Rosaire pour rendre grâce à Dieu de tous ses bienfaits

Les Mystères Joyeux du Rosaire

Contemplons

Jésus et la Samaritaine, Gaillefontaine, église Notre-Dame

Méditons

Jésus dit à la Samaritaine « Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4, 10). Oui, si nous savions le don de Dieu… Il est d’une telle démesure qu’il ne peut susciter en nous que louange, joie et action de grâce. Et, si l’on n’éprouve pas de tels sentiments face à toute l’ampleur de ce don, il nous faut nous interroger sur la nature et l’étendue de notre foi. En effet, plus on entre dans l’intimité de Dieu, plus on connait le Christ et son Évangile, plus on saisit toute la démesure du don de Dieu et plus on se confond en action de grâce.

Pour notre salut, Dieu s’est fait homme, prenant sur lui un abaissement colossal : le Créateur de toute chose se fait créature, celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir se fait homme, le seul qui puisse dire Je suis (Exode 3, 14) s’abaisse jusqu’à partager la condition de ceux qui, en-dehors de lui, ne sont rien.

L’anéantissement de Dieu dans l’Incarnation est d’une telle ampleur qu’il ne peut que nous entrainer à nous abaisser devant lui à notre tour pour lui manifester notre plus vive action de grâce. En cela, Marie, est encore et toujours notre parfait exemple. Lorsque Dieu sollicite son concours pour se faire homme, elle s’humilie devant lui et se déclare sa servante, lui laissant toute latitude pour qu’en elle se réalise son plan de salut pour l’humanité. Elle est appelée à être la Mère de Dieu, ce qui est une élection, une élévation telle qu’elle restera inégalée. Elle pourrait, à ce titre, être tentée de revendiquer bien des privilèges et des traitements de faveur. Au contraire, parce qu’elle sait tout ce que cette élection représente de grâce, elle s’humilie plus que quiconque, ne demandant rien pour elle si ce n’est de servir. Elle reçoit en elle celui qui se dira le serviteur des serviteurs de Dieu et n’envisage rien d’autre que de servir elle-même comme le fera son enfant. Quelle humilité ! Comparons son attitude à la nôtre lorsque nous pouvons nous enorgueillir d’un don, d’un talent particulier, qui est toujours une grâce en même temps qu’une responsabilité.

Marie, Mère de Dieu et pourtant humble servante du Seigneur, donnez-nous de vous imiter. Donnez-nous de réaliser que devant toute l’ampleur du don de Dieu, il n’y a qu’une attitude appropriée, celle que vous avez adoptée en imitation de votre fils Jésus : le service dans l’action de grâce.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur très chaste de Joseph et le Coeur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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