Le voyage à Bethlehem

Le voyage à Bethlehem, Panaghia, fresque du XVème siècle

Méditons

Jésus s’est fait homme par Marie. Par elle, il est entré dans notre histoire en un temps et en un lieu très précis. Jésus est né quand Quirinus était gouverneur de Syrie et au moment du premier recensement de la population par l’empereur Auguste. Matthieu précise, en plus, qu’il est né au temps du roi Hérode. Jésus n’est pas un mythe, il a réellement existé en tant qu’homme et figure, par Joseph, son père putatif, sur la liste de recensement des habitants de la ville de Bethlehem où il est né.

Joseph a accompli ce que l’ange lui a demandé et a pris chez lui son épouse : l’enfant qui naîtra sera, aux yeux de tous, celui de Joseph, le descendant de David. Imaginons avec quel respect, avec quelle prévenance, Joseph s’occupe de Marie maintenant qu’il sait qu’elle est la vierge dont parle Isaïe, celle qui porte en elle, le Fils de Dieu-même. Imaginons la peine de Joseph de devoir imposer à Marie le pénible voyage jusqu’à Bethlehem et toutes les précautions qu’il prend pour lui offrir un peu de confort. Imaginons l’émotion de Marie à toute la prévenance de Joseph.

Marie a souvent répété à Joseph les paroles de l’ange Gabriel le jour de l’Annonciation. Ensemble, ils ont médité sur le sens de certaines paroles encore voilées. En se rendant à Bethlehem, pour obéir à l’ordre de l’empereur, ils repensent très certainement à l’une d’entre elles : « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père et son règne n’aura pas de fin » (Luc 1, 32). Les paroles du prophète Michée leurs reviennent alors à l’esprit : « Et toi, Bethlehem Ephrata, tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda car de toi sortira un chef qui paîtra Israël, mon peuple » (Michée 5, 2). Ils ne savent pas exactement comment tout se réalisera mais admirent les voies de Dieu qui se sert du recensement de l’empereur pour faire naître le Sauveur dans la cité de David. Dans toute la difficulté et la pénibilité du voyage, ils éprouvent ainsi toute la sagesse et la prévenance de la providence divine.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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