Saint Bernardin de Sienne III

« La troisième grâce que Dieu accorda à Jo­seph est celle d’une mission spéciale dans son Église. Et en effet, comparez ce saint patriar­che à toute l’Église du Christ : n’est-il pas cet homme élu et spécial par lequel et sous la conduite duquel le Christ a fait, selon les lois de l’ordre et de l’honneur, son entrée dans ce monde ? Si donc toute l’Église est redevable à la Vierge Mère, parce que, par elle, elle a été rendue digne de recevoir le Christ, certes, après la Vierge, c’est à Joseph qu’elle doit le plus de reconnaissance et de vénération. Car il est la clef de l’Ancien Testament ; c’est en lui que les patriarches et les prophètes ont recueilli le fruit de la promesse. Seul, entre tous, Joseph a vu des yeux de son corps et possédé le Rédemp­teur promis aux autres. On peut donc dire avec raison que ce patriarche Joseph qui tint en réserve du froment pour les peuples, a été sa figure. Mais de combien saint Joseph l’emporte sur lui ! L’ancien patriarche donna seulement aux Égyptiens le pain du corps ; saint Joseph a nourri et conservé avec la plus tendre solli­citude, pour toute la succession des élus, Celui qui est le pain du ciel et qui donne la vie céleste.

Quant à l’époque de la mort de Joseph, le texte sacré n’en dit rien. Il est probable cepen­dant que le saint patriarche mourut avant la passion du Sauveur ; autrement, il se fût tenu au pied de la croix, et le divin Maitre n’eût pas eu besoin de recommander sa très sainte Mère à un autre. Nous pensons même qu’il quitta cet exil un peu avant le baptême de Jésus-Christ. On peut donc croire pieusement que Joseph fut assisté à sa mort par son tendre Fils Jésus et par la très sainte Vierge son épouse. Qui pourrait dire les encouragements, les consolations, les promesses, les illustra­tions intérieures, les sentiments embrasés, les révélations des biens éternels qu’il reçut, à ses derniers moments, de sa très sainte épouse et du très doux Fils de Dieu, Jésus ! Je le laisse à contempler et à méditer aux âmes pieuses.

Élevons nos pensées au ciel pour y décou­vrir le faite de la gloire de Joseph. La sublimité de sa glorification nous est fidèlement expri­mée par ces paroles : « entre dans la joie de « ton Dieu. » On ne peut douter que Jésus-Christ, qui, pen­dant sa vie mortelle, non content d’avoir admis Joseph à une intime familiarité, lui rendait encore le respect et l’obéissance qu’un fils doit à son père, ne lui ait conservé dans le ciel ces sublimes prérogatives, qu’il ne les ait même admirablement augmentées et perfectionnées. Ainsi, rien de plus juste que ces paroles : « Entre dans la joie de ton Seigneur. » Sans doute, la joie de l’éternelle béatitude entre dans le cœur de l’homme ; cependant le Sei­gneur a mieux aimé dire : « Entre dans la joie » pour faire entendre par là que cette joie ne réside pas seulement dans le cœur du saint, mais qu’elle l’environne de toutes parts, l’absorbe tout entier, et le submerge pour ainsi dire dans un abîme sans fond. Si le Dieu Sauveur a voulu, pour satisfaire sa piété filiale, glorifier le corps aussi bien que l’âme de la très sainte Vierge au jour de son Assomption, l’on peut et l’on doit croire pieu­sement qu’il n’en a pas moins fait pour Jo­seph, si grand entre tous les saints, et qu’il l’a ressuscité glorieux, le jour où, après s’être ressuscité lui-même, il en tira tant d’autres de la poussière des tombeaux. Et ainsi, cette sainte famille qui avait été unie sur la terre dans les souffrances de la vie, et dans les liens de l’amour et de la grâce, règne maintenant en Corps et en âme dans l’amour et dans la gloire des cieux.

Souvenez-vous donc de nous, ô bienheu­reux Joseph, et par le suffrage de vos prières intercédez pour nous auprès de votre Fils adop­tif ; rendez-nous aussi propice la bienheureuse Vierge, votre épouse, et la Mère de Celui qui avec le Père et Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles. Amen. »  (Extrait du discours sur saint Joseph, époux de la sainte Vierge.)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Bernardin de Sienne II

« La seconde grâce que Dieu accorda à saint Joseph fut celle que demandait son titre de père nourricier du Sauveur, et le privilège de vivre dans sa société. Ce fut avec une libéralité toute divine que le Très-Haut répandit cette grâce dans son âme. Joseph la révéla au dehors par la pureté surangélique avec laquelle il traita la personne de l’Homme-Dieu, par la fidélité avec laquelle il le servit, et enfin par l’amour dont il l’aima.

Pensez en premier lieu quel respect, quelle pureté d’esprit, d’âme, de cœur et de corps était perpétuellement nécessaire à saint Joseph dans les rapports si intimes, si immédiats, si assidus, qu’il avait avec le Verbe incarné, vivant avec lui sous le même toit, l’ayant à côté de lui, s’entretenant avec lui, l’assistant dans ses veilles, dans son sommeil, le voyant assis à table à côté de lui, prenant soin de lui et de la divine Vierge, ne se séparant jamais ni du Fils ni de la Mère, mais toujours avec eux soit dans leur maisonnette de Nazareth, soit en Égypte, soit dans les voyages. Considé­rez aussi comment, dans tous les soins qu’exigeait le divin Enfant qui avait pris l’infirmité de notre nature, Joseph contemplait et goûtait la hauteur de la Divinité, laquelle par amour pour nous s’abaissait ainsi à ces infirmités, peut nous instruire, pour nous enflammer d’amour, et pour nous donner des leçons d’humilité. De quelle douceur, de quelle onction rime du saint vieillard n’était-elle pas inondée, en contemplant ces spectacles, puisque des cœurs tels que les nôtres, durs comme le rocher, se sentent défaillir pax l’excès de la suavité ? Car ces miracles d’amour, par lesquels un Dieu a voulu s’incliner, descendre jusqu’à notre pe­titesse, être couché dans une crèche pour nous révéler notre infirmité, et pleurer de ses saints yeux notre infortune, apportent à l’âme qui les contemple incomparablement plus de douceur que les miracles de la puissance de ce même Dieu ressuscitant les morts ou créant les anges. Il a néanmoins fait l’un et l’autre avec une bonté égale ; mais les miracles de son amour vont plus droit à notre cœur, ils le ravissent davantage.

En second lieu, Joseph servit le Verbe in­carné avec la fidélité la plus parfaite. Consi­dérez avec quelle foi vive il contemplait sans cesse le Verbe dans le Christ enfant, avec quelle foi et quel amour, il adorait sans cesse le Dieu dans le petit Enfant ; le tenant dans ses bras, le portant, le servant en tout, avec le respect dû à la divinité. Et, quand le petit en­fant eut un peu grandi, considérez comment Joseph observait avec une religieuse attention tous ses mouvements, tous ses gestes, tous ses actes, toutes ses paroles. Il était dans un indi­cible étonnement quand il pensait dans son cœur, et qu’il voyait de ses yeux que le Fils de Dieu s’était fait son fils, et qu’il l’avait choisi pour le nourrir, pour le porter, pour le gouverner, pour veiller à toutes les nécessités de sa vie, et pour le soustraire à la haine de ses persécuteurs.

Enfin Joseph eut envers Notre-Seigneur la plus ardente charité. Quand, comme un père, il tenait le divin Enfant dans ses bras ; quand, comme un père, il s’entretenait avec lui, lorsqu’il commençait à former les premières paroles, ou qu’il parlait déjà, qui nierait, je vous prie, que le Christ, soit enfant, soit adulte, ne lui imprimât au cœur d’ineffables sentiments de sa divinité, ne lui fit savourer d’indicibles dé­lices ? La grâce de l’Enfant-Dieu agissait sur l’âme de Joseph par toutes les voies exté­rieures, par son regard, par son filial sourire, par ses paroles, par ses aimantes caresses. Oh ! Que de doux embrassements Joseph reçut de lui ! Oh ! Avec quelle suavité il entendit l’Enfant-Dieu, bégayant encore, l’appeler du nom de père ! Et quelle douceur il ressentait quand le divin Enfant l’embrassait avec la tendresse d’un fils ! Considérez aussi avec quelle compassion, dans les voyages qu’ils firent ensemble, Joseph adoucissait les souffrances de l’enfant Jésus ; et comment, quand il eut un peu grandi, il le portait lui-même dans ses bras pour le délasser de ses fatigues et lui procurer un peu de re­pos. Il le tenait tendrement sur son cœur ; et l’amour qu’il avait pour ce très doux Fils le transformait tout entier en lui. La très pru­dente Mère du Dieu Sauveur connaissait bien toute la tendresse de Joseph pour son divin Fils : aussi quand elle retrouva ce Fils bien-aimé dans le temple de Jérusalem, voulut-elle pro­clamer ouvertement cette tendre affection de Joseph envers son adorable Fils, en lui donnant le nom de père : « Mon Fils, pourquoi as-tu agi de la sorte ? Voilà que ton père et moi nous te cherchions, tout affligés.

Pour mieux comprendre l’amour dont Jo­seph aima Notre-Seigneur, considérez com­ment cet amour dut s’embraser de plus en plus dans la société de l’Homme-Dieu et de sa divine Mère. Voyez ce que produit la société des grands saints : l’expérience a démontré qu’on ne peut longtemps vivre dans leur compagnie sans recevoir d’eux et avec eux d’admi­rables illuminations, de grands embrasements d’amour, d’intimes consolations de Dieu. La société d’un saint Paul, d’un saint François, que n’eût-elle pas opéré de divin sur une âme qui aurait longtemps vécu dans l’intimité avec eux ? A combien plus forte raison la société intime du Sauveur et de sa divine Mère dût-elle opérer tous ces effets dans l’âme de Joseph qui passa de si longues années avec eux I Et si l’on songe que Joseph vécut dans leur société comme père nourricier du Sauveur, et comme légitime époux de la Vierge, partageant tous leurs travaux, toutes leurs peines, tous leurs voyages, quelle idée doit-on se former des illuminations et des consolations qu’il reçut du Christ et de la Vierge ! » (Extrait du discours sur saint Joseph, époux de
la sainte Vierge.)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Bernardin de Sienne

 

Saint Bernardin de Sienne

Il naît dans une famille noble près de Sienne en Italie. Orphelin, il est élevé par son oncle. Très doué, il fait de savantes études. Très pieux, il appartient à une confrérie de prière. Sa charité trouve à s’exprimer pleinement au cours de l’épidémie de peste qui ravage la ville en 1400. Il a 20 ans et tel est son dévouement qu’on lui confie la direction provisoire de l’hôpital. Deux ans plus tard, il entre chez les franciscains, y devient prêtre et son prieur lui donne la charge de la prédication. Ce sera désormais sa vocation principale. Saint Bernardin parcourt toute l’Italie, prêchant sur les places publiques car les églises sont trop petites. Parfois ce sont des milliers de personnes qui s’écrasent pour l’entendre et qui l’entendent parfaitement malgré l’épaisseur de la foule, tant sa voix est forte. Il parle d’une manière concrète, directe, alerte, insistant sur la vie chrétienne et sur la primauté absolue du Christ. Vie mystique, vie morale et vie sociale sont, chez lui, inséparables. Il aura également un rôle important dans la transformation de l’ordre franciscain connue sous le nom de « réforme de l’observance ».

Son enseignement sur saint Joseph

« Quand Dieu élève quelqu’un à une haute dignité ou à quelque sublime ministère, il le dote avec munificence de toutes les grâces né­cessaires pour accomplir dignement la mission qu’il lui impose. Ainsi en a-t-il agi, dans l’ancienne alliance, avec Moïse, Josué, Abraham, Isaac, Jacob, David, et les autres prophètes ; et dans la loi nouvelle, avec la Vierge, les Apôtres, les évangélistes, les docteurs, les fondateurs d’ordres. Cette loi générale de l’éco­nomie de sa grâce, Dieu l’a très particulièrement voulue à l’égard de Joseph de toute éternité pour être le père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et le véritable époux de la Reine des anges, pour être le fidèle gardien de ses deux principaux trésors, c’est-à-dire de son Fils et de la Vierge, il l’a enrichi, avec une libéralité toute divine, de la sainteté et des vertus requises pour une si haute dignité et un si sublime ministère. » ( Discours sur saint Joseph, époux de la sainte Vierge)

« Saint Joseph vivant dans la société de la très sainte Vierge ; à quelle perfection il a dû s’élever.

La première grâce que Dieu a donnée à Joseph est celle que demandait le titre d’é­poux de la Vierge, et le privilège de vivre dans sa société. Pour porter ce titre, et pour vivre dans cette société, il a fallu que cet homme eût une grâce et une vertu admi­rable.

Le lien qui l’unissait à la Vierge étant si étroit, quel homme de sens ne voit que le Saint-Esprit, auteur de ce lien, n’a pu unir à l’âme de la Vierge qu’une âme souverainement ressemblante par l’opération des vertus ? C’est ce qui me fait croire que Joseph, ce juste bien-aimé de Dieu, a été très pur dans sa virginité, très profond dans son humilité, très ardent dans l’amour de Dieu et dans la charité, très élevé dans la contemplation, très parfait dans sa sollicitude pour la Vierge son épouse.

De son côté, la divine Vierge, qui connaissait l’intimité du lien formé par le Saint-Esprit, qui savait qu’il lui avait été donné par le Saint-Esprit pour être son époux et le fidèle gardien de sa virginité, et pour partager avec elle sa sollicitude, ses soins, son amour envers son divin Fils ; la Vierge, qui avait de tout cela une claire vue, répondait pleinement à ce que demandait ce dessein du Très-Haut ; et c’est ce qui me fait croire qu’elle chérissait très sin­cèrement ce saint homme de toute l’affection de son cœur. De plus, la Vierge, qui obtient tant de faveurs à des pécheurs, aux ennemis de son propre Fils, quelles grâces, je vous le demande, n’aura-t-elle pas obtenues à un époux si cher, si saint, si plein de sollicitude, au gar­dien de sa virginité, au père nourricier de son Fils ? Enfin, comme tous les biens que possède l’épouse sont la propriété de l’époux, j’ai la conviction que la très sainte et bienheureuse Vierge versait avec la plus grande libéralité tout le trésor de son cœur dans l’âme de Joseph, autant que l’âme de Joseph était capable de recevoir. » ( Discours sur saint Joseph, époux de la sainte Vierge)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Bonaventure

Saint Bonaventure de l’ordre des Frères mineurs, né à Bagnorea près de Viterbe en Italie vers 1220, sous le nom de Giovanni da Fidanza, mort à Lyon dans la nuit du 14 et 15 juillet 1274, prit le nom de Bonaventure lors de son entrée dans les ordres.

Théologien, archevêque, cardinal, docteur de l’Eglise, ministre général des franciscains, il est, à l’instar de Jean Duns Scot et Thomas d’Aquin, l’un des piliers de la théologie chrétienne au Moyen Age. Surnommé le « Docteur séraphique », canonisé en 1482, il reste connu sous le nom de « saint Bonaventure ».

Son enseignement sur saint Joseph

« Revenons maintenant à la considération des actes et de la vie de Jésus-Christ Notre-Sei­gneur, puisque c’est là notre but principal. Rendez-vous donc présent à tout en esprit, comme je vous l’ai déjà souvent recommandé.

Considérez de l’œil le plus attentif cette petite famille bénie par-dessus toutes les autres, pratiquant une pauvreté si haute, et menant une vie si humble. Le saint vieillard, l’heu­reux Joseph gagnait ce qu’il pouvait de son métier de charpentier. Notre-Dame travaillait de l’aiguille et du fuseau, subvenant ainsi de son côté aux petites dépenses de l’entretien commun. Elle faisait, de plus, les autres petits travaux de la maison, qui sont nombreux, comme vous savez. Elle préparait la nourriture à son époux et à son Fils, et elle s’occupait elle-même de tout le reste, car elle n’avait personne pour la servir. Portez compassion à cette divine Vierge, ainsi réduite à travailler de ses propres mains. Portez aussi compassion à Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui l’aidait, et qui était fidèle à lui épargner tout le travail qu’il pouvait ; car, ainsi qu’il le dit, il était venu pour servir, et non pour être servi. En conséquence, n’aidait-il pas sa Mère à dresser leur modeste table, à arranger les petites chambres, et dans les autres travaux de l’inté­rieur ? Voyez-le remplissant dans la maison ces offices si humbles, et contemplez en même temps la divine Vierge qui les partage avec lui. Considérez aussi comment tous trois, chaque jour assis à une petite table, ils prennent en­semble leur repas, où l’on ne voit ni mets exquis ni recherchés, mais une nourriture simple et frugale. Prêtez ensuite l’oreille, et écoutez-les converser ensemble : leurs paroles, loin d’être vaines et oisives, sont toutes pleines de sagesse et de l’esprit de Dieu ; l’âme reçoit ainsi sa réfection comme le corps. Voyez comment, après une courte récréation, ils s’en vont à leurs chambrettes ; car leur maison n’était pas grande, mais petite. Méditez sur ces modestes chambrettes, au nombre de trois, une pour chacun. Considérez Jésus, le divin Maitre, cha­que nuit, après avoir prolongé sa prière jusqu’à une heure très avancée, se couchant à terre, et cela durant de si longues années, se contentant d’un lit aussi humble, aussi vil que l’aurait pu avoir tout autre petit pauvre du peuple. Vous devriez être fidèle à contem­pler ainsi chaque soir le divin Maitre dans cet état. Dieu caché, pourquoi affligez-vous de la sorte votre corps très innocent ? Une seule nuit ainsi passée devait suffire pour la rédemption du monde. Mais votre amour immense vous entraînait ; vous ne pouviez résister à la véhémence de votre zèle pour la brebis perdue que vous vouliez reporter sur vos épaules aux pâturages célestes. Vous, Roi des rois, et Dieu éternel, qui soulagez la misère de tous, qui subvenez aux besoins de tous, avec une magnifique profusion, selon la condition de chacun, vous vous êtes réservé une si grande pau­vreté, un tel abaissement, un traitement si dur dans votre sommeil, dans vos veilles, dans vos abstinences, dans votre nourriture et dans toutes vos actions, pendant un si long espace de temps ! Où sont-ils maintenant ceux qui recherchent l’oisiveté du corps, le luxe et la vanité des ornements ? Nous qui aspirons à ces choses, ce n’est pas à l’école d’un tel Maitre que nous avons appris à les aimer. Sommes-nous donc plus sages que lui ? Par ses paroles et par ses exemples il nous a enseigné l’humilité, la pauvreté, l’affliction du corps et le travail. Suivons donc ce souverain Maître qui ne veut pas nous tromper, et qui ne peut se tromper. Et quand nous avons, comme dit l’Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire sans aspi­rer au superflu. Mais livrons-nous à l’exer­cice des vertus, avec un zèle spirituel, sans relâche, et avec la plus grande vigilance. » (Méditations sur la vie de Jésus-Christ, 1ère partie, chap. XV)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Bernard

Saint Bernard de Clairvaux par Philippe Quantin

Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l’abbaye de Clairvaux, est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique. Directeur de conscience et important promoteur de l’ordre cistercien, il recherche, par amour du Christ, la mortification la plus dure. Bernard de Fontaine fait preuve, toute sa vie, d’une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux, pour émouvoir et entraîner les foules, pour allier son ordre avec la papauté. Son amour pour la Mère de Dieu fait qu’on le surnomme le « chantre de Notre Dame » au sujet de laquelle il nous laisse de magnifiques homélies. Mort en 1153, il est canonisé dès 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux. Il est déclaré docteur de l’Eglise catholique en 1830 par le pape Pie VIII.

Son enseignement sur saint Joseph

« Si vous voulez avoir une idée du mérite et de la grandeur de saint Joseph, songez à ce nom dont il s’est rendu digne d’être honoré ; à ce nom de père de l’Homme Dieu.

Souvenez-vous encore de ce célèbre patriarche de l’ancienne loi qui fut vendu en Egypte, et sachez que notre saint a non seulement eu en partage son nom, mais encore sa sainteté, sa chasteté, son innocence et son crédit. L’ancien Joseph, vendu par l’envie de ses frères et conduit en Egypte, fut figure de Jésus-Christ vendu par les siens ; le nouveau Joseph, fuyant l’envie d’Hérode, porta Jésus-Christ en Egypte. Le premier se montra chaste, en gardant la foi à son maître ; le second, connaissant la vir­ginité de la Mère de son Maitre, et vierge lui-même, garda fidèlement celle qui lui était con­fiée. L’ancien Joseph reçut d’en-haut lumière pour pénétrer les mystères des songes ; le nou­veau Joseph fut admis à la connaissance et à la participation des secrets célestes. Le premier mit en réserve tout le froment nécessaire non seulement pour lui, mais pour tout le peuple ; le second a reçu le pain vivant venu du ciel, et l’a conservé, tant pour lui que pour le monde entier. Il n’y a point de doute qu’il n’ait été un homme bon et fidèle, ce Joseph auquel la Mère du Sauveur a été donnée pour épouse. Oui, il a été un serviteur fidèle et prudent, cet homme que le Seigneur a établi la consolation de sa Mère, le père nourricier de son humanité, et seul enfin dans le monde coadjuteur très assuré de son grand mystère.

Enfin, Celui que tant de rois et de prophètes ont désiré voir et qu’ils n’ont point vu, qu’ils ont désiré entendre et qu’ils n’ont point entendu, non seulement il a été donné à Jo­seph de le voir et de l’entendre, mais encore de le porter, de le conduire, de le serrer contre son cœur, de l’embrasser, de le nourrir et de le garder.

Il est vraiment de la maison de David, il est vraiment de race royale, cet homme, ce Joseph, noble par son origine, plus noble par son âme ; il est en tout fils de David, ne dégénérant pas de David son père. Oui, Joseph est en tout le fils de David, non seulement par la chair, mais encore par la foi, par la sainteté et par la dévotion. Dieu l’a trouvé selon son cœur comme un autre David, et il lui a confié le très secret et le très sacré mystère de son cœur ; comme à un autre David, il lui a manifesté les profondeurs les plus cachées de sa sagesse ; en­fin il l’a initié à la connaissance du mystère qu’aucun des princes de ce siècle n’a connu. » (2ème homélie sur le Missus est)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Jérôme

Saint Jérôme par le Caravage

Saint Jérôme est né vers 347 à Stridon, l’actuelle Croatie, et mort le 30 septembre 420 à Betlehem. Jérôme suit des études à Rome, se convertit vers l’âge de 18 ans à la suite d’un rêve mystérieux, puis, après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373. En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin. A la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en Terre sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère double à Bethlehem. Durant les 34 dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à la composition d’un texte latin de l’ancien et du nouveau Testament, qui soit plus fidèle aux manuscrits originaux grecs et hébreux. Concurremment il rédige ses commentaires sur la Bible. Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l’Eglise catholique. Il est considéré comme le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée jusqu’au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident. Ses reliques sont conservées à Sainte-Marie-Majeure, l’une des quatre grandes basiliques de Rome. C’est l’un des Pères de l’Eglise et, le pape Boniface VIII l’éleva au titre de docteur de l’Eglise.

Son enseignement sur saint Joseph

Réfutant Helvédius, saint Jérôme justifie ainsi la virginité de saint Joseph : « que dis-tu, malheureux ? Que Marie n’est pas toujours restée vierge ? Eh bien ! Moi j’af­firme bien plus que tu ne nies. J’affirme que non seulement Marie, mais que Joseph lui-même est resté vierge par Marie, afin que d’un mariage virginal naquit un fils vierge. Et, en effet, si l’homme saint garde sans tache le tré­sor de sa chasteté ; s’il n’est écrit nulle part que Joseph ait eu une autre épouse ; et si, quant à Marie qui a été regardée comme sa véritable épouse, il en a été plutôt le gardien que l’époux, il reste que celui qui mérita d’être appelé le père du Seigneur est demeuré vierge avec Marie. » (Adversum Helvedium)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Augustin

 

Saint Augustin par Philippe de Champaigne

Evêque d’Hippone et docteur de l’Eglise, saint Augustin est né à Tagaste (actuellement Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 d’un père incroyant et d’une mère chrétienne, sainte Monique. En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Converti, baptisé par saint Ambroise à pâques 387, il retourne en Afrique. Ordonné prêtre en 391, évêque d’Hippone (près de l’actuelle Bône, Algérie) en 396, il est l’un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430. Avec saint Ambroise de Milan, saint Jérôme et Saint Grégoire le grand, il est l’un des quatre Pères de l’Eglise.

Son enseignement sur saint Joseph

C’est ainsi qu’il s’exprime sur la virginité de Joseph, sur son titre d’époux de la Vierge et de père du Sauveur : « gardez, ô Joseph, avec Marie votre épouse, l’inviolable loi de la virginité, parce que c’est de la virginité que naît la vertu des anges. Que Marie soit la Mère du Christ, dans sa chair, en gardant sa virginité. Mais vous, soyez aussi père du Christ par le culte de la chasteté et l’honneur de la virginité. Réjouissez-vous donc, ô Joseph, de ce que, par le mérite de la virginité, vous vivez d’une manière si angélique avec votre épouse, que vous êtes, à juste titre, appelé père du Sauveur. » (Sermon 14)

Dans un autre discours, saint Augustin parle ainsi : « Joseph, qui avait fait vœu de virginité, était l’époux de la Vierge, non pour porter atteinte à sa pudeur, mais pour en être le gardien : c’est même trop que de dire qu’il était le gardien de la pudeur, parce que Dieu lui-même la gardait ; l’époux de la Vierge fut seulement le gardien de sa pudeur virginale. » (Sermon 53)

En parlant de paternité et de la chasteté de saint Joseph, il écrit encore : « Pourquoi le fils de la virginité de Marie ne serait-il pas reçu comme un fils par le chaste Joseph ? Il est chaste mari comme elle est chaste épouse : pourquoi ne serait-il point père, tout vierge qu’il est, de même que Marie a mérité d’être mère sans cesser d’être vierge ? Celui donc qui prétend qu’on ne doit point donner à Joseph le nom de père, parce qu’il n’a pas engendré de fils, cherche dans la génération des enfants la satisfaction de la concupiscence, et non la tendresse de l’affection. Joseph réalisait bien plus parfaitement dans son cœur ce que d’autres désirent accomplir d’une manière charnelle. Sachant qu’il n’était pour rien dans le mystère de Marie, il devait normalement la considérer comme infidèle. Mais parce qu’il était « juste » et qu’il ne voulait pas la diffamer, il résolut de la renvoyer en secret. Epoux, le trouble s’empare de lui ; mais « juste » il ne sévit pas. Considérez la « justice » profonde de Joseph. S’il épargnait son épouse, ce n’était pas par le désir de vivre avec elle. Beaucoup, en effet, inspirés par un amour charnel, pardonnent à leurs épouses infidèles, désireux qu’ils sont, malgré leur faute, de les conserver, pour satisfaire ainsi leur propre désir. Cet homme juste, lui, ne veut point conserver son épouse ; son affection n’a donc rien de charnel. Il ne veut pas non plus la punir : c’est l’effet d’un sentiment de miséricorde. Admirez le caractère de ce « juste » : c’est tout-à-fait avec raison qu’il a été choisi comme témoin de la virginité de son épouse. Amen. » (Sermon 51)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Hilaire de Poitiers

Saint Hilaire par Viguier

Hilaire de Poitiers, premier évêque de Poitiers réellement attesté, né vers 315 et mort en 367, est un écrivain latin chrétien. On l’a surnommé l’« Athanase de l’Occident » en raison de son action énergique et pastorale dans la lutte pour l’orthodoxie chrétienne. Il a été élevé au rang de docteur de l’Eglise par le pape Pie IX en 1851.

Son enseignement sur saint Joseph

Pour saint Hilaire, Joseph est le type des Apôtres.

Après la mort d’Hérode, Joseph est averti par l’ange de retourner en Judée avec Jésus et Marie. A son retour, ayant appris qu’Archélaüs, le fils d’Hérode, a succédé à son père, il décide de s’installer à Nazareth. Saint Hilaire commente : « Il est donc averti de retourner en Judée, et à son retour, il craint ; et dans une nouvelle vision, il reçoit l’ordre de passer dans une contrée infidèle. Pourquoi Joseph craignit-il, après avoir reçu un avertissement du ciel, et pourquoi l’ange donna-t-il un ordre qu’il devait contremander bientôt après ? Tout cela s’est fait par figure. Car « Joseph devait être le type des apôtres, auxquels a été confiée la mission de porter le Christ dans toutes les contrées de l’univers. » (Saint Hilaire, Commentaires sur l’Evangile de saint Mathieu II)

Peut-être est-ce sous l’impulsion de saint Hilaire que saint Jean-Paul II décida de proclamer saint Joseph le patron du IIIème millénaire et de la nouvelle évangélisation…

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Jean Chrysostome

Saint Jean Chrysostome, né à Antioche entre 344 et 349, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople et l’un des pères de l’Eglise grecque. Son éloquence est à l’origine de son surnom de  « Chrysostome » qui signifie littéralement « Bouche d’or ». Sa rigueur et son zèle réformateur l’ont conduit à l’exil et à la mort. C’est un saint et un docteur de l’Eglise catholique, de l’Eglise orthodoxe et de l’Eglise copte, fêté le 13 septembre en occident et le 30 janvier en orient.

Son enseignement sur saint Joseph

Interprétant les paroles de l’Evangile : « Joseph, qui était un homme juste » (Mathieu 1, 19) saint Jean Chrysostome s’exprime ainsi :

« Ce nom de juste que l’Esprit-Saint donne ici à Joseph signifie accompli dans toutes les ver­tus. La justice, en effet, comprend et l’absence de tout vice et la possession de toute vertu ; c’est dans ce sens que l’Ecriture emploie sou­vent le mot de justice, comme lorsqu’elle dit, en parlant de Job : « C’était un homme juste et droit »  et encore, en parlant de Zacharie et d’Élisabeth, son épouse : « tous deux étaient justes. »

Dans un autre passage de la même homélie, saint Jean Chrysostome commente l’Annonciation à Joseph : « elle mettra au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » : ne croyez pas, ô Joseph, que, parce que le Sauveur a été conçu du Saint-Esprit, vous soyez complètement étranger à l’économie de ce grand mystère. Sans doute, vous ne partici­pez en aucune façon à cette génération divine, puisque la virginité de Marie demeure intacte ; cependant, je n’obscurcirai en rien la splen­deur de cette virginité, en vous conférant le privilège, réservé au père, d’imposer un nom à ce divin Enfant ; c’est vous  qui le nommerez. Bien qu’il ne soit pas votre fils, vous aurez pour lui toutes les sollicitudes d’un père, et, en lui imposant le nom qu’il portera, vous lui serez uni par tous les liens de la paternité » (homélie IV sur saint Mathieu).

Enfin, il commente ainsi ces paroles : « Fuis en Egypte, et restes-y jusqu’à ce que je te dise d’en partir ; car il arrivera qu’Hérode cherchera l’enfant pour le faire périr » (Mathieu 2, 13) : « A ces paroles, Joseph ne se trouble pas ; il aurait pu dire : « Mais c’est là une énigme. Vous disiez naguère : « Il sauvera son peuple ; et maintenant il ne peut se sauver lui-même, et nous voilà forcés de fuir et de nous exiler dans une contrée lointaine ! Cela ne s’accorde guère avec vos promesses… » Non, Joseph ne fit aucune de ces réflexions, car c’était un homme juste ; il ne s’informe pas même du temps du retour, bien que l’ange n’en ait parlé que d’une ma­nière indéterminée, disant : « reste en Egypte jusqu’à ce que je t’ordonne d’en partir. » Malgré cela, Joseph n’hésite pas un instant ; il obéit, et s’expose avec joie à toutes les fati­gues d’un long voyage. Mais Dieu, dans sa bonté, a mêlé à ces épreuves de douces con­solations. C’est ainsi qu’il en agit toujours avec ses saints ; ni la tempête ni le calme ne règnent toujours dans l’âme du juste, mais sa vie est un tissu d’épreuves et de consolations qui se succèdent tour à tour. C’est ce que nous voyons dans la vie de Joseph. Ce saint patriarche aperçoit dans sa chaste épouse les signes de la maternité ; cette vue le trouble et le jette dans l’anxiété ; mais alors lui apparaît un ange qui dissipe ses soupçons et le délivre de ses craintes. La naissance du divin Enfant le comble de joie ; mais bientôt cette joie fait place à la crainte ; toute la ville de Jérusalem est en émoi ; le roi, en fureur, fait chercher l’enfant par ses sicaires. Au milieu de ces craintes, de nouveaux su­jets de joie : l’apparition de l’étoile miraculeuse, l’adoration des mages ; mais bientôt aussi de nouvelles terreurs, de nouveaux dan­gers : Hérode veut faire mourir le l’en­fant. Joseph, averti par l’ange, est forcé de fuir et de s’exiler. A la mort du tyran, l’ange apparaît à Jo­seph, et cette fois, il ne lui dit pas : « fuis » mais : « retourne dans ta patrie. » C’était le repos après l’épreuve ; mais, après ce repos, de nouveaux dangers menacent Joseph. Le ty­ran est mort, mais son fils vit et règne ! Pour éviter le danger, Joseph, conduit par l’ange, s’en retourne à Nazareth, et va couler des jours plus tranquilles dans sa chère patrie » (Homélie VIII et IX sur saint Mathieu).

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Joseph le juste

Saint Joseph protecteur de l’Eglise universelle (basilique Notre Dame auxiliatrice, Turin)

Les Evangiles se plaisent à retracer la vie de Jésus avec sobriété et à brosser les traits de chaque personnage dans l’essentiel de ce qui doit être retenu de lui dans son rapport avec le Christ. Cependant, tout en allant droit à l’essentiel, ils n’omettent pourtant rien.

Ainsi en est-il de saint Joseph. On ne rapporte de lui que très peu de choses, pas une seule parole. Et pourtant le peu qui nous est dit de lui, suffit à justifier et à fonder solidement sa dévotion. En effet, la substantifique moelle de tout ce qu’il y a à savoir de saint Joseph, tient dans les mots : « Joseph, son époux, qui était un homme juste… » (Mathieu 1, 19) Ce simple mot « juste » vaut le plus élogieux des procès de canonisation. En effet, « juste » signifie qu’en Joseph sont réunies et portées à leur perfection, toutes les vertus chrétiennes. Ce mot « juste » a d’autant plus de poids qu’il est utilisé en lien direct avec les noms de Jésus, de qui procède toute sainteté, et de Marie, la comblée-de-grâce.

Saint Joseph est donc l’époux de Marie, la Mère de Dieu, et le père nourricier de Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même : aucun être humain ne peut se prévaloir de liens aussi directs, étroits et intimes avec le Sauveur et sa Mère. Quand, en plus, on lit en saint Luc, que Jésus s’est soumis pendant trente années à Joseph et à Marie, il n’est plus de doute qu’il est digne de toute notre vénération (Luc 2, 51).

Le peu de choses que les Evangiles ont rapporté de saint Joseph, a suffi à nourrir la méditation de générations entières de simples croyants comme des saints jusqu’aux plus éminents. Et les plus grands d’entre eux ont encouragé sa dévotion par des écrits, des homélies où les éloges les enthousiastes se conjuguent avec les mots de la plus tendre affection.

Aussi, découvrirons, au cours de ce mois de saint Joseph en ligne 2018, les savoureux écrits que nous ont laissés aussi bien les Pères de l’Eglise, les docteurs, les saints, qui ont médité le peu que les Evangiles disent de « Joseph le juste. » Tout en découvrant l’importante littérature qu’ils nous ont léguée, nous verrons que malgré son abondance, le point final de ce qu’il y a à dire de Joseph n’est toujours pas posé et que le sujet est loin d’être épuisé.

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.