La lune est sous ses pieds

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

La femme de la vision de saint Jean est un défi à la raison. En effet, elle représente ce qu’il y a de plus vulnérable et pourtant les puissances du jour et de la nuit servent sa gloire. Elle est enveloppée du soleil qui triomphe de toute obscurité. Elle se tient sur la lune qui éclaire la nuit en réfléchissant la lumière du soleil.

La lune ne produit pas de lumière par elle-même mais réfléchit comme un miroir, celle du soleil. Par cette clarté qu’elle renvoie, la lune éclaire nos nuits. Marie est comparée à la lune (le langage populaire l’a surnommée, la lampe de Notre-Dame) parce qu’elle est celle qui éclaire notre marche vers le Royaume, en réfléchissant la lumière qu’elle a elle-même reçue de Jésus. Toute sa vie, elle a retenu les paroles du Sauveur, les méditant dans son cœur. Par tout ce qu’elle a été ici-bas, elle témoigne de l’Evangile, le fait connaitre, en communique la lumière. Les dernières paroles qu’on nous rapporte d’elle dans l’Evangile, résument toute sa vie : « tout ce que Jésus vous dira, faites-le » (Jean 2, 5). Et, comme Jésus, Marie ne recommande rien qu’elle ne pratique elle-même.

La lune représente aussi l’Eglise qui, comme Marie, a tout reçu de Jésus qui l’a aimée jusqu’à donner sa vie pour elle. Il lui a confié de répandre l’Evangile parmi les nations, l’investissant de sa puissance salvifique. Et, si Marie, se tient sur la lune, c’est parce qu’elle est la reine des Apôtres, la Mère de l’Eglise et qu’en elle, corps et âme au Ciel, nous contemplons déjà l’Eglise triomphante, telle qu’elle sera après le jugement dernier quand la Rédemption aura été pleinement consommée. En Marie, nous contemplons le triomphe de tous les élus parvenus à la gloire du ciel et qui font l’honneur, la fierté, la joie de toute l’Eglise encore en chemin sur la terre.

Le soleil n’éclaire la lune que sur une face quelle que soit la position de l’un par rapport à l’autre. En effet, l’Eglise militante c’est-à-dire celle que nous formons ici sur terre, n’est pas entièrement immergée dans la lumière du Christ ressuscité : il n’y a que la face exposée au soleil à savoir cette partie de l’Eglise qui accueille la lumière de l’Evangile et en vit. Le côté sombre représente cette partie de l’Eglise qui ne vit pas son appel à la sainteté, accumule les péchés et les scandales sans aucune repentance.

L’Eglise est une malgré tout, et tous ses membres demeurent solidaires les uns des autres, dans le bien comme dans le mal. C’est le mystère de la communion des saints : ce que l’un fait de bien profite à tous, ce qu’un autre fait de mal nuit au corps tout entier.

Si Marie se tient debout sur la lune du côté de sa face éclairée mais dominant aussi sa face sombre, c’est pour nous assurer qu’elle est victorieuse du mal, et qu’en elle, à travers elle, par elle, c’est l’Eglise tout entière qui triomphe des forces des ténèbres. Marie, l’Eglise, est victorieuse dans tous les combats de Dieu. En elle, la femme de l’Apocalypse, nous contemplons déjà l’accomplissement de sa promesse à Fatima : « à la fin mon Cœur Immaculé triomphera » (13 juillet 1917).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Guadalupe

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

Si à Lourdes et à Fatima, Marie se révèle à nous par le témoignage de ses confidents, à Guadalupe, au Mexique, elle nous laisse son effigie imprimée sur un tilma, un vêtement fait de cactus. Cet habit aurait dû se détériorer en moins de 20 ans. Pourtant, 488 années plus tard, il est dans un si bon état de conservation que c’est en soit déjà un miracle.

Sur cette image qui défie la science sur bien des aspects, Marie est représentée comme la femme de l’Apocalypse : elle est nimbée du soleil, son manteau est parsemé d’étoiles, la lune est sous ses pieds, et, détail rarissime sur les représentations de Marie, elle est enceinte.

L’image donnée par Marie touche profondément les Mexicains. En effet, cette femme se présente à eux comme plus puissante que tous leurs dieux. Elle est plus grande que le dieu-soleil qu’ils adorent et auquel ils offrent des sacrifices humains, puisqu’elle apparaît debout devant lui. Elle surpasse le dieu-lune puisqu’elle le tient sous ses pieds. Elle n’est pas de ce monde car elle est élevée au plus haut des cieux par un ange. Ses mains jointes la montrent en prière, ce qui signifie qu’il y a quelqu’un d’encore plus grand qu’elle à savoir le seul vrai Dieu.

Dès qu’elle a connaissance des apparitions de Guadalupe, un grand mouvement de conversion s’engage au sein de la population mexicaine enthousiaste. En effet, renonçant à leurs idoles, à leurs superstitions, à leurs sacrifices humains (plusieurs dizaines de milliers par an !) et à la polygamie, beaucoup demandent le baptême. Neuf ans après les apparitions, neuf millions de Mexicains sont convertis à la foi chrétienne, soit presque 3000 par jour !

Ce qui était impossible aux hommes, Dieu l’a fait par sa petite servante, Marie, la femme de l’Apocalypse, la dame vêtue du soleil : amener sans violence, toute une population à la lumière de l’Evangile en mettant fin à leurs sacrifices humains. Et ça n’a pas été un embrasement d’un instant car près de cinq siècles plus tard, les Mexicains lui sont toujours aussi fidèles. En effet, avec 20 millions de visiteurs par an, le sanctuaire de Guadalupe est le second pèlerinage marial le plus visité au monde, bien avant Lourdes (1 million de visiteurs).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Fatima

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Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

Comme Bernadette Soubirous, la voyante de Lourdes, les enfants de Fatima décrivent Notre-Dame du Rosaire comme un être de lumière, autrement dit comme la femme vêtue du soleil de la vision de saint Jean.

Le 13 mai 1917, jour de la première apparition, les enfants, qui ne connaissent pas encore l’identité de la belle dame qui se tient devant eux sur un petit chêne vert, la décrivent comme « une dame toute vêtue de blanc qui répand la lumière autour d’elle. » A la fin de leur entretien, la dame s’élève doucement, en direction du levant, jusqu’à disparaître dans le Ciel. La lumière qui l’environne semble lui ouvrir un chemin. Lucie raconte : « Notre-Dame ouvrit les mains pour la première fois et nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d’elles, une lumière si intense que, pénétrant notre cœur et jusqu’au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette lumière, plus clairement que nous nous voyons dans le meilleur des miroirs. »

Le 13 octobre de la même année eut lieu le grand miracle du soleil annoncé par Notre-Dame dès le 13 juillet. Ce jour-là, pendant l’apparition, la foule voit par trois fois se former autour du chêne une nuée, qui, ensuite, s’élève dans l’air pour finalement disparaître. Pendant que Notre-Dame s’élève, le reflet de la lumière qui se dégage d’elle se projette sur le soleil. C’est à ce moment que la foule peut contempler la danse du soleil. La pluie cesse soudainement et les nuages se dispersent brusquement, laissant apparaître un ciel clair. La foule peut alors regarder le soleil sans risque de se brûler les yeux. Devant ce miracle, défiant toutes les lois de la nature, il y a un grand silence. Le soleil se met à trembler avec des mouvements brusques, puis il tourne sur lui-même à une vitesse vertigineuse, en lançant des gerbes de lumière de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Il semble s’approcher de la terre, au point que la foule s’en inquiète. En effet, le soleil, conservant son mouvement rapide de rotation, parait brusquement se détacher du ciel et avancer en zigzaguant sur la foule. C’est un instant si terrible que plusieurs personnes s’évanouissent, mais finalement il s’arrête au grand soulagement de tous.

S’il est un endroit où Marie se présente comme la femme de l’Apocalypse revêtue du soleil, c’est bien à Fatima. En effet, le miracle du soleil témoigne de sa toute-puissance d’intercession auprès de Dieu, de sa gloire au Ciel, de sa médiation auprès du seul Médiateur qui lui accorde tout ce dont elle le prie.  « A Dieu tout est soumis même la Vierge. A la Vierge, tout est soumis même Dieu » (Saint Louis-Marie Grignion de Montfort). Par ailleurs, elle est la femme de l’Apocalypse qui nous prépare au retour glorieux du Christ, son Fils, dans son second avènement.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Lourdes

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Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

La femme de la vision de saint Jean, c’est Marie. Et, même si cela ne fait aucun doute pour nous, nous en trouvons la confirmation dans la description que font d’elle ceux à qui elle est apparue.

Bernadette Soubirous, la voyante de Lourdes (18 apparitions entre le 11 février et le 16 juillet 1854) nous décrit Marie comme « un être de lumière » et précise que la clarté qui l’enveloppe, semble ne pas lui être extérieure mais, au contraire, émaner de sa personne. En effet, cette lumière, c’est le Christ qui vit en elle, auquel elle est pleinement agrégée puisqu’elle fait partie de son corps mystique qu’est l’Eglise, dont elle est en même temps la Mère, la figure et le plus bel ornement.

Lorsqu’on demande à Bernadette comment se déroulent ses rencontres avec la Dame de la grotte, elle précise que la lumière qui inonde toute la personne de Marie, vient un peu avant chacune de ses apparitions et reste un peu après son départ. Ainsi, Marie manifeste-t-elle qu’elle agit en Jésus, la lumière du monde, qu’elle est revêtue de toute sa puissance, accréditée par lui, qu’elle vient en tant que sa messagère.

Il a été très difficile de sculpter la statue de la grotte en raison des insatisfactions, des hésitations de Bernadette. En aucun des projets de l’artiste, Bernadette ne reconnaissait la dame de la grotte. « Il faudrait le langage des anges pour décrire la gloire de Marie » disait-elle. En effet, comment traduire dans des matières de notre monde, la gloire qui nous attend dans l’autre ? Comment traduire, autrement que par un marbre blanc, même immaculé, toute la lumière qui jaillit de la femme revêtue du soleil ?

« Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle » fut le message de la treizième apparition (2 mars 1858). Là encore, Marie se révèle comme la femme de l’Apocalypse, la Mère, la figure de l’Eglise ; elle invite à bâtir une chapelle pour qu’on y entende la Parole de Dieu, qu’on y reçoive les sacrements. En d’autres mots, elle renvoie à l’Eglise dont la mission est d’enfanter le Christ dans les âmes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le buisson ardent

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

La femme revêtue du soleil, c’est Marie, c’est l’Eglise triomphante qui montre à l’Eglise militante ce qu’elle est appelée à devenir.

Dans le livre de l’Exode, nous lisons : « Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » (Exode 3).

Marie est comme ce buisson ardent qui se tient devant le trône de Dieu, qui brûle d’amour pour lui sans jamais se consumer. Elle l’aime au-delà d’elle-même et en est aimée sans mesure. La lumière ardente qui enveloppe la femme de l’Apocalypse, c’est l’amour avec lequel elle est aimée de Dieu, qui la fait vivre et qu’elle transmet à son enfant et à ceux qui viennent à elle.

En la femme de la vision de saint Jean, nous reconnaissons, et Marie, et toute l’Eglise triomphante, la grande assemblée de tous les élus qui se tiennent devant le trône de Dieu en adoration, en action de grâce, en louange. En cette femme, nous reconnaissons l’Eglise triomphante qui montre à l’Eglise militante, ceux qui sont encore en chemin sur la terre, ce qu’elle est appelée à devenir et le haut degré de sainteté auquel elle est appelée.

En avançant vers le buisson ardent, Moise est invité à retirer ses sandales car la terre sur laquelle il se tient est sainte. Cette terre n’est pas sainte par elle-même mais parce que Dieu y est présent. La femme de l’Apocalypse qui porte en elle le « berger des nations, » est cette terre sainte qui mérite un respect absolu. En effet, le Dieu trois fois saint est présent en elle, lui conférant sa sainteté et sanctifiant par elle ceux qui s’en approchent.

L’Eglise, figurée par cette femme, est cette terre sainte sur laquelle brûle le buisson ardent. Elle est sanctifiée par celui qui est enfoui en elle dans les sacrements et qu’elle est chargée de donner au monde dans ce qui ressemble à un enfantement autrement dit au milieu des vicissitudes de l’histoire.

Si, ici-bas, nous ne voyons que peu de cette éminente sainteté de l’Eglise, c’est parce que nous ne portons pas suffisamment nos regards vers Marie, vers le Ciel où rayonne l’Eglise révélée dans toute la splendeur de sa sainteté, mais les gardons au niveau de notre monde où les scandales sont inévitables.

L’image de la femme enveloppée du soleil a été donnée à saint Jean pour soutenir les chrétiens dans la persécution. Elle n’est pas uniquement une image de ce qu’il adviendra à la fin des temps. En effet, c’est tout au long de son histoire et jusqu’à la fin du monde, que les chrétiens doivent trouver en cette image, le sens de leur combat, et un encouragement à persévérer dans la foi au milieu des difficultés de la vie présente.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le feu de l’Esprit-Saint

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

C’est sous la forme de langues de feu qu’à la Pentecôte le Saint-Esprit descend sur les Apôtres réunis au Cénacle (Actes 2, 1-4). Ensemble, ils « persévèrent dans la prière d’un seul cœur » (Actes 1, 14) pour se préparer à la venue du défenseur promis, comme Jésus le leur a recommandé avant son départ. Marie est là et les soutient de sa prière.

Toute sa vie, Marie a vécu à l’ombre de l’Esprit-Saint et elle a connu son effusion à trois reprises. La première fois à l’Annonciation lorsqu’elle a conçu Jésus : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1, 35).

La seconde effusion eut lieu sous la Croix de Jésus car, sans sa force, elle n’aurait pas pu traverser cette épreuve dans la foi. Dans le livre d’Ezéchiel le prophète, nous lisons : « et il me dit : fils d’homme, tiens-toi sur tes jambes, et je te parlerai. Dès qu’il m’eut dit cela, l’Esprit entra en moi et me fit tenir sur mes jambes. » Plus loin encore : « l’esprit entra en moi, et me fit tenir sur mes pieds » (Ezéchiel 2). Ezéchiel se tient debout dans l’épreuve grâce à l’Esprit-Saint qui lui donne sa force. Si Marie se tient debout au pied de la croix, (et ce détail est de première importance !), c’est parce que l’Esprit-Saint, dont elle est remplie jusqu’à en être possédée, dont elle est l’épouse mystique, lui communique sa force.

La troisième effusion eut lieu à la Pentecôte quand il se répandit sur les Apôtres et les envoya par toute la terre proclamer la bonne nouvelle du Salut. Le jour de l’Annonciation, l’Esprit-Saint fait de Marie la Mère de Dieu, sous la Croix de Jésus, la Mère des hommes, au Cénacle, la Mère de l’Eglise.

Marie est l’épouse mystique du Saint-Esprit. Là où est l’épouse, là vient l’époux. Là où est Marie, là vient l’Esprit-Saint. Marie est le temple de l’Esprit-Saint en qui il rayonne et de laquelle il se répand dans le monde. En effet, à la Pentecôte, c’est à la prière de l’Eglise représentée par les Apôtres, les disciples, unie à celle toute-puissante de Marie dont elle est la Mère, la figure, le plus bel ornement, qu’il se répand dans le monde.

Une nouvelle Pentecôte viendra sur le monde inaugurant la civilisation de l’amour que saint Jean-Paul II appelait de tous ses vœux, à la prière toute-puissante de Marie, la Mère de l’Eglise. La femme qui est enveloppée du soleil, c’est Marie qui figure l’Eglise habitée par l’Esprit d’amour qui lui donne la vie et la communique par elle.

L’Esprit-Saint, Marie, l’Eglise sont inséparables. Qui aime l’Eglise, aime Marie. Qui aime Marie, aime l’Eglise. Et, l’une comme l’autre est baignée de la lumière de l’Esprit-Saint, l’époux de Marie, la vie de l’Eglise.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La lumière du monde

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

Jésus a dit de lui : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12). Marie, et l’Eglise qu’elle figure, a toute sa place dans le soleil de justice qu’est Jésus, parce que personne, plus qu’elle, a recueilli sa lumière et personne, plus qu’elle, l’a réverbérée sur le monde.

A la Nativité, Marie vient à peine de donner naissance à Jésus, le Verbe éternel, la Parole de Dieu faite chair, qu’elle l’intériorise à nouveau. En effet, elle recueille « tous ces événements et les médite dans son cœur » (Luc 2, 19). Elle fait de même lors de la présentation de Jésus et de son recouvrement au temple (Luc 2, 51). Toute sa vie, Marie s’est mise à l’école de Jésus, a recueilli ses paroles, les a méditées afin de les traduire en actes. Personne, davantage que Marie, n’a illustré l’Evangile par l’exemple de sa vie. Personne n’a été un disciple plus accompli. Si à Cana, Marie dit aux serviteurs « faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2, 5), c’est parce que, pour elle-même, elle n’a jamais eu d’autre programme.

En invitant les serviteurs à s’en remettre à Jésus, Marie nous apprend qu’un disciple véritable cherche, d’une part à capter la lumière de la Parole de Jésus parce qu’elle fait croitre en lui la vie spirituelle, d’autre part à attirer son entourage dans cette lumière par l’exemple de toute sa vie.

A Cana, alors que le banquet du mariage est compromis par le manque de vin, Marie ne cherche aucune solution par elle-même mais s’en remet à Jésus. Elle ne fait pas non plus de recommandations à Jésus quant à ce qu’il doit faire. Elle ne répond pas même à sa question : « femme, que me veux-tu ? » (Jean 2, 4). En retournant dans l’ombre après avoir exposé le problème, Marie témoigne de toute la lumière de Jésus qui habite en elle car elle seule a reconnu en lui, celui qui détient toutes les solutions et a invité l’assemblée à s’en remettre à lui.

Si, dans la vision de saint Jean, Marie est nimbée de la lumière du soleil, c’est parce qu’elle en est remplie et qu’elle la communique sans jamais en épuiser la source. Comme la flamme des cierges la nuit de Pâques, la lumière ne diminue pas quand on la partage mais, au contraire, la clarté ne cesse d’augmenter jusqu’à l’illumination totale. En se tenant derrière Marie, Jésus, le soleil de justice, nous rappelle sa recommandation du Vendredi-saint : « voici ta mère » (Jean 19, 27), et nous invite à venir à elle pour mieux le trouver, lui. La maternité spirituelle de Marie n’est pas un ornement, une idée pieuse mais une invention de l’infinie miséricorde du Sauveur, son testament, l’expression de sa volonté ultime.

En Marie, c’est toute l’Eglise qui est irradiée du soleil. En effet, comme il se tient derrière Marie, Jésus est solidaire de son Eglise à qui il a confié de répandre la lumière qu’il lui a conférée.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Rayonnante de vie

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

Le soleil enveloppe la femme, l’inonde de lumière et, du cœur de sa personne, la projette sur le monde. Ce soleil, cette lumière, c’est la vie qu’elle porte en elle, qu’elle diffuse, qu’elle communique.

« Adam appela sa femme Eve parce qu’elle a été la mère de tous les vivants » (Genèse 3, 20). Marie est la nouvelle Eve, celle qui a fait le chemin inverse de la première. En suivant Jésus dans son obéissance à accomplir tout ce que le Père lui a commandé et signifié dans les prophéties, Marie a collaboré au rachat de toute l’humanité. En suivant pas à pas le même chemin que Jésus, le nouvel Adam, elle s’est acquis le titre de nouvelle Eve. C’est par la faute d’Adam et Eve que le monde fut perdu ; c’est par la Passion de Jésus et la compassion de Marie qu’il a été sauvé.

Parce qu’elle a contribué au rachat de toute l’humanité, Marie mérite, plus encore que la première Eve, d’être appelée la Mère des vivants. En effet, la première Eve nous a donné la vie selon la chair, Marie nous l’a donnée selon l’esprit, en nous donnant le Sauveur. La vie mortelle nous la devons à Eve ; la vie immortelle nous la devons à Marie.

Parce qu’elle porte en elle, celui qui est la vie, le seul qui puisse vraiment affirmer « qu’il est », Marie est rayonnante, débordante de vie. En effet, le soleil qui l’enveloppe ne fait pas que la vêtir, il tire sa source du plus profond de son âme où il a établi sa demeure. De même qu’à la Visitation, c’est du plus profond de Marie que Jésus se révèle à ceux qui l’accueillent pour les combler de sa grâce divine. La lumière qui émane de Marie, c’est la vie de Jésus qui grandit en elle dans une telle surabondance qu’elle déborde d’elle pour se communiquer sans retenue à tous ceux qui l’approchent.

Lorsqu’il est venu à nous dans son premier avènement, Jésus a choisi de nous aborder dans l’humilité de notre humanité. Pour cela, il a établi sa demeure en Marie qui, elle-même se présente comme une petite servante. Lorsqu’il reviendra dans son second avènement, il passera à nouveau par Marie mais cette fois se révèlera dans toute la gloire de sa divinité. C’est ce second avènement qui nous est annoncé au travers de cette Femme vêtue du soleil qui enfante le berger des nations.

En attendant ce second avènement, Jésus, dans toute sa puissance ressuscitante, est enfoui dans son Eglise, dans ses sacrements, dans sa Parole qu’elle proclame, œuvrant jour après jour à la gloire future de tous les élus.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La gloire du Ressuscité

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

La lumière qui enveloppe la femme dans la vision de saint Jean, c’est la gloire du Christ ressuscité qui irradie le monde par sa victoire sur les ténèbres de la mort.

Marie est, plus que personne, participante de la victoire de Jésus ressuscité parce que, plus que tout autre, elle s’est unie à lui dans sa Passion. Cette union si étroite au Sauveur dans ses souffrances, fait partie du plan de Dieu. Dans son amour pour elle, pour l’Eglise, pour tous les hommes, Dieu ne pouvait lui épargner cette terrible épreuve. En effet, aux côtés de Jésus, le nouvel Adam, devait se tenir, Marie, la nouvelle Eve. Et c’est là, au pied de la Croix, unie au Sauveur, qu’elle devait, dans la douleur, dans la foi, enfanter tous les croyants à la vie divine. Personne n’a davantage pénétré le mystère de la Rédemption que Marie. Personne n’y a davantage collaboré car elle a consenti au sacrifice de son Fils tant aimé et s’est offerte avec lui au Père, pour sa gloire et le Salut du monde.

Par son don total d’elle-même en union avec Jésus, pour le Salut de toutes les âmes, la Rédemption a été entièrement consommée et achevée en elle. En effet, si elle est immaculée dès son entrée dans le monde par un privilège unique, une anticipation des fruits de la Passion de Jésus, c’est par sa fidélité indéfectible à la grâce, qu’elle l’a fait fructifier. Si bien que, parvenue au terme de ses jours, elle quitte ce monde dans le même habit d’innocence mais parée des mérites de toute sa vie donnée à Dieu. Corps et âme au Ciel, le Christ ressuscité nous donne de contempler en elle notre devenir final après le jugement dernier. La femme vêtue du soleil, c’est la Création nouvelle, c’est la Rédemption achevée, c’est la nouvelle Eve qui nous attire à elle pour nous mener à Jésus ressuscité, le nouvel Adam.

L’Eglise, qui est le Corps du Christ ressuscité, reçoit sa vie de Jésus, son époux, son fondateur. C’est son sang qui coule dans les veines de l’Eglise et qu’elle communique à ses enfants au travers des sacrements. En effet, par le baptême, l’Eglise nous fait naitre à la vie divine ; par l’Eucharistie, le pain et le vin, le Corps et le Sang de Jésus, elle la fait grandir en nous.

Marie et l’Eglise, l’Eglise et Marie sont pleinement immergées dans la lumière du Christ ressuscité car en elles le Sauveur a déjà pleinement triomphé de la mort.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le feu de l’amour divin

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

Le soleil dont la femme est enveloppée, manifeste le feu de l’amour divin. Cet amour est aussi infini, puissant, fécond, vivificateur que l’est le soleil, que l’est Dieu lui-même.

Dès avant sa création, Marie était présente dans la pensée de Dieu et dès les origines, Il l’aima d’un amour de prédilection, prévoyant que par elle le Salut viendra dans le monde et que son Verbe prendra chair en elle.

Pour cela, Il la créa immaculée c’est-à-dire sans la tâche du péché originel. Parce qu’Il l’aima, il fit d’elle sa Mère, privilège, dignité uniques. Parce qu’Il l’aima, il en fit son épouse : elle a conçu le Sauveur de l’Esprit-Saint. Parce que Dieu aima Marie dès les origines, il la combla des grâces les plus insignes et fit d’elle la créature à laquelle nous sommes tous redevables du Salut. « Quelle est la raison pour laquelle le Verbe divin ne voulut pas s’incarner dans le sein de Marie avant de lui avoir demandé son consentement par le ministère de l’Archange ? C’est parce qu’Il voulait que le monde fût redevable à Marie du mystère de l’Incarnation et reconnut en elle le principe de tous les biens » (saint Irénée).

Dieu, pour qui rien n’est impossible (Luc 1, 37) ne connait aucune limite et se plait à repousser à l’infini les limites mêmes de l’infini. Ainsi, si Dieu se complait en Marie en raison de toutes les perfections dont il a paré son âme, Il l‘aime plus encore parce qu’à chaque instant de sa vie, elle a répondu jusqu’au bout du possible à toutes ses prévenances, qu’elle l’a aimé dans toutes les circonstances de sa vie, dans les meilleures comme dans les pires. Aussi, si Dieu l’aima dès avant sa création, son amour pour elle n’a fait que s’intensifier au fur et à mesure de toute la gloire qu’elle lui a rendue, de tous les mérites qu’elle s’est acquis en se faisant sa petite servante qui accomplit, en tout point et sans retard, sa volonté d’amour.

Avec la même fougue, Dieu aime l’Eglise dont Marie est le plus bel ornement, la fierté, la gloire, la joie. Et, parce que Marie marche en tête de tous les sauvés, parce que la sainteté de toute sa personne sublime la grande assemblée déjà rayonnante de la beauté de tous les élus en habits des noces, Jésus se consume d’amour pour l’Eglise comme le fiancé du cantique des cantiques.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.