L’ATTENTE DU SAMEDI-SAINT

Contemplons

Ecoutons

C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit. (Luc 23, 54-56)

Méditons

Le calme est revenu. La vie commence à reprendre son cours. Les habitants de Jérusalem sont encore sous le choc du tremblement de terre, de l’obscurité… Ils constatent dans la stupéfaction les dégâts sur la ville… Tous ces événements ont interrompu les rites dans le temple… le sacrifice des agneaux notamment… Si bien que peu de familles ont eu l’occasion de consommer l’agneau pascal…

Le corps de Jésus est dans le tombeau. Marie, Jean, Madeleine et les autres femmes ont quitté le jardin du sépulcre pour rejoindre la ville. Pour tous, excepté Marie, l’histoire de Jésus, l’histoire avec Jésus, s‘arrête là. La preuve est que les disciples d’Emmaüs s’apprêtent à quitter Jérusalem pour retourner dans leur pays. Jésus est mort et personne, excepté Marie, ne croit, ni même ne songe, qu’il pourrait ressusciter. Les apôtres sont encore traumatisés : l’épreuve de la Passion les a anéantis et ils sont rongés par le remord d’avoir, dans leur lâcheté, abandonné Jésus. Honteux, ils n’osent aller rejoindre le petit groupe de ceux qui sont restés fidèles pour leur faire part de leur repentir…  La mort de Jésus semble signer la fin d’une belle aventure…

Que fait Marie en ce samedi-saint ? Les Evangiles ne le disent pas mais ce n’est pas difficile à deviner. Elle lutte pour garder la foi, l’espérance et la charité. En ce samedi-saint, Marie est la figure de l’Eglise qui attend l’aube de la résurrection, qui guette dans l’anxiété le retour de l’époux. Elle lutte contre les tentations de désespoir que Satan murmure à son Cœur. N’oublions pas que si Marie a été préservée des conséquences du péché originel, elle n’a cependant pas été prémunie contre les tentations. Le mérite de Marie n’est pas à chercher dans ce qu’elle a reçu mais dans ce qu’elle a fait de tout ce dont elle a été comblée. Parce qu’elle est l’Immaculée, Satan s’est déchainé sur elle avec une violence à la hauteur de tous les dons reçus. Pendant tout ce samedi, elle repasse dans son Cœur les paroles de Jésus concernant sa résurrection. Elle les connait toutes car elle les a gardées, les méditant sans cesse dans son Cœur. Elle repasse dans son esprit toutes les prophéties pour y scruter les références à la prochaine résurrection du Messie. Elle prie comme jamais elle n’a prié, non pas pour obtenir de Dieu que son Fils ressuscite mais pour obtenir de Lui que ni elle, ni les apôtres ne vacillent dans leur foi, qu’ils gardent l’espérance.

Elle a accueilli tous les apôtres, qui les uns après les autres sont venus la trouver pour donner libre cours à leur douleur. Comme des enfants qui ont fait une bêtise, elle les recueille, les console, leur rappelle les paroles de Jésus, les engageant, comme elle, à pardonner et à croire en la promesse du Christ de ressusciter au bout du troisième jour. Très probablement, elle demande à Jean, ou aux femmes héroïques qui sont restées avec elle, d’aller chercher ceux des apôtres qui n’osent pas venir d’eux-mêmes. Quelle douleur pour Marie, lorsqu’elle apprend que Judas s’est donné la mort… S’il était venu à elle, elle l’aurait assuré du pardon de Jésus… Elle l’aurait même, elle-même, recommandé à lui… Marie est la Mère de l’Eglise qui en ce samedi-saint remplit sa mission de veiller sur la foi, l’espérance et la charité de tous ses enfants en attendant le retour dans la gloire de Jésus.

L’attente du samedi-saint se prolonge pour l’Eglise jusqu’à la fin du monde. En effet, nous sommes dans l’attente du retour en gloire de Jésus dans son deuxième avènement. En attendant son retour, nous vivons de la foi en sa présence vivante et agissante dans un monde qui nous est de plus en plus hostile. Notre esprit est inquiet car il semble tarder et notre cœur ne parvient pas à trouver la paix car il a l’air de ne pas répondre à nos prières. Comme à Marie, Satan ne cesse de nous suggérer des pensées de désespoir, à nous faire croire que notre attente est vaine, que notre foi est sans fondement. Aussi, plus que jamais, nous avons besoin de nous imprégner de l’exemple de Marie en ce samedi-saint, de nous blottir contre elle et de nous confier à sa puissante intercession.

Marie a préparé les apôtres, les disciples au retour de Jésus le matin de pâques. Ce n’est pas un hasard si le jour de la résurrection, les apôtres sont tous réunis au cénacle : c’est parce que Marie les y a rassemblés autour d’elle pour les soutenir dans la foi, l’espérance et la charité. Elle saura aussi nous préparer à la rencontre avec le Christ que ce soit le jour de notre mort ou de son retour dans la gloire. Aussi, confions-nous à elle, car elle seule connait les chemins de Dieu ; et pour cause, elle les a expérimentés pour nous. Amen. Marana tha.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le tombeau du Christ à Jérusalem

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