Le catholicisme au Japon

Contemplons

Crucifiement des 26 martyrs du Japon en 1597

Méditons

Les premières activités missionnaires lancées par les jésuites, dont saint François-Xavier, débutent en 1549. Ils sont rejoints par les ordres mendiants espagnols. Pendant la trentaine d’années qui suit la mort de saint François-Xavier, le christianisme se développe dans la région de Kyushu doucement mais sans heurts.

En 1587, le shogun Toyotomi Hideyoshi décide l’expulsion du pays des missionnaires car il ressent l’influence des jésuites, mais surtout des franciscains, comme une menace pour son pouvoir personnel. Toutefois, pour des raisons d’ordre économique ce décret est peu appliqué.

Bientôt une violente opposition s’élève. Le 5 février 1597, 26 catholiques  sont crucifiés à Nagasaki, et en 1614, le shogun Tokugawa interdit le christianisme : les missionnaires sont expulsés.

En 1624, les Espagnols sont tous expulsés.

En 1637-1638 la rébellion chrétienne de Shimabara est réprimée par le massacre des insurgés, et suivie de l’expulsion des Portugais du Japon. Le pays est fermé entre 1641 et 1853 : aucun étranger ne peut entrer, ni aucun Japonais ne peut sortir sous peine de mort.

Au milieu du XIXe siècle, jusqu’au milieu du XXe siècle, ce sont les missionnaires français des Missions étrangères de Paris qui prennent la relève et fondent plusieurs vicariats apostoliques. Ainsi des prêtres des Missions étrangères de Paris s’établissent à Nagasaki. Le prêtre missionnaire Bernard Petitjean y construit la basilique des Vingt-six Martyrs du Japon en 1864.

Aujourd’hui, les catholiques sont au nombre de 450 000 sur près de 127 millions d’habitants, soit 0,36 % de la population totale, qui est à 71 % bouddhistes et à 15 % shintoïstes. Il existe également une petite minorité protestante.

La communauté catholique ne connaît pas de croissance. En 2017, sur l’ensemble des 16 diocèses du pays, un seul jeune homme est entré au Grand séminaire japonais. Si l’ensemble de l’épiscopat est local depuis 1940, le poids du clergé étranger est encore important dans le pays. Sur environ 1 800 prêtres (religieux ou non), 519 sont des missionnaires étrangers.

Le sanctuaire de Notre-Dame d’Akita est devenu un centre important de pèlerinages catholiques, à la suite des apparitions mariales entre 1973 et 1975.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière que Notre Dame de Fatima souhaite à la fin de chaque dizaine du chapelet).

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre Règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen. (Prière des Servantes de l’Eucharistie).

Saint Michel, archange, défendez-nous dans le com­bat, soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus dans le monde pour la perte des âmes. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen. 

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