et cette âme qui porta le cœur et l’âme du Fils de Dieu, « époux de Marie » c’est-à-dire le chef de la première souveraine du monde, car « l’homme est le chef de la femme, » Marie, un « époux de Marie, » c’est-à-dire le maitre de cette auguste maîtresse qui connaissait ce précepte de la Genèse : « tu seras sous la puissance de l’homme, » et qui, si parfaite en tout le reste, ne surpassa pas moins toutes les autres femmes par le respect et la soumission qu’elle le portait à son époux. « Epoux de Marie, » c’est-à-dire de cette grande reine que les Dominations, les Principautés, les Ché­rubins et les Séraphins se font gloire de servir. « Epoux de Marie » c’est assez, dit saint Bernard, vous dites tout en disant qu’il a été semblable à la Vierge son épouse, semblable pour les traits, pour le cœur, pour les inclinations, pour les habitudes, semblable en vertu et en sainteté. Si Marie fut l’aube qui annonça le soleil de justice, Joseph fut l’ho­rizon illuminé par ses brillantes splendeurs. Concluez donc que si, comme juste, il alla jusqu’à surpasser en sainteté les plus grands saints, comme époux, il s’éleva même au-dessus des anges et put voir à ses pieds, hor­mis la sainte Vierge, toute autre sainteté créée.

Oui, Joseph fut incomparablement plus qu’un ange pour Marie. Jugeons de sa gran­deur par ces paroles de la loi qui dit que celui qui épouse la reine, par le fait même de­vient roi. Celui qui donne sa main à une reine en reçoit le sceptre royal ; au moment où il lui met l’anneau au doigt, elle dépose la couronne sur sa tête ; et fût-il un simple pâtre, il entre aussitôt dans tous les honneurs dus à un roi, et doit être respecté comme tel. Or, je tire de là un argument sans réplique. Marie est la reine des saints et des anges ; Joseph est l’époux de Marie : donc, d’après la loi, il est aussi le roi des saints et des anges. Si vous honorez sou­vent la sainte Vierge de ces glorieux titres « Reine de tous les saints, Reine des anges priez pour nous » vous devez honorer Joseph de la même manière, et lui dire « Roi de tous les saints, roi des anges priez pour nous. » Ce qui montre bien que Joseph était en effet supérieur à tous les anges, ce sont les fréquents messages qu’il re­cevait du ciel par leur entremise. Des anges sont députés vers Joseph pour lui confier le mystère de l’Incarnation. Des anges sont dé­putés vers Joseph pour lui faire part du mys­tère de la Rédemption. Des anges sont députés vers Joseph lorsque, inquiet de l’état où il voyait son épouse, il voulait se retirer. Des anges sont députés vers Joseph lorsqu’il s’agit de donner un nom au divin Enfant. Des anges sont envoyés à Joseph lorsque Jésus est menacé de la persécution d’Hérode. Des anges sont envoyés à Joseph lorsqu’il doit retourner d’Egypte en Palestine. Des anges lui sont en­voyés pour l’avertir de se réfugier en Galilée dans la crainte du roi Archelaüs. Vous voyez comment les affaires secrètes que ce grand homme avait à traiter avec l’auguste sénat de l’adorable Trinité mettent continuellement en mouvement les messagers célestes ; c’est là ce que nous font entendre ces paroles tant de fois répétées dans le texte sacré : « l’ange du Sei­gneur apparut en songe à Joseph. » Dites-moi maintenant si le titre de roi, et de roi des anges ne lui convient pas, et s’il n’est pas vrai qu’en qualité d’époux il fut plus grand que les anges les plus élevés dans le ciel.

Toutefois, ce qui rehausse principalement Joseph en qualité d’époux de Marie, c’est qu’à ce titre il est vénéré comme le chef de cette sainte famille, laquelle ne fut ni toute hu­maine, ni toute divine, mais qui tient de l’un et de l’autre, et qui pour cette raison a été ap­pelée à juste titre la trinité de la terre. Mais où trouver jamais des paroles pour peindre dignement cette admirable trinité de Jésus, Marie, Joseph ? Dieu ayant placé Joseph à la tête de cette trinité, nous donne droit de con­clure que s’il fut grand comme juste, il ne le fut pas moins comme époux. Rendez donc de fréquents hommages à l’adorable Trinité dans le ciel, au Père, au Fils, et au Saint-Esprit ; mais honorez aussi la trinité sainte qui a ha­bité visiblement parmi nous sur la terre, Jé­sus, Marie, Joseph. Gravez dans votre cœur en lettres d’or ces trois noms, ces noms célestes ; prononcez-les souvent, écrivez-les partout, Jé­sus, Marie, Joseph. Que ce soient les pre­mières paroles que vous enseigniez à vos en­fants. Répétez plusieurs fois par jour ces noms sacrés et qu’ils soient encore sur vos lèvres au moment où vous rendrez le dernier soupir. Laissez les anges imprimer en lettres de feu dans vos esprits, et plus encore dans vos cœurs, que si Joseph fut grand comme juste, il le fut plus encore comme chef de la sainte famille en qualité d’époux, et que ce qui met le com­ble à sa gloire, c’est sa grandeur comme père. » (Discours sur les grandeurs de saint Joseph)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Alphonse de Liguori II

Son enseignement sur saint Joseph

« Nous devons avoir une grande confiance en la protection de saint Joseph, parce qu’il a été extrêmement cher à Dieu pour sa sainteté. Pour estimer la sainteté de Joseph, il suffit de savoir qu’il fut élu de Dieu pour remplir les devoirs de père auprès de Jésus-Christ. Or, saint Paul a dit : « Dieu qui nous a faits de dignes ministres de la nouvelle alliance, » ce qui signifie, selon saint Thomas, que toutes les fois que Dieu choisit quelqu’un pour une fonction, il lui donne toutes les grâces qui le rendent apte à la remplir. Dieu ayant donc destiné Joseph à exercer l’autorité de père sur le Verbe incarné, on doit tenir pour certain qu’il lui accorda tous les dons de sagesse et de sainteté qui convenaient à une pareille charge. On ne doit donc pas douter qu’il ne l’ait enri­chi de toutes les grâces et de tous les privilèges accordés aux autres saints.

Joseph était déjà saint avant d’être élevé à la dignité d’époux de la Vierge ; mais il fit en­core de bien plus grands progrès dans la sain­teté, après que Dieu lui eut accordé cet incom­parable honneur. Les seuls exemples de sa sainte épouse suffisaient pour le sanctifier. Mais si Marie, comme parle saint Bernardin de Sienne, est la dispensatrice de toutes les grâces que Dieu accorde aux hommes, avec quelle profusion devons-nous croire que Marie en avait enrichi son époux, qui lui était si cher et à qui elle était si chère ? Combien plus de­vons-nous ensuite penser que la sainteté de Joseph s’accrut par le commerce continuel et la familiarité qu’il eut avec Jésus-Christ tout le temps qu’ils vécurent ensemble ? Si les deux disciples qui allaient à Emmaüs se sentirent embrasés de l’amour divin pour le peu de mo­ments qu’ils accompagnèrent le Sauveur et l’entendirent parler, quelles vives flammes de sainte charité ne durent pas s’allumer dans le cœur de Joseph, pour avoir conversé pen­dant trente années avec Jésus-Christ, pour avoir entendu les paroles de vie éternelle qui sortaient de sa bouche, et avoir observé les ad­mirables exemples d’humilité, de patience et d’obéissance qu’il donnait en se montrant si prompt à l’aider dans tous ses travaux, à le servir dans tout ce qui était nécessaire pour l’intérieur de la maison ? Quel incendie de di­vin amour devaient opérer tous ces traits en­flammés de charité dans le cœur de Joseph ? N’en doutons pas, Joseph, tant qu’il eut le bonheur de vivre avec Jésus-Christ, accrut ses mérites et sa sainteté à tel point, que nous pouvons bien dire qu’il a surpassé les mérites de tous les autres saints.

Or, si Dieu, suivant l’Apôtre, doit rendre à chacun selon ses œuvres, quelle gloire devons-nous penser qu’il ait préparée à saint Joseph qui lui a rendu tant de services, et dont il a été tant aimé, tandis qu’il vécut sur la terre ?

Cette vue de la gloire de saint Joseph dans le ciel doit accroître notre confiance en sa pro­tection. Ecoutons saint Bernard : « Il est des saints qui ont le pouvoir de protéger dans certaines circonstances ; mais il a été accordé à saint Joseph de secourir dans toute espèce de nécessités, et de défendre tous ceux qui recourent à lui avec des sentiments de piété. »

Après saint Bernard, écoutons sainte Thé­rèse, qui s’exprime en ces termes : « le Très-Haut donne seulement grâce aux autres saints pour nous secourir dans tel ou tel besoin ; mais le glorieux saint Joseph, je le sais par expérience, étend son pouvoir à tous. »

Supplions ce grand saint de nous obtenir trois grâces en particulier : le pardon des péchés, l’amour de Jésus-Christ et une bonne mort. Relativement au pardon des péchés, voici une pensée qui doit nous encourager : lorsque Jésus-Christ vivait sur la terre dans la maison de Joseph, s’il y avait eu un pécheur qui eût désiré obtenir du divin Maitre le par­don de ses péchés, aurait-il pu trouver un moyen plus sûr d’être exaucé que l’interces­sion de saint Joseph ? Si donc nous voulons que Dieu nous pardonne, recourons à saint Joseph, qui maintenant dans le ciel est plus aimé de Jésus-Christ qu’il ne l’était sur la terre. De plus, demandons à saint Joseph l’amour de Jésus-Christ ; car je tiens pour assuré que la grâce la plus singulière que saint Joseph ob­tient à ceux qui l’honorent est un tendre amour envers le Verbe incarné, en récompense de toute la tendresse qu’eut saint Joseph pour Jésus en ce monde. Enfin, demandons-lui une bonne mort : c’est une chose connue de tous, que saint Joseph est le protecteur de la bonne mort ; ce grand saint eut le bonheur de mourir entre les bras de Jésus et de Marie. Ainsi tous ceux qui implorent son secours et qui mettent leur confiance en son crédit auprès de Dieu, doivent espérer que saint Joseph au moment de leur mort viendra les assister, accompagné de Jésus et de Marie. » (Œuvres ascétiques)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Alphonse de Liguori

De noble famille napolitaine, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi. L’enfant est doué. A seize ans, il est docteur en droit civil et ecclésiastique. Il devient un avocat de renom et de succès. Il ne perd aucun procès quand il le plaide. Mais, de son côté, le Seigneur plaide tout doucement la cause du Royaume des cieux dans le cœur du jeune homme si bien parti pour réussir dans le monde. Alphonse décide d’abord de se consacrer à Dieu dans le monde et, pour cela renonce à un beau mariage. Désormais on le trouve assidu aux pieds du Saint-Sacrement et des statues de la Vierge Marie. Il fréquente les malades incurables et les condamnés à mort. A vingt-sept ans, il perd un procès, pourtant juste, à cause des pressions exercées sur les juges par des puissants fortunés. Désespérant de la justice humaine, il démissionne, devient prêtre et se consacre aux « lazzaroni », ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes. Il a choisi son camp, celui des pauvres rejetés. Pour eux, il fonde la Congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de saint François de Sales. Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l’Eglise une pastorale de miséricorde et de liberté. Devenu malgré lui évêque, brisé par la maladie, il revient mourir parmi les siens.

Son enseignement sur saint Joseph

« Que ce soit pour nous un devoir d’honorer saint Joseph, qui peut en douter après que le Fils de Dieu lui-même a voulu l’honorer du nom de père ? Et certes les évangélistes n’ont pas fait difficulté de lui donner ce titre : « son père et sa mère, dit saint Luc, étaient dans l’admiration de tout ce qu’on disait de lui. » C’est encore le nom que lui donna la divine Vierge elle-même : « votre père et moi nous vous cherchions, désolés de vous avoir perdu. » Si donc le Roi des rois a voulu élever Joseph à un si grand honneur, il est bien convenable et bien juste que nous cherchions à l’honorer autant que nous pouvons. « Quel ange, ou quel saint, dit saint Basile, a jamais mérité d’être appelé père du Fils de Dieu ? » Nous pouvons donc appliquer à Joseph ce que saint Paul dit de Notre Seigneur : « Il a été autant au-dessus des anges, qu’il a reçu un nom plus excel­lent. » Par ce nom de père, Joseph a été plus honoré de Dieu, que tous les patriarches, les prophètes, les apôtres ; ils ont tous le nom de serviteurs, Joseph seul a celui de père.

Par cette qualité de père, Joseph est établi chef de cette petite famille, petite par le nom­bre, mais grande par les deux incomparables personnes qu’elle contenait, la Mère de Dieu, et le Fils de Dieu fait homme. Dans cette mai­son, Joseph commande, et le Fils de Dieu obéit. Tant que Joseph vécut, c’est-à-dire pendant trente an­nées, Jésus-Christ le respecta comme un père, lui obéit comme à un père. En sorte que pendant ces trente années l’occupation continuelle du Sauveur fut d’obéir à Joseph. Pendant tout ce temps-là ce fut à Joseph de commander comme le chef de cette famille, et à Jésus-Christ d’obéir comme soumis à Joseph qui lui avait été donné de Dieu pour lui servir de père. Ainsi toutes les actions de Jésus-Christ, ses démarches, sa nourriture, son repos, tout était réglé par les ordres de Joseph. Le divin Maître se montrait souverainement attentif à écouter et à exécuter ce qui lui était com­mandé. D’après la révélation que la très sainte Vierge en a faite à sainte Brigitte, « le Fils de Dieu était si obéissant, que lorsque Joseph lui disait : Faites ceci, ou cela, il le faisait sur-le-champ. »

Selon saint Bernard, Dieu n’a pas choisi seulement Joseph pour être le consolateur de sa Mère qui eut tant de tribulations en cet exil ; il ne l’a pas seulement choisi pour être le père nourricier de Jésus-Christ ; mais il a voulu encore qu’il fût en quelque sorte son coopérateur dans la rédemption du monde, qui fut l’œuvre du grand conseil des trois Personnes divines. En conséquence Dieu voulant qu’il tînt lieu de père à son Fils, lui confia le soin de le nourrir, et de le défendre contre les embûches de ses ennemis. « Pre­nez l’Enfant » comme s’il lui eût adressé les paroles du Psaume : « c’est à vous qu’a été abandonné le soin du pauvre. » Oui, Joseph, j’ai envoyé mon Fils sur la terre, et je l’ai envoyé pauvre, humble, sans l’éclat des richesses, ni des dignités extérieures : il sera méprisé dans le monde et appelé le fils d’un artisan, à cause de l’humble profession que tu exerces. J’ai voulu que tu fusses pauvre, parce que je te destinais à tenir lieu de père à mon Fils, pauvre comme toi. Car il n’est pas venu dans le monde pour dominer, mais pour sauver les hommes par ses souffrances et par sa mort. Tu seras donc sur la terre son gar­dien, et son père à ma place ; c’est à toi qu’a été abandonné le soin du pauvre : je le re­mets entre tes mains. Il sera persécuté, et tu auras part à ses persécutions. Sois attentif à le garder, et sois-moi fidèle. »

C’est pourquoi, dit saint Jean Damascène, Dieu a donné à Joseph l’amour, la vigilance, et l’autorité de père. Il lui donna l’af­fection d’un père, afin qu’il veillât sur Jésus-Christ avec une grande tendresse ; il lui donna la sollicitude d’un père, afin qu’il l’environnât de toutes les précautions possibles ; et enfin l’au­torité d’un père, pour lui donner l’assurance qu’il serait obéi dans toutes les mesures qu’il pour­rait prendre touchant la personne de son Fils.

L’ayant d’ailleurs admis à être le coopéra­teur de l’œuvre de la rédemption, comme dit saint Bernard, il voulut qu’il fût présent à la naissance de Jésus-Christ ; et cela, pour qu’il fût ensuite un fidèle témoin de la gloire ren­due à Dieu par les anges à la naissance de son Fils, et du récit qu’en firent les bergers quand ils vinrent adorer le Sauveur. Dieu voulait en­core qu’il fût le témoin de l’arrivée des Mages, qui, se laissant guider par l’étoile, vinrent de contrées lointaines pour adorer le saint En­fant, ainsi qu’ils le déclarèrent eux-mêmes : « nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer. »

Ensuite le Seigneur voyant qu’Hérode crai­gnant pour sa royauté cherchait le divin Enfant pour le faire mourir, envoya un ange à Joseph pour lui dire de sa part qu’il prit l’Enfant et sa Mère, et s’enfuit en Egypte. Et voilà que Joseph fidèle et docile à la voix de Dieu, se levant de nuit, et, comme l’affirment les interprètes, la nuit même où il reçut l’ordre de l’ange, prit l’Enfant et Marie sa mère, et se mit en chemin vers l’Egypte. Joseph, sans perdre de temps, prit les outils de sa profession autant qu’il put en porter, prévoyant qu’ils lui serviraient en Egypte pour sustenter sa pauvre famille. Marie, de son côté, prit entre ses bras l’Enfant avec le peu de langes qui devaient servir à son Fils, et tous deux par­tirent sans suite, comme de pauvres pèlerins, pour faire un voyage si long et si périlleux, ayant à traverser de si vastes déserts pour ar­river en Egypte, et ne devant y trouver ni parents, ni amis, mais seulement une nation barbare et inconnue. Le moment venu de quit­ter l’Egypte, Dieu envoya de nouveau l’ange à Joseph pour lui en donner l’ordre : « partez, prenez l’Enfant et sa Mère, et rendez-vous dans la terre d’Israël. » Joseph partit aussitôt d’Egypte et retourna en Judée. Mais là de nouveau averti par l’ange, il ne se fixa pas en Judée par la crainte d’Archélaüs qui régnait à la place d’Hérode son père, et il alla se fixer à Nazareth dans la Galilée, où il demeure ensuite jusqu’à sa mort, en la compa­gnie de son bien-aimé Jésus, continuant à vivre pauvrement dans son humble profes­sion.

Il arriva dans cet intervalle qu’étant allé avec Marie et Jésus, alors âgé de douze ans, à Jérusalem pour visiter le temple, comme il s’en retournait à la maison, il rejoignit Marie qu’il croyait accompagnée de son Fils, et il s’aperçut que Jésus n’était pas avec elle. Ainsi pendant trois jours, Joseph ne fit autre chose que s’affliger en se voyant éloigné de Jésus, l’unique amour de son cœur. Mais ce qui l’af­fligeait le plus, c’était la crainte que Jésus ne l’eût quitté pour quelque déplaisir qu’il lui aurait causé, et qu’il ne l’estimât plus digne de conserver un si grand trésor. Il fut ensuite bien consolé en apprenant de Jésus lui-même qu’il était demeuré dans le temple pour s’oc­cuper de la gloire de son Père.

Depuis ce temps, Joseph continua de don­ner ses soins à Jésus jusqu’à sa mort ; et alors il eut le bonheur de terminer sa vie entre les bras de Marie et de Jésus, qui l’assistèrent à ce dernier moment. Aussi, saint François de Sales dit-il qu’il faut tenir pour certain que Joseph mourut d’amour, comme la très sainte Vierge son épouse. » (Œuvres spirituelles)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Jean Eudes

Il est contemporain de saint Vincent de Paul et sa vocation s’explique en grande partie par la situation religieuse de la France à son époque. Le peuple, écrit-il, « avait remplacé la foi par la sorcellerie et la superstition » ; les puissants « donnaient l’exemple de tous les vices » ; les prêtres étaient « ignorants et souvent corrompus, abandonnant leur troupeau dès qu’apparaissaient la peste ou une épidémie. » Pour y remédier, s’appuyant sur ses dons évidents pour la prédication, il organise des « missions paroissiales », en Bretagne, en Normandie, en Bourgogne et jusqu’à la cour du roi Louis XIV. Il fonde pour cela, à Caen, « la Congrégation de Jésus et de Marie » (les pères eudistes). En 1642, il crée également « l’Institut Notre-Dame de charité » dont les religieuses se consacrent, entre autres ministères, à la réhabilitation des femmes prostituées. Son action s’appuie sur la compassion du Cœur de Marie et la miséricorde du Cœur de Jésus. Ayant renoncé à la charge de premier supérieur général de sa congrégation, il s’éteint à Caen en 1680, à l’âge de soixante-dix-neuf ans. Il a été canonisé le 31 mai 1925.

Son enseignement sur saint Joseph

« Que vos démarches sont belles, dit le Saint-Esprit, ô Fille du grand Prince du ciel ! Que toutes vos démarches sont belles et ravissantes ! O les belles et saintes démarches que vous avez faites, dès l’âge de trois ans, pour aller vous offrir et vous consacrer à Dieu dans le temple de Jérusalem ! O les belles et charitables démarches que vous avez faites, allant visiter votre cousine Elisabeth pour sanctifier l’enfant qu’elle portait dans son sein, et pour remplir son père et sa mère du Saint-Esprit ! O les belles et divines démarches que vous ayez faites de Nazareth à Bethléem pour nous faire naitre un Rédempteur ! O les belles et sacrées démarches que vous avez faites de Bethléem à Jérusalem pour offrir à Dieu votre divin Enfant comme une très sainte Victime qui devait être un jour immolée sur la croix pour nos péchés, les belles et saintes démarches, lorsque, retournant de Jérusalem à Nazareth, et allant de Nazareth en Egypte, et revenant d’Egypte à Na­zareth, vous portiez entre vos bras et sur votre sein virginal votre adorable Jésus, qui vous por­tait aussi dans le plus intime de son cœur ! Oh avec quelle complaisance le Père Eternel rendait-il à ces trois merveilleuses personnes, Jésus, Marie et Joseph, qui lui rendaient infiniment plus de gloire que tous les habitants du ciel et toutes les créatures de l’univers ! avec quelle vénération et quelle admiration les anges contemplaient-ils cette admirable tri­nité, Jésus, Marie et Joseph ! 0 saint Joseph, n’étiez-vous pas dans une extase continuelle ! 0 Mère de mon Dieu, qui me donnera que je baise, quoique très-indigne, la terre sur la­quelle vous avez marché et tous les pas que vous avez faits ! 0 les belles et agréables dé­marches que vous avez faites, Mère de Jésus, suivant votre Fils bien-aimé partout où il allait prêcher son saint Evangile ! O les belles quoi­que douloureuses démarches que vous avez faites, lorsque vous l’avez suivi allant au Cal­vaire, à la croix, à la mort ! O les belles et joyeuses démarches que vous avez faites, allant sur la montagne des Oliviers pour voir la gloire et le transport de votre très-cher Fils lorsqu’il est monté au ciel ! O les belles et pieuses dé­marches que vous avez faites, lorsqu’après son Ascension vous alliez souvent visiter les saints lieux où il avait répandu son sang et souffert tant de tourments pour notre amour, afin de l’en remercier et de le prier pour son Eglise naissante, pour tous les pécheurs et même pour ceux qui l’avaient crucifié ! Oh ! que tous les anges, que tous les saints et toutes les créatures louent et bénissent à jamais votre cœur maternel tant embrasé d’amour envers votre Fils, et tout plein de charité envers nous, qui vous a portée à faire toutes ces choses pour la gloire de ce même Fils, et pour coopérer avec lui à l’œuvre de notre rédemption ! »

(Le cœur admirable de la très-sainte Mère de Dieu, tome I, livre VI, chap. 1)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.