La lune est sous ses pieds

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

La femme de la vision de saint Jean est un défi à la raison. En effet, elle représente ce qu’il y a de plus vulnérable et pourtant les puissances du jour et de la nuit servent sa gloire. Elle est enveloppée du soleil qui triomphe de toute obscurité. Elle se tient sur la lune qui éclaire la nuit en réfléchissant la lumière du soleil.

La lune ne produit pas de lumière par elle-même mais réfléchit comme un miroir, celle du soleil. Par cette clarté qu’elle renvoie, la lune éclaire nos nuits. Marie est comparée à la lune (le langage populaire l’a surnommée, la lampe de Notre-Dame) parce qu’elle est celle qui éclaire notre marche vers le Royaume, en réfléchissant la lumière qu’elle a elle-même reçue de Jésus. Toute sa vie, elle a retenu les paroles du Sauveur, les méditant dans son cœur. Par tout ce qu’elle a été ici-bas, elle témoigne de l’Evangile, le fait connaitre, en communique la lumière. Les dernières paroles qu’on nous rapporte d’elle dans l’Evangile, résument toute sa vie : « tout ce que Jésus vous dira, faites-le » (Jean 2, 5). Et, comme Jésus, Marie n’a jamais rien recommandé qu’elle n’ait pratiqué elle-même.

La lune représente aussi l’Eglise qui, comme Marie, a tout reçu de Jésus qui l’a aimée jusqu’à donner sa vie pour elle. Il lui a confié de répandre l’Evangile parmi les nations, l’investissant de sa puissance salvifique. Et, si Marie, se tient sur la lune, c’est parce qu’elle est la reine des apôtres, la Mère de l’Eglise et qu’en elle, corps et âme au Ciel, nous contemplons déjà l’Eglise triomphante, telle qu’elle sera après le jugement dernier quand la rédemption aura été pleinement consommée. En Marie, nous contemplons le triomphe de tous les élus parvenus à la gloire du ciel et qui font l’honneur, la fierté, la joie de toute l’Eglise encore en chemin sur la terre.

Le soleil n’éclaire la lune que sur une face quelle que soit la position de l’un par rapport à l’autre. En effet, l’Eglise militante c’est-à-dire celle que nous formons ici sur terre, n’est pas entièrement immergée dans la lumière du Christ ressuscité : il n’y a que la face exposée au soleil à savoir cette partie de l’Eglise qui accueille la lumière de l’Evangile et en vit. Le côté sombre représente cette partie de l’Eglise qui ne vit pas son appel à la sainteté, accumule les péchés et les scandales sans aucune repentance.

L’Eglise est une malgré tout, et tous ses membres demeurent solidaires les uns par rapport aux autres, dans le bien comme dans le mal. C’est le mystère de la communion des saints : ce que l’un fait de bien profite à tous, ce qu’un autre fait de mal nuit au corps tout entier.

Si Marie se tient debout sur la lune du côté de sa face éclairée mais dominant aussi sa face sombre, c’est pour nous assurer qu’elle est victorieuse du mal, et qu’en elle, à travers elle, par elle, c’est l’Eglise tout entière qui triomphera toujours des forces des ténèbres. Marie, l’Eglise, est victorieuse dans tous les combats de Dieu. En elle, la femme de l’Apocalypse, nous contemplons déjà l’accomplissement de sa promesse à Fatima : « à la fin mon Cœur Immaculé triomphera » (13 juillet 1917).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi, …, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre ou doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier », de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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