La Parole de Dieu et le rosaire

Contemplons

Notre Dame du rosaire

Méditons

De grands noms de l’édition ont voulu démocratiser la littérature et mettre les plus beaux textes à la disposition du plus grand nombre. Pour cela, ils ont inventé un nouveau format, employé une nouvelle sorte de papier, multiplié les lieux de vente et conçu un livre « tous-terrains » pour un prix modique mais inchangé au niveau du contenu. C’est ainsi qu’est né le fameux livre de poche !

Le rosaire, c’est le « l’Evangile de poche » du chrétien ! C’est ce que le ciel a inventé de plus pratique, de plus démocratique, de moins cher, de plus simple et de plus efficace pour la diffusion de la Parole de Dieu. C’est l’Evangile en tout petit format, qu’on peut méditer en toute situation sans aucun investissement structurel, sans que le texte ne subisse la moindre altération !

La preuve ! Si l’on considère son contenu, le rosaire nous fait contempler les quinze (maintenant vingt !) épisodes les plus marquants de l’histoire de notre Salut. Plus encore, il nous fait entrer, à mesure de notre prière, dans une démarche de « lectio divina » : comme Marie l’a fait, à chaque mystère, nous repassons dans notre cœur, les mots de l’Evangile pour laisser ensuite l’Esprit-Saint habiter ces Paroles et conduire notre prière !

Le rosaire commence et se termine sur la Croix, le centre même de notre foi ! En le priant, nous redisons seize fois (sur chaque grande perle) le « Notre Père », la prière même de Jésus (donc une prière aussi parfaite qu’évangélique !), nous répétons cent cinquante-trois fois (sur les petites perles), les mots mêmes de l’archange Gabriel à Marie le jour de l’Annonciation, ceux d’Elisabeth lors de la Visitation alors qu’elle est remplie de l’Esprit-Saint ; à seize reprises, nous rendons gloire à la sainte Trinité selon les recommandations de saint Paul aux Ephésiens (5,19). Enfin, nous proclamons notre foi dans le Credo, le résumé de tout l’enseignement des Apôtres !

Le rosaire, c’est le psautier de Marie : les cent cinquante « Ave Maria » grâce auxquels nous méditons les mystères, renvoient aux cent cinquante psaumes de David qui constituent tout l’office divin. En tout, le rosaire compte cent cinquante-trois « Ave Maria », autant qu’il y a de poissons dans la pêche miraculeuse ; autrement dit, si l’on veut être un « pécheur d’hommes », il ne faut pas craindre « d’avancer au large » et de lancer le filet du rosaire !

Ceux qui opposent le rosaire à l’excellence de la Parole de Dieu sont ici bien démentis : le rosaire ne dissuade pas de la méditation de l’Evangile. Bien au contraire, le rosaire l‘exalte et nous aide à l’intérioriser à la manière de Marie, parfaitement rompue à l’exercice. En répétant, les « Ave Maria », nous donnons à la vivante Parole de Dieu la possibilité de s’incarner dans notre cœur à la manière dont Jésus, Verbe de Dieu s’est incarné dans le sein de Marie !

Finalement, dans le rosaire, qu’est-ce qui n’est pas évangélique ? On se le demande ! Peut-être la cordelette sur laquelle les perles sont enfilées ? Non ! Pas même cela, puisque  cette cordelette symbolise l’Esprit-Saint, celui qui rassemble tout dans l’unité !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés ; préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (prière demandée par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 à la fin de chaque dizaine du chapelet)

Petite consécration à Notre Dame du rosaire :

Très sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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