La Nativité

Méditons

Quelle épreuve pour le cœur paternel de Joseph ! A peine est-il arrivé à Bethlehem que, pour Marie, le moment est arrivé de donner le jour au Sauveur. Aussi, Joseph va-t-il d’auberge en auberge, de maison en maison à la recherche d’un abri décent pour son épouse. Partout il trouve porte close. Imaginons l’ambiance qui règne dans Bethlehem en la nuit de la Nativité. La ville grouille de monde en raison du recensement ordonné par César. Les auberges sont prises d’assaut et les habitants de Bethlehem profitent de l’aubaine pour faire des affaires. Le prix du moindre hébergement atteint des sommets prohibitifs. Il n’y a plus de place nulle part. Tout a été vendu à prix d’or. Si cela se trouve, Joseph n’a que très peu d’argent et ne peut surenchérir pour arracher un petit coin dans la salle commune. Quelqu’un s’est tout de même laisser apitoyer et a finalement indiqué à Joseph une étable à l’écart de la ville (qui n’a certainement pas été gratuite non plus !). Quelle douleur pour Joseph de penser que c’est le Fils de Dieu Lui-même qui vient aux habitants de Bethlehem et que les portes de la ville lui sont fermées. Quelle douleur pour ce père en devenir, de ne pouvoir offrir à son enfant davantage qu’un abri de fortune à peine digne des bêtes.

Pour Joseph les grandes douleurs sont toujours associées à de grandes joies. A la douleur de ne pas trouver d’abri décent pour Marie et son enfant, se mêle la joie incommensurable de la naissance du Sauveur, du Messie annoncé par les prophètes. Quelle joie pour lui de contempler le bonheur de Marie à la naissance de son Fils premier-né, de tenir dans ses bras Celui qui est tout autant son Créateur que son Sauveur, d’entendre les bergers rapporter les paroles de l’ange sur la naissance de Jésus, de les voir L’adorer avec autant de simplicité que de vérité. Quelle joie pour lui de trouver en tous ces signes une confirmation de plus de l’origine divine de Jésus.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Luc 2, 14), disent les phalanges célestes en la nuit de Noël. Peut-être Joseph et Marie les ont-ils entendues. Toujours est-il que tous les hommes (et femmes) de bonne volonté de Bethlehem sont rassemblés dans l‘étable de la Nativité où a lieu la première adoration du Verbe fait chair.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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