L’amour de Jésus nous porte

Contemplons

Saint Vincent de Paul, Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ

Méditons

L’amour de Jésus est notre force parce que, dans son amour, il veille sur nous, pourvoyant à tous nos besoins, mais aussi parce qu’il nous donne de  nous dépasser pour l‘amour de lui et de notre prochain.

Lorsqu’on regarde tout ce que les saints ont réalisé de leur vivant, on ne peut que se demander comment une être humain aux forces, o combien limitées, a pu déployer une telle activité missionnaire, caritative et endurer tant d’épreuves sans se décourager. Lorsqu’on fait le bilan de tout ce qu’a réalisé saint Vincent-de-Paul, par exemple, on est confondu d’admiration. Il a fondé deux ordres, les lazaristes et les filles de la charité, les premiers hôpitaux, les premiers orphelinats, les premiers hospices… et avec cela, il disait la messe, le bréviaire, le rosaire chaque jour, entendait les confessions, visitait les malades et, pour comble de tout, faisait office d’aumônier de quelques grandes dames qui trouvaient qu’il ne leur consacre pas assez de temps. Comment arriver à concilier tout cela, sans se décourager devant l’ampleur de la tâche, la médiocrité humaine, sans s’écrouler de fatigue, en gardant son enthousiasme missionnaire… L’amour de Jésus le portait lui donnant de rendre visible son amour pour les hommes, notamment les plus pauvres.

Le psaume 121 nous dit : « si le Seigneur ne construit la maison, c’est en vain que travaillent les bâtisseurs… » Dans le même sens, la petite Thérèse de Lisieux affirme : « tout est grâce. » En effet, le bien que nous faisons, c’est l’amour insondable de Jésus qui nous donne de le réaliser. Sans son amour nous ne sommes plus capables de rien, surtout pas d’aimer. Et lorsque Jésus nous envoie au-devant du monde pour lui annoncer la bonne nouvelle, il est avec nous. En nous, c’est lui, le bon pasteur, qui part à la recherche des brebis perdues. « Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient » écrit saint Marc dans son Evangile (16, 20) montrant que nous ne sommes que les instruments que Jésus condescend à utiliser pour manifester au monde son amour. Et en fin de compte, il nous récompense pour l’avoir laissé agir en nous comme si nous étions en vérité à l’origine du bien que nous faisons…

Un fameux poème, dont l’auteur est inconnu, illustre mieux que toutes les démonstrations, cette pensée de l’amour de Jésus qui nous porte : « Une nuit, j’ai eu un songe. J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur. Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie. J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable : l’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur. Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi. Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière. J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur. Je l’ai donc interrogé : « Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. » Et le Seigneur répondit : «  Mon fils, tu m’es tellement  précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien : c’était moi qui te portais. »

« Sans moi, vous ne pouvez rien faire » nous dit Jésus en saint Jean (15, 5). Oui, de nous-même nous ne pouvons rien mais, par amour, Jésus nous donne de faire le bien pour que nous puissions lui en faire l’hommage, par amour. « Si nous avions le don de Dieu… » (Jean 4, 10)

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

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