Priez pour nous

Vierge au globe apparue à la rue du Bac à Paris

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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On demanda un jour à Bernadette si la sainte Vierge est aussi bonne que la dépeint l’Eglise. Elle répondit par l’affirmative et précisa : « Ah ! Si on savait ! » Oui, si nous connaissions l’amour de Marie, nous en serions saisis d’émotion et nous empresserions de changer de vie pour répondre plein de bonne volonté à son amour.

Saint Alphonse de Liguori écrit : « l’amour de toutes les mères réunies n’approche pas de l’amour que Marie a pour un seul de ses serviteurs qui s’est mis sous sa protection. » Comme Dieu, Marie connait chaque âme. Elle connait les dons dont Dieu l’a parée. Elle connait les difficultés, les faiblesses, les péchés de chacune. Elle sait ce dont chacune a besoin et surtout elle sait la valeur de chaque âme en particulier aux yeux de Dieu. Elle sait que chaque âme a une telle valeur que Dieu Lui-même, s’est livré pour chacune d’elle. C’est pour chaque âme que Jésus a souffert sa Passion. C’est pour chaque âme que Marie s’est unie à Jésus dans sa Passion. C’est pour chaque âme que Marie a donné son Jésus et qu’elle s’est donnée en union avec lui. Ce mystère de l’amour de Marie (et derrière celui de Marie, de celui de Dieu) est tellement grand qu’il nous dépasse complètement. Nous ne pouvons que nous étonner avec le psalmiste : « qui est l’homme pour que tu penses à lui, l’être humain pour que tu t’en soucies ? » Oui, qui sommes-nous pour que Dieu nous aime ainsi ?! Pour ma part, je n’ai pas de réponse. Et Vous ? Lorsque nous nous verrons dans la pleine lumière du jour sans déclin, nous n’aurons plus besoin d’explication car nous verrons le Dieu d’amour face à face et, s’il nous en fait la grâce, nous verserons comme Marie Madeleine des larmes de repentir ; notre plus grand regret sera de ne pouvoir en verser davantage tant l’amour de Dieu est grand et dépasse tout ce que nous pouvons imaginer ici-bas.

A la rue du Bac, sainte Catherine Labouré décrit Marie dans l’apparition du 27 novembre 1830 comme tenant dans ses mains un petit globe surmonté d’une croix d’or. Elle l’offrait à Dieu d’un geste suppliant et dit à Catherine : « Cette boule représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier. » Oui, c’est ainsi que Marie porte le souci de chaque âme, qu’elle l’offre à Dieu pour qu’il la bénisse, la sanctifie, la reçoive comme Jésus au Temple le jour de la Présentation. C’est ainsi qu’elle présente chaque âme à Dieu avec ses plaies pour qu’il lui pardonne ses péchés, la soigne, lui donne force et courage, la comble de sa grâce comme l’a fait le père dans la parabole du fils prodigue. C’est ainsi qu’elle présente chaque âme à Dieu pour qu’elle soit une louange de gloire pour Dieu qui mérite aussi infiniment d’être aimé qu’il est infini Lui-même.

L’amour de Marie pour nous est un amour douloureux puisqu’il est un enfantement, qui plus est un enfantement qui durera jusqu’à la fin des temps. Marie est cette femme décrite dans l’Apocalypse, couronnée d’étoiles, ayant la lune sous ses pieds, revêtue du soleil, qui crie dans les douleurs de l’enfantement. Ne nous trompons, la femme de l’Apocalypse, Marie, ne crie pas dans les douleurs de l’enfantement de Jésus mais dans notre enfantement à la vie divine. Et il ne saurait en être autrement puisqu’elle nous enfante nous, qui sommes de pauvres pécheurs si lents et si mous à répondre aux sollicitations de la grâce. Cet enfantement ne se termine qu’avec la naissance de chaque âme au Ciel où elle fait éternellement la joie de Dieu son Père et de Marie, sa Mère.

Comme nos parents de la terre, Marie ne nous demande pas de lui rendre ce que nous lui devons ; que peut-on donner en échange à ceux qui nous ont tout donné jusqu’à la vie même ? Comme nos parents de la terre, Marie n’attend de nous qu’une seule chose : que nous soyons heureux. Et pour que nous y parvenions, elle nous en communique sans cesse le moyen infaillible à savoir Jésus-Christ.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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