La fuite en Egypte

Le songe de saint Joseph, Anton Raphaël Mengs

Méditons

Le glaive de douleur prophétisé par Siméon s’enfonce chaque jour davantage dans le Cœur Immaculé de Marie, mais aussi dans le Cœur de Joseph qui lui est intimement uni.

En songe, Joseph reçoit l’ordre de fuir en Egypte avec l’enfant et sa mère. Rapidement, il se lève, réveille Marie, l’informe qu’un ange lui est apparu en songe pour lui ordonner de fuir devant la fureur d’Hérode. Pendant que Marie rassemble quelques affaires, Joseph charge sur son âne ce qu’il est possible d’emmener en Egypte sans les ralentir dans leur fuite. Il emporte surtout les présents des mages (or, myrrhe, encens) qui leurs seront bien utiles dans un pays qui leur sera hostile en raison de leur appartenance à une autre culture et surtout à une autre religion. Dans la nuit, alors que l’ombre de la mort plane sur Béthlehem, Joseph et Marie prennent donc le chemin de l’exil pour sauver Jésus des griffes d’Hérode.

Quels tourments agitent l’âme de Joseph ? Comme tous les doux, Joseph ne se laisse pas aller à une colère stérile, mais son âme est remplie de tristesse, non pour lui-même mais pour Jésus et Marie qu’il aime par-dessus tout. Même si cela le chagrine de laisser derrière lui tout ce qu’il avait prévu et envisagé pour assurer l’existence de sa famille (maison, échoppe, clientèle etc.), même s’il doit renoncer à toutes ses ambitions personnelles, cela n’est rien en comparaison de sa douleur de la douleur de Marie, de sa souffrance de voir Jésus, le Dieu d’amour, persécuté par un « roitelet de pacotille. » dévoré par la jalousie. La nuit de sa naissance, Jésus n’avait déjà pas été reçu par son peuple ; à présent, il en est même persécuté ! Ces pensées emplissent son âme de tristesse et pourtant, comme Marie, il concède tous les efforts nécessaires pour se montrer courageux et ainsi ne pas accroître le chagrin de son épouse.

Arrivé en Egypte, le soulagement, et même la joie, prend la place de la tristesse dans le Cœur de Joseph. En effet, il a l’assurance que Jésus et Marie sont à l’abri de la fureur d’Hérode. Il sait que l’ange qui lui a enjoint de fuir, lui donnera aussi le signal du retour. Enfin, il se rappelle les écritures et les prophéties sur le séjour du Messie en Egypte et se dit que cette fuite fait partie du plan de Dieu. Il constate au fur et à mesure que les forces du mal, si violentes soient-elles, ne peuvent empêcher la réalisation du plan de salut de Dieu. Joseph, comme Marie, et comme tous les saints à leur suite, s’est dépouillé de tout pour l’amour de Jésus et n’en a éprouvé aucun regret. Pour Joseph, peu importe où la providence le conduit du moment qu’il est avec Jésus et Marie et qu’il les sait en sécurité.

« Là où est ton trésor, là sera ton cœur » (Matthieu 6, 21). Pour Joseph, il ne fait aucun doute que son trésor, c’est Jésus et Marie. Ce trésor lui sera conservé, ce qui fera de lui un homme heureux même dans la fuite, même dans l’exil, même dans la pauvreté. Voulez-vous être heureux ? Alors imitez Joseph et donnez-vous à Jésus par Marie !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Présentation au Temple

Marie et Joseph accomplissent les rites de la présentation. Siméon reçoit Jésus dans ses bras et bénit Dieu.

Méditons

Siméon prophétise à Marie qu’un glaive de douleur transpercera son cœur. En quelques mots, Marie est transportée 33 années plus tard sur le Calvaire au pied de la Croix. Siméon lui rappelle que Jésus, cet enfant de quarante jours, qu’elle tient dans ses bras, est l’homme des douleurs décrit tant par Isaïe que par les prophètes, et que le salut qu’il est venu apporter, passera par un immense sacrifice auquel elle est appelée à consentir. Quelle douleur pour Marie d’entendre ces mots de la bouche de Siméon !

L’Evangile ne dit rien de Joseph et de sa réaction à l’annonce de Siméon. Comme à chaque fois, Joseph disparaît dans le silence, et ce n’est qu’en contemplant Marie que nous pouvons deviner ses pensées. Comme Marie, Joseph connait les écritures et les prophéties sur le Messie, les allusions à sa Passion contenues dans les psaumes. Probablement que, dans la joie de la naissance de Jésus, Marie et lui-même avaient un peu perdu de vue cet aspect des choses. Au Temple, le jour de la Présentation, ce sont deux tourterelles qui sont sacrifiées en lieu et place de Jésus. Dans 33 années, c’est Jésus lui-même, l’Agneau sans tache, qui sera le sacrifice offert au Très-Haut « pour sa gloire et le salut du monde. » Quelle douleur pour Joseph d’envisager que le salut de l’homme exige un tel sacrifice qu’il ne peut être consenti que par Dieu  seul ! Quelle douleur pour lui d’imaginer que l’homme est aimé de Dieu jusqu’à lui sacrifier son propre Fils, et qu’Il en est si peu aimé en retour ! Quelle douleur pour Joseph d’envisager la souffrance des deux êtres qu’il aime le plus au monde, Jésus et Marie, et dont il sait qu’ils sont ceux qui méritent le moins de souffrir. Dans son amour d’époux et de père que ne ferait-il pas, s’il le pouvait, pour leur éviter cet océan d’amertume !

La prophétie de Siméon jette aussi une lumière pascale sur la scène de la Présentation en annonçant l’abondante Rédemption que produira la douloureuse Passion de Jésus. En effet, de l’offrande que Jésus fera de Lui-même à son Père, sortira le salut d’une multitude y compris celui de Marie et de Joseph. Car ces derniers n’échappent pas à la Rédemption parce que parents de Jésus. Au contraire, ils en sont même les plus beaux fruits. L’Immaculée Conception de Marie, sa maternité virginale, l’éminente sainteté de Joseph représentent les premiers fruits de la Rédemption. Cette conscience de tout devoir à celui dont ils ont la garde, fera de Marie et de Joseph, des chrétiens avant l’heure, toujours soucieux de vivre en dignes enfants de Dieu : chaque geste, chaque parole, chaque pensée sera pour eux, une goutte d’eau versée dans le calice de la Rédemption dans le silence de leur existence.

Joseph ne sera plus de ce monde lorsque Jésus entamera sa vie publique qui le mènera, trois ans plus tard, au Calvaire. Seule Marie se tiendra debout au pied de la Croix. Cela ne signifie pas que le glaive de douleur qui a traversé le Cœur de Marie (et qui a commencé à le transpercer le jour de la Présentation pour s’enfoncer un peu plus chaque jour jusqu’au Vendredi-saint) n’ait pas, en même temps, traversé celui de Joseph.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’imposition du nom de Jésus

La circoncision, cérémonie au cours de laquelle est imposé le nom de Jésus.

Méditons

C’est très probablement Joseph, en tant que chef de famille, qui a procédé à la circoncision de Jésus le huitième jour, selon les prescriptions de la loi. En effet, elle n’était pas l’affaire des prêtres mais celle du chef de famille et elle se faisait en présence de témoins (parents, voisins, amis) comme nous pouvons le lire chez Luc pour la circoncision de Jean-Baptiste. Imaginons les sentiments de Joseph en procédant à cette opération. Il est d’abord saisi d’une très grande émotion d’être celui qui, par cet acte, s’affirme aux yeux du monde le père légal de Jésus : son Dieu se fait son enfant et s’en remet totalement à ses bons soins. Imaginons le respect de Joseph pour Jésus, Dieu fait homme, qui condescend à accomplir tous les termes de la loi jusque dans ses rites les plus humiliants ! Imaginons son déchirement intérieur d’être celui qui doit verser le précieux sang de Dieu-même et son sentiment d’indignité de remplir une aussi redoutable mission. Marie a probablement assisté Joseph lors de la circoncision en maintenant Jésus immobile ; elle aura su trouver les mots pour convaincre son époux que personne n’est plus digne que lui car choisi par Dieu-même.

La douleur intérieure de Joseph se transforme progressivement en joie avec l’imposition du nom de Jésus, nom que l’ange avait indiqué tant à Marie lors de l’Annonciation qu’à lui-même en songe. Il revenait au père de donner un nom à l’enfant qui venait d’être circoncis. Joseph s’exécute avec bonheur marquant sa paternité légale sur Jésus. Selon la tradition, le fils de Joseph aurait plutôt dû s’appeler comme lui et les témoins de la circoncision se seront certainement étonnés (comme ce fut le cas pour Jean-Baptiste !) que son fils puisse se prénommer Jésus, « Dieu sauve. » Joseph marque ainsi, non seulement son obéissance à Dieu, mais aussi son adhésion totale à son plan de salut. En effet, en respectant scrupuleusement les consignes de l’ange, Joseph montre qu’il se fait le serviteur de son Dieu au travers de l’enfant qui lui est confié et qu’il ne revendique aucun des droits légitimes que lui confère la paternité légale. Jésus sera libre de remplir la mission pour laquelle il est venu en ce monde et trouvera en Joseph un collaborateur fidèle, avisé et non un obstacle.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Nativité

Méditons

Quelle épreuve pour le cœur paternel de Joseph ! A peine est-il arrivé à Béthlehem que, pour Marie, le moment est arrivé de donner le jour au Sauveur. Aussi, Joseph va-t-il d’auberge en auberge, de maison en maison à la recherche d’un abri décent pour son épouse. Partout il trouve porte close. Imaginons l’ambiance qui règne dans Béthlehem en la nuit de la Nativité. La ville grouille de monde en raison du recensement ordonné par César. Les auberges sont prises d’assaut et les habitants de Béthlehem profitent de l’aubaine pour faire des affaires. Le prix du moindre hébergement atteint des sommets prohibitifs. Il n’y a plus de place nulle part. Tout a été vendu à prix d’or. Si cela se trouve, Joseph n’a que très peu d’argent et ne peut surenchérir pour arracher un petit coin dans la salle commune. Quelqu’un s’est tout de même laissé apitoyer et a finalement indiqué à Joseph une étable à l’écart de la ville (qui n’a certainement pas été gratuite non plus !). Quelle douleur pour Joseph de penser que c’est le Fils de Dieu Lui-même qui vient aux habitants de Bethlehem et que les portes de la ville lui sont fermées. Quelle douleur pour ce père en devenir, de ne pouvoir offrir à son enfant davantage qu’un abri de fortune à peine digne des bêtes.

Pour Joseph les grandes douleurs sont toujours associées à de grandes joies. A la douleur de ne pas trouver d’abri décent pour Marie et son enfant, se mêle la joie incommensurable de la naissance du Sauveur, du Messie annoncé par les prophètes. Quelle joie pour lui de contempler le bonheur de Marie à la naissance de son Fils premier-né, de tenir dans ses bras Celui qui est tout autant son Créateur que son Sauveur, d’entendre les bergers rapporter les paroles de l’ange sur la naissance de Jésus, de les voir L’adorer avec autant de simplicité que de vérité. Quelle joie pour lui de trouver en tous ces signes une confirmation de plus de l’origine divine de Jésus.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Luc 2, 14), disent les phalanges célestes en la nuit de Noël. Peut-être Joseph et Marie les ont-ils entendues. Toujours est-il que tous les hommes (et femmes) de bonne volonté de Bethlehem sont rassemblés dans l‘étable de la Nativité où a lieu la première adoration du Verbe fait chair.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le voyage à Béthlehem

Le voyage à Bethlehem, Panaghia, fresque du XVème siècle

Méditons

Jésus s’est fait homme par Marie. Par elle, il est entré dans notre histoire en un temps et en un lieu très précis. Jésus est né quand Quirinus était gouverneur de Syrie et au moment du premier recensement de la population par l’empereur Auguste. Matthieu précise, en plus, qu’il est né au temps du roi Hérode. Jésus n’est pas un mythe, il a réellement existé en tant qu’homme et figure, par Joseph, son père putatif, sur la liste de recensement des habitants de la ville de Bethlehem où il est né.

Joseph a accompli ce que l’ange lui a demandé et a pris chez lui son épouse : l’enfant qui naîtra sera, aux yeux de tous, celui de Joseph, le descendant de David. Imaginons avec quel respect, avec quelle prévenance, Joseph s’occupe de Marie maintenant qu’il sait qu’elle est la vierge dont parle Isaïe, celle qui porte en elle, le Fils de Dieu-même. Imaginons la peine de Joseph de devoir imposer à Marie le pénible voyage jusqu’à Béthlehem et toutes les précautions qu’il prend pour lui offrir un peu de confort. Imaginons l’émotion de Marie à toute la prévenance de Joseph.

Marie a souvent répété à Joseph les paroles de l’ange Gabriel le jour de l’Annonciation. Ensemble, ils ont médité sur le sens de certaines paroles encore voilées. En se rendant à Béthlehem, pour obéir à l’ordre de l’empereur, ils repensent très certainement à l’une d’entre elles : « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père et son règne n’aura pas de fin » (Luc 1, 32). Les paroles du prophète Michée leurs reviennent alors à l’esprit : « Et toi, Béthlehem Ephrata, tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda car de toi sortira un chef qui paîtra Israël, mon peuple » (Michée 5, 2). Ils ne savent pas exactement comment tout se réalisera mais admirent les voies de Dieu qui se sert du recensement de l’empereur pour faire naître le Sauveur dans la cité de David. Dans toute la difficulté et la pénibilité du voyage, ils éprouvent ainsi toute la sagesse et la prévenance de la providence divine.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La sainteté de Joseph

Méditons

Au catéchisme, nous avons appris que Dieu ne nous demande jamais rien qui soit au-delà de nos possibilités : si difficile soit la tâche, si lourde soit la croix, sa grâce est à la hauteur de ce que nous avons à réaliser. Que dire alors de Joseph et de la grâce dont Dieu l’a comblé, lui qui a eu la délicate mission de servir de père et d’éducateur au Fils de Dieu, d’époux et de gardien à la Vierge-Mère. L’ange appelle Marie la « comblée-de-grâce » ; ces mots décrivent Joseph avec la même perfection.

Lorsque, dans ses pensées, on balaye les exploits réalisés par les saints en deux mille ans de christianisme, on est saisi d’admiration et confondu de tant de courage, d’héroïsme, de persévérance, d’abnégation, de générosité au service de Dieu et du prochain. Souvent on finit par se sentir un peu honteux de notre peu d’entrain à servir la cause du Christ et de la vitesse à laquelle nous nous décourageons devant les plus petites difficultés. Tout ce que la multitude des saints a réalisé au long des siècles, c’est Jésus-Christ qui l’a accompli en eux. En effet, le mérite des saints et ce qui fait leur fécondité, réside dans le fait qu’ils se sont livrés corps et âme à Jésus pour mieux le laisser agir en eux et à travers eux. Chacun d’eux peut dire avec saint Paul : « ce n’est plus moi qui vis mais c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2, 20). Songeons, que Jésus-Christ, celui qui répand tous les dons de sa charité au travers de ses saints, a été à l’école de Joseph : c’est ce dernier que Dieu a choisi comme collaborateur de sa grâce pour faire de Jésus le Rédempteur, celui qui continue de sauver à travers les saints et cela jusqu’à la fin du monde. Imaginons alors avec quelle surabondance de grâce, Dieu a dû pourvoir Joseph pour qu’il puisse réaliser une tache aussi délicate que d’élever le Fils de Dieu et de le donner à sa mission de Rédempteur. Quels que puissent être les mérites des plus grands saints, aucun n’a eu à accomplir mission plus redoutable que Joseph, et tout le bien qu’ils ont réalisé, ils l’ont pu parce que Joseph a été pour Jésus un père d’une sainteté absolument parfaite.  Aucun humain, à l’exception de Marie, ne peut se prévaloir d’être à l’origine de tant de bienfaits, si ce n’est Joseph.

La sainteté éminente de Joseph est la fois tout ordinaire et d’un héroïsme inégalé. En effet, nous ne connaissons de Joseph aucun acte extraordinaire. Il n’est pas mort suite à un martyr glorieux, il n’a pas versé son sang pour Jésus. Sa vie s’est déroulée, pour l’essentiel, en choses banales et en gestes répétitifs dans l’ombre de son échoppe de charpentier. Cependant, sa sainteté est tissée d’héroïsme. En effet, jamais il n’a hésité à se mettre au second rang pour mieux servir Dieu et son plan de salut en Jésus et Marie (pas un instant il n’a hésité à fuir en Egypte laissant derrière lui le peu qu’il possède !). Joseph n’a pu réaliser aucune de ses ambitions personnelles, il n’a cédé à aucune de ses aspirations légitimes mais s’est renoncé en permanence pour la cause de Jésus. Rien n’est plus difficile que de se renoncer, de mourir à soi-même et, qui plus est, en permanence. C’est pourtant ce que Joseph a fait et réussi. Joseph n’est pas le saint des victoires éclatantes mais celui des héros silencieux du quotidien.

Joseph a tout donné à ceux qu’il aime : Jésus et Marie. Il n’a rien gardé pour lui et pourtant il a été, comme tous les saints, un homme heureux. En lui s’illustrent à merveille les paroles du pape Benoit XVI : « Le Christ n’enlève rien ; il donne tout. »

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Annonciation à Joseph

Le songe de saint Joseph, Daniele Crespi

Méditons

Joseph est un homme juste, nous dit l’Evangile de Mathieu (1, 19), ce qui veut dire qu’il observe fidèlement les préceptes du Seigneur, mais plus encore qu’il les vit de l’intérieur, qu’il est appliqué à toujours faire le bien dans l’amour de Dieu et du prochain. C’est un homme d’action, attentif aux réalités d’en-haut et qui exécute sans attendre ce que le Ciel lui commande. Son très haut degré de sainteté nous est suggéré par le simple fait qu’il est choisi, plus encore, légitimé par Dieu-même, pour être l’époux de Marie et le gardien du secret sur la véritable origine de Jésus. En effet, rien de la maternité virginale de Marie ne doit être connu avant la Pentecôte.

L’ange dit à Joseph : « ne crains pas  de prendre avec toi Marie, ta femme » (Mathieu 1, 20). Il nous révèle ainsi le combat intérieur de Joseph depuis le moment où il découvre la grossesse de Marie. Les paroles de l’ange nous suggèrent aussi que Joseph, dans toute sa douleur, s’est confié à Dieu dans une prière ardente et a mis en Lui toute son espérance. Le message de l’ange est comme la réponse directe à la question : « Seigneur, qu’attends-tu de moi ? Que dois-je faire ? Eclaire-moi ! » L’intervention du Ciel ramènera le calme dans son âme et mettra fin à la « passion de Joseph » le juste, en lui dévoilant tout le mystère de l’Incarnation.

Le message de l’ange nous révèle aussi que Joseph n’est pas appelé à être une simple « couverture » pour Marie mais un collaborateur direct dans le mystère de l’Incarnation. En effet, le rôle dévolu à Joseph ne se limite pas à être le protecteur de Marie mais il doit être son époux devant Dieu et devant les hommes avec tous les droits et devoirs de la charge. Et, c’est Dieu Lui-même, qui, par l’intervention de son ange, accorde la Vierge en mariage à Joseph  : « ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse » (Luc 1, 20). Plus encore, Joseph est désigné par Dieu pour assumer la paternité légale de l’enfant de Marie. En demandant à Joseph d’imposer à l’enfant le nom de Jésus, Dieu lui demande d’accomplir l’acte paternel fondateur par excellence.

Joseph est un homme habité par l’Esprit-Saint : ses actions sont marquées du souci de faire ce qui plaît à Dieu. Par ailleurs, ses décisions sont prises, non dans son intérêt propre mais pour le bien de ceux qui lui sont proches, en l’occurrence Marie et Jésus. Comme l’écrit St Ambroise : « La justice est la vertu qui rend à chacun son dû, ne réclame pas le bien d’autrui et néglige son propre intérêt pour le bien commun » : c’est tout le portrait de notre Joseph.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La lutte intérieure

Méditons

« Marie demeura chez Elisabeth pendant trois mois, puis elle s’en retourna chez elle » (Luc 1, 56) nous dit l’Evangile. Si Joseph a accompagné et protégé Marie à l’aller, il est certainement revenu chez Zacharie et Elisabeth pour la ramener à Nazareth. Entre trois et quatre mois se sont écoulés depuis l’événement de l’Annonciation et la grossesse de Marie commence à être visible. C’est très certainement au retour d’Ein Kerem que Joseph questionne Marie et qu’elle lui révèle les paroles de l’archange Gabriel à l’Annonciation. Non que Marie ait voulu caché sa grossesse à Joseph tant que c’était possible de peur qu’il ne l’accable (n’oublions pas que nous avons à faire à deux justes !) mais parce qu’elle s’est faite l’humble servante du Seigneur, elle laisse à Dieu seul, le soin de révéler à Joseph le mystère de l’Incarnation quand et comme Il veut.

On imagine aisément la tempête qui fait rage dans le cœur de Joseph et la douleur de Marie de devoir infliger une si grande peine à son fiancé qui ne la mérite pas. Comment lui, Joseph, le charpentier de Nazareth, plus habitué à appréhender les problèmes par leur côté pratique ou technique, peut-il imaginer qu’un enfant puisse naître de l’opération du Saint-Esprit ? Comment peut-il imaginer que le Fils de Dieu Lui-même veuille naître et grandir dans son foyer plutôt que dans la demeure d’un prêtre pieux et zélé ? Satan suggère à son esprit des sentiments de basse trahison. En même temps, il connait Marie et sait qu’elle n’est capable d’aucune forfaiture : pendant toute la période des fiançailles et déjà bien avant (probablement !) il a pu se rendre compte de l’éminence de sa vertu, de toute l’étendue de sa pureté.

Cette lutte intérieure que de pieux auteurs appellent « la passion de Joseph », est d’autant plus intense qu’il est un homme juste et religieux, qu’il ne veut rien faire qui soit contraire tant aux préceptes de la loi qu’à la justice, le fondement même de la charité. Son cœur, sa raison, sa connaissance des prophéties sur le Messie, le récit de Zacharie sur les événements autour de la naissance de Jean-Baptiste, la totale crédibilité de sa fiancée, l’amènent à croire progressivement ce que Marie lui a dit du mystère de sa maternité. Mais alors un autre combat se déclenche dans son âme : si Marie est l’élue, si elle porte en elle le Fils de Dieu lui-même, alors il n’est plus digne de s’en approcher, qui plus est d’être son époux. De là, son idée de ne pas diffamer Marie et de rompre secrètement avec elle. En agissant ainsi, Joseph satisferait aux préceptes de la loi tout en prenant sur lui tous les torts. Ainsi, il sauverait Marie de la lapidation à laquelle les apparences la condamneraient injustement.

L’intensité de ce combat intérieur nous révèle toute l’éminence de la sainteté de Joseph mais aussi tout l’amour qu’il nourrit à l’égard de Dieu et de Marie. Sa dignité se trouve résumée en un mot qui, à lui tout seul, vaut tous les procès de canonisation : « c’était un juste » (Mathieu 1, 19) !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Visitation

La Visitation, anonyme

Méditons

Joseph n’est pas évoqué dans la scène de la Visitation et, pourtant, on ne peut douter de sa présence, au moins dans une partie des événements qui nous sont rapportés. Joseph est le gardien et l’époux de Marie : il est impensable qu’il ne l’ait pas accompagnée dans son voyage de Nazareth jusque dans les montagnes de Judée. En effet, le chemin qui mène jusqu’à Ein Kerem est pénible, au moins pour la partie qui traverse les montagnes. Par ailleurs, les dangers, déjà nombreux pour un homme vigoureux, le sont plus encore pour une jeune-fille délicate et effacée comme Marie. Aussi, peut-on raisonnablement penser que Joseph fut celui qui mena Marie à Elisabeth. Nous reconnaissons ainsi l’essentiel du rôle qui est dévolu à Joseph : Jésus est la source de la grâce, Marie le canal par lequel elle s’écoule et Joseph, celui qui lui fraye le chemin en levant tous les obstacles qui se dressent devant elle. Si la Visitation fut en événement aussi riche en grâce pour Elisabeth et Jean-Baptiste, c’est parce que Joseph a rendu possible la rencontre des deux femmes, en prenant sur lui d’accompagner Marie.

L’Evangile ne nous dit pas si Joseph a entendu les paroles d’Elisabeth, s’il a assisté au Magnificat de Marie mais le contexte laisse à penser que les deux femmes étaient seules pour cette « petite Pentecôte. » En effet, il n’était pas d’usage que les hommes et les femmes occupent les mêmes parties d’une maison. Si, en arrivant, Marie se rend immédiatement chez Elisabeth, Joseph s’est probablement fait un devoir d’aller saluer Zacharie, le maître de maison. On imagine l’étonnement de Joseph de trouver Zacharie enfermé dans son mutisme. Les serviteurs lui auront certainement fait part des événements du Temple, de l’apparition de l’archange Gabriel à la droite de l’autel et de l’annonce de la naissance d’un Fils. Joseph aura certainement écouté dévotement le récit de tous ces événements et loué Dieu de sa miséricorde pour ces deux vieillards affligés de ne pas avoir pu être parents jusque-là.

C’est Dieu Lui-même qui révèle à Elisabeth le mystère de la maternité de Marie ; c’est parce qu’elle est remplie de l’Esprit-Saint qu’elle reconnait le Messie enfoui en Marie. Elisabeth n’aurait même pas pu soupçonner la grossesse de Marie si cela ne lui avait été révélé, vu que la Visitation a lieu très peu de temps après l’Annonciation. Pour Joseph, Dieu procèdera de la même manière : il prendra Lui-même en charge de dévoiler à Joseph le mystère de l’Incarnation et de l’y associer.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Annonciation

L’Annonciation, Domenico Beccafumi

Méditons

Lorsque Dieu envoie son ange à Nazareth, Marie est déjà fiancée à Joseph : leurs destins sont liés par un engagement quasi irrévocable. Si l’événement majeur de l’Annonciation se situe après les fiançailles de Marie, c’est pour souligner le rôle de premier plan que Joseph doit assumer dans l’Incarnation de Jésus. Le message délivré par Gabriel s’adresse à Marie mais aussi à son époux car, en union avec elle, Joseph est appelé à donner son « oui »  à Dieu.

Lorsque Marie demande à l’ange comment l’Incarnation du Fils de Dieu pourra se réaliser, elle précise qu’elle est vierge et sous-entend qu’elle a bien l’intention de le rester ; s’il en était autrement pourquoi le préciserait-elle alors qu’elle est sur le point de se marier avec Joseph, et que le but de toute union légitime est de produire une descendance ? En précisant qu’elle est vierge, Marie insinue, d’une part, qu’elle a fait don de sa virginité à Dieu dans un acte de consécration irrévocable, et, d’autre part, que Joseph, son fiancé, est au fait de cela. Plus encore, Marie nous apprend par ces mots que Joseph respecte son vœu de virginité et, même, qu’il l’assume en renonçant à ses droits conjugaux. Quand Marie questionne l’ange sur la manière dont va se réaliser sa parole alors qu’elle est vierge, elle nous révèle implicitement que son vœu ne trouvera aucun obstacle en Joseph. Etant à la veille de son mariage, elle sait déjà, pour s’en être ouverte à son fiancé, que Joseph ratifie son vœu et qu’il s’unie à elle dans sa consécration totale. Ce don des époux est reçu par Dieu et c’est sur cette consécration qu’Il va fonder son plan de salut. Il la bénit en lui faisant produire les fruits les plus abondants, le plus éminent d’entre eux étant le don de son propre Fils.

A la proposition de Dieu, Marie répond « oui. » Ce n’est pas un consentement donné à la légère qui sera repris ou mitigé dès les premières difficultés ; c’est un « oui » sans retour et d’une telle plénitude, qu’il embrasse tous les domaines de sa vie et de son avenir. Dans ce « oui » sans concession se fond le « oui » beaucoup plus discret mais tout aussi radical de Joseph. En effet, parce que Marie lui est liée, les paroles de l’ange sont aussi adressées à Joseph qui doit donner un « oui » au « oui » de Marie. Pour que puissent s’accomplir les paroles de l’ange, Joseph doit donner à Marie de se donner à Dieu et, même, il doit se donner avec elle.  Lorsque Marie dit : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38), il faut entendre en écho la même phrase prononcée par Joseph. Il renoncera à tout ce qu’il avait prévu dans sa vie familiale, professionnelle pour se faire, avec Marie, le serviteur du projet de Dieu.

C’est à la sainteté de Marie qu’on mesure la sainteté de Joseph. Si Joseph avait été un peu moins saint, jamais le plan de Dieu n’aurait pu s’accomplir. Le « oui » de Marie n’est pas un acte isolé mais l’expression d’un engagement pris par deux époux qui font de leur union un acte de consécration totale à Dieu.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O bienheureux Joseph, vous que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d’un père à l’égard de Jésus, vous qu’il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte-Famille sur terre, vous que le vicaire du Christ a choisi comme patron et avocat de l’Eglise universelle fondée par Jésus-Christ Lui-même, c’est avec la plus grande confiance possible que j’implore votre secours très puissant pour cette même Eglise qui lutte sur terre.

Protégez, je vous en supplie, d’une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez notre pape François, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Soyez le refuge et le secours de tous les chrétiens persécutés pour leur foi en Jésus-Christ.

Acceptez et agréez aussi, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement. Je me voue entièrement à vous pour que vous soyez toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut.

Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Priez enfin pour moi afin que je puisse participer à la paix et à la joie dont vous avez joui vous-même autrefois en mourant si saintement. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.