SIMON DE CYRENE

Contemplons

Ecoutons

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. (Luc 23, 26)

Méditons

A vue humaine, Jésus avait absolument besoin qu’on l’aide en raison de sa déchéance physique, du poids de la croix, du temps qui presse et de la crainte des soldats que Jésus meure avant d’avoir été crucifié. Les soldats qui ordonnèrent qu’on fasse aider Jésus, ignoraient que Jésus irait jusqu’au Calvaire, parce que c’était écrit.

Comme pour tout ce que fait Jésus, la réquisition de Simon de Cyrène a une portée bien plus large que ce que la scène nous suggère. En effet, c’est Jésus qui nous sauve et il est le seul à pouvoir opérer notre salut. Mais notre salut, qu’il nous propose mais ne nous impose pas, il ne le réalisera pas sans nous : « Dieu qui t’as créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi » nous dit saint Augustin. Pour que nous soyons sauvés par le sacrifice de Jésus, il nous faut accepter de porter notre part de la croix en union avec lui. Cette petite participation à la Passion de Jésus est aussi impérieuse que l’a été la réquisition de Simon par les soldats.

Cet ajout à sa Passion, que Jésus réclame de notre part, n’est, en soi, pas indispensable parce que lui-même n’aurait pas entièrement satisfait pour nous tous et pour tout. Cet ajout est indispensable parce que dans sa miséricorde et son amour infinis, Jésus nous donne de pouvoir contribuer en toute liberté à notre salut ainsi qu’à celui de toutes les âmes. Quelle grâce ! Quelle responsabilité ! Etre investi d’une telle confiance alors qu’on en est si peu digne !

Simon revenait de champs ce qui signifie qu’il ne se sentait pas du tout concerné par ce qui arrivait à Jésus. Pourtant, parmi toute cette foule, c’est lui que les soldats réquisitionnent, c’est lui que Jésus choisit pour illustrer ce qu’il attend de chacun de nous. Simon de Cyrène, ainsi que ses enfants, Alexandre et Rufus, sont vénérés comme des saints. Cela signifie que le peu de temps pendant lequel Simon a aidé Jésus, a été suffisant pour le convertir et le sanctifier. Anna Katarina Emmerich décrit la rencontre de Jésus et de Simon. D’abord, il veut se défiler et refuse de porter la croix. Les soldats le menacent de représailles. Aussi, se soumet-il dans la crainte et se fait-il une raison en songeant à l’argent qu’il peut en tirer. Mais croisant le regard du Sauveur, son attitude change et on le voit au fur et à mesure du parcours, déployer de plus en plus d’efforts pour soulager Jésus et même rivaliser d’attentions pour lui épargner, autant que faire se peut, toute nouvelle souffrance. Anna Katarina Emmerich le décrit, au départ, assez maladroit et laissant Jésus porter la plus grosse part de la croix, si bien qu’il est responsable de deux des chutes de Jésus. Mais au fur et à mesure du parcours, il essaie de porter la plus grosse part afin de soulager Jésus autant que faire se peut. Arrivé au Calvaire, lorsque les soldats voudront le renvoyer aussi brutalement qu’ils l’ont réquisitionné, il aura beaucoup de peine à s’éloigner.

En parlant de Simon de Cyrène, Jésus dit à Sœur Josefa Menendez : « Et tenez pour certain que si votre abnégation et vos souffrances tardent longtemps à donner leur fruit, ou semblent même n’en donner aucun, elles n’ont été cependant ni vaines, ni inutiles. Un jour la récolte sera abondante… L’âme qui aime véritablement ne mesure pas ce qu’elle fait et ne pèse pas ce qu’elle souffre. Elle ne marchande ni la fatigue, ni le travail, elle n’attend pas de récompense, mais elle pour­suit tout ce qu’elle croit être le plus glorieux à son Dieu… Et parce qu’elle agit loyalement, quel que soit le résultat, elle ne cherche ni à se disculper, ni à protester de ses intentions. Et parce qu’elle agit par amour, ses efforts et ses peines aboutiront toujours à la gloire de Dieu. Aussi, elle ne s’agite, ni s’inquiète… moins encore perd-elle la paix si, dans quelque circonstance, elle se voit contredite ou même persécutée et humiliée : le seul motif de ses actes était l’amour, et l’Amour son seul but ! Voilà les âmes qui n’attendent pas de salaire et qui ne cherchent que ma consolation, mon repos et ma gloire. Ce sont elles qui ont pris ma Croix et qui en portent tout le poids sur leurs épaules. »

Si, c’est à Dieu seul que nous devons notre salut, il nous reste une petite part à ajouter à ce que Jésus a souffert pour nous. Et, cette petite part, Dieu la rend si indispensable que personne ne peut aller ni au Ciel ni en enfer sans avoir été lui-même l’artisan de son destin.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant des fragments de la Croix du Christ conservé à Rome en l’église Sainte Croix de Jérusalem

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