« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le laisser repousser nos limites

Contemplons

Jean Hey, l’Annonciation

Méditons

Lorsque l’ange propose à Marie de devenir la Mère de Dieu, elle répond : « comment cela se fera-t-il puisque je suis vierge (Luc 1, 34) ? »

En apportant cette précision, Marie n’oppose pas d’entrée de jeu une réserve à ce que Dieu pourrait lui demander et lui pose une limite. Elle s’étonne simplement qu’il lui demande de devenir sa mère alors qu’elle lui a fait vœu de virginité. Et, ce vœu Dieu l’a reçu en sacrifice d’agréable odeur puisqu’il a donné à Marie le plus chaste des époux. Aussi, Marie ne comprend pas de prime abord et s’étonne que Dieu lui demande à présent d’enfanter le Sauveur. Le « comment » de Marie n’est pas à entendre comme une restriction mais comme le souci d’accomplir fidèlement la volonté de Dieu ; pour cela, elle s’informe des moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

L’ange la rassure en lui disant que Dieu ne lui demande pas de renoncer à son vœu. Au contraire, il va le magnifier, le consacrer et, récompense suprême, édifier son plan de salut du genre humain sur son offrande. Elle va devenir Mère tout en restant vierge : « l’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naitre sera saint et il sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1, 35). C’est de l’offrande de Marie que va sortir le salut de toutes les âmes. Jésus est le sauveur de tous et c’est par Marie que son salut nous atteint.

En consacrant la virginité de Marie par la maternité divine, Dieu lui donne une fécondité à nulle autre pareille si bien qu’aucune femme n’a été plus féconde, n’a enfanté davantage d’enfants à la vie divine que Marie, la vierge consacrée qui a reçu toute la faveur de Dieu.

Marie s’est offerte à Dieu par amour pour lui et par charité pour l’humanité. Pour accomplir ses desseins de salut, Dieu ne lui a pas demandé de renoncer à son offrande d’elle-même mais en a repoussé les limites. Ce qui ne devait être connu que de Dieu, d’elle et de Joseph, devient la cause, l’origine et le moyen de notre salut à tous.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, s’offrir à Dieu en sacrifice d’agréable odeur.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le laisser repousser les limites de notre offrande pour sa gloire et le salut de tous.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, lui consacrer toutes nos entreprises pour qu’il les rende fécondes.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est comme elle, se donner à lui sans retour

Contemplons

Ludovico Carracci, l’Annonciation

Méditons

On méditerait le « oui » de Marie à l’appel de Dieu plusieurs heures chaque jour et on mourrait centenaire, qu’on n’aurait toujours pas épuisé le sujet. Ce « oui » est d’une telle plénitude qu’en 2000 ans de christianisme tous les grands esprits réunis dont les plus éclairés, n’ont pas réussi à en faire tout le tour.

Le « oui » de Marie n’est pas donné à la légère et il ne surgit pas de son cœur dans un soudain accès de générosité ou d’euphorie. Le « oui » de Marie jaillit de son Cœur Immaculé comme un fruit mûr, non comme un bourgeon. En effet, ce « oui » a été préparé depuis de nombreuses années au cours desquelles son désir d’appartenir à Dieu seul s’est développé, s’est affirmé, s’est confirmé, s’est décidé. Et cette volonté de lui être totalement consacrée se traduit de manière concrète par son vœu de rester vierge pour lui appartenir non seulement dans son âme, dans son esprit mais aussi dans son corps, dans toute sa personne.

Le « oui » de Marie est une parole responsable ; il n’est pas donné sans connaissance claire de ses conséquences. Marie sait, en se donnant à Dieu et en lui consacrant sa virginité, qu’elle accepte pour l’amour de lui un sort peu enviable. En effet, les mères étaient tenues en grand honneur par les juifs et la virginité, même consacrée, ne faisait pas partie des choix de vie envisageables pour une jeunes fille. Les femmes qui n’enfantaient pas, surtout des fils, était méprisées, voire tenues pour maudites. Qu’on pense à l’action de grâce d’Elisabeth, une fois enceinte de cinq mois et qui proclame : « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, en ces jours où il a posé son regard pour effacer ce qui était ma honte devant les hommes » (Luc 1, 25). En renonçant à la maternité pour l’amour de Dieu, Marie consent à un lourd sacrifice.

Le « oui » de Marie à la demande de Gabriel n’est pas un départ mais un aboutissement. Lorsqu’elle le donne, elle n’a plus besoin de réflexion car sa décision de lui appartenir est déjà prise et irrévocable. En disant « oui » à l’ange, elle ne fait qu’exprimer ce qui est déjà et sur quoi elle ne reviendra pas. Elle est la petite servante du Seigneur et le restera quoi qu’il advienne. Et il y sera fidèle tous les jours, jusque sous la croix du Vendredi-Saint. Marie donne son « oui » avec tant de préparation, tant de liberté, tant de clairvoyance que rien ne pourra plus ni l’entacher ni le mitiger.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le laisser nous mener au « oui » qu’il attend de nous.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se donner à lui sans crainte des conséquences car il est maitre de tout.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se tenir prête à accomplir sans délai tout ce qu’il nous demandera.  

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, prendre la place du serviteur inutile

Contemplons

Murillo, l’Annonciation (détail)

Méditons

Lorsque l’archange Gabriel dit à Marie qu’elle est choisie parmi toutes les femmes pour être la Mère du Messie et, par voie de conséquence, la Mère de Dieu, elle répond d’une manière qui, au premier abord, pourrait nous interroger.

En effet, au temps de l’Annonciation, dans tout Israël, on attendait le Messie et on pressentait l’imminence de sa venue. Bien des jeunes filles rêvaient d’être la vierge prophétisée par Isaïe pour donner au monde le sauveur promis. Quel honneur, quelle distinction pour celle qui serait choisie ainsi que pour sa famille, sa tribu… Quel orgueil, une telle position aurait engendré chez cette jeune fille, comme dans son entourage… Or, chez Marie, on ne décèle pas la moindre trace ni de fierté ni d’orgueil ni de vanité. Elle ne réagit pas comme une femme à qui est décernée la plus éminente de toutes les distinctions mais comme une humble servante dont le seul souci est d’accomplir fidèlement ce que Dieu lui demande.

L’humilité de Marie est telle, que l’idée qu’elle puisse être cette vierge choisie pour être la Mère de Dieu, ne l’a jamais effleurée. Si tel avait été le cas, elle n’aurait pas choisi de demeurer vierge. En effet, personne, pas même Marie, ne pouvait imaginer que la jeune fille choisie pour enfanter le Messie puisse être mère tout en restant vierge à sa conception et à sa naissance. Or, Marie avait fait le vœu de rester vierge ce qui évacuait d’emblée pour elle toute possibilité d’élection à cette dignité suprême. Et, lorsqu’elle se dit l’humble servante du Seigneur, cela ne lui vient pas sous le coup de l’émotion du moment mais parce que depuis toujours, c’est le seul rôle dont elle se soit estimée digne et que, pour elle, servir Dieu dans  son Messie, même dans la plus subalterne des positions, c’est déjà tellement d’honneur que point n’est besoin d’en convoiter d’autre. D’emblée Marie s’est choisie la dernière place et Jésus applique avec elle ce que plus tard, il enseignera dans la parabole des invités : il l’appelle depuis la dernière place à occuper la première, de servante qu’elle s’est faite, il l’appelle à devenir sa Mère.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, considérer que le servir même dans le plus humble des emplois, est un grand honneur.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, prendre la dernière place et le laisser nous élever si tel est son dessein.

« Être Marie pour Jésus » c’est comme elle, ne pas craindre de se lier à Jésus pour toujours car il ne prend rien ; au contraire, il nous donne tout.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, l’honorer de toute notre confiance

Contemplons

L’Annonciation, artiste inconnu

Méditons

Lorsqu’on aime quelqu’un, on lui fait confiance et c’est à la mesure de la confiance que nous mettons en lui que nous pouvons évaluer toute l’étendue de notre amour.

Marie a placé sa confiance en Dieu parce qu’elle l’aime. Et, elle l’aime parce qu’elle le connait par tout ce qui est dit de lui dans les Ecritures, par ses haut-faits qui y sont relatés, par l’intuition de la foi, par la paix et l’équilibre intérieur qu’il lui procure. Et, plus elle avance dans la connaissance de Dieu, plus sa confiance en lui grandit et se justifie par la certitude de sa présence à ses côtés. Si Gabriel dit à Marie que le Seigneur est avec elle, c’est parce qu’il l’est effectivement et si Marie ne s’enorgueillit pas de ces paroles, c’est qu’elle en ressent depuis toujours la présence invisible, mystérieuse mais réelle et agissante dans sa vie.

En s’abandonnant à la volonté de Dieu et à son projet sur elle, elle lui témoigne une confiance sans bornes. En effet, accepter de devenir la mère du Messie, sans que cette distinction ne puisse être révélée à qui que ce soit, si ce n’est à ceux que Dieu désignera et au moment que lui seul choisira, l’expose à la diffamation, à la répudiation par Joseph avec toutes ses conséquences notamment la mort par lapidation. L’ange ne lui dit pas comment Dieu la préservera de tout désagrément. Il l’invite seulement à s’en remettre à Dieu dans la foi par deux paroles à savoir que pour « Dieu rien n’est impossible » et que « le Seigneur est avec elle. » Aussi, parce qu’elle aime Dieu, qu’elle aime déjà Jésus, qu’elle connait par tout ce que les Ecritures disent du Messie promis, elle s’abandonne à lui en toute confiance, lui remettant les destinées de sa vie.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, honorer Jésus de notre confiance car il est le Dieu pour qui rien n’est impossible.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, avancer dans la nuit de la foi en s’appuyant sur cette seule certitude que le Seigneur est présent à nos côtés, invisible, silencieux mais agissant.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, ne s’inquiéter que d’une seule chose, de répondre pleinement à ce qu’il attend de nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Retrouvez ces méditations sur le Blog de la paroisse La Croix glorieuse ainsi que de nombreux enregistrements de rosaires, chemins de croix et diverses dévotions : http://www.croix-glorieuse.org/audio

Vous pouvez ne pas souhaiter recevoir ce courriel ; si c’est le cas, faites-le savoir par simple retour. Vous pouvez aussi proposer à d’autres de participer à ce cénacle de prière en ligne ; pour cela il suffit de transférer ce message !

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le concevoir dans notre cœur

Contemplons

L’Annonciation, Francesco Albani

Méditons

De nombreux artistes ont représenté la scène de l’Annonciation. Et, si le génie de chacun a valorisé un aspect particulier de cette rencontre entre le ciel et la terre sans jamais en épuiser le thème, leurs chefs-d’œuvre s’accordent presque toujours sur deux accessoires à savoir le lys pour l’archange Gabriel, le livre des Ecritures Saintes pour Marie. Il n’est quasiment aucun tableau de l’Annonciation qui ne représente l’archange Gabriel surprenant Marie et l’interrompant dans sa lecture méditative des Ecritures Saintes notamment les passages sur le Messie.

Lorsque l’archange Gabriel se rend chez Marie pour l’associer à l’œuvre de la rédemption, pour la choisir comme l’auxiliaire de l’Incarnation, Jésus, le Verbe de Dieu, est déjà présent dans son Cœur Immaculé. En effet, Marie est toute donnée à Dieu et lui a fait vœu de demeurer vierge afin de hâter la venue du Sauveur en ce monde. Elle prie et médite dans son Cœur tout ce que les prophètes ont dit de lui et du salut qu’il apportera. Dans son amour pour Dieu et pour les hommes, elle appelle sa venue de tous ses vœux. Sans le connaitre, elle l’aime déjà et ne demande qu’à se mettre à son service.

Le jour où l’archange Gabriel se présente à Marie, son Cœur Immaculé est une terre fertile, prête à recevoir la semence divine, une terre préparée dans la prière et la méditation, labourée par les sacrifices et les renoncements (le plus grand étant de rester vierge et de renoncer ainsi à la maternité !), irriguée par la grâce. Comme le soulignent bien des auteurs spirituels, lorsque l’Esprit-Saint a conçu Jésus dans le sein de Marie, il était déjà présent dans le ciboire de son Cœur. Le jour de l’Annonciation, Jésus vient dans la chair en Marie ; mais en esprit, il est présent dans son âme depuis toujours, grandissant chaque jour grâce à l’intense vie spirituelle de Marie.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, préparer sa venue en notre âme par la lecture assidue de la Parole de Dieu, par la prière persévérante, notamment du rosaire.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, lui ménager dans notre cœur et dans notre âme, une place qui soit digne de lui par la fréquentation régulière du sacrement de la réconciliation, la vertu de pénitence, le ferme propos d’éviter le péché et toutes ses occasions.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, accepter d’être une humble servante du moment que cela permet d’être avec lui et que telle est sa volonté.

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se tenir toujours prêt à accomplir sa volonté

Contemplons

L’Annonciation, Orazio Gentileschi

Méditons

Au 8ème siècle avant notre ère, le prophète Isaïe annonce qu’une vierge concevra et enfantera le Messie auquel on donnera le nom d’Emmanuel ce qui signifie « Dieu avec nous » (Isaïe 7, 14). Marie est cette vierge à laquelle Dieu dépêche, lorsque les temps sont accomplis, l’archange Gabriel afin de recueillir son « oui » à la venue du Verbe en ce monde. « L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie » (Luc 1, 26).

Lorsque l’évangéliste précise que Marie est Vierge, il renvoie pas uniquement à son intégrité physique mais aussi à sa disponibilité intérieure, sa disposition à accomplir la volonté de Dieu telle qu’elle se manifeste. Marie est vierge de toute attache malsaine, de toute souillure, de tout péché. Elle est vierge dans sa volonté qui ne connait aucun attachement si ce n’est à Dieu seul. Elle est ce jardin fermé qui ne pourra être fécondé que d’en-haut par le soleil de justice.

Lorsque l’ange Gabriel lui expose le projet de Dieu, à savoir que la seconde personne de la Trinité prendra chair dans son sein, Marie répond qu’elle est vierge alors qu’elle est fiancée. Si elle prend soin de préciser qu’elle est vierge, c’est pour manifester qu’elle entend le rester avec l’assentiment et le concours de Joseph, qu’elle en a fait le vœu et qu’elle ne compte pas le briser. 

Marie est vierge dans sa personne, dans son esprit, dans son âme, dans sa volonté, dans ses désirs. Tout en elle est orienté et ordonné à Dieu ; tout respire la plus parfaite disponibilité à son égard. Dieu aurait pu envoyer son ange à Marie à n’importe quel moment, il ne l’aurait pas trouvé insuffisamment préparée à ce qu’il allait lui demander car chaque instant de sa vie lui était consacré.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se rendre vierge de toute attache qui nous éloigne de Jésus et empêche son action dans notre âme.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle,  être prêt à tout moment à accomplir sa volonté telle qu’elle se manifeste. Plus encore, c’est vivre la volonté divine, y trouver les marques d’amour de Dieu qui nous aime au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, ne pas s’interroger sur le « pourquoi » qui révèle un manque de foi, d’espérance, d’amour, mais sur le « comment » qui constitue le premier vers l’accomplissement parfait de la volonté divine.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, désirer qu’il fasse sa demeure dans notre âme

Contemplons

Notre Dame de l’Avent, Mère de toutes nos attentes

Méditons

Jésus est appelé « le désiré des collines éternelles » celui dont tous les justes de l’Ancien Testament ont espéré la venue en ce monde. Les collines éternelles représentent tous ces justes qui ont vécu dans l’attente du Messie, ont aspiré à son salut, l’ont appelé de leurs vœux. Pendant tout le temps de l’Avent, nous reprenons à notre compte la prière du prophète Isaïe : « Que les cieux répandent d’en haut et que les nuées laissent couler la justice ! Que la terre s’ouvre, que le salut y fructifie et qu’il en sorte à la fois la délivrance ! » (Isaïe, 45-8).

Si l’on appelle les saints patriarches et prophètes de l’Ancien Testament « les collines éternelles » alors quel titre faut-il décerner à Marie, ce sommet de sainteté dès sa conception, cette « colline éternelle » qui, tout au long de son existence, n’a cessé de s’élever jusqu’à atteindre la voute des cieux ? En effet, si les prières des patriarches et des prophètes, de tous les justes, connus et inconnus de l’Ancient Testament ont attiré Jésus, le Sauveur, en ce monde, que dire des prières de Marie, la Vierge toute pure, des désirs ardents de son Cœur Immaculé, des saintes aspirations de son âme à la venue du Messie pour le salut de tous, y compris du sien. Les désirs de Marie étaient si purs, si dénués d’égoïsme c’est-à-dire tout orientés à la seule gloire de Dieu et au salut des âmes, qu’ils étaient, selon l’opinion de saint Bernard et bien d’autres, en mesure de devancer l’heure de l’Incarnation du Verbe. Comme à Cana, les prières toutes pures de Marie, ont devancé l’heure de la révélation de Jésus.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, appeler Jésus de tous ses vœux et désirer qu’il établisse sa demeure en chacun de nous. Plus encore, c’est vouloir que Jésus, qui est la réponse aux désirs de chaque personne (même si elle n’en a pas conscience !) se révèle à chacun en particulier et pour cela, comme Marie, s’offrir à lui, pour son avènement en chaque âme.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, s’offrir à Jésus pour l’extension de son règne, prier et agir à cette intention sans rechercher son propre avantage, c’est accepter que Jésus se révèle à chacun à l’heure qu’il a choisie, selon le moyen qu’il a choisi et remplir le rôle du serviteur inutile dont il se servira.

« Être Marie pour Jésus » c’est dire « Oui » généreusement et sans réserve quoi qu’il nous demande.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus »

Contemplons

Stephan Lochner, la Vierge au buisson de roses

Méditons

Saisie par la tendresse de Dieu pour les hommes et touchée par leur indifférence à l’accueillir, Emilie d’Oultremont choisit pour l’ordre des Sœurs de Marie Réparatrice qu’elle a fondé, une magnifique devise : « Être Marie pour Jésus. » Par Marie, avec Marie, en Marie, elle se proposait de rapprocher Jésus et les hommes en leur faisant connaitre tout son amour pour chacun d’eux, mais aussi de réparer leurs indifférences, voire leurs refus de l’accueillir.

Une telle mission, faire connaitre l’amour de Jésus et réparer les refus de l’accueillir, ne peut se faire qu’avec l’aide et le patronage de Marie. En effet, personne n’a été plus ouvert à l’amour de Jésus que Marie. Personne n’a davantage répondu à l’amour de Jésus que Marie. Personne n’a davantage communiqué et fait connaitre l’amour de Jésus que Marie. Et personne n’a davantage réparé les indifférences à l’égard du Dieu d’amour, dédommagé Jésus des ingratitudes, des rejets des hommes que Marie. En Marie, Jésus a trouvé toutes ses complaisances et, en elle, tout le fruit de la rédemption qu’il a opérée, s’est développé jusqu’à l’apothéose. Tant et si bien qu’on peut dire sans risque qu’en Marie, Jésus a trouvé une telle réponse à son amour, qu’à elle seule, elle justifie toute l’œuvre de la rédemption. Si toute la passion, toutes les peines que Jésus a endurées durant sa vie terrestre n’avaient entrainé le salut que d’une seule âme (ce qui n’est bien-sûr pas le cas !) à savoir celle de Marie, il aurait été suffisamment dédommagé de tout ce qu’il a souffert, tellement Marie a accueilli, répondu et correspondu au don de son amour.

En se proposant d’ « Être Marie pour Jésus » nous la prenons pour modèle. Plus encore, nous nous fondons en elle pour mieux appartenir à Jésus, mieux accueillir le don de son amour, mieux le faire fructifier et mieux le communiquer aux autres. « Être Marie pour Jésus » c’est devenir, par la méditation de Marie, par l’imitation de son exemple et avec son aide, celui (celle) qui accueille l’amour de Jésus pour s’en laisser transformer.

« Être Marie pour Jésus » c’est aussi accepter d’entrer dans l’intimité de Jésus, de partager ses sentiments, son souci de la gloire du Père et du salut des âmes. C’est aussi réparer par la prière, les sacrifices, les péchés de ceux qui le rejettent et inlassablement intercéder pour eux afin qu’ils s’ouvrent à l’amour rédempteur de Jésus. « Être Marie pour Jésus » c’est, en somme, unir notre cœur de pauvre pécheur repenti et pardonné aux saints Cœurs de Jésus et de Marie mystiquement unis dans le Saint-Esprit pour qu’il batte au rythme des leurs.

On peut honorer Marie de bien des manières, notamment en ce mois de mai qui s’ouvre et qui lui est dédié. Mais celle qui lui plait le plus consiste à se donner, à se livrer à elle, pour être offert par elle à Jésus, une fois transformé par ses soins, en « louange de gloire » (Elisabeth de la Trinité). En ce mois de mai, ne soyons pas minimalistes et ne nous contentons pas d’orner son autel. Devenons surtout ces fleurs pleinement épanouies au soleil de la grâce que nous lui donnons d’offrir à Jésus par ses mains immaculées pour la gloire de Dieu et le salut de toutes les âmes. Si nous voulons honorer Marie de la plus belle des manières, celle qui la ravira vraiment, il nous faut « Être Marie pour Jésus. » 

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

LE SEPULCRE

Contemplons

Ecoutons

Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. (Matthieu 27, 59-60)

Méditons

Jésus n’a pas eu de sépulture à proprement parler parce que tout a été fait dans la hâte et que rien n’était prévu pour cela : les rites prescrits n’ont pu être accomplis. Voilà les choses quand on les regarde à notre hauteur.

Lorsqu’on élève son regard au niveau de celui de Jésus, on voit les choses différemment. Il ne s’agit plus alors d’ensevelir un corps voué à la corruption mais de tout disposer pour la résurrection à venir. En mourant sur la Croix après avoir accompli la volonté de Dieu en tout point, Jésus est déjà victorieux : dans sa mort, la résurrection est déjà en germination. « Jésus, s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » nous dit saint Paul. A présent, le Père « va souverainement l’élever et lui donner le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers et que toute langue proclame que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2, 9-11).

La mort de Jésus intervient au soir du sixième jour. Le lendemain, c’est le sabbat qui commémore le jour où Dieu s’est reposé de toute l’œuvre qu’il a accomplie (Genèse 2, 3). Par sa Passion, Jésus a régénéré toute la création déchue en la libérant de l’esclavage du péché. Comme pour la première création (le septième jour), il va se reposer de toute l’œuvre qu’il a accomplie. Il ne s’agit donc pas d’ensevelir un corps mais de lui ménager un endroit pour se reposer de toute son œuvre de création nouvelle en attendant l’aube du premier jour de l’ère nouvelle.

La nuit du passage de l’ange exterminateur sur le pays d’Egypte, Moïse ordonna aux enfants d’Israël de manger l’agneau pascal debout, à la hâte et de se tenir prêts à quitter le pays qui les tenait en esclavage (Exode 12, 11). Le soir du Vendredi-saint, Jésus réalise ce que figuraient les consignes de Moïse : il est l’agneau de Dieu qui a été immolé pour notre pâque à nous. Dans moins de deux jours, il s’en reviendra des enfers pour nous emmener à travers la mer rouge vers la terre promise où coulent le lait et le miel, où nous goûterons la liberté des enfants de Dieu. Point n’est donc besoin de s’attarder en rites funéraires qui n’ont pas lieu d’être pour celui qui est le maître de la vie.

Malgré la hâte, Joseph d’Arimathie et les disciples qui ont suivi Jésus jusque sur le Calvaire, mettent un soin religieux à ensevelir dignement le corps du Seigneur. C’est Joseph d’Arimathie qui offre à Jésus son propre sépulcre, une tombe qui n’avait jamais servi. Il offre aussi un suaire immaculé et les aromates qui servent à rendre à Jésus les derniers hommages. Joseph d’Arimathie est âgé et a déjà pris toutes les dispositions utiles pour sa mort. En cédant son tombeau et tout le nécessaire à son propre ensevelissement, il s’expose à ne pas en avoir lui-même si la mort venait à le frapper. Or, par ces dons, Joseph d’Arimathie nous fait savoir qu’il a mis sa foi en Jésus dont il croit qu’il est effectivement le Fils de Dieu fondé à dire : « je suis la résurrection et la vie. » Joseph marque aussi sa rupture avec l’ancienne alliance : le salut ne se trouve plus dans des rites mais dans une personne et cette personne, c’est Jésus-Christ.

Jésus a reçu les plus beaux hommages funèbres de son vivant. Rappelez-vous : six jours avant la pâque, Marie-Madeleine a versé sur les pieds de Jésus un parfum de grande valeur et ce geste avait été agréé par le Seigneur : « laisse-la observer cet usage en vue de mon ensevelissement ! » dit-il à Judas qui récrimine, « … moi, vous ne m’aurez pas toujours » (Jean 12, 7-8). Et l’Evangéliste précise : « la maison fut remplie de l’odeur de ce parfum » (Jean 12, 3) ce qui nous renseigne tant sur l’intensité de l’amour repentant de Marie-Madeleine, que sur la dilection avec laquelle Jésus accueille son geste. Jésus montre ainsi que point n’est besoin de vouloir conjurer la mort par des rites. Lui, il en est vainqueur et celui qui meurt en lui, vivra éternellement.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le tombeau du Christ à Jérusalem.

LA PIETA

Contemplons

Ecoutons

« Siméon les bénit et dit à Marie, sa mère: « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, une épée te transpercera l’âme afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs. » » (Luc 2, 34-35)

Méditons

La séquence Stabat Mater nous fait chanter : « Quel homme, sans verser de pleurs, verrait la Mère du Seigneur, endurer si grand supplice ? Qui pourrait, dans l’indifférence, contempler en cette souffrance la Mère auprès de son Fils ? » Quelle image peut davantage susciter la compassion, que celle d’une mère portant sur ses genoux le cadavre horriblement mutilé de son enfant. Quelle que soit la mère, nous sommes touchés par sa souffrance. Mais quelle émotion lorsqu’il s’agit de la Mère de Dieu, qui tient dans ses bras le corps sans vie du plus aimant et du plus innocent de tous les fils.

Jésus est l’agneau de Dieu, qui a donné sa vie en rançon pour nous tous. Il est l’agneau sans tache et sans défaut, qui a été sacrifié pour notre pâque. Si en Jésus nous voyons celui qui s’est donné pour nous, en Marie, nous voyons celle qui nous l’a donné à deux reprises : en lui donnant la vie, puis en lui donnant de donner sa vie pour nous. Si Jésus est l’agneau sacrifié, Marie est une Mère sacrifiée, qui accepte de donner la vie du meilleur de ses fils pour que tous ses frères aient la vie et qu’ils l’aient en plénitude.

Le nom « Marie » a plusieurs étymologies dont « mer d’amertume. » L’un des titres de gloire sous lesquels on invoque la Mère de Dieu dans les litanies de Lorette est « reine des martyrs. » Oui, personne n’a plus souffert que Marie parce que personne n’avait un cœur plus pur. Et plus un cœur est rempli de Dieu, plus il est sensible à la détresse humaine. Marie ne pouvait que souffrir au-delà de toute mesure du sacrifice de celui qui est tout autant son Fils que son Dieu. Chaque martyr est représenté avec l’instrument de son supplice. Marie est la seule dont l’instrument du martyre est Jésus lui-même. Elle n’a pas versé son sang, comme les martyrs, mais dans son âme, elle a ressenti toutes les douleurs et les souffrances de Jésus. Et parce que son amour pour Jésus était total, elle s’est entièrement donnée avec Lui, ne cherchant pas à épargner sa douleur. Si le coup de lance de Longin a ouvert le Cœur Sacré de Jésus pour en libérer des forces de vie pour nous, il nous a en même temps ouvert le Cœur de Marie pour en libérer des torrents de compassion pour nous, pauvres pécheurs.

En Marie, tenant dans ses bras le corps inanimé de Jésus, nous contemplons l’Eglise qui enlace son époux crucifié qui a donné sa vie pour elle. Marie n’est à aucun moment concentrée sur sa douleur car elle tire sa force du don de Jésus. Sans cesse, elle contemple les plaies du Sauveur pour y voir les trophées de son amour victorieux et nourrir en elle l’espérance de la résurrection. En contemplant Jésus mort, dans ses bras, Marie ne voit pas une exhortation à la revanche, à la vengeance, mais une invitation à accueillir les fruits de rédemption conquis par Jésus et à prendre au sérieux son message de conversion du cœur. En recevant Jésus dans ses bras, sur ses genoux, sur son Cœur, Marie accepte l’invitation de Jésus à se laisser sauver par Lui. En nous montrant Jésus et en nous le tendant, elle nous invite à faire comme elle et à nous laisser sauver par lui. Rien ne saurait être pire que de laisser le sacrifice de Jésus sans réponse de notre part.

A côté de Jésus souffrant, le bon peuple de Dieu a toujours voulu contempler Marie, celle qui a souffert pour et par Jésus, trouvant en elle l’expression la plus accomplie de la réponse de l’Eglise au don d’amour de Jésus. Dans ce sens, saint François-Xavier a souvent répété : « J’ai trouvé le peuple rebelle à l’Evangile chaque fois qu’à côté de la Croix de Jésus, j’ai omis de montrer l’image de sa Mère. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le suaire d’Oviedo est un linge qui a été appliqué sur le visage lorsqu’il a été déposé dans le sépulcre. Ce linge était lui-même recouvert par le saint suaire de Turin. Des études révèlent des similitudes entre les deux reliques.