Le feu de l’Esprit-Saint

Contemplons

Vierge en gloire, église Saint-Louis-en-ville, Strasbourg

Méditons

C’est sous la forme de langues de feu qu’à la Pentecôte le Saint-Esprit descend sur les Apôtres réunis au Cénacle (Actes 2, 1-4). Ensemble, ils « persévèrent dans la prière d’un seul cœur » (Actes 1, 14) pour se préparer à la venue du défenseur promis, comme Jésus le leur a recommandé avant son départ. Marie est là et les soutient de sa prière.

Toute sa vie, Marie a vécu à l’ombre de l’Esprit-Saint et elle a connu son effusion à trois reprises. La première fois à l’Annonciation lorsqu’elle a conçu Jésus : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1, 35).

La seconde effusion eut lieu sous la Croix de Jésus car, sans sa force, elle n’aurait pas pu traverser cette épreuve dans la foi. Dans le livre d’Ezéchiel le prophète, nous lisons : « et il me dit : fils d’homme, tiens-toi sur tes jambes, et je te parlerai. Dès qu’il m’eut dit cela, l’Esprit entra en moi et me fit tenir sur mes jambes. » Plus loin encore : « l’esprit entra en moi, et me fit tenir sur mes pieds » (Ezéchiel 2). Ezéchiel se tient debout dans l’épreuve grâce à l’Esprit-Saint qui lui donne sa force. Si Marie se tient debout au pied de la croix, (et ce détail est de première importance !), c’est parce que l’Esprit-Saint, dont elle est remplie jusqu’à en être possédée, dont elle est l’épouse mystique, lui communique sa force.

La troisième effusion eut lieu à la Pentecôte quand il se répandit sur les Apôtres et les envoya par toute la terre proclamer la bonne nouvelle du Salut. Le jour de l’Annonciation, l’Esprit-Saint fait de Marie la Mère de Dieu, sous la Croix de Jésus, la Mère des hommes, au Cénacle, la Mère de l’Eglise.

Marie est l’épouse mystique du Saint-Esprit. Là où est l’épouse, là vient l’époux. Là où est Marie, là vient l’Esprit-Saint. Marie est le temple de l’Esprit-Saint en qui il rayonne et de laquelle il se répand dans le monde. En effet, à la Pentecôte, c’est à la prière de l’Eglise représentée par les Apôtres, les disciples, unie à celle toute-puissante de Marie dont elle est la Mère, la figure, le plus bel ornement, qu’il se répand dans le monde.

Une nouvelle Pentecôte viendra sur le monde inaugurant la civilisation de l’amour que saint Jean-Paul II appelait de tous ses vœux, à la prière toute-puissante de Marie, la Mère de l’Eglise. La femme qui est enveloppée du soleil, c’est Marie qui figure l’Eglise habitée par l’Esprit d’amour qui lui donne la vie et la communique par elle.

L’Esprit-Saint, Marie, l’Eglise sont inséparables. Qui aime l’Eglise, aime Marie. Qui aime Marie, aime l’Eglise. Et, l’un comme l’autre l’attire dans la lumière de l’Esprit-Saint, l’époux de Marie, la vie de l’Eglise.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

« Ô Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi…, indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement : daignez me prendre tout entier et totalement, comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité. Si tel est votre bon plaisir, disposez aussi de moi, tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier » de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller dans tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du très saint Cœur de Jésus. En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur très sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous. Amen. » (Saint Maximilien Kolbe, 16 octobre 1917).

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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