3ème Station : Jésus tombe et se relève pour la première fois

Contemplons

Méditons

Colloque intérieur de Marie :

« Quelle souffrance pour mon Cœur de Mère… voir mon enfant à terre et ne pas pouvoir courir vers lui pour l’aider à se relever… soigner ses plaies… le consoler… Mon Jésus, c’est ce que je faisais quand tu étais petit à chaque fois que tu tombais… tu t’en rappelles ?… mon Cœur ressentait, amplifié, la moindre de tes égratignures… Combien plus il est meurtri aujourd’hui de te voir à terre, écrasé sous le poids de la Croix… de ne pouvoir venir à ton secours… de voir tous ces soldats te malmener pour que tu te relèves, alors que tu es à bout de force… de voir la foule se moquer de toi… se réjouir en te voyant t’effondrer sous un tel fardeau… la seule préoccupation des soldats, des pharisiens, c’est de te faire arriver vivant au Calvaire pour ne pas être privé du clou de ce triste spectacle : ton crucifiement… comment se peut-il que des frères aient si peu compassion de leur prochain ?… Tout à l’heure, chacun ira porter son offrande au temple, son agneau pascal pour qu’il soit sacrifié au Père… et ici ils malmènent l’Agneau de Dieu, l’Agneau sans tache, le seul capable d’offrir au Père un sacrifice qui lui soit agréable… Comment le Père pourrait-il recevoir leurs offrandes avec complaisance alors qu’ils traitent ainsi son envoyé ? …

Mon Fils, tu te relèves avec tant de peine… tu saisis la Croix et reprend le chemin… tu titubes… mais je sais ta détermination… tu iras jusqu’au bout… pour l’amour du Père à qui tu veux offrir le seul sacrifice qui soit digne de Lui… l’offrande de toi-même, pour eux, qui ne mesurent pas toute l’étendue de ta compassion pour leur misère… le vieux serpent avait assuré Adam qu’en goutant du fruit défendu, il serait comme Dieu… vois, aujourd’hui, la misère dans laquelle sa tromperie les a plongés… ils ne sont que haine, aveuglement, dureté de cœur… Mon Jésus, avec toi, je prie le Père de prendre pitié de tous… ils ne savent pas ce qu’ils font…

Père, vois ton Fils qui se relève de sa chute et reprend le chemin qui mène au Calvaire… il est comme ces agneaux que tout à l’heure on mènera à l’autel pour te les sacrifier… Jésus est ton Agneau, l’Agneau sans tache, le seul digne de toi parce qu’il est ton Fils, parce qu’il est ton Verbe, parce qu’il est Dieu… il n’a pas besoin qu’on le mène à l’autel du sacrifice… il s’y rend de lui-même et se donne tout entier à toi en offrande d’agréable odeur… pour la rémission des péchés de toute la nature humaine déchue… pour toute cette humanité qui a tant besoin qu’on la sauve et qui ne s’en rend pas compte…

Père, par ce relèvement, accorde à chaque âme de suivre le chemin du Salut avec détermination, sans craindre, ni les obstacles, ni les chutes…

Père, par ton Fils qui se relève avec tant de peine, soutiens le courage de tous ceux qui seront butte à la persécution pour le nom de Jésus… »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Quoi de plus pénible, Vierge Marie, que de voir mourir, souffrir, agoniser son fils. Et vous, Vierge Marie, vous étiez là, fidèle, silencieuse. « Le cœur transpercé par une épée, » vous ne vous êtes pas révoltée et vous avez su accorder à votre Fils votre présence jusqu’au bout. Vous avez accueilli sa demande de devenir notre Sainte Mère du Ciel.

Venez nous soutenir, Vierge Marie, devant les drames, les difficultés, les épreuves de notre route. Apprenez-nous à entrer à l’intérieur, à descendre en nos cœurs et à demeurer fidèles à l’amour de notre Dieu qui jamais ne nous abandonne. Vous, la Pietà, apprenez-nous à avancer sur le chemin de la foi. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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