Un lis au milieu des épines

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

Dans un cantique bien connu, nous admirons la sainteté parfaite de Marie en chantant qu’elle est issue de notre nature comme « un lis au milieu des épines. » C’est bien ce qu’évoque aussi cet être de lumière qui se tient debout sur la lune dans la vision de saint Jean.

L’image de la lune évoque le côté sombre de notre nature avec toutes ses faiblesses, ses convoitises, sa concupiscence, là où se livre le combat entre l’obscurité et la lumière, entre le vice et la vertu, entre le bien et le mal. C’est là que règne le prince des ténèbres. En effet, sur chaque représentation de la femme revêtue du soleil, on montre la lune enlacée par un serpent qui tient une pomme, serrée dans sa gueule. Ainsi évoque-t-on la faute originelle qui nous a fermé le paradis et nous a précipités dans ce monde où nous avançons en combattant dans d’obscurité de la foi : « car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les dominateurs des ténèbres d’ici-bas, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Ephésiens 6, 12).

En se tenant debout sur la lune, Marie se montre victorieuse du monde et du péché. Elle est celle par laquelle nous est venu le salut promis par Dieu dès la chute d’Adam et Eve. « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3, 15).

En Marie, glorieuse entre tous, Dieu nous montre la splendeur, et de la création, et de la rédemption. Marie est issue de notre nature déchue qui, par la rédemption, est portée au sommet de la gloire. Comme nous, elle est un petit vase d’argile qui n’a de valeur que par ce qu’il contient, que par l’amour que lui porte le Seigneur. Par nature, elle n’est pas destinée à une telle gloire mais la reçoit comme un don de l’amour infini de celui qui est tout, pour nous qui ne sommes rien.

Marie est le plus beau fruit, et de la Création, et de la Rédemption : elle nous ouvre le chemin de la gloire céleste et illustre toute la beauté du projet de Dieu sur chacun de nous. C’est de la « poussière de la terre » que Dieu nous a créés. (Genèse 2, 7). C’est sans aucun mérite de notre part qu’il nous a rachetés. C’est de rien qu’il nous tire tous du néant pour nous élever à une gloire sans pareille.

Face à tant d’amour, nous ne pouvons qu’être confondus de reconnaissance et nous répandre en actions de grâce. Marie, plus que nous tous, a pénétré ce mystère de l’amour de Dieu de qui nous recevons tout sans aucun mérite de notre part. Aussi, pour elle, la seule attitude possible, c’est l’humilité : « je suis l’humble servante du Seigneur. Que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38). Lorsqu’on la représente enveloppée du soleil, elle est pieds-nus, debout sur la lune en signe de victoire mais aussi d’humilité, en signe de victoire sur l’orgueilleux prince de monde par l’humilité de toute sa vie.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi, …, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre ou doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier », de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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