« Oui, Jacinta et Francisco, je les emmenerai bientôt au Ciel »

Contemplons

La tombe de François Marto

Méditons

En ce 13 juin, Marie annonce aux enfants la mort prochaine de François et de Jacinthe. A nos contemporains, une telle annonce peut paraitre cruelle et un tel discours insupportable. Pourtant, elle répond aux vœux des enfants qui se prépareront à cette échéance par nombre de prières et de sacrifices héroïques.

Dès la première apparition, Jacinthe dit que la dame « est tellement belle qu’on voudrait mourir pour la revoir. » D’ailleurs, la conversation du 13 mai s’engage sur le Ciel et sur la possibilité qu’ils y aillent un jour. Marie leur promit à la première rencontre qu’ils y iront. Que pourraient-ils alors craindre ? Même si pour François, Marie a mis un bémol à savoir qu’il devra auparavant dire beaucoup de chapelets. Et il en dira beaucoup, et avec quelle piété, jusqu’à 9 par jour.

En même temps que s’approche pour François et Jacinthe l’heure de la mort, se creuse en eux aussi le désir du ciel. En effet, François ne pense qu’à une seule chose : aller voir le Seigneur pour le consoler de la tristesse dans laquelle le met la perte des âmes. Quant à Jacinthe, elle ne pense qu’à se « tenir devant les portes de l’enfer » pour empêcher les âmes de se perdre éternellement. Depuis la vision de l’enfer du 13 juillet, elle ne cesse de penser à ces âmes et de nourrir pour elles une grande compassion. A Lucie, elle demandera souvent : « mais l’enfer ne finira donc jamais ? …jamais ? … que j’aie compassion de ces pauvres pécheurs… » Au père Aparicio, Lucie écrira au sujet de ses cousins : « Dites-leur aussi, Père, que mes cousins François et Jacinthe se sont sacrifiés parce qu’ils ont toujours vu la très Sainte Vierge très triste en toutes ses apparitions. Elle n’a jamais souri avec nous et cette tristesse, cette angoisse, que nous remarquions chez elle, à cause des offenses à Dieu et des châtiments qui menacent les pécheurs, pénétrait notre âme et nous ne savions qu’inventer en notre petite imagination enfantine comme moyens pour prier et faire des sacrifices. L’autre chose qui sanctifia les enfants vint de la vision de l’enfer. Voilà pourquoi, Père, ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui arriveront certainement si, auparavant, le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à jamais si nous restons obstinés dans le péché. »

Marie plonge les trois enfants dans une lumière intense qui émane de ses mains et dans laquelle, ils se voient comme Dieu les voit. La lumière dans laquelle sont plongés François et Jacinthe, monte vers le Ciel, celle dans laquelle Lucie est immergée se répand sur la terre. Cette lumière, c’est la grâce. Marie leur communique toutes les grâces nécessaires à leur mission. Celle de François et Jacinthe consistera dans l’exemple d’une mort héroïque de sainteté en sacrifice pour la conversion des pécheurs qui doit les conduire au Ciel, à la manière du grain de blé jeté en terre qui meurt et porte beaucoup de fruit. Dans cette lumière, leur est donné de considérer toute chose du point de vue de l’éternité : la valeur de la prière, du sacrifice pour la conversion des pécheurs, la sainteté de Dieu, sa miséricorde et surtout l’état de leur âme. « Cette seconde visite, écrit sœur Lucie, fut pour eux, l’occasion d’une illumination de leur esprit qui leur fit comprendre combien Dieu est grand, combien il est nécessaire de réparer ses droits violés, combien Il nous aime et veut être aimé, quelle est la valeur du sacrifice et combien le Seigneur en tient compte pour convertir les pécheurs. » Après cet épisode, les enfants ne seront plus jamais les mêmes mais deviendront des héros de la sainteté. Qu’on pense à la manière héroïque, pour des enfants de leur âge, dont ils ont traversé l’épreuve de l’arrestation du mois d’août et de la maladie qui les emportera.

François mourra le 4 avril 1919 et Jacinthe le 20 février 1920 emportés tous deux par la grippe espagnole, moins de trois ans après les apparitions. Il ne fallut pas plus de temps pour conduire de faibles enfants à la sainteté la plus accomplie. Pour notre monde d’aujourd’hui, c’est une chose insupportable. Pourtant c’est le plus beau cadeau que Marie pouvait leur faire car ils sont au Ciel où ils jouissent d’un bonheur sans déclin. C’est aussi un beau cadeau pour nous car de là où ils sont, ils ne cessent de prier pour nous afin que nous ayons part au même destin d’immortalité. Heureux pauvres pécheurs que nous sommes…

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les signes de la présence de Marie

Contemplons

Vitrail représentant l’apparition de Marie à Lucie, François et Jacinthe.

Méditons

A sa première apparition, Marie annonce sa venue chaque 13 du mois jusqu’en octobre. Et, la nouvelle de ces apparitions annoncées, se répand comme une trainée de poudre. En ce 13 juin, qui a Fatima est un jour de grandes réjouissances car c’est la fête patronale, jour où les familles ont coutume de se rassembler, des dizaines de personnes sont présentes à la Cova da Iria, près du chêne-vert. Et, si Marie n’apparait qu’aux trois pastoureaux, elle donne néanmoins aux pèlerins des signes de sa présence.

En effet, nombreuses sont les personnes qui attestent que pendant l’apparition, tandis que les enfants seuls voient Marie, les petites branches du sommet de l’arbre, qui auparavant sont droites, s’inclinent comme si elles sont réellement foulées par quelqu’un. Et, pendant toute l’apparition, ces branches s’incurvent de tous les côtés, comme si elles portaient réellement le poids d’une personne. De même, à la fin de l’apparition, qui dure une dizaine de minutes, lorsque Marie repart, tous les rameaux se ramassent et s’infléchissent en direction de l’est, comme si elle laissait traîner sa robe sur la ramure.

Par ailleurs, tout le monde peut observer qu’il y a, au moment du départ de Notre-Dame, comme un souffle de fusée d’artifice quand on l’entend monter au loin, puis un petit nuage qui s’élève de l’arbre vers l’orient, jusqu’à disparaître complètement.

Ces faits sont attestés par tous les pèlerins qui en ont été tellement impressionnés qu’ils les ont racontés partout. On comprend mieux pourquoi le nombre des pèlerins et de curieux a augmenté aussi vite pour atteindre, selon les estimations les plus basses, 70 000 personnes en octobre.

« Cette seconde visite, écrit sœur Lucie, fut pour eux, l’occasion d’une illumination de leur esprit qui leur fit comprendre combien Dieu est grand, combien il est nécessaire de réparer ses droits violés, combien Il nous aime et veut être aimé, quelle est la valeur du sacrifice et combien le Seigneur en tient compte pour convertir les pécheurs. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde apparition de Marie

Contemplons

L’église paroissiale de Fatima dédiée à saint Antoine de Padoue

Ecoutons

Malgré la fête de saint Antoine, la plus populaire et la plus courue de la paroisse, les trois enfants se présentèrent à la Cova da Iria, faisant le sacrifice de ne pas participer aux réjouissances particulières de cette journée.

Voici comment s’engagea le dialogue entre Marie et ses confidents.

Lucia raconte :

« Que voulez-vous de moi ?

Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous récitiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite je vous dirai ce que je veux.

J’ai demandé la guérison d’un malade.

S’il se convertit, il guérira durant l’année.

Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel.

Oui, Jacinta et Francisco, je vais les emmener bientôt. Mais toi tu restes ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. À ceux qui s’y adonneront, je promets le salut et ces âmes seront chéries par Dieu, comme des fleurs posées par moi pour orner son trône.

Je vais rester seule ici ?

Non ma fille. Cela te fait beaucoup souffrir ? Ne te décourage pas. Je ne t’abandonnerai jamais. Mon Cœur immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

Ce fut au moment où elle dit ces dernières paroles qu’elle ouvrit les mains et nous communiqua pour la seconde fois le reflet de cette lumière immense. En elle nous nous sommes vus comme engloutis en Dieu. Jacinta et Francisco paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel et moi dans celle qui se répandait sur la Terre. Devant la paume de la main droite de Notre-Dame, il y avait un Cœur qui semblait percé par les épines qui l’entouraient. Nous comprîmes qu’il s’agissait du Cœur immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité et qui demandait réparation. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La rhétorique du Ciel

Contemplons

C’est à genoux et en disant le chapelet que de nombreux pèlerins se rendent aux pieds de Notre-Dame.

Méditons

On peut être surpris par la manière dont s’exprime la Vierge Marie. En effet, sa façon n’a rien à voir avec la nôtre car empreinte de parcimonie, de simplicité, de clarté et surtout de vérité sans concession.

Si l’on veut savoir comment s’exprime un saint, il faut se pencher sur l’art oratoire de Marie. En effet, si nous avons tendance à multiplier aussi bien les mots que les effets stylistiques dans le souci d’être compris, de convaincre, de persuader, Marie, elle, n’emploie que peu de paroles pour n’en être que plus compréhensible et plus crédible. Dans le discours, de Marie, il n’y a rien qu’il faille rajouter et rien qui ne puisse être retiré. Marie nous montre que point n’est besoin d’être volubile pour convaincre. Point n’est besoin de chercher à manipuler son auditoire par des artifices pour convaincre. Ce qu’il faut, c’est se faire le porteur de la Vérité.

Parce que Marie énonce la Vérité, son message est empreint d’autorité, l’autorité même de la Vérité. Et, sa simplicité, sa clarté d’expression ne font que renforcer encore l’autorité de son message. Marie est entièrement pénétrée de la Vérité qui n’est autre qu’une personne, Jésus-Christ Lui-même, et totalement à son service. Quand à Cana, Marie nous dit « faites tout ce que Jésus vous dira » elle insinue qu’elle sera la première à faire ce qu’Il ordonnera. Comme servante du Seigneur, elle rappelle sans concession le message évangélique. Aussi ne craint-elle pas de parler et du purgatoire et de l’enfer, de toutes ces notions dont nous ne voulons plus parler et dont nous voudrions croire qu’elles n’existent pas.

Le discours de Marie est à l’image de ce qu’elle est et de tout ce que doit être un véritable chrétien : sans ambiguïté sur ce qu’il est, déterminé à réaliser son salut et celui de son prochain, toujours du côté de la Vérité avec un V majuscule, pénétré de charité chrétienne. Même si elle s’exprime avec une charité infinie, elle reste sans concession sur la Vérité qui est charité. Parce qu’elle aime Dieu et parce qu’elle nous aime, elle proclame la vérité avec autant de clarté que de simplicité afin d’être comprise de tous ses enfants, desquels elle est déterminée à réaliser le salut. Ne croyons jamais que parce que Marie se dit « l’humble servante du Seigneur », elle est une femme naïve de qui nous pouvons obtenir tout ce que Jésus nous refuse. Bien au contraire, elle se fait général de guerre contre les forces de l’enfer quand il s’agit de la gloire de Dieu et du salut du monde. En cela, elle est terrible au démon et ce n’est pas pour rien que la tradition catholique l’a appelée « victorieuse dans toutes batailles de Dieu. »

Vouloir être un saint, c’est vouloir être comme Marie. Aussi, imitons-la : parlons moins mais toujours avec simplicité, clarté quand il s’agit d’annoncer la Vérité. Ne cherchons pas à convaincre de la vérité mais laissons la Vérité que nous proclamons faire son œuvre de vérité. « La vérité vous rendra libre » a dit Jésus (Jean 8,32). La preuve, personne n’est plus libre que Marie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Récitez le chapelet tous les jours »

Contemplons

La foule en prière autour de Notre-Dame du Rosaire

Méditons

A chacune de ses six apparitions, Marie demande instamment aux trois pastoureaux de « bien dire leur chapelet chaque jour en l’honneur de Notre-Dame du rosaire pour obtenir la paix car elle seule peut vous secourir. » Au-delà de ses trois confidents, c’est à nous tous qu’elle s’adresse et à qui elle demande de donner suite à cette demande.

Ne profitons pas de l’occasion pour dresser la liste exhaustive de toutes les excellentes raisons de dire le chapelet : non seulement la liste est trop longue mais en plus nous les connaissons déjà toutes sans qu’elles ne nous motivent à prendre cette demande à cœur. Dégageons-en simplement trois.

Si Marie demande qu’on dise le chapelet chaque jour, c’est parce que Dieu le veut. Comme l’humble servante qu’elle est toujours restée, Marie ne demande jamais rien pour elle mais se soumet à la volonté de Dieu en se mettant au service de notre salut. Quand Marie demande qu’on pratique une dévotion que nous lui attribuons, c’est parce que Dieu a décidé souverainement que Marie qui, en tout, lui a été si fidèle, doit avoir une place reconnue dans l’économie du salut et que par sa volonté expresse, elle doit être incontournable dans la distribution de toutes les grâces accordées à l’humanité. Lucie écrit à ce sujet : « Puisque nous avons tous besoin de prier, Dieu attend de nous, comme une sorte de redevance quotidienne, une prière qui soit à notre portée : le rosaire, qui peut être récité en groupe ou en privé, à l’église en présence du Saint-Sacrement ou à la maison, en famille ou bien seul, en voyage ou en se promenant dans les champs. Une mère de famille peut dire le rosaire en berçant son enfant ou en accomplissant les tâches ménagères. Nos journées comptent 24 heures. Ce n’est pas beaucoup demander que de dégager un quart d’heure pour sa vie spirituelle, pour une conversation intime et familière avec Dieu. »

L’une des grâces obtenues par la prière du rosaire, et nous voilà rendus à la deuxième raison, c’est la paix. Marie le dit sans détours : « seule Notre-Dame du rosaire peut vous secourir. » Si on veut la paix, il faut dire le chapelet. En 1917, nous sommes à un tournant de la guerre et les dirigeants des pays ne parviennent pas à s’accorder pour faire la paix. Notre-Dame l’insinue dans ses mots : la paix est un don de la charité infinie du Christ qui l’accordera en réponse à la prière du chapelet. Nul doute que le surcroit de prière des enfants comme des pèlerins de Fatima pendant les six mois des apparitions ont eu un rôle déterminent dans la fin de la guerre. D’ailleurs, en octobre Marie dira : « la guerre va finir et les soldats rentreront bientôt. »

Pour Marie, le chapelet est la réponse à toutes les nécessités et la solution à tous les problèmes. Lorsque Lucie, intercède pour un malade, Marie répond : « qu’il dise le chapelet tous les jours et il guérira dans l’année. » A une autre malade : « elle ne guérira pas mais qu’elle dise le chapelet tous les jours et je lui donnerai le moyen de gagner sa vie. » On pourrait citer bien d’autres exemples du même style : le chapelet est la réponse et la solution à tous les problèmes. Lucie précise : « La Vierge la plus sainte a, en ces temps où nous vivons, donné une efficacité nouvelle à la récitation du rosaire à tel point qu’il n’y a pas un problème, même des plus difficiles, temporel mais surtout spirituel, nous touchant dans nos vies personnelles ou dans nos familles… qui ne puisse être résolu par le rosaire. Il n’existe pas de problème, je vous le répète, même le plus difficile qui soit, qui ne puisse être résolu par la prière du saint rosaire. »

Alors, nous nous y mettons quand ?

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Purgatoire

Contemplons

Mosaïque représentant Notre-Dame de Fatima avec saints Francisco et Jacinta Marto

Méditons

A la demande de Lucie si Amélia est au Ciel, Marie répond qu’elle « sera en purgatoire jusqu’à la fin du monde. »  Après avoir rappelé la réalité du Ciel et la nécessité d’œuvrer à son salut, Marie attire notre attention sur une autre réalité que beaucoup voudraient reléguer à un passé obscurantiste, voire ignorer, celle du purgatoire.

Le catéchisme de l’Eglise catholique définit le purgatoire comme « l’état de ceux qui meurent dans l’amitié de Dieu, assuré de leur salut éternel, mais qui ont encore besoin de purification pour entrer dans le bonheur du Ciel. » Le péché doit non seulement être absout mais aussi être réparé par une juste pénitence. Par nos péchés, nous ne faisons pas qu’offenser Dieu mais nous contractons à son égard une dette qu’il nous faut acquitter en unissant nos propres efforts aux mérites surabondants de Jésus-Christ qui nous a acquis le salut. Aucune âme, après avoir entrevu une étincelle de l’infinie sainteté divine lors du jugement particulier, ne saurait vouloir s’approcher du Dieu trois fois saint et entrer en possession du bonheur du Ciel sans en être totalement digne. Aussi, les péchés pardonnés mais non expiés en cette vie, doivent-ils l’être dans l’autre. Et Marie est claire sur ce point puisqu’Amélia restera en purgatoire jusqu’à la fin du monde. Oui, il est des âmes qui, à moins qu’on ne vienne à leur secours par nos prières, resteront en purgatoire jusqu’à la fin du monde… Cette Amélia fait-elle partie de ces âmes qui ont évité l’enfer de justesse et doivent compenser dans l’autre vie pour toute une vie passée dans l’impénitence ?

Lorsque Lucie demande si Francisco ira au Ciel, lui aussi, Marie répond : « oui, il ira mais il devra dire beaucoup de chapelets. » Par ces mots, Marie rappelle une promesse qu’elle a faite il y a très longtemps à saint Simon Stock et que l’Eglise a rappelée à ses enfants à temps et à contretemps, à savoir qu’elle préservera de l’enfer tous les dévots du rosaire et qu’elle les délivrera promptement du purgatoire si, en gardant la chasteté de leur état, ils récitent le chapelet chaque jour. Dans son insouciance enfantine, Francisco avait l’habitude d’expédier son chapelet voire d’éviter de le dire. En lui faisant remarquer ses entorses, Marie lui montre qu’elle est attentive à ses prières et qu’elle les attend. Par ailleurs, elle témoigne de son souci qu’il aille au Ciel, mais qu’en plus il soit à sa mort trouvé digne d’entrer au paradis sans passer par le purgatoire. L’enjeu de la prière du chapelet est non seulement d’assurer notre salut mais aussi de payer par ce moyen toutes nos dettes contractées par nos péchés. Enfin, par la prière du chapelet, Marie attend que nous portions secours à toutes les âmes qui, au purgatoire, attendent l’aide de nos suffrages. Francisco, c’est chacun de nous… Considérons que cette leçon nous est destinée plus encore qu’à lui…

Si Marie a voulu que les enfants évoquent le destin d’Amélia lors de la première apparition, ce n’est pas pour blâmer Amélia mais pour appeler l’attention des enfants, et dans leur sillage, de nous tous, sur la nécessité de la prière pour les défunts. Nul doute que les enfants, si héroïques quand il s’agit d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs, ont prié ardemment pour abréger le purgatoire d’Amélia et qu’aujourd’hui, elle intercède pour nous dans la gloire du Ciel.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Ciel

Contemplons

Procession à Fatima

Méditons

Le but ultime des apparitions de Marie à Fatima n’est autre que de mener les âmes au Ciel. Et toutes les intentions, si importantes soient-elles (la paix, la fin de la guerre, la conversion des pécheurs, la réparation…) convergent toutes vers ce seul et unique objectif : mener les âmes au Ciel car Dieu les a créées pour cela. En disant aux enfants qu’elle vient du Ciel, la dame insinue trois choses. D’abord, que le Ciel est une réalité concrète, ensuite que le sens ultime de l’existence est de gagner son Ciel, enfin, que le Ciel est tout disposé à exaucer les prières de ceux qui l’invoquent pourvu qu’elles servent au salut des âmes.

La Dame, même si nimbée de lumière et en état d’apesanteur, révèle toutes les caractéristiques d’une véritable personne. Elle parle, elle sourit, s’attriste… Les voyants diront même qu’elle dégage une odeur de parfum suave qu’ils ne sauraient comparer à aucun autre. Par ailleurs, bon nombre de pèlerins diront même qu’au moment des apparitions, notamment le 13 août où les enfants ne sont pas présents, ils voyaient les branches du petit chêne vert s’affaisser légèrement. Marie est au ciel corps et âme. Ce qu’elle est à présent, nous le serons aussi après le jugement final, quand les corps ressusciteront. En elle, nous contemplons notre devenir. En elle, nous sommes assurés que le combat que nous menons ici-bas pour la sainteté sera récompensé par la possession du Ciel et que rien n’est plus important, plus rentable et plus nécessaire que de tout faire pour mériter d’avoir part à ce destin d’immortalité que le Christ nous promet et que Marie nous figure.

Marie est là dans toute sa majesté de Reine du Ciel, d’envoyée de Dieu investie de sa toute-puissance. Le Ciel n’est pas indifférent à la détresse humaine et il est tout prêt à tout mettre en œuvre pour nous aider dans notre cheminement vers l’éternité. Les trésors de grâce dont le Ciel déborde, sont prêts à être déversés sur l’humanité pourvu qu’elle se convertisse et recourt à la prière, notamment du chapelet. Lorsque Lucie intercède pour un malade, Marie lui répond : « qu’il se convertisse et il guérira dans l’année. » Elle signifie ainsi que sa maladie est une grâce car elle concourt au salut de son âme qui est plus important que tout même la santé physique. Elle nous renvoie aux paroles mêmes de Jésus : « cherchez d’abord le royaume et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroit » (Matthieu 6, 33). A Pontmain, le 17 janvier 1871, alors que la France est aux abois, Marie apparait dans le ciel y faisant dérouler une bande sur laquelle les enfants ont pu lire : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera sous peu. Mon Fils se laisse toucher. »

La splendeur de Marie est significative de sa puissance. En venant les pieds nus, comme une humble servante, elle consent à mettre toute sa puissance au service de notre salut. Ne repoussons pas son aide.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Je suis du Ciel »

Contemplons

Procession avec Notre-Dame de Fatima

Méditons

Lorsque les enfants décrivent l’apparition, ils disent qu’il s’agit d’une « dame vêtue entièrement de blanc, plus brillante que le soleil, resplendissante d’une lumière plus claire et plus intense que celle d’un verre de cristal rempli d’une eau cristalline et traversé par les rayons du soleil le plus ardent. » Cette description nous renvoie à la femme de l’Apocalypse de saint Jean qui « a le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête. » Qu’est-ce à dire ?

Marie est toute pénétrée de lumière. Elle n’est pas entourée de clarté ; elle est un être de lumière. Et, cette lumière, nous dira Bernadette, « semble émaner d’elle comme si elle en était la source. » La lumière, c’est Jésus-Christ Lui-même. Marie, ostensoir vivant de Jésus-Christ, est toute pénétrée de Jésus ou plutôt toute immergée en Lui. Non seulement elle a pleinement accueilli en elle la lumière qu’est Jésus Christ mais en plus, elle l’a laissé prendre toute la place en elle ne retenant rien pour elle-même. Aussi, le révèle-t-elle d’une manière plus qu’admirable et est-elle en mesure de le communiquer avec une plénitude sans égale. Et, si malgré l’intensité de cette lumière, plus vive que le soleil comme diront les enfants, ils parviennent à distinguer parfaitement les traits de Notre-Dame, c’est pour souligner qu’en se livrant totalement à Jésus-Christ, Marie n’a rien perdu mais qu’au contraire, à vivre en Lui elle est pleinement révélée dans sa nature profonde et même, elle en est magnifiée. Comme l’écrit le pape Benoit XVI : « le Christ n’enlève rien. Au contraire, il donne tout. »

Et, Marie fait entrer les trois enfants dans sa toute proximité. Ils seront pris dans la lumière qu’elle rayonne. Lucie raconte : « Nous étions si près que nous nous sommes retrouvés à l’intérieur de la lumière qui l’entourait ou dont elle resplendissait, à environ un mètre et demi de distance. »  Cette lumière, c’est la présence de Jésus. Même dans la gloire du paradis, Marie reste l’humble servante du Seigneur et dans tout ce qu’elle est, dans tout ce qu’elle fait, elle sert la cause de Jésus-Christ. Marie n’a pas pour objectif de nous attacher à elle mais de nous rassembler autour d’elle, pour qu’avec elle nous allions à Jésus-Christ. Et si nous allons à elle, c’est parce qu’auprès d’elle nous trouvons avec certitude Jésus qui est « la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde. » Personne n’est plus illuminé de la lumière de Jésus-Christ que Marie ; personne ne peut être plus illuminé de la lumière de Jésus-Christ qu’en entrant dans l’intimité de Marie.

« Je suis la lumière du monde » a dit Jésus. Et si Marie est si pleine de lumière c’est qu’elle est remplie de l’amour de Jésus qui ne demande qu’à se communiquer par elle. C’est ce que les trois enfants vont expérimenter à compter de ce 13 mai 1917.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le dimanche 13 mai à midi

Contemplons

La foule rassemblée à Fatima pour les célébrations du 13 mai

Méditons

Le Ciel ne fait rien sans avoir auparavant tout réglé jusque dans les moindres détails. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que sa stratégie de communication est sans faille. Aussi, le moment de la première apparition, le dimanche 13 mai 1917 à midi, est-il riche en symboles et en signification.

Marie apparait au cœur du mois de mai qui lui est dédié et au cours duquel l’Eglise recourt à elle avec plus d’empressement. En 1917, le 13 mai tombe sur le dimanche qui précède l’Ascension et inaugure les trois jours de rogations, c’est-à-dire de prières intenses. Dans les litanies de tous les saints que l’on chante au cours de la procession des rogations, on demande notamment au Seigneur de « nous délivrer de la peste, de la famine et de la guerre. »

La première apparition se produit un dimanche, le jour consacré au Seigneur. Elle a lieu à midi au moment où l’Eglise invite à la prière du Regina caeli en ce temps pascal pour commémorer non seulement l’Incarnation de Jésus mais aussi sa résurrection.

Le chiffre 13 est un chiffre éminemment marial. D’une part, il représente la 13ème personne dans le cénacle de la Pentecôte qui n’est autre que Marie. D’autre part, ce chiffre se compose du 1 et du 3 qui rappelle, et d’une, que nous adorons un seul Dieu en trois personnes, et de deux, que Marie, qui représente le 1, annonce toujours la Trinité qui est représentée par le 3.

En ce dimanche 13 mai, dans toutes les églises, on lit une lettre du Pape Benoit XV dans laquelle il demande une croisade de prière pour la paix en recourant, au moyen du chapelet, à l’intercession de la Mère de Dieu, Reine de la paix. A cette occasion, il fait ajouter aux litanies de Lorette, l’invocation « Reine de la paix priez pour nous. » Marie, se mettra d’emblée à la tête de ce grand courant de prière pour la paix, initié par le vicaire de son Fils.

Le dimanche 13 mai 1917 précède de quatre jours la fête de l’Ascension. Et, c’est une véritable ascension que les enfants de Fatima, ainsi que tous les pèlerins, vont vivre. Par Marie, ils vont élever leurs regards vers le Ciel pour en implorer et en obtenir la paix et le salut de leurs âmes.

Il est à noter que le 13 mai 1917, à Rome, Eugenio Pacelli est sacré évêque par le pape Benoit XV. Il n’est rien de moins que le futur pape Pie XII qui consacrera le monde au Cœur Immaculé de Marie le 31 octobre 1942. Pie XII est aussi le pape de la proclamation du dogme de l’Assomption. A cette occasion, il a confié au cardinal Tedeschini que le 30 octobre 1950, soit deux jours auparavant, il a vu se reproduire dans le ciel de Rome le miracle du soleil de Fatima, le confirmant dans sa décision de proclamer le dogme de l’Assomption. Il l’a d’ailleurs autorisé à diffuser cette information, relayée dans les journaux de l’époque.

Enfin, dernier petit détail, que Dieu seul est en mesure d’organiser : entre le 13 mai (première apparition) et le 13 octobre (dernière apparition) s’écouleront exactement 153 jours c’est-à-dire autant qu’il y a d’Ave Maria dans un rosaire, autant qu’il y avait de poissons dans la pêche miraculeuse.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La première apparition de Marie

Contemplons

Procession aux flambeaux à Fatima

Ecoutons

Le dimanche 13 mai 1917, vers midi, les trois petits pastoureaux, Lucia (10 ans), et ses cousins, Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), virent au-dessus d’un chêne vert, une Dame vêtue entièrement de blanc, plus brillante que le soleil, resplendissante d’une lumière plus claire et plus intense que celle d’un verre de cristal rempli d’une eau cristalline et traversé par les rayons du soleil le plus ardent.

Lucie raconte :

« Nous nous sommes arrêtés, surpris par l’apparition. Nous étions si près que nous nous sommes retrouvés à l’intérieur de la lumière qui l’entourait ou dont elle resplendissait, à environ un mètre et demi de distance. Notre-Dame nous a alors dit :

N’ayez pas peur. Je ne vous veux aucun mal.

D’où êtes-vous ?

Je suis du Ciel.

Et que voulez-vous de moi ?

Je suis venue pour vous demander que vous veniez ici les six prochains mois, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Par la suite, je dirai qui je suis et ce que je veux. Ensuite, je reviendrai encore ici une septième fois.

Et moi, est-ce que j’irai également au Ciel ?

Oui, tu iras.

Et Jacinta ?

Elle aussi.

Et Francisco ?

Lui aussi, mais il doit réciter beaucoup de chapelets.

J’ai alors eu l’idée de demander pour deux filles qui étaient mortes récemment. Elles étaient mes amies et elles venaient chez moi apprendre à tisser avec ma sœur aînée :

Est-ce que Maria das Neves est déjà au ciel ?

Oui, elle y est.

Et Amélia ?

Elle restera au purgatoire jusqu’à la fin du monde.

Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés dont Il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ?

Oui, nous le voulons.

Vous allez donc avoir beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.

Ce fut en prononçant ces paroles « la grâce de Dieu sera votre réconfort » qu’elle ouvrit les mains pour la première fois et nous communiqua une lumière très intense (comme un reflet qui aurait émané de ses mains) pénétrant en nous par la poitrine et jusqu’au plus intime de notre âme, nous faisant nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette Lumière, plus clairement que ce que nous aurions pu voir dans le meilleur des miroirs. »

« Alors, sous l’effet d’une impulsion intérieure qui nous fut également communiquée, nous sommes tombés à genoux et nous avons répété du fond du cœur :

Très Sainte Trinité, je Vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint Sacrement.

Après ces premiers instants, Notre-Dame ajouta :

Récitez le chapelet tous les jours pour que le monde puisse obtenir la paix et la fin de la guerre.

Ensuite, elle commença à s’élever tranquillement, montant en direction du levant, jusqu’à disparaître dans l’immensité du ciel. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.