Le maître de l’Histoire

Contemplons

L’Annonciation, Bartolomeo Caporali

Méditons

Si Marie accepte en toute simplicité, en toute confiance, la proposition de l’archange Gabriel, c’est parce qu’elle croit que Dieu est maître de toute chose et que, pour lui, « rien n’est impossible » (Luc 1, 37). S’il est en mesure de se faire homme en elle par l’opération du Saint-Esprit, combien plus est-il en capacité de prendre sa destinée en mains, de pourvoir à ses besoins, de la préserver de tout danger. Quand elle demande à l’ange « comment cela se fera-t-il ? », Marie fait acte de prudence uniquement vis-à-vis d’elle-même car elle veut être prête à accomplir la volonté de Dieu à tout point de vue.

Tout au long de sa vie, Marie a traversé des épreuves, parfois crucifiantes, comme celle de la recherche de Jésus à Jérusalem ou celle du vendredi-saint. Malgré toute sa souffrance, elle n’a jamais vacillé dans sa foi. Jamais elle n’a donné prise aux doutes que le démon susurrait à son cœur. Jamais elle n’a retiré à Dieu sa confiance.

« Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu » (Luc 12, 2). Pour Marie dans la gloire sans déclin, ce qui, ici-bas, n’était que foi, est à présent connaissance. En effet, elle se tient face au Créateur de toute chose, au maître absolu de l’Histoire dont elle suit le fil telle qu’elle s’est vraiment déroulée, dont elle connait à présent les tenants et les aboutissants jusqu’aux plus infimes. Aussi, elle est face à la réalité de ce qui faisait sa foi à savoir que rien, ni en bien, ni en mal, ne se produit sans la permission de Dieu. 

Marie adore Dieu dans sa providence qui pourvoit à tout en temps opportun. Elle admire la maitrise avec laquelle Dieu régit l’univers depuis l’infiniment grand jusqu’à l’infiniment petit, comme il préside jusqu’aux plus petits détails de la vie de chaque être humain et comme, il fait « tout concourir au bien de ceux qui l’aiment » (Romains 8, 28). « Plus que jamais, je comprends que les plus petits événements de notre vie sont conduits par Dieu. Il ne faut voir que lui en tout » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).  

Elle voit comme Dieu accompagne chaque épreuve de la grâce nécessaire pour la surmonter, que chacune,  même si de notre point il n’y parait pas, est une grâce insigne, une opportunité de lui rendre toute gloire et de concourir au salut de tous. Lorsque le ciel et la terre auront passé et que Dieu ordonnera la résurrection des vivants et des morts, qu’il rendra à chacun selon ses œuvres, même le démon devra reconnaitre, pour sa confusion et l’aveu de sa défaite, qu’en définitive, il a contribué à rendre gloire à Dieu qui a toujours tiré un plus grand bien du mal qu’il a semé, à la manière  dont la résurrection a jailli de la passion et de la mort de Jésus.

« Tout est grâce » nous dit sainte Thérèse. Tels sont aussi les mots de Marie à notre endroit quand elle contemple toute chose dans la Vérité : tout est don de l’amour infini de Dieu, les joies comme les épreuves. Et plus Dieu aime une âme, plus il l’éprouve. La preuve : personne n’a été plus éprouvé que Jésus, le Fils aimé de Dieu, celui « au nom duquel tout genou fléchit au ciel sur la terre et dans les enfers » (Philippiens 2, 10) pour la plus grande joie de Marie.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

(Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

O saints Patriarches et Prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints Apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints Martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyr. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints Confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes Vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos Saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen.

(Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites. »)

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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