La Résurrection

 

« Noli me tangere », la rencontre de Jésus ressuscité et de Marie-Madeleine, Le Corrège

Méditons

Accompagnée par un groupe de femmes, Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus. Elle voit que la pierre a été enlevée, et que le tombeau est vide. Un homme, qu’elle tient pour le jardinier, l’interroge : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Puis Jésus l’appelle par son nom : « Marie. » Aux inflexions de sa voix, elle reconnaît son Jésus : « Rabbouni » dit-elle. Elle voudrait le toucher pour s’assurer qu’elle ne rêve pas et le serrer contre elle pour ne plus jamais être séparée de lui. Mais Jésus l’en empêche. « Ne me retiens pas », dit-il, « je ne suis pas encore monté vers mon Père » (Jean 20). En effet, la douceur de l’étreinte divine ne se fera qu’en paradis, dans la maison du Père. Marie-Madeleine doit accepter de laisser Jésus s’en aller et d’attendre dans la foi et l’espérance de le retrouver au Ciel au moment qu’Il fixera.

Nous avons tous beaucoup de mal à laisser partir ceux que nous aimons et redoutons plus que tout de nous retrouver sans eux. Marie-Madeleine ne pleure pas seulement sur Jésus qui a été outrageusement mis à mort mais aussi sur elle-même, parce que la mort la prive de la présence physique de son bien-aimé. Lorsque la mort vient nous enlever ceux que nous aimons, nous redoutons de nous retrouver seuls, privés de leur affection, de leur soutien, de leur amour et nous sentons comme amputés d’une partie de nous-mêmes. Comme Madeleine, nous ressentons un grand vide.

Comme Jésus à Marie-Madeleine, nos défunts nous demandent de ne pas les retenir, nous assurant qu’ils ne nous quittent pas, mais qu’ils partent devant. L’étreinte que Jésus refuse à Marie-Madeleine, le matin de Pâques, lui sera donnée à l’infini, dès son entrée au paradis. Sachant quel bonheur attend nos défunts, comment pourrions-nous ne pas les laisser partir devant vers celui qui les comblera de toutes joies et les récompensera de tous leurs efforts. Parlant du bonheur qui nous attend dans l’au-delà, le révérend père Brun écrit : « la vue de Dieu ! Oh ! Ravissement profond qu’à peine l’éternité suffira pour le porter ! Oh ! Ce regard d’amour, à jamais attaché sur Dieu, ce flux et reflux perpétuel des flammes d’amour divin reçues et renvoyées dans l’âme par Dieu et de l’âme en Dieu ! Et le dernier mot du bonheur du Ciel, ce n’est pas la contemplation, mais la possession. L’infini nous embrasera, indicible jouissance où l’âme humaine connaîtra l’enivrement de la divine suavité. Oh ! Cette étreinte de Dieu ! Ne fut-elle que d’un jour ! Et elle ne doit jamais finir puisque cet embrassement de Dieu durera l’éternité ! »

En Jésus ressuscité, nous restons unis à tous les Saints du Ciel, à tous nos défunts. Si nous ne pouvons communiquer avec nos frères du Ciel par les sens, nous entrons avec eux dans une communion et une intimité bien plus profondes. Des trois vertus cardinales que sont la foi, l’espérance, la charité, la seule qui subsiste dans le temps et l’éternité, c’est la charité. Ceux que nous avons aimés en cette vie, nous restent unis, et la mort, loin de rompre les liens de l’amour, les renforce, les transforme et les élève à une plénitude que nos pauvres esprits humains ne sauraient imaginer. Ceux que nous avons aimés continuent de nous aimer et continuent de nous accompagner jusqu’à ce que nous les ayons rejoints. Car, rien ne préoccupe davantage nos défunts en paradis que le salut de tous ceux qu’ils laissent derrière eux.

En purgatoire, se trouvent ceux de nos défunts qui ont quitté cette terre insuffisamment préparés à rencontrer Dieu et à recevoir son étreinte. Ayant aperçu une étincelle de la sainteté infinie de Dieu, lors du jugement particulier, aucun d’entre eux ne veut se présenter devant Lui avant d’avoir entièrement revêtu le vêtement des noces. Après tout, lorsque nous nous sommes rendus à notre premier rendez-vous amoureux, nous n’avons rien laissé au hasard et veillé à paraître au meilleur de nous-mêmes. Ainsi en est-il aussi de nos défunts, qui se préparent au plus important rendez-vous de leur existence. Et malgré leurs tourments, si on leur proposait de quitter le lieu de purification sur le champ, sans être entièrement lavés de toute souillure, aucun d’entre eux n’accepterait.

En priant pour nos défunts, nous faisons la joie d’une foule innombrable. En effet, nous réjouissons Dieu, impatient de prendre dans ses bras les enfants qu’il a créés, rachetés et sanctifiés. Nous réjouissons Marie qui, comme toutes les mamans se languit de ses enfants. Nous réjouissons tous les Saints, tous les anges qui jubilent à l’entrée au Ciel de tous les nouveaux bienheureux, de nos défunts qui sont enfin arrivés au terme du chemin.

Si nous aimons vraiment nos défunts, alors, cessons de pleurer, prions pour eux. Plutôt que de vouloir les ramener égoïstement à nous, demandons-leur de nous donner l’espérance de les rejoindre.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les mystères glorieux

 

La Résurrection, Véronèse

Méditons

Les mystères glorieux du rosaire mettent sous nos yeux nos fins dernières, en mettant l’accent sur la gloire qui nous est départie, que Jésus-Christ nous a acquise et qui resplendit dans l’exemple de Marie. « Le Seigneur a jeté les yeux sur son humble servante et voici que toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1, 48) proclame-t-elle dans son chant d’action de grâce. Et si l’Eglise reprend chaque jour, à vêpres, le Magnificat, c’est parce que chacun d’entre nous est voué au même bonheur que Marie. Oui, chacun d’entre nous pourra se proclamer bienheureux parce que Dieu, dans sa miséricorde infinie, l’aura tiré du néant pour le faire participer à sa vie divine.

Le but que Marie se fixe en mettant le rosaire en nos mains, est sans équivoque : nous rendre participants de la gloire de Dieu en acceptant de nous laisser conduire par elle à Jésus, son Sauveur et le nôtre. A Lourdes, Marie assure Bernadette qu’elle la rendra heureuse dans l’autre monde. En substance, elle lui dit, d’une part que, comme la souffrance est inhérente à cette existence, le bonheur l’est à la vie éternelle, et d’autre part qu’elle dispose des pouvoirs nécessaires pour faire et tenir une telle promesse.

Dans l’Ecriture sainte, Dieu ne parle qu’avec parcimonie des merveilles qui nous attendent et dont nous serons comblés dans l’autre monde. On pourrait presque dire qu’il est aussi discret sur ce qui concerne la vie dans l’au-delà, qu’il l’a été sur sa vie cachée à Nazareth. Mais la contemplation de ce qu’il a fait en Marie et pour Marie suffit à nous laisser entrevoir tout ce à quoi nous sommes destinés. On ne méditera jamais assez l’exemple de Marie et toute la richesse qu’il renferme. Cependant, comme c’est coutume pour lui, Jésus a levé un coin du voile qui recouvre la vie éternelle à plusieurs de ses amis. Ainsi, nous lisons chez sainte Thérèse d’Avila, qu’un jour, Jésus lui dit : « Regarde, ma fille, ce que perdent ceux qui sont contre moi. Ne manque pas de le leur dire. » A Françoise de Bona, après l’avoir gratifiée d’une connaissance très élevée de la Sainte Trinité, il dit la même chose : « Ma fille, j’ai voulu te faire voir de quel bien se privent les pécheurs qui meurent dans leur péché. » A sainte Catherine de Sienne, à qui Jésus a montré et le Ciel et l’enfer, Il dit : « Tu vois de quelle gloire sont privés et de quelles peines sont punis ceux qui m’offensent. »

Les âmes du purgatoire, malgré leurs souffrances, sont heureuses car elles savent qu’elles sont sauvées et que leurs peines finiront un jour et, au plus tard ,au jugement dernier. Elles savent que, le temps de leur purification passé, elles seront heureuses pour l’éternité avec Marie et tous les Saints. Cette certitude les soutient et leur donne toute la patience nécessaire dans leurs souffrances.

« J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais prisonnier et vous êtes venus jusqu’à moi » dira Jésus aux « bénis de son Père » le jour du jugement (Mathieu 25). Les âmes du purgatoire ont faim du Ciel, soif du Dieu vivant ; elles sont malades des plaies que les péchés non réparés ont laissé sur leurs âmes ; elles sont prisonnières dans le lieu de purification. Jésus ajoutera aussi : « tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » Prier pour nos défunts, notamment ceux qui seraient encore en purgatoire, est une œuvre des plus agréables à Dieu, qui reçoit le moindre acte de miséricorde à leur endroit, comme s’Il en avait été Lui-même le bénéficiaire.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Crucifiement

Le Crucifiement, Rafaello Sanzio

Méditons

Jésus a toujours joint l’acte à la parole. Ainsi, juste avant d’entrer dans sa Passion, il dit à ses Apôtres : « il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13). Cet amour le conduit à l’ignominie de la croix. Et, du haut de son gibet, il continue d’intervenir auprès du Père pour nous en le priant à notre intention : « Père pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23, 24). Jusqu’à son dernier souffle, Jésus n’a été que don de Lui-même, à son Père, pour nous.

Le pardon est une démarche, un chemin difficile. Jésus, mort sur la Croix, et Marie debout auprès de Lui, sont là pour en témoigner. Le pardon est une caractéristique divine : Dieu est seul à pouvoir l’accorder et Il est seul à pouvoir nous donner de l’accorder aux autres. Et, si tous les Saints ont pu pardonner à leurs contradicteurs, à leurs tortionnaires, c’est parce que Jésus leur en a fait la grâce. Le pardon est, dans certaines situations, tellement impossible sur un plan humain, que, s’il se produit, c’est parce que celui qui l’accorde, l’a lui-même reçu de Dieu comme une grâce, pour la communiquer autour de lui. Comment les martyrs, en proie à d’horribles tourments, pourraient-ils pardonner à leurs bourreaux si Dieu ne leur en faisait la grâce ? Comment sainte Maria Goretti aurait-elle pu pardonner à Alessandro, son assassin, sans le soutien de la grâce ? Comment sa mère aurait-elle pu accepter de se tenir à côté de ce même assassin le jour de la béatification de sa fille, si son cœur meurtri n’était rempli de l’amour de Jésus ?

Tous les Saints du Ciel ont mis en pratique l’enseignement de Jésus jusque dans ce qu’il a de plus difficile, à savoir pardonner et prier pour ceux qui les ont persécutés. Si difficile qu’ait été la tâche, ils l’ont fait pour l’amour de Jésus. Et parce qu’ils l’ont fait, ils ont été comme Jésus, avec Jésus, en Jésus, la cause et l’origine d’un enchainement de grâces en ce monde. Pensons à saint Etienne, condamné à mort et lapidé pour son appartenance à l’Eglise. Saül fait partie de ses tortionnaires. En pardonnant de tout cœur à ses bourreaux, Etienne fait de son martyre une source de grâce, dont Saül bénéficie au premier chef : le martyre d’Etienne obtient la conversion de Saül qui devient le grand saint Paul, l’apôtre des gentils, l’un des piliers de l’Eglise de Jésus-Christ.

Le pardon n’est pas réservé aux Saints, mais il est une grâce que Dieu nous fait à tous : à nous de l’accueillir. Au purgatoire, se trouvent ceux qui n’ont pas voulu pardonner et prier pour leurs ennemis, se trouvant toutes les bonnes raisons de ne pas le faire. Notre nature est encline à leur donner raison ; nous leur ressemblons tellement. Mais ce n’est pas l’exemple que Jésus nous a donné, ce n’est pas l’enseignement qu’il a laissé. Les actes d’amour seront les plus hautement récompensés ; les manques d’amour les plus sévèrement réprimés. La foi, l’espérance passeront, l’amour ne passera pas.

Que la mort ne nous surprenne pas avant d’avoir pardonné de tout cœur à tous. Ne le faisons pas sous la contrainte, car personne n’a suffisamment de vertu et de volonté pour y parvenir par lui-même. Demandons-en la grâce comme l’ont fait les Saints. Et s’il nous reste quelques contentieux avec nos défunts, pardonnons-leur outre-tombe. Il n’est pas trop tard, et ils nous en seront éternellement reconnaissants.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Portement de Croix

 

Jésus porte la croix, Titien

Méditons

Jésus porte la croix lourde de toutes nos fautes, depuis la chute originelle jusqu’à la fin des temps. C’est avec patience et persévérance qu’il porte cette charge qui est proche de l’écraser. Par son ardeur à vouloir aller jusqu’au bout du chemin, il nous renseigne sur l’importance de l’enjeu et la valeur qu’il accorde à chacune de nos âmes. A sainte Brigitte, Il dit à ce sujet : « l’âme est meilleure et plus digne que le monde entier, plus précieuse que tout l’univers ; elle est égale aux anges, et créée pour la gloire éternelle. Elle est faite à l’image et la ressemblance de Dieu… Cette âme, immortelle, éternelle, me plait plus que tout ce qu’il y a de plus désirable au monde. Elle est ma bien-aimée… S’il était possible que je meure autant de fois qu’il y a d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elles comme j’ai souffert pour toutes ; mon corps serait encore disposé à souffrir toutes ces choses avec une franche volonté et un parfait amour. » Jésus a porté la croix pour tous mais aussi pour chacun d’entre nous en particulier. Chacun de nos visages lui était présent tout au long du chemin.

A l’imitation de Jésus, tous les Saints ont porté leur croix telle qu’elle s’est présentée à eux. Et, si en ce monde, il n’existe pas deux âmes identiques, il n’y a pas non plus deux mêmes croix, chacune étant proportionnée aux charismes, aux forces de chacun, aux nécessités du temps, aux besoins de l’Eglise. Si beaucoup de Saints ont été amenés à verser leur sang pour Jésus, la multitude de ceux qui, avec patience et persévérance, ont supporté les affres de la pauvreté, de la maladie, les contradictions, les persécutions de  leur conjoint, de leurs enfants, de leurs proches dans le silence et la résignation, ne sont pas moins de véritables témoins de l’Evangile. En canonisant saint Maximilien Kolbe, saint Jean-Paul II reprend une notion introduite par sainte Jeanne-Françoise de Chantal à savoir le martyre d’amour. Il désigne ainsi celui qui ne verse pas son sang pour la foi mais qui pousse les limites de l’amour du prochain au-delà de l’extrême. En effet, Maximilien Kolbe a accepté consciemment la mort, afin de l’éviter à un père de famille. Pendant deux semaines, il a été enfermé dans un cachot avec 9 autres prisonniers qu’on a laissé mourir de soif, de faim, afin de les mener à la folie et finalement de s’entretuer. Contre toute attente, il a fait régner le calme dans la cellule, en priant et en faisant prier. Comme unique survivant, les Nazis lui ont injecté du phénol et ont brûlé son cadavre. Maximilien n’a pas versé son sang mais quelle patience, quelle persévérance dans la charité, il lui a fallu pour accepter son sort dans l’amour du prochain. Souvenons-nous aussi de l’exemple de saint Jean-Paul II, de sa patience, de sa persévérance dans la maladie pour témoigner aux yeux du monde du respect dû à la vie depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle.

Lorsqu’on interroge nos contemporains sur la façon dont ils voudraient mourir, la plupart répondent qu’ils voudraient quitter ce monde dans leur sommeil. S’ils devaient être malades ou devenir une charge pour leur entourage, ils préfèreraient mourir. Et ce souhait est exprimé par la grande majorité, même parmi les chrétiens. Ce n’est pourtant pas l’exemple que Jésus nous a donné, ni même les Saints qui ont vaillamment supporté toutes les maladies, toutes les infirmités. Et si la plupart pensent que, malades, la vie ne vaut plus d’être vécue, les Saints nous démontrent le contraire. Leur gloire actuelle vient de ce qu’ils ont justement accepté la croix telle que Jésus la leur a présentée et qu’ils en ont fait, comme Jésus le leur a montré, leur échelle pour le Ciel. Bernadette Soubirous était trop souvent malade pour qu’on puisse lui donner un emploi dans son couvent de Nevers. Elle ne s’en plaignait jamais et disait : « je fais mon emploi de malade. » Et, ses consœurs ne s’y trompaient pas : elles sentaient bien que sœur Marie-Bernard, par sa patience dans la maladie, attirait sur leur couvent des trésors de grâces. Si, aux yeux du monde, les malades sont une charge, aux yeux de Dieu, et pour l’Eglise tout entière, ils sont une source intarissable de grâce car c’est Jésus qui en eux continue de sauver les âmes.

Au purgatoire se trouvent les âmes qui, pour la plupart, ont moins souffert en cette vie, ont été  bien moins malades, moins éprouvées que les Saints. On y retrouve aussi, celles qui n’ont cessé de traîner ou de raboter leur petites croix, n’ont cessé de se plaindre qu’elle est trop lourde, qui ont voulu la faire porter aux autres : un malade qui n’accepte pas la croix de la maladie, le fait forcément payer à son entourage… Aujourd’hui, elles se rendent compte de toutes les grâces dont elles se sont privées, en rejetant la croix. Aujourd’hui, elles comprennent ce qu’elles n’ont pas compris durant leur vie : les souffrances nous rapprochent de Dieu et, portées en union avec Jésus, elles engendrent la grâce en ce monde et la gloire dans l’autre.

Il n’est facile pour personne de porter sa croix et, dans notre toute faiblesse, notre lâcheté, nous cherchons souvent à lui échapper. Lorsque nous sommes découragés, regardons vers Marie qui se tient le long de tous les chemins de croix pour nous soutenir. Remémorons-nous l’exemple de toute la multitude des Saints qui ont porté leur croix avant nous et qui en sont récompensés aujourd’hui. Pensons à toutes ces pauvres âmes qui sont passées à côté de tant de grâces et doivent rattraper ce qu’elles ont manqué. Prions pour elles. Quand elles seront arrivées au Ciel, elles intercèderont auprès du Dieu de miséricorde pour nous obtenir un surcroit de foi, de patience et de persévérance.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Couronnement d’épines

 

Le Christ couronné d’épines et tourné en dérision, Caravage

Méditons

Toute la personne physique et morale de Jésus est soumise à la torture. Après avoir été outrageusement flagellé, le voilà couronné d’épines, malmené, couvert de crachats, raillé… Et, nous disent certains mystiques comme le frère Kostka, toute cette souffrance n’est rien en comparaison de l’immense tristesse que Jésus ressent au fond de son âme… Il n’est aucune souffrance, aucune détresse humaine que Jésus n’ait pas prise sur lui dans sa Passion, pour qu’elle soit transformée en fruits de rédemption pour l’humanité entière. Il n’est aucune partie du corps ou de l’âme de Jésus qui n’ait pas été directement impliquée dans l’œuvre de salut et n’ait contribué à racheter l’humanité.

On a coutume de représenter les Saints avec les instruments de leur supplice ou les outils par lesquels ils se sont sanctifiés. Ainsi, on représente sainte Ursule et saint Sébastien le corps transpercé de flèches, sainte Catherine avec la roue de son martyre, sainte Barbe avec la tour dans laquelle son père l‘a enfermée, saint Martin avec le manteau qu’il a partagé avec le pauvre, sainte Catherine Labouré et sainte Bernadette dans le costume de leur ordre. C’est par là où nous aurons mérité, que nous serons récompensés.

Comme pour celui de Jésus, notre corps aura sa récompense. En effet, il est appelé à consentir bien des sacrifices en cette vie. Même s’il ne doit ressusciter qu’au dernier jour, pour entrer, lui aussi, dans la gloire, au Ciel, chaque Saint porte en lui la trace de tout ce qui fait ses mérites, jusque dans ses moindres parties. Par sainte Gertrude, Jésus nous dit : « comme le corps se compose de plusieurs membres, unis entre eux, ainsi l’âme est constituée de diverses affections, telles que la crainte, la douleur, la joie, l’amour, l’espérance, la haine, la pudeur. Selon que l’homme se sera exercé pour ma gloire en chacune de ces affections, autant il trouvera en moi de joies ineffables et inestimables. A la résurrection, lorsque ce corps mortel revêtira l’incorruptibilité, chaque membre recevra une récompense spéciale pour chacune des œuvres qu’il aura accomplies, et pour chacun des exercices pratiqués en mon nom et pour mon amour. Mais l’âme recevra une bien plus noble récompense pour chacun des mouvements de sainte affection, qui l’auront, pour mon amour, émue ou pénétrée de componction. » Nous n’avons pas idée de tout ce que Dieu nous prépare et de toute la gloire dont il nous revêtira, en récompense de nos peu de mérites.

En purgatoire, les défunts paient le prix de leur indolence, de leur indifférence à faire le bien. Comme au Ciel, chaque partie de notre personne reçoit sa récompense, ainsi en purgatoire chaque partie de l’âme est purifiée par là où elle a péché. Cette purification, même si elle n’est pas physique, est douloureuse et sans aucune commune mesure avec la plus aigüe de toutes les souffrances terrestres. On l’a souvent comparée à un feu pour en exprimer l’ardeur. Saint Stanislas Kostka, Jésuite polonais, vit apparaître une âme du purgatoire, tout enveloppée de flammes et poussant des cris lamentables. Il lui demanda si ce feu est comparable à celui de la terre. L’âme lui répondit que le feu de la terre, à côté de celui du purgatoire, est un doux zéphir. Mais le bon religieux, ayant de la peine à le croire, lui dit qu’il voudrait bien en sentir l’ardeur, si cela était possible. « Ah ! Lui répondit l’âme du purgatoire, un homme encore vivant n’est pas capable d’en sentir même une petite partie. Cependant, pour vous convaincre, étendez la main vers moi et vous en aurez une idée. » Stanislas étendit la main sur laquelle le défunt laissa tomber une goutte de sueur. La douleur fut si vive que Stanislas poussa un grand cri et tomba sans connaissance, comme s’il allait mourir. Aussitôt les religieux accoururent ; quand il fut revenu à lui, ils s’informèrent de la cause de ce mal subit et du cri… Au récit de l’évènement, ils furent tous remplis de crainte, et prirent la résolution de multiplier leurs pénitences, de fuir les plaisirs du monde et de raconter partout ce prodige, afin d’éviter aux fidèles le terrible feu du purgatoire. Saint Stanislas Kostka vécut encore un an, toujours en proie aux plus vives douleurs de sa plaie, qui ne se ferma pas…

Nos défunts, qu’ils nous attendent au Ciel ou qu’ils nous interpellent du purgatoire, nous engagent à respecter « frère âne » comme disait saint François, c’est-à-dire notre corps, le vêtement de notre âme car lui aussi est appelé à entrer dans la gloire. Nous le proclamons chaque dimanche dans le Credo : « je crois en la résurrection de la chair et en la vie éternelle. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Flagellation

 

Christ flagellé

Méditons

Face à la foule déchainée, Pilate, convaincu de l’innocence de Jésus, recourt à un stratagème pour ne pas avoir à le condamner : il le fait flageller et le présente à la foule pour exciter sa pitié. Le sang de Jésus ruisselle de ses nombreuses plaies. La foule vocifère et hurle sa haine : « que son sang retombe sur nous et sur nos enfants » (Mathieu 27, 25). Le sang de Jésus retombera sur tous les hommes de toutes les générations mais ne sera pas rédempteur pour tous…

Dans l’Apocalypse, saint Jean voit la multitude des sauvés et nous la décrit comme « ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau » (Apocalypse 7, 14). La grande épreuve, c’est la vie sur terre où notre foi est éprouvée ; la robe, c’est notre âme rachetée par le sacrifice rédempteur de Jésus. Le salut est proposé à tous, mais chacun est libre de l’accueillir ou de le repousser. Jusqu’à la fin des temps, il en est qui, à l’instar de la foule du vendredi-saint, repousseront les appels de la grâce, et d’autres qui l’accueilleront, la feront fructifier en vue de la vie éternelle. Les Saints ont tous accueilli le cadeau de la grâce et « suivi l’Agneau partout où il allait, » c’est-à-dire qu’ils ont mis en pratique tous ses enseignements. Aujourd’hui, comme nous le décrit saint Jean dans l’Apocalypse, ils se tiennent devant le trône de Dieu, des palmes en mains et chantent : « il est digne, l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange » (Apocalypse 5, 12).

Les âmes du purgatoire sont assurées qu’elles rejoindront cette foule immense des rachetés. Elles le savent et la perspective du Ciel les console dans leur douloureuse purification. Elles sont aussi grandement consolées par le fait que dans leur état, elles ne sont plus en proie aux tentations et donc au péché. Elles savent à présent à quel point Jésus, l’Agneau sans tache par qui elles ont été sauvées, est digne de leur amour, de leur gratitude et soupirent après le moment où elles pourront s’unir aux louanges, aux acclamations des Saints. En offrant pour elles, le précieux sang de l’Agneau de Dieu répandu à chaque Messe, nous pouvons accélérer leur purification. C’est si simple pour nous et elles nous le rendront avec une telle générosité, que de ne pas le faire est aussi coupable que téméraire.

« Je vis une terre nouvelle et des cieux nouveaux » nous dit saint Jean dans l’Apocalypse, c’est-à-dire un monde nouveau « car l’ancien monde s’en est allé » (Apocalypse 21, 1). Comme nos défunts avant nous, nous ne sommes que de passage sur cette terre, et nous nous dirigeons vers un monde nouveau où ils nous attendent. Profitons de la grâce du temps présent pour aider nos défunts afin de les rencontrer dans la splendeur de leur âme transfigurée lorsque nous nous présenterons à la porte du paradis.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Agonie au jardin des oliviers

Christ en agonie

Méditons

« Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation car l’esprit est prompt, mais la chair est faible » dit Jésus à ses apôtres endormis (Mathieu 26, 41). Ils ne saisissent pas l’enjeu du moment et ne ressentent pas la détresse de Jésus, qui sollicite leur soutien. Non que les Apôtres soient en mesure de boire au même calice que Lui, mais Jésus désire que ceux qu’il appelle ses amis le soutiennent par leur présence et leur prière.

Jésus recommande à ses Apôtres de veiller, de prier, pour ne pas entrer en tentation. La Bible nous apprend que « le juste tombe sept fois par jour et se relève » (proverbes 24, 16). Notre nature humaine est si affaiblie par la faute originelle et les péchés que nous commettons nonchalamment, que nous ne sommes plus en mesure, de nous-mêmes, de triompher dans la vertu et d’éviter le péché. Il nous faut bien l’admettre, c’est par pure grâce qu’il nous est donné de faire le bien.

Au Ciel, à l’exception de la Vierge Immaculée, de saint Joseph, de saint Jean-Baptiste, nous ne trouvons aucun Saint, même parmi les plus grands, qui n’a pas commis de péché. Et c’est bien notre chance. Tous les Saints n’ont pas forcément bien commencé, mais tous ont merveilleusement fini. Que l’on pense au bon Larron, saint Dismas, un brigand notoire, qui a été le seul Saint canonisé directement par Jésus : « en vérité je te le dis : aujourd’hui même tu seras avec moi en paradis » (Luc 23, 43). Sainte Marie-Madeleine a mené une vie de débauche avant sa conversion et c’est d’elle seule que Jésus a dit : « parce qu’elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné » (Luc 7, 47). Tous ont entamé un chemin de conversion, tous ont veillé avec Jésus, tous ont partagé sa soif des âmes et ont prié pour ne plus retomber dans leur ancienne vie de péché. Et ils ont travaillé à leur conversion avec une telle ardeur que, non seulement ils ont réparé les manquements de leur vie passée, mais qu’en plus, ils se sont élevés à une sainteté digne d’être montrée en exemple. Ainsi, Louis de Grenade nous dit que par sa vie de pénitence, sainte Marie-Madeleine a recouvré une virginité plus excellente et plus méritoire que celle d’avant sa vie de débauche.

Les Saints ont tous partagé la soif de Jésus pour les âmes. « Le Christ sera en agonie jusqu’à la fin du monde » nous dit Pascal. Et, jusqu’à la fin du monde, Jésus sollicitera de ceux qu’il appelle ses amis, c’est-à-dire de nous, de partager avec lui son souci du salut des âmes. Tous les Saints se sont sentis personnellement appelés à s’unir à Jésus agonisant au jardin des oliviers pour le consoler. Pensons à saint François Marto, l’un des trois voyants de Fatima, ainsi qu’à sa sœur, sainte Jacinta, dont le principal souci, après les apparitions de Marie, fut de consoler Jésus si triste de la perte des âmes. Pour le consoler, ils n’ont reculé devant aucun sacrifice, faisant même celui de leur vie pour le salut des âmes. Tous deux ont été emportés dans leur prime jeunesse par la grippe espagnole.

Tout en bénissant Dieu de leur avoir accordé la grâce d’une bonne mort, malgré leur peu d’empressement à se convertir pendant qu’il était encore temps, la plupart des défunts en purgatoire sont abandonnés, sans que personne dans leur famille, leur parenté, leurs amis ne prient pour leur prompte délivrance. Comme Jésus au jardin des oliviers, ils attendent que ceux qu’ils ont aimés sur terre, leur viennent en aide. Ils ne se plaignent pas de cet abandon car leur triste état n’est que justice : eux aussi ont abandonné leurs défunts et ont été avares de prières. Mais, comme pour Jésus en agonie à Gethsémani, leur profonde détresse doit susciter notre compassion. C’est en secourant les défunts, notamment les plus abandonnés, que nous nous assurons de ne pas être abandonnés à notre tour en purgatoire.

« Beaucoup vont au confessionnal mais peu se convertissent » nous dit le saint curé d’Ars. Demandons à la multitude des Saints d’offrir à Dieu tous leurs mérites pour nous obtenir un vrai retour sur nous-mêmes, la grâce de la persévérance dans notre conversion et dans la prière pour les âmes du purgatoire.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les mystères douloureux

 

Le Crucifiement, Antonello da Messina

Méditons

Lorsqu’assis aux pieds de sa maman en train de broder, l’enfant lève son regard vers son ouvrage, il n’en voit que l’envers et n’a qu’une image approximative, et pleine de défauts de ce qu’il sera au final, tandis que sa maman le contemple à l’endroit, tel qu’il est vraiment. Il en va de même pour la Passion de Jésus-Christ, vue par nous ici-bas qui ne voyons que l’envers de l’ouvrage de Jésus. La multitude des Saints, elle, le contemple à l’endroit.

Nos défunts voient les choses de Dieu dans leur réalité éternelle et, pour eux, la Passion, les souffrances de Jésus, ne sont pas une occasion de tristesse. Au contraire, la Passion de Jésus est la raison de leur joie, de leurs actions de grâce, la raison pour laquelle ils aiment Jésus-Christ, sans jamais se lasser de le lui exprimer. Ils comprennent à présent jusqu’où Jésus s’est donné pour eux et jusqu’où ils sont aimés de Lui. Ils voient à présent toute la fécondité de la Passion de Jésus et tous les fruits qu’elle a produits pour la Création tout entière. Ils comprennent et réalisent que Jésus n’a rien subi dans sa Passion ,mais qu’il a tout choisi et accepté par amour pour nous. Derrière l’homme écrasé par la souffrance sur le chemin de Croix, ils voient à présent le Dieu fort, qui porte sur son épaule l’emblème de sa royauté c’est-à-dire la Croix.

Les Saints réalisent tout ce que le péché originel a ravi à l’être humain et la déchéance que cette faute a entrainée. Ils réalisent aussi la plénitude avec laquelle Jésus nous a restaurés dans la grâce, tant et si bien que par sa Passion, Jésus nous a enrichi bien davantage que la faute originelle nous a appauvris. Avec saint Augustin et toute l’Eglise dans l’hymne pascale, les Saints chantent sans fin dans la jubilation : « O heureuse faute qui nous a valu un tel Sauveur. » Oui, ce qu’ils sont à présent, ils le doivent à l’amour de Jésus, qui s’est donné pour qu’ils aient la vie en plénitude. Et s’ils trouvent que la faute originelle a été heureuse, c’est autant parce qu’elle a donné à Jésus l’occasion de nous prouver son amour en nous rachetant, qu’elle nous a donné le moyen de témoigner du nôtre, en nous unissant à Lui dans sa Passion.

Pour les âmes du purgatoire, les souffrances de Jésus ne sont pas non plus une occasion d’affliction. Bien au contraire. Les souffrances de Jésus, les mérites infinis de toute sa vie terrestre sont autant de remèdes pour soigner les plaies de leurs âmes. Il n’est aucune dette que Jésus ne puisse acquitter, en puisant dans ses mérites infinis. Comme tous les malades, les âmes du purgatoire ne sont pas en état de se soigner elles-mêmes, mais ont besoin de l’intervention du personnel médical. Marie, Notre Dame du Suffrage, est l’infirmière en chef et les anges ses assistants, qui appliquent aux âmes du purgatoire les remèdes qu’elle leur prescrit, et que nous, ici-bas, puisons dans la pharmacie des mérites de Jésus-Christ.

Avec les Saints, les anges, les âmes du purgatoire, élevons notre regard au niveau de celui de Jésus pour voir dans les mystères douloureux ce qu’ils sont véritablement : un bouquet de preuves d‘amour du Créateur à sa créature. Merci Seigneur !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Institution de l’Eucharistie

La dernière Cène, Jacomart

Méditons

« Jésus ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 1) et jusqu’au bout, pour Jésus, signifie qu’Il les aima non seulement dans l’offrande totale de Lui-même, dans la Passion, mais aussi dans le don du Pain de Vie. L’Eucharistie est le Sacrement des sacrements, le don des dons de l’amour de Jésus, le moyen par lequel, il nous transfuse sa vie divine, se rend présent au milieu de nous, réunit autour d’une même table, les croyants du monde entier, la multitude des Saints et les âmes du purgatoire.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang vivra éternellement » (Jean 6, 54) nous dit Jésus, qui donne sa vie pour que nous l’ayons, et que nous l’ayons en plénitude. Par le Pain de vie, mémorial de sa Passion et de sa Résurrection, Jésus nous fait passer de la mort à la vie. Chaque fois que nous communions, nous nous unissons à Jésus dans sa Passion pour que nous lui soyons unis dans sa Résurrection. Les Saints l’ont compris de manière intuitive. Ils ont tous désiré s’unir à Jésus souffrant, pour avoir part à sa vie divine. Et pour cela, ils ne se sont pas contentés de consommer l’hostie dominicale, mais ils sont devenus eux-mêmes une hostie vivante de louange pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Dans leurs maladies, leurs épreuves, leurs martyres, les Saints ont tiré leur patience, leur endurance, leur amour qui s’oppose aux forces de mort, de Jésus réellement présent dans l’Eucharistie et qui se donne à eux sous les espèces du pain et du vin. Les Saints sont ceux qui ont réalisé que d’eux-mêmes, ils ne peuvent rien faire mais qu’il leur faut tout recevoir de Jésus ressuscité qui, seul, a vaincu le monde. En se donnant à Jésus dans l’Eucharistie, ils se sont donnés au Dieu fort, qui leur a communiqué la grâce pour surmonter toutes les épreuves de cette vie.

La multitude des Saints est présente à chacune de nos Eucharisties, et on ne saurait davantage réjouir les Saints, que de la célébrer en leur honneur. C’est pourquoi l’Eglise offre le Saint Sacrifice à chacune de leur fête. Au cours de chaque Messe, les Saints intercèdent pour nous en offrant à Dieu leurs mérites en union avec les mérites infinis de Jésus. A sainte Mechtilde, Jésus dit : « Ma fille, à celui qui entendra la Messe avec piété, Je donnerai pour protecteur à la fin de sa vie, autant de Saints qu’il aura entendu de Messes pendant son existence. Ils le consoleront, le défendront et conduiront son âme, avec honneur, à mon trône. »

Au moment de la mort, nous dit Maria Simma, notre plus grand trésor sera les Messes auxquelles nous aurons participé pieusement. En effet, la Messe est un trésor incommensurable, l’acte par lequel le Sacrifice rédempteur de la Croix est rendu présent de manière non sanglante, et mis à notre disposition pour que nous en employions les fruits, à faire le bien. Tout peut s’obtenir lors de la Messe, si nous le demandons avec foi, confiance, et que ce que nous demandons, n’est pas contraire au bien de notre âme. Le purgatoire regorge d’âmes qui ont méconnu, négligé, ou pire, méprisé le don de Jésus dans l’Eucharistie. Aujourd’hui, elles nous prient de faire célébrer pour elles, et de participer à des Messes de suffrage, pour leur délivrance du purgatoire. C’est d’ailleurs, dans cet esprit, que s’est instaurée la pieuse tradition de faire célébrer des Messes pour les défunts.

Certains s’emploient à faire tourner des tables ou à consulter des médiums ,pour entrer en contact avec leurs défunts. Pour les chrétiens, c’est nettement plus simple, il suffit de participer à la Messe où, réunis à la table paternelle dressée par Jésus-Christ notre frère, dans la communion de toute l’Eglise du Ciel, du purgatoire et de la terre, nous sommes tous réunis et rassasiés de grâce divine sans jamais être repus.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Transfiguration

 

La Transfiguration, Rafaello Sanzio

Méditons

Juste avant d’entrer dans sa Passion, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean pour les mener sur le Thabor. Devant leurs yeux, Il est transfiguré : son visage est étincelant comme le soleil, son vêtement blanc comme la neige. Il apparait à ses Apôtres dans la gloire, entouré des prophètes Moïse et Elie (Luc 9, 29-36).

L’épisode de la Transfiguration nous invite à voir au-delà des apparences. En effet, pour venir à nous, Jésus, la seconde personne de la Sainte Trinité, Dieu de toute éternité, prend les apparences d’un homme, et rien, dans son extérieur ne le distingue du commun des mortels. Seul son enseignement et les miracles qu’il réalise, indiquent son origine divine. Dans la Transfiguration, Jésus, pour fortifier ses Apôtres dans la foi à la veille de la grande épreuve de la Passion, leur laisse entrevoir une infime parcelle de sa divinité, une étincelle de ce qu’Il est vraiment : le Dieu trois fois saint. Même sous les dehors d’un simple mortel, Il est et Il reste le maitre de la vie et de la mort, celui qui a tout pouvoir sur toute chose.

Au Ciel, tous les Saints se révèlent dans ce qu’ils sont vraiment, à savoir les réceptacles de la gloire du Dieu vivant. En eux, la gloire de Dieu est visible et manifestée. La sainteté que Dieu leur a transfusée tout au long de leur vie terrestre, est restée cachée sous les oripeaux de l’anonymat, de la maladie, du rejet, de la misère, de la contradiction, du martyre. La mort a fait tomber tout ce qui voilait leur sainteté aussi éminente que discrète. A présent, dans la gloire du Ciel, est révélée toute l’étendue de leur sainteté et tous les fruits de grâce que leur vie terrestre a produits et qui ont nourri toute l’Eglise de Jésus-Christ. Sainte Gemma Galgani, sainte Anna Schaeffer, Marthe Robin, par exemple, ont passé leur vie, clouées au lit, prostrées par la maladie, vivant dans un dénuement extrême, objet de toutes sortes de mesquineries, d’incompréhensions. Bon nombre les considérait comme une charge, un poids alors que, par leur offrande, leur vie toute donnée au Christ pour l’Eglise, elles étaient les canaux de la grâce pour tous les pécheurs. La vie de Moïse et d’Elie n’a été qu’une succession de difficultés, d’obstacles à lever. Aujourd’hui, en apparaissant dans la gloire, aux côtés de Jésus transfiguré, ils nous montrent qu’il faut voir au-delà des apparences et que la misère présente ne fait que cacher notre gloire future.

Au Ciel, nous rencontrons des Saints encore bien plus grands que ceux que nous connaissons, pour les avoir placés sur les autels, et dont nous sommes édifiés par le récit de leurs prouesses. Ces géants de sainteté méconnus n’ont rien réalisé d’extraordinaire mais ils ont tout fait dans la fidélité, la persévérance, le don total de soi. Ainsi au plus haut des cieux se trouvent probablement telle mère de famille restée veuve qui a péniblement élevé ses nombreux enfants, faisant face au quotidien à la pauvreté, à l’adversité, au mépris bourgeois. Si nous pouvions tous les voir aujourd’hui, transfigurés dans la lumière divine ! Quelle gloire ! Quelle félicité ! Probablement que chaque jour nous passons à côté de personnes dont nous ne soupçonnons pas l’éminente sainteté, et que le Ciel nous révélera.

Au purgatoire se trouvent les âmes plus enclines au compromis, voire à la compromission, qui ont été plus soucieuses de paraître et de plaire au monde qu’à Dieu. Plus encore que du vêtement, elles ont eu avant tout le souci d’une vie confortable. Et, quand on tire trop la couverture à soi, on l’enlève forcément à son voisin. Le problème n’est pas d’avoir voulu se mettre à l’abri du besoin ainsi que les leurs, mais qu’à avoir voulu l’être à l’excès, ils ont été amenés à ne pas venir en aide à leurs semblables, voire à les dépouiller. Les actes de charité seront les plus hautement récompensés. L’inverse est vrai aussi : les manques de charité seront les plus sévèrement punis…

« L’amour couvre la multitude des péchés » (1 Pierre 4, 8). Face à nos manquements, qui peuvent nous faire craindre un long et douloureux purgatoire, comme sainte Thérèse de Lisieux, ne craignons pas et confions-nous sans cesse au Dieu de miséricorde, qui veut encore bien plus que nous ,que nous passions de cette vie à l’autre, en ne faisant que survoler le purgatoire. Au lieu de nous épuiser à combattre le péché, multiplions plutôt les actes de charité et d’amour, et pour qu’ils soient féconds, réalisons-les avec l’intention d’en faire profiter les âmes du purgatoire, notamment celles de nos défunts.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.