« Être Marie pour Jésus » c’est comme elle, se donner à lui sans retour

Contemplons

Ludovico Carracci, l’Annonciation

Méditons

On méditerait le « oui » de Marie à l’appel de Dieu plusieurs heures chaque jour et on mourrait centenaire, qu’on n’aurait toujours pas épuisé le sujet. Ce « oui » est d’une telle plénitude qu’en 2000 ans de christianisme tous les grands esprits réunis dont les plus éclairés, n’ont pas réussi à en faire tout le tour.

Le « oui » de Marie n’est pas donné à la légère et il ne surgit pas de son cœur dans un soudain accès de générosité ou d’euphorie. Le « oui » de Marie jaillit de son Cœur Immaculé comme un fruit mûr, non comme un bourgeon. En effet, ce « oui » a été préparé depuis de nombreuses années au cours desquelles son désir d’appartenir à Dieu seul s’est développé, s’est affirmé, s’est confirmé, s’est décidé. Et cette volonté de lui être totalement consacrée se traduit de manière concrète par son vœu de rester vierge pour lui appartenir non seulement dans son âme, dans son esprit mais aussi dans son corps, dans toute sa personne.

Le « oui » de Marie est une parole responsable ; il n’est pas donné sans connaissance claire de ses conséquences. Marie sait, en se donnant à Dieu et en lui consacrant sa virginité, qu’elle accepte pour l’amour de lui un sort peu enviable. En effet, les mères étaient tenues en grand honneur par les juifs et la virginité, même consacrée, ne faisait pas partie des choix de vie envisageables pour une jeune-fille. Les femmes qui n’enfantaient pas, surtout des fils, était méprisées, voire tenues pour maudites. Qu’on pense à l’action de grâce d’Elisabeth, une fois enceinte de cinq mois et qui proclame : « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, en ces jours où il a posé son regard pour effacer ce qui était ma honte devant les hommes » (Luc 1, 25). En renonçant à la maternité pour l’amour de Dieu, Marie consent à un lourd sacrifice.

Le « oui » de Marie à la demande de Gabriel n’est pas un départ mais un aboutissement. Lorsqu’elle le donne, elle n’a plus besoin de réflexion car sa décision de lui appartenir est déjà prise et irrévocable. En disant « oui » à l’ange, elle ne fait qu’exprimer ce qui est déjà et sur quoi elle ne reviendra pas. Elle est la petite servante du Seigneur et le restera quoi qu’il advienne. Et il y sera fidèle tous les jours, jusque sous la croix du vendredi-saint. Marie donne son « oui » avec tant de préparation, tant de liberté, tant de clairvoyance que rien ne pourra plus ni l’entacher ni le mitiger.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le laisser nous mener au « oui » qu’il attend de nous.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se donner à lui sans crainte des conséquences car il est maitre de tout.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se tenir prête à accomplir sans délai tout ce qu’il nous demandera.  

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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