4ème station : « Je rencontre ma mère »

Chemin de croix de l’église du Sacré-Cœur de Dresden, Allemagne

MEDITATION

« Te voilà, Maman… merci de ta présence, de ta compassion… Tu es le premier visage aimant que je croise sur ce chemin… pardon, Maman, de te causer tant de douleurs… me voir dans un tel état déchire ton Cœur si doux… ton Cœur qui ne mérite tellement pas qu’on le fasse souffrir… tu connais mes pensées, les désirs de mon Cœur… tu vois au-delà des voiles de mon humanité… tu sais depuis le premier instant de ma venue en ce monde que je dois être l‘homme des douleurs annoncé par Isaïe, les prophètes, les psaumes… Personne ne le sait mieux que toi… j’ai besoin de toi, ici, sur cette route… j’ai besoin que tu me restes unie, aujourd’hui, en cette heure, comme tu l’as été à chaque instant de ma vie… je ne peux t’épargner cette heure car, vois tous ceux qui aujourd’hui me condamnent et qui, demain, me suivront portant leur croix, auront besoin de ton soutien, de ta présence sur leur chemin… lorsqu’ils crieront de douleur en portant la croix, ils doivent, comme moi, pouvoir regarder vers toi qui porte la tienne dans ton cœur, avec moi, pour eux et dans l’amour du Père… En moi, avec moi, pour moi, donne-toi au Père pour sa gloire et le salut du monde… »

PRIERE

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Debout la mère des douleurs, au pied de la croix tout en pleurs regardait Jésus mourir.

Et sa tristesse et son malheur plongent un glaive dans son Cœur, sa grande âme va souffrir.

Combien triste et combien cruel fut pour son Cœur si maternel, le Calvaire de Jésus.

Quel tourment, quel supplice affreux, de voir les coups si douloureux que son Fils avait reçus.

O sainte Mère, dans nos cœurs fixe l’empreinte des douleurs dont souffrait le Christ en Croix.

Laisse-nous, Vierge de bonté, Vierge de grâce et de clarté nous repentir près de toi. Amen.

(Mélodie : « stabat Mater »)Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

3ème station : « Je me relève pour la première fois »

Chemin de croix de l’église du Sacré-Cœur de Dresden, Allemagne

MEDITATION

« Tous ces pécheurs sauront-ils jamais, tout ce qu’ils m’ont coûté… sauront-ils jamais toute l’étendue de mon amour pour toi, Père…  pour eux… tout l’amour qui m’a fait prendre sur moi la croix… le poids de leurs péchés est si lourd… je suis l’agneau sans tache et je n’aurais pas besoin d’endurer toute cette souffrance pour leur salut… parce que je suis ton Fils, parce que je suis celui qui est avant tous les siècles ; une seule goutte de mon sang suffirait à couvrir la multitude de leurs innombrables offenses… mais alors comment leur montrer, Père, que ton amour vaut tous les sacrifices du monde jusqu’aux plus lourds… comment leur montrer qu’il vaut mieux souffrir mille morts que de concéder un seul péché… comment leur montrer autrement jusqu’où tu les aimes, Père… que tu les aimes jusqu’à sacrifier ton propre fils pour eux… Père, pour toi, pour eux, je veux me relever et poursuivre la route… Père, par ce relèvement qui me coûte tant, donne-leur à tous de porter leurs croix à ma suite et à mon exemple, pour ta gloire et le salut du monde… »

PRIERE

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Debout la mère des douleurs, au pied de la croix tout en pleurs regardait Jésus mourir.

Et sa tristesse et son malheur plongent un glaive dans son Cœur, sa grande âme va souffrir.

Combien triste et combien cruel fut pour son Cœur si maternel, le Calvaire de Jésus.

Quel tourment, quel supplice affreux, de voir les coups si douloureux que son Fils avait reçus.

O sainte Mère, dans nos cœurs fixe l’empreinte des douleurs dont souffrait le Christ en Croix.

Laisse-nous, Vierge de bonté, Vierge de grâce et de clarté nous repentir près de toi. Amen.

(Mélodie : « stabat Mater »)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

2ème station : « Je suis chargé de la Croix »

 

Chemin de croix de l’église du Sacré-Cœur de Dresden, Allemagne

MEDITATION

« La voilà cette Croix que je crains par-dessus tout… cette croix sur laquelle je serai élevé, comme en son temps, le serpent d’airain au désert… c’est pour les guérir des plaies de leurs péchés que je vais me laisser exhiber du haut de la Croix… à tout jamais, c’est vers moi, élevé sur la croix, chargé de tous leurs péchés, qu’ils regarderont tous, jusque dans les générations les plus éloignées… c’est par moi qui m’offre à toi en rançon pour leurs péchés sur cette croix que je crains tant, qu’ils seront tous sauvés… O croix que je te crains, ta seule vision me fait frémir d’horreur… mais je ne reculerai pas… je ne te refuserai pas… viens dans mes bras car c’est par toi que je glorifierai mon Père dans les cieux, le seul digne de toute louange… c’est par toi que je mènerai tous les hommes jusqu’à lui… quoi que tu me coûtes, je te reçois comme le trophée de la gloire que je brûle de rendre à mon Père, comme l’instrument de salut de tous mes frères… »

PRIERE

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Debout la mère des douleurs, au pied de la croix tout en pleurs regardait Jésus mourir.

Et sa tristesse et son malheur plongent un glaive dans son Cœur, sa grande âme va souffrir.

Combien triste et combien cruel fut pour son Cœur si maternel, le Calvaire de Jésus.

Quel tourment, quel supplice affreux, de voir les coups si douloureux que son Fils avait reçus.

O sainte Mère, dans nos cœurs fixe l’empreinte des douleurs dont souffrait le Christ en Croix.

Laisse-nous, Vierge de bonté, Vierge de grâce et de clarté nous repentir près de toi. Amen.

(Mélodie : « stabat Mater »)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

1ère station : « je suis condamné à mort »

Chemin de croix de l’église du Sacré-Cœur de Dresden, Allemagne

MEDITATION

« Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. Pilate pense qu’il a le pouvoir de décider de mon sort… Il n’aurait aucun pouvoir sur moi, si toi, Père, tu ne le lui avais donné… Il n’est que l’un des instruments par lesquels s’accomplissent nos desseins de salut pour tous les hommes… Il avait compris que j’étais innocent de tous les crimes dont on m’accuse, mais il a eu peur… Peur des représailles des juifs, s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, peur de César, s’il ne parvient pas à contenir la foule… Quelle douleur atroce, ces nombreuses plaies de la flagellation, de la couronne d’épines… et cette fatigue à cause du manque de sommeil, de la perte de mon sang… et quelle tristesse dans mon Cœur… toute cette foule qui, il y a quelques jours encore, m’acclamait et qui aujourd’hui me hurle sa haine… Quelle amertume dans mon cœur de voir tous ces gens m’accuser de te blasphémer, toi, mon Père, que j’ai servi sans relâche depuis le premier instant de ma venue en ce monde…  toi pour qui je m’apprête à mourir, pour qu’en moi, ils puissent tous recevoir ta vie… Père, je les entends hurler que mon sang retombe sur eux et sur leurs enfants… Père, pardonne-leur, et que mon sang retombe sur eux mais en bénédictions… pour chacun d’eux, je m’offre à toi… pour chacun d’eux, je veux parcourir ce chemin de souffrances… Père, donne à chacun d’accueillir le don de notre amour, qu’ils comprennent que pour chacun d’eux, je m’offre à toi… »

PRIERE

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Debout la mère des douleurs, au pied de la croix tout en pleurs regardait Jésus mourir.

Et sa tristesse et son malheur plongent un glaive dans son Cœur, sa grande âme va souffrir.

Combien triste et combien cruel fut pour son Cœur si maternel, le Calvaire de Jésus.

Quel tourment, quel supplice affreux, de voir les coups si douloureux que son Fils avait reçus.

O sainte Mère, dans nos cœurs fixe l’empreinte des douleurs dont souffrait le Christ en Croix.

Laisse-nous, Vierge de bonté, Vierge de grâce et de clarté nous repentir près de toi. Amen.

(Mélodie : « stabat Mater »)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Prière préparatoire

« Père, l’heure est venue de rendre toute gloire à ton nom…

Père, l’heure est venue pour moi d’accomplir tout ce que les prophètes ont annoncé…

Père, l’heure est venue d’accomplir tout ce que tu m’as ordonné, tout ce pour quoi, je suis venu en ce monde…

Père, je me donne à toi, pour mes frères, pour toutes les âmes depuis l’aube des temps jusqu’à la fin du monde… pour leur salut qu’il me tarde de réaliser pour ta gloire, pour ton amour et le leur…

Père, donne-leur, à eux, pour qui je me donne dans ma passion, d’accueillir le don de notre amour, pour qu’ils aient notre vie en eux et qu’ils l’aient en abondance…

Père, au jardin des oliviers, je t’ai prié de faire passer cette coupe loin de moi si c’est possible, mais que ta volonté soit faite et non la mienne…

Père, cette prière, je te l’ai faite pour toutes les âmes qui auront leur part de ma passion, afin qu’au moment du sacrifice, elles ne se dérobent pas par peur de la souffrance…

Père, par ma passion acceptée, désirée, accomplie, accorde à tous ceux qui me suivront, portant la croix, la force d’aller jusqu’au bout de l’épreuve…

Père, accorde-leur la grâce de veiller et de prier pour ne pas entrer en tentation au moment de l’épreuve…

Père, accorde à tous la grâce d’imiter Marie qui, en ce moment, me soutient de sa prière et s’unit à moi dans l’offrande que je te fais de moi et en moi de toutes les âmes…

Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils afin que ton fils te glorifie… comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés…

Amen. Amen. Amen. »

La Toussaint et le rosaire

Contemplons

Le jugement dernier ; le Christ en gloire entouré des anges et des saints ; en bas à gauche, les justes destinés à la vie éternelle, à droite, les démons emmènent les damnés

Méditons

La Toussaint vient mettre fin au mois du rosaire et c’est heureux ainsi ! Après avoir contemplé et médité pendant un mois les moyens que Dieu met en œuvre pour réaliser notre Salut, nous pouvons en admirer, à présent, les effets, dans la gloire de tous les saints.

Il ne suffit pas de dire le rosaire pour être sauvé mais, pour reprendre les mots mêmes de Marie au bienheureux Alain de la Roche, il est un « grand signe de prédestination. » Tous les saints l’ont pratiqué avec zèle, amour et conviction ; tous les saints ont vu, en lui, le meilleur moyen pour confier à Dieu, leurs soucis, leurs demandes, leurs actions de grâce et pour intercéder auprès de Lui pour les défunts.

« Oui mais ce sont des saints »  me direz-vous ! La bonne excuse ! Il en va de même de tous les saints inconnus, ou plutôt de ceux connus que de nous-mêmes. Souvenons-nous de tous ceux qui nous ont précédés et de l’exemple aussi simple qu’édifiant qu’ils nous ont laissé ; souvenons-nous des mains usées de nos grands-parents qui, malgré le poids du labeur, de la fatigue du soir ne se sont jamais couchés sans avoir rendu leur hommage à la Reine des Cieux par le chapelet et lui avoir, par ce moyen, recommandé leur famille… Souvenons-nous de tel malade à peine conscient qui sur son lit d’hôpital ne parvenait plus à prier avec les lèvres mais serrait son chapelet, nous montrant qu’à force de le dire il est devenu comme le prolongement de sa main… Souvenons-nous de telle personne, qui dans l’angoisse d’une situation périlleuse s’est accrochée pleine de confiance au chapelet (jusqu’à nous en édifier !) acceptant par avance son issue… Souvenons-nous avec émotion de la recommandation de telle pieuse personne qui ne se contentait pas de conseiller aux autres de dire le chapelet mais qui priait le rosaire en entier, fidèlement, chaque jour, malgré le poids de la maladie… Rentrons en nous-mêmes et méditons leurs exemples pendant ce mois de novembre qui s’ouvre.

Marie est la consolation des affligés, notamment de ceux qui se trouvent en Purgatoire ; selon l’enseignement de bon nombre de mystiques, elle visite le lieu de purification chaque jour et en tire beaucoup d’âmes, grâce à nos rosaires. Par notre chapelet quotidien, nous avons la possibilité de hâter l’entrée au ciel de beaucoup d’âmes et par le fait même de procurer une grande joie à Dieu, par Marie. En action de grâce pour ce mois d’octobre passé ensemble, offrons à notre Mère un bouquet de rosaires pour qu’elle puisse offrir à Dieu un bouquet de belles âmes.

Marie, Notre Dame du très saint rosaire, merci pour tout.

Marie, Notre Dame du très saint rosaire priez pour nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés ; préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (prière demandée par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 à la fin de chaque dizaine du chapelet)

Petite consécration à Notre Dame du rosaire :

Très sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Dans les temps très sombres du XVème siècle (grand schisme d’Occident, peste noire, guerre de cent ans), la très sainte Vierge Marie dit au bienheureux Alain de la Roche (1428-1475) : « Va et prêche mon rosaire. S’il a pu sauver le monde au temps de mon serviteur Dominique, il le peut encore aujourd’hui »

La communion des saints et le rosaire

Contemplons

L’Eglise triomphante, militante et souffrante

Méditons

Le rosaire nous place sans cesse au cœur de la communion des saints (dans notre religion, certainement le mystère le plus beau et le plus grand). En effet, celui qui prie le rosaire n’est jamais seul. Bien au contraire, il entre en communion avec toute l’Eglise aussi bien militante (la communauté des croyants en pèlerinage sur la terre) que triomphante (la Vierge Marie et tous les saints du ciel) et souffrante (l’ensemble des âmes du purgatoire). Nous pourrions affirmer sans trop de risques que le rosaire constitue le meilleur remède à la solitude qui afflige tant de nos contemporains (« Qui croit n’est jamais seul ni dans la vie ni dans la mort », Benoit XVI).

Pour nous aider à le comprendre, retournons à la grotte de Massabielle au temps des apparitions de Marie et mettons-nous à genoux au milieu de la foule, à côté de Bernadette. A chacune des visites de l’Immaculée, Bernadette prie le chapelet. Elle voit la Mère de Dieu égrener son rosaire au rythme du sien sans bouger les lèvres. La sainte Vierge fait néanmoins le signe de Croix et dit le « Gloire au Père » avec Bernadette. A chacune des apparitions, la foule est toujours plus nombreuse. Chacun sort le chapelet de sa poche et s’unit, dans la prière, aux autres. Par le chapelet, Marie reconstitue le cénacle des Apôtres au temps de la Pentecôte où les croyants « d’un seul cœur persévèrent dans la prière » à l’ombre de l’Esprit-Saint.

La communion avec l’Eglise militante : par sa très grande simplicité (qui n’enlève rien à sa profondeur ; au contraire, elle en est même la garante !) le chapelet constitue une prière idéale aussi bien pour chaque âme en particulier que pour toute forme d’assemblée. En effet, la prière du rosaire ne nécessite aucune infrastructure, aucun matériel (à la limite pas même un chapelet !), aucun apprentissage, aucune connaissance préalable… qu’on se trouve au fond de la mine ou sur un lit d’hôpital, qu’on soit un très grand théologien ou un simple d’esprit, qu’on soit riche ou pauvre, qu’on soit un chrétien de la vieille Europe ou un catéchumène de Chine… chacun peut prier en toute fraternité, en communion parfaite avec tous les croyants et ainsi former un seul corps dans la prière. Même seul, malade, amoindri et éloigné de tout et de tout le monde, le chapelet nous conserve la faculté de faire Eglise car chacun répète les mêmes mots (tirés de l’Evangile), en proclamant la même foi résumée dans le credo et dans les vingt mystères. Dans cette prière chacun amène ses mérites qui deviennent comme des « biens de famille » et en fait bénéficier la communauté. Le chapelet est véritablement une prière ecclésiale, une chaine qui relie les croyants entre eux et chacun d’entre eux à Dieu, par Marie.

La communion avec l’Eglise triomphante : A Lourdes, Marie est là et s’unit à la prière de Bernadette. Si Marie est aussi démonstrative sur cet aspect de la prière du chapelet, c’est pour que nous en retenions la leçon : elle assiste, et même elle s’associe à tous nos chapelets, comme elle l’a fait à Lourdes lors des apparitions. Quand on dit son chapelet, on n’est jamais seul ! Au contraire, on est entouré de la foule immense des rachetés. Là où est Marie, là sont aussi tous les saints, tous les anges ! Quand Marie prie, tous les saints, tous les anges s’unissent à elle ! Quand Marie intercède pour nous auprès de Dieu, en lui présentant nos pauvres chapelets sublimés par la pureté de sa propre prière, tous les saints, tous les anges, font de même. Quels torrents de grâces se déversent chaque jour sur toute l’Eglise par la prière du rosaire.

La communion avec l’Eglise souffrante : l’Eglise souffrante rassemble les sauvés, qui en quittant cette terre n’ont pas suffisamment prié et fait pénitence pour entrer directement au Ciel, donc la très grande majorité des personnes. Nous avons la possibilité (ce qui engage aussi notre responsabilité !!!) de les aider et de hâter leur entrée dans le Royaume des sauvés où Dieu les attend, en accomplissant pour elles les actions qu’elles ont négligées de réaliser. Parce que le rosaire s’appuie sur les mérites de toute l’Eglise (les nôtres, ceux de tous les chrétiens unis à ceux de Notre Dame et de tous les saints…) il est pour ces âmes d’une particulière efficacité. Le rosaire est, dans ce sens, la prière la plus méritoire pour les défunts après la sainte Messe. De plus, tous les papes ont richement indulgencié le rosaire, surtout s’il est dit en commun ; nous pouvons appliquer toutes ces indulgences aux défunts par voie de suffrage. Dans ce but, nous prions à la fin de chaque dizaine « que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. » Les âmes du purgatoire ne peuvent rien pour elles-mêmes et nous, par nos chapelets, pouvons les aider avec autant de facilité que d’efficacité ; ne les faisons pas attendre ! Ne faisons pas attendre Dieu qui se consume d’amour en les attendant à la porte du Paradis.

Le rosaire est une prière parfaite tant par sa simplicité, sa profondeur que par sa parfaite configuration ecclésiale. « Oui mais ! » me direz-vous, « Elle a un inconvénient !  C’est la répétition des « je vous salue, Marie » ! Est-ce vraiment nécessaire de dire cinquante fois « Je vous salue, Marie » ? A cela le père Lacordaire vous répond : «L’amour n’a qu’un mot ; en le redisant tout le temps, on ne le répète jamais. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés ; préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (prière demandée par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 à la fin de chaque dizaine du chapelet)

Petite consécration à Notre Dame du rosaire :

Très sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Fatima et le rosaire

Contemplons

Lucia, Francisco et Jacinta, les 3 voyants de Fatima en 1917

Méditons

Entre Bernadette de Lourdes et les trois pastoureaux de Fatima, il y a bien des points communs. Ils sont pauvres mais grandissent dans des familles heureuses et profondément chrétiennes ; ils sont commis à la garde des brebis, n’ont pas encore fait leur première communion au moment des apparitions et ne connaissent qu’une seule prière : le chapelet !

Francisco et Jacinta sont frère et sœur, Lucia est leur cousine. Dès qu’ils en ont l’âge, les parents leurs confient les brebis afin qu’ils aillent les faire paitre. Les trois enfants s’aiment tendrement et apprécient de garder ensemble les troupeaux car ils passent les journées à jouer dans les pâturages dans une atmosphère de franche complicité.

En leur donnant chaque matin leur petit panier contenant le repas de midi, les mamans ne manquent pas de recommander aux trois enfants de réciter leur chapelet. Comme ce sont des enfants aimants et obéissants, ils s’exécutent, bon gré mal gré, et le disent juste entre la sieste et les jeux. Malicieux, ils ont trouvé une technique imparable pour le dire plus vite : pendant que l’un dit « Ave Maria », l’autre dit « Sancta Maria » (omettant le reste des paroles) et ainsi de suite. Il va s’en dire que la prière était faite en un temps record. Francisco était celui qui rechignait le plus à réciter le chapelet. Les apparitions de Notre Dame et ses demandes transformeront radicalement la relation des trois enfants au rosaire.

En effet, à chaque apparition, Marie demande qu’ils prient le chapelet tous les jours ; cette demande ne restera pas sans réponse généreuse de leur part et ils l’égrèneront plusieurs fois par jour avec une ferveur touchante, au point qu’elle peut nous laisser honteux. A Francisco, Marie promettra à la première apparition qu’il ira au ciel « mais il devra auparavant dire beaucoup de chapelets ». Francisco dira par la suite : « des chapelets, j’en dirai autant qu’elle en voudra » et en effet, nous raconte Lucie dans ses mémoires, il le dira plusieurs fois par jour (jusqu’à neuf fois !) pour la conversion des pécheurs mais aussi… pour consoler Jésus.

Jacinta, que la vision de l’enfer du 13 juillet 1917 a profondément marquée, demande souvent à Lucia : « Mais l’enfer ne cesse donc jamais ? Jamais ? Ces pauvres pécheurs ! Ces pauvres pécheurs !» Et, elle priera le chapelet sans se lasser alliant du haut de ses sept ans, la ferveur, la supplication pour la conversion des pécheurs à un esprit de sacrifice souvent héroïque. On lira bien à ce propos les mémoires de sœur Lucie, « Il était trois petits enfants. » 

Notons un épisode émouvant de l’histoire des trois enfants. Le 13 août, le jour où doit avoir lieu la quatrième apparition, les enfants sont en prison, incarcérés sur ordre du sous-préfet de Villa Nova de Ourem (un franc-maçon notoire). Après un odieux chantage pour qu’ils divulguent le secret que Marie leur a confié le 13 juillet précédent, ils sont mis au cachot avec les pires malfrats. Eux, si petits, tellement sans défense, se retrouvent au milieu de grandes brutes considérées comme la lie de la société. Les trois enfants sont effrayés et se serrent l’un contre l’autre dans un coin de ce cachot sale et obscur. Jacinta sanglote et réclame sa mère. Francisco tente de la réconforter en l’invitant à offrir ce sacrifice pour la conversion des pécheurs. Il n’en fallait pas plus pour lui redonner courage et même, l’amener à se dépasser. La petite fille voit un clou au mur de cette prison mal famée. Elle enlève le ruban qu’elle a autour du cou et auquel pend une médaille de la sainte Vierge. Elle essaie de l’accrocher mais n’est pas assez grande pour y parvenir. Elle se tourne alors vers l’un des prisonniers et, tout en levant vers lui ses yeux rougis de larmes, elle lui demande de la soulever pour accrocher la médaille. Ebahi, ce dernier fait ce qu’elle demande. La funeste assemblée n’a jamais vu cela ; voilà que trois petits enfants, dont on ne comprend même pas ce qu’ils font en prison, s’agenouillent au milieu de la cellule et récitent leur chapelet avec une ferveur toute angélique. Les prisonniers en sont saisis d’émotion ; on en voit certains écraser une larme, d’autres qui progressivement se mettent à marmonner des « je vous salue Marie », d’autres encore qui essaient, sans y parvenir totalement, de se rappeler les mots de la prière ; quelques-uns se mettent à genoux à côté des enfants. Après le chapelet, l’un des prisonniers sort un harmonica de sa poche et, pour faire plaisir à la petite Jacinta, se met à en jouer. Voilà que l’atmosphère de la prison vire à la joie ! Les enfants dansent le fango (danse traditionnelle portugaise), invitent certains prisonniers à y participer… les autres frappent dans les mains… Un courant d’air de gaieté traverse cet endroit de désespoir. Gardons cet épisode bien en mémoire et retenons-en la leçon : avec le chapelet, il n’y a plus de situation sans issue.

Lucia, quant à elle, deviendra sœur Lucie. Comme l’annonce Notre Dame le 13 mai 1917, elle sera celle dont le ciel se servira pour faire connaitre au monde les demandes de Marie : prier le chapelet tous les jours pour obtenir la paix dans le monde, pratiquer la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois et consacrer la Russie à son Cœur Immaculé pour qu’elle se convertisse. Elle rendra son âme à Dieu le 13 février 2005.

A Fatima, Marie a amorcé un tournant dans la vie spirituelle des enfants et, dans leur sillage, d’une foule innombrable de pèlerins. Leur fidélité au chapelet, que dis-je, au rosaire et encore bien d’avantage, sera sans faille. Demandons à Lucia, Francisco et Jacinta, ces petits géants de la piété mariale, de prendre à cœur leur exemple et de nous obtenir, puisqu’ils sont bienheureux (en tout cas deux d’entre eux !) la persévérance dans la prière du chapelet quotidien.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés ; préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (prière demandée par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 à la fin de chaque dizaine du chapelet)

Petite consécration à Notre Dame du rosaire :

Très sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Lourdes et le rosaire

Contemplons

Bernadette en Lourdaise au temps des apparitions.

Méditons

Plaçons les apparitions de Marie à Lourdes dans leur contexte ecclésial. Nous sommes le  jeudi 11 février 1858, à 6 jours du mercredi des cendres qui marque l’entrée en carême. Le Curé du bourg, l’abbé Peyramale, est un homme pieux, charitable, pragmatique (même si un peu bourru et dogmatique !), aimé et respecté, qui se donne tout à sa paroisse et à sa mission de prêtre.

Il s’est longtemps interrogé sur la meilleure façon de prêcher le carême à ses paroissiens. A force de prière et de réflexion, il a fini par se dire qu’il allait proposer à un confrère de s’en charger. En effet, se disait-il, ses ouailles sont trop habituées à lui ; pour rompre la routine, il faut qu’un autre dise les mêmes choses (probablement !) mais en d’autres mots.

L’idée était excellente mais il ne trouva personne pour assumer cette charge. Tous les prédicateurs, jusqu’au dernier, étaient pris ou indisponibles. Le bon curé confia son souci à la Mère de Dieu… Mais, elle ne semblait pas réagir à ses prières et, n’entrevoyant pas d’autre solution à priori, il se résignait déjà à prêcher lui-même le carême 1858. Le ciel allait pourtant l’exaucer, à sa manière, et lui envoyer le meilleur de tous les prédicateurs : l’Immaculée en personne.

Ainsi, le jeudi 11 février, Marie apparait à Bernadette dans la grotte de Massabielle, un vrai lieu de désolation que les Lourdais nomment la « tute aux cochons » (ça veut tout dire !) ; on ne pouvait trouver lieu plus propice à une invitation à la prière, au dépouillement, à la pénitence.

Lors des deux premières apparitions (les 11 et 14 février), Marie ne dit rien et disparait sitôt que Bernadette a fini son chapelet (c’est la seule prière qu’elle connait). Elle remarque que « la Dame » ne bouge pas les lèvres pour les « Notre Père » et les « Je vous salue Marie» mais uniquement pour les « Gloire au Père » ; cependant, son chapelet glisse entre ses doigts au rythme de ses prières. Marie lui montre ainsi que la dévotion du rosaire est indissociable du culte de la Mère de Dieu, qu’elle participe à tous nos cénacles de prière, qu’elle enrichit notre oraison de la sienne, si agréable à Dieu.

Marie parle pour la première fois, lors de la troisième apparition, le jeudi 18 février, deuxième jour de carême. En agissant ainsi, elle met en valeur trois choses :

La première : elle est vraiment notre Mère et celle de l’Eglise ! Elle vient au secours de l’abbé Peyramale qui n’a pas trouvé de prédicateur et s’en est remis à elle pour trouver une issue à son problème. La réponse de Marie est aussi inattendue qu’extraordinaire. La Mère de Dieu, en personne, prêche le carême 1858 à Lourdes, un « coin paumé » des Pyrénées. Et, elle le fait à sa manière d’humble servante : peu de mots (cependant lourds de sens !) mais beaucoup de recueillement, un sursaut de charité et la persévérance dans la prière du chapelet.

La seconde : elle est respectueuse de l’Eglise et de ses préceptes. A l’époque des deux premières apparitions, nous nous situons dans le temps de l’avant-carême qui va de la septuagésime au mercredi des cendres (il n’existe plus dans le calendrier liturgique actuel), une période de deux semaines et demie qui se termine avec le mardi-gras, destinée à se préparer à l’exercice du carême. C’est un temps de silence et de recueillement que respecte même la Reine du ciel ! Marie nous montre que le carême est un temps de grâce qu’il faut aborder avec une certaine gravité, en tout cas pas s’en s’y être préparé ! Plus encore, Marie nous invite à vivre notre foi au rythme de l’année liturgique et en église !

La troisième : l’écoute de la Parole de Dieu, (en l’occurrence d’une prédication de carême) nécessite une préparation dans la prière afin qu’elle puisse porter des fruits. Cette préparation ne saurait être mieux dispensée que par le chapelet à l’école de Marie !

Une fois de plus, prenons notre chapelet ; mettons-nous au milieu de la foule venue prier à Lourdes avec Bernadette ; puis écoutons Notre Dame nous dire à chacun d’entre nous : « je ne te promets pas de te rendre heureux dans ce monde mais dans l’autre ! » 

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés ; préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (prière demandée par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 à la fin de chaque dizaine du chapelet)

Petite consécration à Notre Dame du rosaire :

Très sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine, Notre Dame du très saint rosaire, je me consacre à votre Cœur Douloureux et Immaculé voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le règne du Sacré-Cœur de Jésus. Aidez-moi à offrir aujourd’hui les sacrifices nécessaires à l’accomplissement chrétien de tous mes devoirs, à aimer et à réciter mon chapelet en m’unissant aux mystères de la vie de Jésus et de la vôtre. Amen.

Prière de Léon XIII a saint Joseph pour le mois du rosaire :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans tous nos besoins.

O très vigilant gardien de la sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ. O Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d’erreur et de corruption. O notre très vaillant protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.

Couvrez-nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.