Le Couronnement de Marie dans le Ciel

 

Le couronnement de Marie dans le Ciel, Rafaello Sanzio

Méditons

Dans le couronnement de Marie, Dieu nous donne de contempler notre destinée et la gloire à laquelle nous sommes tous appelés. En elle est couronnée toute vie chrétienne réussie. La couronne dont Jésus ceint le front de sa Mère, symbolise la récompense qu’il accorde à tous ses amis qui auront mis leur foi en lui et réalisé les œuvres qu’il a commandées. Souvenons-nous de ses paroles : « vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous ai commandé » (Jean 15, 14).

Chacun d’entre nous, jusqu’au plus petit, jusqu’au plus ignoré, jusqu’au plus méconnu, sera généreusement récompensé pour ses œuvres et, tout ce qu’il aura fait pour la gloire de Dieu et le salut du monde, sera révélé au grand jour. Marie a vécu dans l’humilité, l’effacement, mais dans le don total d’elle-même à Dieu et aux autres. En la couronnant d’une gloire sans nulle autre pareille, Jésus réalise ce que Marie a prophétisé dans son Magnificat : «  il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles » (Luc 1, 52). Jésus se comporte en cela comme le maître du repas dans la parabole des invités : il invite celle qui s’est tenue dans l’humilité, à l’autre extrémité de la table, à monter plus haut et à s’assoir à sa droite, la place d’honneur, passant devant tous ceux qui ont voulu s’accaparer les meilleurs postes. A quelle haute gloire doivent être élevés à présent la pauvre veuve qui a mis les deux piécettes dans le tronc du Temple de Jérusalem, les pauvres bergers de Bethléem ou encore, le centurion romain qui trouve qu’il n’est pas digne de recevoir Jésus sous son toit…

L’exaltation de Marie nous révèle encore qu’en Dieu, il n’y a pas de grandes ou de petites actions et que tout le bien que nous faisons n’est que don de la charité infinie du Christ. C’est pourquoi, l’Eglise proclame dans la préface de la Messe dédiée aux Saints qu’en couronnant les élus, Dieu couronne ses propres dons. Seul compte aux yeux de Dieu, l’amour que nous mettons à réaliser le bien qu’il nous donne de faire. En comptant ainsi, bien des petits, d’humbles pères et mères de famille, des pauvres missionnaires, des religieuses effacées, seront exaltés. Que le regard de Dieu est différent du nôtre ! Et heureusement pour nous !

Une très grande gloire est dévolue aux Saints et, parmi eux, à ceux de nos défunts qui durant leur vie auront exercé leur charité à venir au secours des âmes du purgatoire. Il n’est de pratique plus agréable à Dieu, car dans leur état pitoyable, elles sont totalement dépendantes de notre prière, comme un malade l’est du personnel soignant. Les Saints ont tous prié avec ardeur pour les défunts et point n’est besoin d’en citer quelques-uns en particulier sinon il faudrait les citer tous. Notons toutefois que dans cette foule innombrable de Saints s’en trouvent deux qui avaient le charisme d’être guidées par leur ange gardien qu’elles voyaient en permanence, à savoir sainte Gemma Galgani et sainte Véronique Giuliani. Or, leurs anges gardiens, leur reprochaient souvent de ne pas suffisamment prier pour les âmes du purgatoire. Pourtant elles s’y employaient bien davantage que nous. C’est dire l’importance que Dieu accorde à cette dévotion. Interrogeons notre ange gardien pour savoir si nous prions suffisamment pour nos défunts.

Nos défunts ne nous ont pas quittés. Ils nous ont devancés. S’ils sont au Ciel, ils nous contemplent et prient pour nous, afin que nous puissions les rejoindre, le moment venu. S’ils sont encore en purgatoire, ils attendent nos suffrages, pour rejoindre le paradis au plus tôt car ils s’y savent attendus. Mais quoi qu’il en soit, ils sont heureux et nous invitent à croire en Jésus-Christ, qui est la seule clé du bonheur, que ce soit en cette vie ou dans l’autre.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière demandée par Notre-Dame de Fatima après chaque dizaine du chapelet).

O saints patriarches et prophètes ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, le désir que vous avez eu de l’Incarnation de Jésus et faites que j’aspire ardemment après Lui que vous avez désiré et si longtemps attendu.

O saints apôtres ! Offrez pour moi à l’adorable Trinité, la fidélité et la persévérance avec laquelle vous avez prêché l’Evangile de par le monde, pour former à Jésus un peuple fidèle. Faites que j’aime toujours davantage Celui que vous-même avez aimé de tout votre cœur.

O saints martyrs ! Je vous en conjure, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la patience avec laquelle vous avez supporté votre martyre. Obtenez-moi que je me dépense sans compter au service de Jésus pour l’amour duquel vous avez livré votre corps à la mort.

O saints confesseurs ! Je vous en supplie, offrez pour moi à l’adorable Trinité, la sainteté héroïque en laquelle vous avez montré aux autres la voie de la vie. Faites que je m’élève au sommet de la perfection pour l’amour de Jésus  pour qui vous avez tout abandonné.

O saintes vierges ! Offrez pour moi, je vous en conjure, à l’adorable Trinité, votre pureté et votre intégrité qui vous ont mérité d’être les plus rapprochées de Dieu. Faites que je triomphe dans la chasteté de l’esprit et du corps, et en toutes choses pour l’amour de Jésus à qui vous avez consacré votre virginité.

Et Vous, Seigneur ! Précédez l’assemblée de vos saints et faites pour moi l’offrande à Dieu le Père de toute votre très sainte et parfaite vie sur terre avec le fruit de votre Passion en réparation de tous mes péchés et omissions, en sorte que par Vous, tout ce qui est de moi, reçoive son supplément et sa perfection. Amen (Jésus à sainte Mechtilde : «  Prie ainsi chacun des groupes de mes saints afin qu’ils offrent pour toi leurs mérites »).

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel et que la lumière sans fin brille sur elles.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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