La joie des épousailles

Contemplons

L’Annonciation, Albi

Méditons

S’il est un événement heureux pour l’humanité, c’est bien celui de la venue de Jésus en notre monde, de Dieu qui se fait l’un de nous. C’est par Marie qu’il vient à nous, c’est par elle qu’il nous donne le salut, faisant d’elle, par le fait même et pour toujours, la « cause de notre joie » (litanies).

Qui pourrait décrire la joie de Marie quand l’Esprit-Saint descend sur elle et que se produit en elle la première étincelle de vie du Verbe éternel ? Avec quels mots pourrait-on en parler avec justesse ? Marie l’aurait-elle pu si on l’en avait priée ? Probablement que non car nos mots ne sauraient décrire un mystère aussi ineffable et c’est la raison pour laquelle elle ne l’a jamais fait. Comme pour la résurrection, Dieu a recouvert l’événement d’un voile de mystère et Marie n’a jamais essayé de le lever pour en tirer quelque avantage.

L’Esprit-Saint qui est l’essence même de l’amour, de la joie, conçoit le Sauveur en Marie. Désormais, elle sera regardée comme son épouse tant le lien qui l’unit à lui est intime. Quelle joie l’habite dès lors que celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, choisit de se réfugier en son sein très pur. Sa joie est si grande qu’elle ne peut la garder pour elle et brûle de la communiquer. Aussi ne tarde t-elle pas à se rendre chez sa cousine Elisabeth pour la lui partager.

C’est le Ciel dans toute son immensité que Marie porte dans son sein et abrite dans son Cœur Immaculé. En effet, en portant dans ses entrailles, Jésus en qui se trouve l’unité du Verbe, du Père et de l’Esprit Saint, c’est toute la Sainte-Trinité qui est présente en elle. Ce mystère est tellement grand qu’on peine à le croire. Et pourtant, Jésus le confirmera quand il dira pour notre instruction à la face de toutes les générations : « je suis dans le Père et le Père est en moi ! » (Jean 14, 11).

Celui qui vit sous l’emprise de l’Esprit-Saint ne peut qu’être joyeux, à l’image des apôtres à la Pentecôte ou le jour où ils sont battus et tout heureux de l’avoir été pour le nom de Jésus (Actes des Apôtres 5, 40-41). Parce que Marie ne vit pas seulement sous l’emprise de l’Esprit-Saint mais qu’elle en est l’épouse, elle est remplie d’une sainte joie qui ne la quittera jamais.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Très-Sainte-Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre-Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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