« J’AI SOIF »

Contemplons

Ecoutons

Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. (Jean 19, 28-29)

Méditons

Les mots de Jésus « j’ai soif » sont certainement à peine audibles. En effet, il est à bout de force, en proie à l’étouffement, qui est la première conséquence d’une crucifixion, il a perdu beaucoup de sang et n’a pris ni nourriture ni boisson depuis la dernière Cène. Assoiffé, sa langue gonflée colle à son palais et le moindre mouvement de ses lèvres tuméfiées, lui cause d’horribles souffrances. Cependant, les soldats au pied de la croix, qui guettent la mort des trois crucifiés parce que pressés d’en finir, entendent les mots de Jésus. Ils se saisissent donc de l’éponge imbibée d’une boisson vinaigrée (qui fait partie de l’équipement de base de toute crucifixion) et la tende à Jésus.

Jésus ne boit pas car sa soif aussi, concourt au salut des âmes. Par conséquent, il ne veut pas l‘étancher. Il humecte simplement ses lèvres, qui en reçoivent un surcroît de souffrance en raison de l’acidité.

Au-delà de sa soif physiologique, Jésus a soif de rendre à Dieu toute gloire. Il aime son Père et son Père l’aime, et leur amour est tellement grand qu’ils ne font qu’un, et cet amour est si fécond qu’il produit une troisième personne, l’Esprit-Saint. Et leur amour mutuel ne peut se mesurer car il est à leur échelle : il est infini.

Dieu est amour et mérite d’être aimé en retour d’un amour, qui ne souffre aucune concession, même la plus légère. Jésus a tout souffert pour la gloire de Dieu parce que lui seul pouvait lui rendre la gloire qu’il mérite, mais aussi pour nous inviter à l’imiter en n’épargnant aucun effort pour rendre à Dieu la gloire qui lui est due.

Jésus a soif des âmes. C’est pour le salut des âmes, que Jésus a souffert sa Passion. Aussi, a-t-il soif de leur communiquer le salut, qu’il a acquis pour elles. Rien ne saurait attrister Jésus davantage, que de voir son sacrifice d’amour rendu inutile par l’indifférence ou le refus des âmes. A sainte Marguerite-Marie, Jésus dit dans ce sens en juin 1675 : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart, que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est, que ce sont des cœurs qui me sont consacrés, qui en usent ainsi. » Jésus a soif de notre salut.

C’est une boisson vinaigrée, que Jésus reçoit pour étancher sa soif. Cela signifie, que la gloire que nous devons rendre à Dieu ainsi que le salut des âmes auquel nous devons coopérer, impliquent beaucoup de renoncements, de sacrifices. En humectant ses lèvres avec ce vinaigre, au prix d’une grande souffrance, Jésus nous rappelle que la gloire de Dieu et le salut des âmes ne résultent pas de mondanités plaisantes mais de toutes sortes d’efforts, qui rechignent à notre nature et que, malgré tout, nous rajoutons généreusement à sa Passion comme son indispensable complément.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ (au niveau local)

Reliquaire d’un fragment de la vraie Croix conservé en l’église Saint Louis de Strasbourg centre (bénédiction avec la relique chaque dimanche de carême après les vêpres et le vendredi après le chemin de croix).

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