« Baisez ma main »

Contemplons

Enfants en prière devant Notre Dame de l’Ile-Bouchard

Méditons

Lors de la seconde apparition, Marie demande à baiser la main des quatre voyantes. Lors de la sixième apparition, elle demande l’inverse : les enfants sont invités à baiser sa main. Si, en baisant la main des enfants, Marie témoigne de son respect, de son amour pour ceux qui répondent à ses demandes de prière pour la conversion de la France, des pécheurs, elle demande aux voyantes, par ce geste du baisemain, de la recevoir, de la prendre pour leur reine c’est-à-dire de se soumettre à son autorité, de lui laisser la conduite de leur vie.

En demandant aux enfants de baiser sa main, elle les invite à réaliser ses demandes. Et, au-delà des enfants, c’est toute l’Eglise qui est appelée à choisir Marie pour sa reine et à se soumettre à son empire. Et Marie peut nous faire cette demande car elle répond à la volonté de Jésus. En effet, l’Evangile nous dit que le vendredi-saint, Jésus remis sa Mère à saint Jean, « le disciple qu’il aimait. » Et, poursuit l’Evangile, « il la prit chez lui. » Saint Jean n’a pas fait que recueillir Marie parce que, seule, sans fils, sans mari, elle était sans aucun soutien matériel. En précisant, « il la prit chez lui » l’Evangéliste nous apprend qu’il lui ménage un espace dans tous les domaines de sa vie. Elle devient véritablement sa mère avec tous les droits et devoirs de cette charge. En saint Jean, c’est à chaque chrétien que Jésus confie sa mère. En saint Jean, c’est chaque chrétien qui est invité à prendre Marie dans sa vie et à se soumettre à son emprise maternelle. Aussi, en baisant la main de Marie, les quatre voyantes imitent saint Jean, « le disciple que Jésus aimait » et lui laissent, à l’invitation de Jésus, la conduite de leur vie, sûres qu’elle les mènera à bon port.

Le geste du baisemain signifie le service mutuel. Oui, Marie, la Reine des reines, se met au service des fillettes et en elles au service de chaque âme pour la mener au salut éternel. Jésus a dit à ses disciples que « celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse le serviteur de tous. » C’est dans ce sens qu’on dit, par exemple, du pape qu’il est le serviteur des serviteurs de Dieu. Dans le royaume de son Fils, personne n’est plus grand que Marie et ainsi, personne n’est plus au service des âmes que Marie. Les fillettes baisent la main de Marie pour signifier qu’elles se mettent à son service et qu’elles s’engagent à accomplir sa volonté en tous points pour mieux accomplir celle de Jésus. C’est la relation que nous devons entretenir avec Marie : un échange de service pour mieux accomplir la volonté de Jésus.

Observons l’évolution de la relation de Marie et des enfants pour un tirer un enseignement. Au début, les enfants prient Marie. C’est ce que font les fillettes le 8 décembre à la demande des sœurs écolières : elles vont à l’église pour dire une dizaine du chapelet. Ensuite, elles prient avec Marie qui apparait notamment lors de la récitation du chapelet paroissial pendant la cinquième dizaine, juste avant la bénédiction du Saint-Sacrement. Et, à chaque fois qu’elles prient une dizaine du chapelet, les fillettes voient Marie égrener son rosaire au rythme de leurs Ave Maria sans rien dire, sauf pour le Gloire au Père qu’elle proclame avec elles. Ensuite, Marie demande aux fillettes de baiser sa main comme on le fait par déférence envers une grande Dame. Par la succession de ces événements, Marie nous montre comment notre relation à elle doit évoluer. Marie ne doit pas être pour nous une simple connaissance à laquelle on a recours quand on a épuisé tous les autres. Nous devons chercher à la connaitre, à entrer dans ses sentiments, à épouser ses intentions, à imiter ses vertus, nous laisser guider par elle à Jésus-Christ. En somme, le baiser que Marie demande aux fillettes, c’est leur consécration pleine et entière à elle, comme Mère, comme Reine, c’est de se livrer corps et âme à elle, selon le principe même de saint Louis-Marie Grignion de Montfort : « tout à Jésus par Marie. »

Seule Jacqueline, l’ainée des fillettes est assez grande pour baiser la main de Marie sans aucune aide. Pour les trois autres, il n’en va pas de même. En effet, Jacqueline, comme elle l’a fait quand Marie demanda lors de la seconde apparition à baiser la main des trois autres voyantes, soulève une à une ses petites amies. Et elle soulève chacune de ses trois camarades avec une étonnante facilité. Les personnes qui assistent à la scène en témoigneront. Marie dit qu’elle n’est pas venue faire des miracles et pourtant elle multiplie les petites signes de sa présence. Outre ce détail de l’aisance avec laquelle Jacqueline soulève ses amies, ces-dernières sentent la tiédeur de la chair de sa main, preuve s’il en est qu’elle est la Vierge élevée corps et âme au Ciel. C’est ce que le pape Pie XII promulguera moins de trois années plus tard, le 1er novembre 1950 dans le dogme de l’Assomption : « Marie a été élevée, corps et âme au Ciel à la fin du cours de sa vie terrestre. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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