« Demain, vous y verrez plus clair »

Contemplons

Jacqueline Aubry prise en photo après la guérison de ses yeux

Méditons

L’après-midi se passe en classe. Et comme la Sainte Vierge ne nous a pas donné de rendez-vous pour ce soir-là, alors je reste à l’étude. La maîtresse s’approche de moi et me dit sévèrement : « Jacqueline, tu fais ton cartable, monsieur le curé t’attend à la cure. » J’arrive chez monsieur le curé qui me dit tout de suite : « alors, que t’a dit cette belle Dame aujourd’hui ? »

Je lui raconte l’apparition et sa réponse quand je lui demandais un miracle : « Vous y verrez clair. »

– Non mais, t’as vu tes yeux ?

– Oui, monsieur le curé.

– Et tu crois, comme ça, qu’en une nuit, tout va disparaître ?

– Oui, Monsieur le curé

– Non, ce n’est pas toi qui verras clair, c’est nous qui verrons clair dans votre histoire !

– Non, monsieur le curé, la Sainte Vierge a ajouté : « vous ne porterez plus de lunettes … »

– Oh la la, et en plus, cette belle dame te vouvoie ?

– Oui, monsieur le curé.

Alors là, subitement monsieur le curé se met en colère, il ouvre la porte et me flanque dehors. J’arrive à la pâtisserie, comme moi, papa et maman pleuraient : « mais comment peux-tu être guérie ? »

II est vrai que je souffrais d’une forte myopie, j’avais des lunettes avec des verres épais, mais ce n’était pas là le plus grave. J’avais, depuis ma naissance, une conjonctivite purulente (qui était un handicap en 1947 parce que les antibiotiques n’étaient pas encore en vente) : mes yeux pleuraient, jour et nuit. La nuit, il se formait des croûtes et tous les matins, depuis que j’étais bébé, maman faisait bouillir de l’eau, mettait du tilleul et m’enlevait toutes les croûtes ; elle m’enlevait les cils avec, et je n’avais jamais de cils. C’était répugnant et dégoûtant à voir quand mes yeux n’étaient pas nettoyés. Mes petites amies étaient habituées à me voir comme ça. Mais pour les gens du village, mes yeux faisaient pitié. Et même en classe, l’humeur tombait sur les cahiers, sur les livres, et souvent, ma maîtresse me donnait du coton hydrophile. Et de plus, j’avais un léger strabisme de l’œil droit.

Je me suis couchée ce mercredi soir avec cette myopie, avec cette conjonctivite purulente, avec mon œil droit qui tournait. La nuit j’ai bien dormi comme d’habitude. Malgré les contradictions, j’étais tellement heureuse de voir la Sainte Vierge et tellement certaine que c’était elle.

Vous savez, c’est comme si cela venait de se passer. J’ai ouvert grand les yeux et je voyais au loin ! Mais surtout c’est pas ça : je sentais que j’avais les yeux légers, la tête légère. Je crie « papa, maman, je vois, je vois! » Maman, qui montait avec sa petite casserole d’eau bouillie et son tilleul et papa suivait derrière… ont vu, et ils ont cru ! Je n’avais plus rien du tout : plus d’humeur, plus de croûte, mon œil qui tournait, ne tournait plus et dans mes lunettes, je ne voyais plus. Eh bien, vous savez, ils ont pleuré, pleuré… Et moi je riais, j’étais heureuse, heureuse…! Papa, vite, est allé chercher monsieur le curé – lui qui ne mettait jamais les pieds au presbytère ! – il a vite été chercher monsieur le curé… « Vous ne pourrez jamais croire une chose pareille ! Venez à la pâtisserie ! »

Quand monsieur le curé est arrivé, j’étais descendue dans le magasin. Dès qu’il a vu mes yeux, ce brave monsieur le curé, il a levé les bras vers le ciel, il a dit : « Mais c’est donc vrai qu’elle descend parmi nous ! » Et d’un monsieur le curé sévère, on a eu un monsieur le curé gentil. II m’a embrassé… Et puis vite – j’ai su ça longtemps après – il est allé téléphoner à l’archevêché de Tours, et Mgr lui a dit : « Maintenant, assistez à l’apparition avec vos religieuses. » Si bien que ce jeudi, monsieur le curé, avec les religieuses, et la foule est dans l’église. Parce que, pour les gens du village, depuis douze ans, mes yeux leur faisaient pitié. Croyants et incroyants, comme mes parents, sont présents dans l’église pour remercier Marie d’avoir guéri mes yeux.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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