Le contexte des apparitions

Contemplons

Le pape Paul VI

Méditons

Au moment des apparitions de Marie à Akita, nous sommes au début des années 70, une période de grands bouleversements qui, depuis l’Europe, s’étendent au monde entier. En effet, la génération du baby-boom est parvenue à l’âge adulte, nous sommes au lendemain de mai 1968 et dans la période de l’après concile Vatican II.

Les événements de mai 68 ont bouleversé les valeurs traditionnelles et remis en question les fondements même de la société. Alors que la génération précédente n’était préoccupée que de la reconstruction du pays et de l’élévation du niveau de vie, la génération de mai 68 ne se soucie que de jouir du confort acquis, portée en cela par la croissance économique des « trente glorieuses. » Les mots d’ordres sont désormais « jouir sans entrave », « il est interdit d’interdire. » Ce renouveau culturel, parti de France, a des prolongements dans le monde entier y compris au Japon.

En effet, la 2ème guerre mondiale a laissé de profonds traumatismes dans la société nippone. Le nationalisme exacerbé pendant la guerre et la période qui l’a précédée, a fait commettre des crimes presque aussi horribles que ceux du régime nazi. La guerre s’est d’ailleurs soldée par la destruction de deux villes nippones, Hiroshima (entre 95 000 et 110 000 morts), Nagasaki (60 000 à 80 000 morts) respectivement les 6 et 9 aout 1945. Aujourd’hui encore, le pays reste profondément marqué par ces deux catastrophes nucléaires. A l’heure des apparitions, la nouvelle génération bascule dans une culture opposée à celle de ses parents qui plaçait la patrie au-dessus de toutes les valeurs, pour rechercher plus de plaisir, de liberté, de spontanéité.

Au niveau ecclésial, nous sommes dans l’immédiat après concile Vatican II, une période de grande confusion où commencent à s’affronter ouvertement les courants progressistes et traditionalistes. En effet, les adeptes d’une certaine idée du Concile, pensent que ce-dernier a apporté une révolution et non un renouveau. On n’hésite donc pas à tourner le dos aux vérités les plus fondamentales de notre foi. C’est ainsi que se répandent comme la peste les doutes sur la présence réelle, sur l’existence de l’enfer, d’un jugement à la fin de cette vie terrestre, des anges, sur la nécessité de la pénitence, de la prière, de l’importance du culte marial, de la repentance des péchés, de la confession… Beaucoup pensent que le concile a aboli toute idée de renoncement, de sacrifice pour inviter à jouir de la vie, et plutôt que de prier Dieu, de se consacrer aux plus pauvres. C’est l’époque aussi où beaucoup de prêtres quittent le sacerdoce, que les séminaires se vident, qu’on rejette l’autorité du pape Paul VI qui se retrouve quasiment seul à lutter contre les hérésies qui se propagent, que la pratique religieuse s’effondre. Ce n’est pas sans raison que le pape Paul VI dira dans son homélie du 29 juin 1972, fête des Apôtres Pierre et Paul : « Devant la situation de l’Eglise d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu… On croyait qu’après le Concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Eglise. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l’incertitude. Nous prêchons l’œcuménisme, et nous nous séparons toujours davantage les uns des autres. Nous cherchons à creuser des abîmes au lieu de les colmater. Comment cela a-t-il pu se produire ? Une puissance adverse est intervenue dont le nom est le diable, cet être mystérieux auquel Saint Pierre fait allusion dans sa lettre. Combien de fois, dans l’Evangile, le Christ ne nous parle-t-il pas de cet ennemi des hommes ! Nous croyons à l’action de Satan qui s’exerce aujourd’hui dans le monde précisément pour troubler, pour étouffer les fruits du Concile œcuménique, et pour empêcher l’Eglise de chanter sa joie d’avoir repris pleinement conscience d’elle-même. Et c’est pourquoi nous voudrions, aujourd’hui plus que jamais, être capables d’exercer la fonction, confiée par Dieu à Pierre, de confirmer nos frères dans la foi. Nous voudrions vous communiquer ce charisme de la certitude que le Seigneur donne à celui qui le représente sur cette terre, quelle que soit son indignité… » (Paul VI, Homélie du 29 juin 1972).

C’est dans ce contexte que Marie, la servante, la messagère de Dieu, apparait à Akita pour rappeler au monde les vérités fondamentales de la foi et l’inviter à se convertir.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière que Notre Dame de Fatima souhaite à la fin de chaque dizaine du chapelet).

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre Règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen. (Prière des Servantes de l’Eucharistie).

Saint Michel, archange, défendez-nous dans le com­bat, soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus dans le monde pour la perte des âmes. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen. 

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