L’espérance chrétienne

La vallée de larmes, Gustave Doré

Méditons

Aux messes des défunts, l’Eglise nous propose de relire un extrait de la première Lettre de saint Paul aux Thessaloniciens : « Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts » (1 Thessaloniciens 4, 13-14). Si difficile que soit le deuil, le chrétien n’est pas écrasé par la douleur car il sait où il va, et où sont ses défunts. Jésus-Christ, notre Sauveur, est mort, ressuscité, monté aux Cieux où il nous attend tous.

Dès que nous venons à la vie, nous sommes voués à la quitter. La mort viendra frapper avec certitude à la porte de chaque vie pour la dépouiller, sans ménagement, de toutes ses attaches matérielles. Oui, nous quitterons ce monde sans toutes ces choses que nous accumulons au prix de beaucoup d’efforts et qui nous font souvent oublier que nous sommes un peuple sur le départ. Parce que l’idée de la mort peut être effrayante, « ceux qui sont sans espérance » s’efforcent de l’évacuer, et se comportent comme si elle devait ne jamais se produire. Pourtant, la mort n’oublie personne…

Pour le chrétien, il n’en va pas de même. D‘abord, parce que la mort est une porte qui s’ouvre sur la vie éternelle, une porte derrière laquelle se trouve Jésus-Christ, qui est mort et ressuscité pour que tous, nous ayons la vie éternelle et que nous l’ayons en abondance. La mort n’est pas une fin, mais le vrai commencement. En nous quittant, le jour de son Ascension, Jésus nous a tous assurés qu’il part devant, auprès de son Père, pour nous préparer une place. La mort est une porte qui s’ouvre sur le Royaume de Dieu, où nous avons une place réservée, unique, qui ne sera occupée par personne d’autre. Voilà ce que Dieu, qui nous aime tous d’un amour infini et personnel, a inventé pour chacun d’entre nous.

C’est dans la douleur que le chrétien vit la séparation avec ses chers disparus. Et c’est normal, nous sommes tous des êtres de chair. Mais, même si la douleur liée à l’absence peut l’affliger, elle ne l’écrase pas, parce qu’il sait que les défunts ne le quittent pas, mais qu’ils le devancent. Les défunts partent devant, dans le Royaume des Cieux qui nous réunira tous à nouveau au temps fixé par Dieu. Le chrétien sait que ses défunts continuent de vivre, et que la tombe n’anéantit que la partie éphémère de leur personne. Le chrétien sait que ses défunts restent en capacité d’aimer, de l’aimer, et, même, que leur capacité d’amour se décuple à l’infini dans le Royaume des cieux. Le chrétien sait que les joies de ce monde ne sont rien, comparées à celles que connaissent les trépassés. La pensée du bonheur dont les morts sont comblés, console le chrétien et l’aide à emprunter, lui-même, le chemin qui mène à la vie éternelle.

Les liens avec nos défunts ne sont pas rompus pour autant ; ils sont transfigurés. La mort approfondie et intensifie la communion avec ceux que nous avons connus et aimés. Dans son amour miséricordieux, Dieu nous donne de pouvoir contribuer au bonheur éternel de tous, et notamment de nos défunts. Si en ce monde, nous pouvons nous aider mutuellement et surtout ceux que nous disons aimer, en priant les uns pour les autres, combien plus l’amour doit-il nous porter à accompagner nos défunts vers le Ciel de nos prières. Nous sommes en capacité d’aimer nos défunts, non seulement en paroles mais aussi en actes, en priant pour eux, afin d’abréger leur purgatoire et de hâter leur entrée au Ciel. Et, nos défunts, lorsqu’ils verront Dieu face à face, intercéderont sans cesse pour nous, jusqu’à ce que nous soyons, nous aussi, assurés de notre bonheur éternel dans la maison du Père.

« Car j’ai l’assurance que rien ne pourra nous séparer de l’amour du Christ » nous dit encore saint Paul. Oui, rien ne le pourra, pas même la mort. C’est bien l’espérance d’un chrétien : la mort n’enlève pas la vie. Au contraire, elle l’ouvre sur la vraie Vie, dans laquelle sont plongés tous nos chers disparus. Ce que nous sommes, ils l’étaient ; ce qu’ils sont, nous le serons.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le jour des défunts

Retable de l’autel des âmes du purgatoire (au milieu, les Saints qui intercèdent auprès de la Sainte Trinité pour les âmes du purgatoire), église Saint-Germain et Saint-Louis de Laz

Méditons

Hier, nous nous sommes réjouis avec la multitude des Saints du Ciel : ils sont arrivés au bout du chemin et vivent dans une joie sans fin. Aujourd’hui, l’Eglise nous invite à nous soucier, pour leur venir en aide, de ceux qui sont encore en chemin pour le Ciel, à savoir les âmes du Purgatoire.

C’est saint Odilon, abbé de Cluny, connu pour cultiver une grande charité pour les âmes du Purgatoire, qui a institué ce jour en 998, au lendemain de la Toussaint. Très vite, il a été étendu à l’Eglise entière qui, depuis toujours, a eu souci de secourir les âmes souffrantes. L’Eglise militante (la communauté des croyants en pèlerinage sur la terre) vient, en ce jour, en aide à l’Eglise souffrante (les âmes du Purgatoire) par voie de suffrage, pour hâter son entrée au Ciel.

Il n’y a pas plus heureux, et en même temps plus malheureux, qu’une âme du Purgatoire. En effet, ces âmes souffrantes sont heureuses parce qu’elles savent qu’elles sont sauvées, qu’elles sont destinées à rejoindre le Ciel après leur purification, parce qu’elles ne pourront plus jamais commettre le moindre péché (et ainsi contrister le Créateur). Elles sont heureuses parce qu’elles ont entrevu une étincelle de la gloire de Dieu lors du jugement particulier et que cette simple vision a fait naître en elles le désir inextinguible de voir et de posséder Dieu. Elles sont heureuses parce qu’elles connaissent, à présent, toute l’ampleur du don de Dieu et du Salut. Enfin, selon bon nombre de mystiques, comme sainte Françoise-Romaine, les âmes du Purgatoire ont la joie de recevoir la visite régulière de la Sainte-Vierge (voir Marie, c’est déjà voir le Ciel !) qui vient les encourager et les consoler dans leurs peines. Elle quitte chaque fois le Purgatoire en emmenant avec Elle des myriades d’âmes auxquelles  Elle a appliqué les Messes, les rosaires, les prières et les bonnes œuvres que l’Eglise militante lui a cédés par voie de suffrage. Marie est la « consolatrice des affligés » même au Purgatoire.

Mais alors, pourquoi les âmes du Purgatoire sont-elles malheureuses, me direz-vous ? Si le Purgatoire est le lieu, par excellence, de la miséricorde, il est aussi celui de la justice divine. En effet, en Purgatoire, chaque âme souffre par là où elle a péché, selon ce qu’elle a péché et en a une vive conscience (certains trouveront ce discours un peu obscurantiste mais je les invite à consulter le catéchisme de l’Eglise catholique !). Le péché constitue une dette personnelle que l‘on contracte vis-à-vis de Dieu. Cette dette est « remboursée » sur terre par la prière et la pénitence. Les âmes du Purgatoire sont celles qui sont mortes en amitié avec Dieu (non coupables de péchés mortels !) mais sans avoir suffisamment prié et fait pénitence pour pouvoir accéder directement au Ciel. Parce qu’elles savent qu’il est infiniment juste qu’elles se trouvent en Purgatoire (qui est, rappelons-le toujours et encore, une invention de la miséricorde de Dieu !), parce qu’elles savent qu’elles ne souffrent pas un iota de plus que ce qu’elles ont mérité, parce qu’elles savent quelle est la beauté du Ciel, aucune de ces âmes ne souhaite échapper à sa souffrance purificatrice. La plus grande détresse des âmes du Purgatoire réside dans le fait qu’elles ne peuvent rien pour elles-mêmes, qu’elles pourraient être secourues par leurs proches encore sur terre et que ces derniers s’y emploient aussi peu qu’elles-mêmes l’ont fait de leur temps ! Les âmes du Purgatoire ne peuvent rien pour elles mais elles prient pour tous leurs bienfaiteurs et peuvent leur obtenir bien des grâces de choix car étant « des pauvres par excellence », elles ont un grand pouvoir sur le Cœur de Dieu !

Imaginons, la reconnaissance d’une âme que nous aurions aidée par nos prières, à quitter le Purgatoire pour le Ciel. La seule vision de sa joie est déjà une grande récompense ! Imaginons notre joie, quand, en plus, il s’agit d’une personne que nous avons connue, voire aimée…  Au Ciel, cette âme ne cessera d’intercéder auprès de Dieu afin que nous puissions, nous aussi, rejoindre le Ciel sans encombre, et que, si nous devions passer par le Purgatoire (pour ma part, j’enlève le « si » !), nous aussi nous soyons secourus.

Saint Jean Macias a cultivé une grande charité pour les âmes du Purgatoire ; il priait notamment le rosaire à leur intention. Grâce à ses prières, il a délivré 1 400 000 âmes du Purgatoire. Ce fait est tellement certain qu’il a été inséré dans sa bulle de béatification (ce que l’Eglise ne fait d’habitude jamais !). Au moment de sa mort, il a particulièrement éprouvé l’assistance de toutes les âmes qu’il a secourues.

Nous aussi, faisons-nous des intercesseurs parmi ces chères âmes souffrantes, notamment aujourd’hui, en ce jour des morts. Participons à la Messe et prions pour elles : elles prieront pour nous !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La multitude des Saints

Marie entourée de tous les saints

Méditons

La fête de la Toussaint suscite en nous une série d’images plus consolantes, plus réjouissantes les unes que les autres et nous aimons à imaginer le Ciel, en ce jour, tel qu’il est décrit dans la lecture de l’Apocalypse que l’Eglise nous propose à la Messe. Une foule immense, heureuse, se rassemble autour du trône de l’Agneau pour L’adorer, L’acclamer, Le louer, Le remercier de la manière admirable dont Il nous a tous sauvés. Dans cette foule, nous distinguons, au premier plan, la Vierge Marie, qui brille d’un éclat tout particulier, suivie de Joseph, le charpentier de Nazareth, des Apôtres, des Martyrs…. Nous reconnaissons, sainte Catherine avec sa roue, saint Laurent avec son gril, saint Jérôme avec son crâne et sa bible, saint Benoit avec son corbeau, saint Antoine du désert avec son cochon, sainte Apolline avec sa pince,… tous sont au comble de la joie : ils ont trouvé Celui qu’ils ont cherché et, en Le trouvant, ils ont trouvé le bonheur sans fin ! Ils comprennent à présent tout le mystère de Dieu et saisissent toute la profondeur de l’amour qui a présidé aux actions du Rédempteur. Leur plus grand bonheur est assurément la certitude de pouvoir L’aimer pleinement et de ne plus jamais pouvoir contrister Dieu par le moindre péché (même le plus léger !).

En portant nos regards un peu plus loin dans cette multitude, nous distinguons une foule immense de personnes inconnues avec des costumes de différentes époques, portant les signes distinctifs de leur sainteté ; ici, une ménagère avec un balai, là, un paysan avec une faux, ici une religieuse garde-malade, là, un mendiant tout transfiguré, etc… toute une foule de personnes à la sainteté ordinaire mais entière. Certains brillent même d’un éclat plus grand que les Saints que nous distinguons en les élevant à la gloire des autels ! Le ciel est plein de bonnes surprises : c’est la consolation de voir récompensée la sainteté discrète, les efforts consentis pour l’amour du prochain en toute discrétion … Puis, dans la foule on distingue des visages connus, des visages qu’on a aimés, d’autres qu’on a simplement croisés… et c’est là, la vision la plus réjouissante ! Ils vivent, ceux que nous avons aimés ; ils sont heureux et ils continuent de nous aimer… Et l’une de leurs joies est de pouvoir nous aimer plus parfaitement, plus profondément puisque maintenant ils nous aiment en Dieu ! Quelle pensée consolante : non, la mort n’est pas la fin, au contraire, elle est le début de la vraie vie ! La sainteté n’est pas réservée à un petit groupe d’initiés, elle est proposée à chacun. Nos regards se portent aussi sur des personnes dont nous n’aurions pas soupçonné la présence au Ciel et, un peu rougissant, nous prenons, une fois de plus, la résolution de ne plus jamais juger personne sur ses apparences ! La miséricorde de Dieu est vraiment infinie !

Si l‘exemple des grands saints nous est utile, combien plus nous est celui, moins glorieux, de nos proches : les parents qui nous ont élevés, le prêtre qui nous a enseigné la foi, l’époux ou l’épouse, le pieux voisin, la voisine qui a supporté patiemment sa maladie pendant de longues années… leurs exemples et leurs prières nous permettent d’avancer chaque jour un peu plus vers Dieu, notre but ultime. Ils n’ont pas de fête propre au calendrier mais ils ont ce jour qui célèbre leur entrée dans le bonheur sans fin. Nous non plus, nous n’aurons probablement pas de mémoire particulière dans le calendrier liturgique, mais peu importe, nous savons que nous ferons partie de cette multitude des saints ordinaires de la Toussaint ; c’est magnifique, non ?

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le couronnement de Marie dans le Ciel

Marie est reine mais sa royauté n’a rien de commun avec celle des potentats de cette terre. Sa gloire surpasse, et de loin, celle de toutes les reines de la terre réunies. Et, pourtant, elle use de sa toute-puissance comme l’humble servante de Nazareth qu’elle est restée. Elle est une reine servante, qui met toute sa puissance au service de la gloire de Dieu et de notre salut. En son couronnement, nous contemplons la récompense accordée à tous ceux qui, comme elle, « suivent l’Agneau partout où il va » (Apocalypse 14, 4).

« Au Ciel, le juste se repose de ses travaux car ses œuvres continuent ce qu’il a commencé » (Apocalypse 14, 13). Sur terre, Marie n’a semé que des bénédictions dont chacun d’entre nous ressent les effets. Elle a dit « oui » à l’appel de Dieu à devenir la Mère du Sauveur ; elle a donné au monde celui qui nous a tous sauvés. Elle a contribué, plus que tout autre, à notre Rédemption par son union totale à Jésus et à sa mission, en se laissant pleinement sauver par lui. Par son « oui », sans réserve aucune, à sa vocation, elle a rendu toute gloire à Dieu et a contribué directement au salut de toutes les âmes.

En suivant l’appel de Dieu, en réalisant sa vocation, Odile est devenue une source de bénédictions pour nous tous, qui nous confions à son intercession. En suivant son exemple, nous trouvons Jésus et lui donnons de nous sauver. Saint Léon IX, le pape alsacien, représenté dans l’un des vitraux du chœur de la basilique du Mont, l’élève à la gloire des autels et le pape Pie XII la proclame patronne de l’Alsace en 1946.

1300 après s’être endormie dans le Christ, Odile continue de régner sur l’Alsace et de la combler des plus larges bénédictions, de la protéger dans le danger.

En Eglise, ne cessons d’aller à Odile, pour qu’elle nous mène à Jésus, le seul Sauveur des hommes, et à Marie, la médiatrice de toutes les grâces.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

Ce rosaire a été enregistré. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og

L’Assomption de Marie

« C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Mathieu 25, 23). Marie a été fidèle en toute chose. Aussi, entre t’elle, corps et âme, dans le séjour de gloire de Jésus, qui est tout autant son Fils que son Sauveur. En elle, Dieu est exalté, magnifié. En elle, la Rédemption est parvenue à son terme : Marie est pleinement, parfaitement sauvée. En elle, nous contemplons notre propre devenir et trouvons toutes les raisons de notre plus fervente action de grâce. Oui, « l’Agneau qui a été immolé, est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange » (Apocalypse 5, 12). Oui, elle est digne de tout notre amour, celle par qui le salut est venu jusqu’à nous, celle qui s’est tenue debout auprès de l’autel sur lequel l’Agneau sans tache a été immolé.

Même s’il n’y a rien d’écrit à ce sujet, toute la vie d’Odile témoigne de son attachement à Notre-Dame. En effet, elle ne pouvait pas ne pas aimer la Mère de celui que son cœur a choisi et vivre à son imitation. Quand on aime quelqu’un, on aime aussi ceux qui l’aiment. Odile a vécu selon le modèle de Marie, le modèle de toutes les vierges consacrées. Et elle a choisi elle-même de consacrer la première chapelle du Mont Sainte Odile à Marie, la Mère de Dieu. La chapelle actuelle est dédiée à Notre-Dame en son assomption. Lorsque nous venons adorer Jésus- Eucharistie au Mont, nous le faisons sous les regards de Marie et d’Odile, unies dans leur amour de Dieu et de l’Eglise, qui nous accompagnent et nous soutiennent de leurs prières.

Avec Odile notre sœur dans l’amour de Marie et de l’Eglise, demandons la grâce de la persévérance finale pour nous et tous ceux qui nous sont confiés.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

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La Pentecôte

« Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8). Cette force, c’est l’Esprit-Saint avec ses sept dons que sont la sagesse, l’intelligence, la science, la force, le conseil, la piété et la crainte.

C’est l’Esprit-Saint, qui donne au prophète Ezéchiel (Ezéchiel 2, 1-6) de se tenir debout et de trouver le courage de s’adresser au peuple. C’est lui qui donne à Marie de se tenir debout dans la foi au pied de la croix de Jésus.

Toute l’œuvre accomplie par Odile et ses religieuses, par sa sœur, Roswinde, ses nièces, Attale, Eugénie et Gwendelinde, est celle de l’Esprit-Saint. Sans lui, rien de ce qu’Odile a accompli n’aurait pu l’être. Cette œuvre demeure vivante et intacte après 1300 ans malgré les turpitudes de l’histoire, les saccages lors des invasions, lors de la réforme, de la révolution. Les reliques d’Odile ont dû être mises à l’abri à deux reprises mais à chaque fois, elles ont retrouvé leur place dans le Mont vers lequel les Alsaciens n’ont jamais cessé de converger.

Par Odile, notre sœur dans la mission, demandons de nous tenir debout face aux oppositions du monde et d’annoncer avec intrépidité la bonne nouvelle du salut à toute la Création.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

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L’Ascension de Jésus

A l’Ascension, alors que Jésus disparait dans la nuée en bénissant les apôtres, deux anges apparaissent qui disent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel » (Actes 1, 11). Le chrétien est en attente de la rencontre du Christ, à sa mort, lors du jugement particulier, et à son retour dans la gloire, à la fin des temps, lors du jugement dernier. Face à ces deux événements, il est rempli d’une sainte espérance car c’est alors qu’il verra la réalisation de ce que lui promet sa foi. Et c’est dans cette espérance joyeuse de l’union définitive avec le Seigneur, qui le fait fouler cette terre d’un pas alerte, qu’il garde les yeux levés au Ciel, les mains à toujours à l’ouvrage et les pieds bien sur terre.

Comme les Vierges sages de la parabole, Odile a vécu dans l’attente de la rencontre du Seigneur. Jamais elle n’a déposé la tenue de service, toujours elle a porté le vêtement des noces. Dans sa vie, tout est ordonné selon les volontés du Seigneur : « vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous ai commandé » (Jean 15, 14). Odile était l’amie de Dieu. Elle s’endort paisiblement le 13 décembre 720 entourée de ses sœurs. La tradition nous dit qu’elle envoie les sœurs prier à la chapelle et que c’est une fois seule qu’elle rend sa belle âme à Dieu. Elle voulut épargner à ses sœurs le chagrin de la séparation et être seule avec Jésus au moment de leur rencontre, comme lors d’un rendez-vous amoureux. Lorsqu’elles reviennent, les sœurs la trouvent sans vie. Réalisant qu’elle est morte sans communier une ultime fois, l’une des religieuses s’agenouille, et dans une prière simple mais confiante, s’écrie : « Mon Dieu faites que notre Mère revienne un instant parmi nous. »

Voilà qu’Odile ouvre les yeux et regarde les sœurs groupées autour d’elle : « Pourquoi venez-vous troubler mon repos ? J’étais déjà dans un lieu de délices. » Tout doucement, Odile gronde les sœurs de l’avoir détournée, ne serait-ce qu’un instant du chemin du ciel ; mais elle comprend le sujet de leurs craintes. « Puisqu’il en est ainsi, que Notre Seigneur daigne une dernière fois descendre en moi par son Eucharistie ; ainsi je pourrai mourir en sa grâce. »

Odile  se redresse et s’agenouille sur sa couche. On va quérir le vase sacré où sont conservées les saintes Hosties. Comme c’était la coutume alors, Odile le reçoit dans ses propres mains et se communie. Puis, elle se laisse retomber sur sa couche. Elle ferme les yeux et rend son dernier soupir. Elle meurt avec Jésus dans son cœur. Quelle mort bénie !

Avec Odile, notre sœur dans l’espérance, demandons la grâce de vivre en étant toujours prêts à rencontrer le Seigneur.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

Ce rosaire a été enregistré. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og

La Résurrection de Jésus

« Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père » (Jean 20 17). La douceur de l’étreinte de Jésus est réservée au paradis. Ici-bas, encore en chemin vers le Royaume, Marie-Madeleine ne goûtera plus la joie de la proximité de Jésus, qui lui communique les paroles de la vie éternelle. Il lui faut désormais  chercher et trouver son Jésus dans l’intimité de son âme où il a établi se demeure. Madeleine devra vivre dans la foi de la présence de Dieu en elle, dans son âme, et de sa présence dans la fraction du pain, comme il l’a montré aux disciples d’Emmaüs, où il est réellement présent et agissant. « Leurs cœurs étaient alors tout brûlant en eux » (Luc 24, 32).

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jean 20, 29). C’est la béatitude pascale par excellence. Odile a cru sans avoir vu, avant même d’avoir vu. Elle a été baptisée alors qu’elle avait environ 14 ans. Elle y avait été préparée par les religieuses et croyait en Jésus. A son baptême, le Christ achève l’œuvre qu’il a commencé en elle en ouvrant les yeux de son âme, en ouvrant son âme à l’intelligence des écritures, en allumant en son cœur le feu de l’amour divin comme il le fit pour les disciples d’Emmaüs lors de la fraction du pain. Lorsque le prêtre lui demande de professer sa foi, elle n’a pas besoin de recourir à un parrain, une marraine (ce qui ne signifie pas qu’elle n’en avait pas !) mais elle put répondre par elle-même : « oui, je crois en Dieu, Père, Fils et Saint esprit… oui, je renonce à Satan et à ses pompes… . Et toute sa vie durant, elle est restée fidèle à ses engagements baptismaux.

Avec Odile, notre sœur dans la foi, demandons la grâce de la fidélité aux promesses de notre baptême.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

Ce rosaire a été enregistré. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og

Les mystères glorieux

Sur le fronton du Mont Sainte-Odile, nous pouvons lire les paroles latines : « Ici fleurit jadis la sainte abbesse Odile et toujours elle règne en Mère de l’Alsace. » Les mystères glorieux du rosaire, nous donnent de contempler comment les fleurs du salut se sont épanouies en Odile jusqu’à l’apothéose, et comment la Rédemption a produit en elle les plus beaux fruits.

Le jour où Odile rencontre un malade assoiffé sur le chemin entre le couvent de la Hohenbourg et de Niedermunster, elle frappe un coup contre le rocher dont coule alors un filet d’eau. Odile forme une écuelle avec ses mains et porte de l’eau au malade. En nous confiant à elle, Odile renouvelle ce geste pour nous. Elle joint ses mains pour que le Christ les remplisse de sa grâce et elle vient nous la porter pour nous désaltérer.

Merci, Odile d’être ce que tu es ! Merci Odile, d’être pour nous ce que Dieu a voulu que tu sois !

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

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Le crucifiement de Jésus

« Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit » (Jean 19, 28-30).

Parce qu’il n’a pris aucune nourriture depuis son arrestation, en raison de la perte de son sang et de la fièvre qu’elle provoque, Jésus a très soif. Mais il a encore plus soif du salut des âmes pour lesquelles il s’est livré, pour lesquelles il s’est donné. En subissant l’amertume du fiel, l’acidité du vinaigre, en supportant ce qu’ils provoquent sur ses lèvres, son visage tuméfiés, il nous rappelle que le salut des âmes n’est pas le fruit de mondanités mais de nombreux renoncements et sacrifices. Dans cet esprit, rappelons-nous les paroles de Notre Dame à Fatima : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : « Ô Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

Odile a ressenti cette soif de Jésus pour les âmes, ce désir de se donner à lui dans sa Passion, pour contribuer à leur salut par l’offrande de toute sa vie, ce besoin de lui amener des âmes et de les disposer à se laisser sauver par lui. Pour cela, non seulement elle fait construire une chapelle pour qu’y soit célébré le nom du Seigneur, pour que les sœurs y reçoivent l’enseignement de Jésus, pour que les pauvres l’y rencontrent et se donnent à leur tour à lui, mais elle le fait connaitre par toute sa vie donnée à Dieu et au prochain. Elle devient une hostie vivante à l’exemple de Jésus, à la suite de Marie. Elle devient, selon les mots d’Elisabeth de la Trinité, une « louange de gloire » au Très-haut.

Même s’il est le Dieu tout-puissant, le Roi à qui toute la création est soumise, notre salut a coûté cher à Jésus. Aider Jésus à sauver les âmes a coûté cher à Marie, qui s’est tenue au pied de de la Croix de Jésus, a coûté cher à Odile, qui n’a reculé devant aucune difficulté pour l’amour de Dieu et du prochain. Ce n’est pas du haut d’un gibet, qu’elle a goûté au même vinaigre, au même fiel que Jésus mais dans son quotidien de religieuse tissé de dévouement et de renoncement.

Avec Odile, « louange de gloire » au Dieu vivant, demandons la grâce de l’amour de Dieu et du prochain.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Odile, dans notre nuit, aidez-moi et priez pour moi, éveillez en moi la lumière, celle des yeux, celle du cœur, princesse de notre terre, vous que le baptême a guérie, sainte devant le Seigneur, présentez-lui notre prière, ouvrez notre regard sur la vie, nous qui vivons dans les ténèbres, vous que le Christ a relevée, pour nous mener vers Sa lumière, Sainte Odile ouvrez nos yeux, aujourd’hui sur notre terre, venez aider autour de moi ceux qui cherchent la lumière, Princesse des malvoyants, aidez-moi et priez avec moi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen

Ce rosaire a été enregistré. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og