A l’heure de notre mort

Le couronnement de Marie dans le Ciel

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Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Le jour de l’Annonciation, l’Archange Gabriel dit à Marie : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un Fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et Il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu, Lui-même, Lui donnera le trône de David son Père et son règne n’aura pas de fin. » A Pilate, Jésus répondra : « Tu l’as dit, je suis roi mais mon royaume n’est pas de ce monde. » Jésus est roi et Marie, sa reine. Le règne de Jésus ne connait pas de fin ; aussi le règne de Marie n’en connait-il pas non plus. Marie règne partout où règne Jésus, c’est-à-dire sur l’univers entier.

Nous aimerions parvenir à imaginer ce qu’ont pu être l’Assomption et le Couronnement de Marie dans le Ciel (4ème et 5ème mystères glorieux du rosaire) et nous aidons, pour cela, des nombreuses représentations qui tentent d’en donner un aperçu. Nous abandonnons finalement très vite car, s’agissant de « l’autre monde » nos représentations ne peuvent être que réductrices et décevantes. Bernadette disait qu’il faudrait le langage des Anges pour décrire la gloire de Marie : « elle est un être de lumière et cette lumière ne l’entoure pas mais semble plutôt venir d’elle, comme si elle en était la source. » Souvenons-nous de la patience qu’il a fallu au sculpteur de la statue de la grotte. Tout le monde l’applaudissait pour son chef-d’œuvre et Bernadette ne cessait de lui dire, déçue, « ce n’est pas elle. » Mais, comment traduire la gloire de Marie !?

La gloire n’a rien à voir avec la gloriole : elle est  le degré de félicité et d’union à Dieu. En raison de son adhésion sans réserve à Jésus en sa vie terrestre, Marie est comblée, à présent, d’une gloire sans réserve dans le royaume de son Fils. Tous les Saints du Ciel jouissent d’une gloire qui les comble entièrement, d’une félicité sans commune mesure (rappelons-nous les paroles de Jésus : « Amen, je vous le dis : parmi les hommes il n’en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui »). Cette gloire est, cependant, inégale car fonction des mérites de chacun… Marie se trouve au sommet de la gloire : elle est celle qui, selon les mots même de la parabole des invités à la noce, a choisi la dernière place (en cette vie) et à qui le maître du repas a dit d’avancer et de s’installer à sa droite (dans l’autre vie). En fait, c’est elle qui nous donne les mots les plus justes pour parler d’elle : « Le Seigneur s’est penché sur son humble servante ; voici que désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Magnificat).

Nous sommes destinés à  partager la gloire de Marie, dans le royaume de Jésus. En elle, se trouve couronnée toute vie chrétienne réussie, y compris la nôtre, si nous le voulons bien.

L’Eglise applique à Marie les paroles extraites du livre de Judith : « Tu es la gloire de Jérusalem ! Tu es la joie d’Israël ! Tu es la grande fierté de notre peuple ! » Reprenons-les en union avec l’Eglise tout entière et prions Marie de nous donner l’espérance de la rejoindre.

EXTRAIT D’UN SERMON DE SAINT BERNARD

« Si tout homme qui s’humilie doit être exalté, qu’y a-t-il de plus sublime que l’humilité de Marie ? Elisabeth, toute surprise de sa venue, disait : « Comment se fait-il que la Mère du Seigneur vienne chez moi ? Mais elle devait s’étonner plus encore qu’à la manière de son Fils, Marie vînt pour servir, et non pour être servie (Mt, 20,28). Aussi est-ce à juste titre que le Chantre divin l’accueillait de cet hymne de louange : Qui est celle qui monte comme l’aurore à son lever, belle comme la lune, lumineuse comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille ? (cant.8, 9). Elle monte, en effet, au-dessus de tout le genre humain, elle monte jusqu’aux anges, mais elle les dépasse encore, et elle va occuper sa place plus haute que toute créature céleste. Il faut d’ailleurs qu’elle aille puiser plus haut que les Anges cette eau vive qu’elle doit reverser sur les hommes. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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