Jusqu’où Jésus nous a élevé

Contemplons

Saint Dismas, Allemagne

Pour tenter de mesurer l’amour de Jésus pour les pauvres pécheurs que nous sommes tous, il ne suffit pas de considérer jusqu’où il s’est abaissé pour nous rejoindre dans notre misère, il faut aussi voir jusqu’où il nous a élevés.

Toutes les tentatives de la grâce pour amener Dismas à changer de vie ont lamentablement échoué. Toute sa vie, il n’a fait qu’accumuler les péchés. Il aurait certainement voulu se convertir mais n’a jamais réussi à mobiliser en lui l’énergie nécessaire pour traduire en actes ses nombreuses bonnes intentions. Il a fallu que Jésus le rejoigne sur le Calvaire, dans une mort ignominieuse pour qu’enfin il s’ouvre à la grâce qui ne veut rien de moins que le sauver de la damnation éternelle. Comme le fils prodigue de la parabole, ce n’est que réduit à la plus extrême nécessité qu’il se souvient de Dieu et laisse la grâce pénétrer en lui. Jésus, le serviteur par excellence, ne cherche rien d’autre que notre salut. Pour cela, il ne s’épargne rien et, même s’il nous juge indignes du don qu’il nous fait, son amour n’hésite pas à prendre sur lui le pire pour nous assurer du meilleur.

Son amour ne se contente pas d’aller nous chercher dans l’abime sans fond de notre misère. Il veut encore nous guérir de la lèpre de nos péchés, nous ouvrir sa maison et, comme si cela n’était pas encore suffisant, nous agréger à sa famille en faisant de nous les enfants de Dieu par adoption. Car, dans sa maison, il ne nous assigne pas la place du serviteur mais celle du fils, du frère prodigue rentré et accueilli à la maison paternelle.

Quelle a pu être la réaction de Dismas en recevant la promesse de Jésus d’entrer avec lui en paradis le soir même ? Probablement la même que celle de l’enfant prodigue tombant dans les bras de son père ou de Marie-Madeleine lorsqu’elle reçoit son pardon. Il saisit à présent toute l’étendue de sa misère passée, toute l’ampleur du don qui lui est fait et ne trouve pas de mots à la hauteur pour exprimer à la fois son repentir et sa gratitude.

Que pouvons-nous bien représenter aux yeux de Jésus pour qu’il nous traite ainsi, pour qu’il donne sa vie pour nous et ne nous demande en retour que de croire en lui et de l’aimer ? Quelqu’un pourra-t-il jamais donner un premier élément de réponse à cette question ? Dans le Royaume des Cieux, prosternés devant le Dieu des miséricordes, aux côtés de Dismas, nous verrons ce que nous n’avons pas su, pas pu comprendre en cette vie. Et alors, comme Dismas sur la croix, comme Marie-Madeleine aux pieds de Jésus, nous ne pourrons que pleurer de n’avoir pas su reconnaitre l’amour de Dieu, pleurer par démesure de gratitude, pleurer pour le remercier de ne s’être jamais laissé décourager de nous poursuivre de sa grâce pour notre plus grand bonheur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet.)

Saint Bon Larron, toi qui, malgré tes péchés passés fut assuré d’une entrée immédiate au Ciel par la gratuité de l’amour de Dieu, qui en un instant t’a transformé en un saint, demande, je t’en supplie, à Jésus mon Sauveur, de faire tomber sur moi ce même regard de miséricorde, qui fera plonger mes yeux dans les siens, pour en recevoir le pardon et la sainteté.

Aussi, envahi par le feu de l’amour divin consumant et transformant, je pourrai entendre à mon tour la promesse que Jésus t’a faite : « aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis. » Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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