Saint Bernard

Saint Bernard de Clairvaux par Philippe Quantin

Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l’abbaye de Clairvaux, est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique. Directeur de conscience et important promoteur de l’ordre cistercien, il recherche, par amour du Christ, la mortification la plus dure. Bernard de Fontaine fait preuve, toute sa vie, d’une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux, pour émouvoir et entraîner les foules, pour allier son ordre avec la papauté. Son amour pour la Mère de Dieu fait qu’on le surnomme le « chantre de Notre Dame » au sujet de laquelle il nous laisse de magnifiques homélies. Mort en 1153, il est canonisé dès 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux. Il est déclaré docteur de l’Eglise catholique en 1830 par le pape Pie VIII.

Son enseignement sur saint Joseph

« Si vous voulez avoir une idée du mérite et de la grandeur de saint Joseph, songez à ce nom dont il s’est rendu digne d’être honoré ; à ce nom de père de l’Homme Dieu.

Souvenez-vous encore de ce célèbre patriarche de l’ancienne loi qui fut vendu en Egypte, et sachez que notre saint a non seulement eu en partage son nom, mais encore sa sainteté, sa chasteté, son innocence et son crédit. L’ancien Joseph, vendu par l’envie de ses frères et conduit en Egypte, fut figure de Jésus-Christ vendu par les siens ; le nouveau Joseph, fuyant l’envie d’Hérode, porta Jésus-Christ en Egypte. Le premier se montra chaste, en gardant la foi à son maître ; le second, connaissant la vir­ginité de la Mère de son Maitre, et vierge lui-même, garda fidèlement celle qui lui était con­fiée. L’ancien Joseph reçut d’en-haut lumière pour pénétrer les mystères des songes ; le nou­veau Joseph fut admis à la connaissance et à la participation des secrets célestes. Le premier mit en réserve tout le froment nécessaire non seulement pour lui, mais pour tout le peuple ; le second a reçu le pain vivant venu du ciel, et l’a conservé, tant pour lui que pour le monde entier. Il n’y a point de doute qu’il n’ait été un homme bon et fidèle, ce Joseph auquel la Mère du Sauveur a été donnée pour épouse. Oui, il a été un serviteur fidèle et prudent, cet homme que le Seigneur a établi la consolation de sa Mère, le père nourricier de son humanité, et seul enfin dans le monde coadjuteur très assuré de son grand mystère.

Enfin, Celui que tant de rois et de prophètes ont désiré voir et qu’ils n’ont point vu, qu’ils ont désiré entendre et qu’ils n’ont point entendu, non seulement il a été donné à Jo­seph de le voir et de l’entendre, mais encore de le porter, de le conduire, de le serrer contre son cœur, de l’embrasser, de le nourrir et de le garder.

Il est vraiment de la maison de David, il est vraiment de race royale, cet homme, ce Joseph, noble par son origine, plus noble par son âme ; il est en tout fils de David, ne dégénérant pas de David son père. Oui, Joseph est en tout le fils de David, non seulement par la chair, mais encore par la foi, par la sainteté et par la dévotion. Dieu l’a trouvé selon son cœur comme un autre David, et il lui a confié le très secret et le très sacré mystère de son cœur ; comme à un autre David, il lui a manifesté les profondeurs les plus cachées de sa sagesse ; en­fin il l’a initié à la connaissance du mystère qu’aucun des princes de ce siècle n’a connu. » (2ème homélie sur le Missus est)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Jérôme

Saint Jérôme par le Caravage

Saint Jérôme est né vers 347 à Stridon, l’actuelle Croatie, et mort le 30 septembre 420 à Betlehem. Jérôme suit des études à Rome, se convertit vers l’âge de 18 ans à la suite d’un rêve mystérieux, puis, après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373. En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin. A la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en Terre sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère double à Bethlehem. Durant les 34 dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à la composition d’un texte latin de l’ancien et du nouveau Testament, qui soit plus fidèle aux manuscrits originaux grecs et hébreux. Concurremment il rédige ses commentaires sur la Bible. Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l’Eglise catholique. Il est considéré comme le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée jusqu’au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident. Ses reliques sont conservées à Sainte-Marie-Majeure, l’une des quatre grandes basiliques de Rome. C’est l’un des Pères de l’Eglise et, le pape Boniface VIII l’éleva au titre de docteur de l’Eglise.

Son enseignement sur saint Joseph

Réfutant Helvédius, saint Jérôme justifie ainsi la virginité de saint Joseph : « que dis-tu, malheureux ? Que Marie n’est pas toujours restée vierge ? Eh bien ! Moi j’af­firme bien plus que tu ne nies. J’affirme que non seulement Marie, mais que Joseph lui-même est resté vierge par Marie, afin que d’un mariage virginal naquit un fils vierge. Et, en effet, si l’homme saint garde sans tache le tré­sor de sa chasteté ; s’il n’est écrit nulle part que Joseph ait eu une autre épouse ; et si, quant à Marie qui a été regardée comme sa véritable épouse, il en a été plutôt le gardien que l’époux, il reste que celui qui mérita d’être appelé le père du Seigneur est demeuré vierge avec Marie. » (Adversum Helvedium)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Augustin

 

Saint Augustin par Philippe de Champaigne

Evêque d’Hippone et docteur de l’Eglise, saint Augustin est né à Tagaste (actuellement Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 d’un père incroyant et d’une mère chrétienne, sainte Monique. En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Converti, baptisé par saint Ambroise à pâques 387, il retourne en Afrique. Ordonné prêtre en 391, évêque d’Hippone (près de l’actuelle Bône, Algérie) en 396, il est l’un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430. Avec saint Ambroise de Milan, saint Jérôme et Saint Grégoire le grand, il est l’un des quatre Pères de l’Eglise.

Son enseignement sur saint Joseph

C’est ainsi qu’il s’exprime sur la virginité de Joseph, sur son titre d’époux de la Vierge et de père du Sauveur : « gardez, ô Joseph, avec Marie votre épouse, l’inviolable loi de la virginité, parce que c’est de la virginité que naît la vertu des anges. Que Marie soit la Mère du Christ, dans sa chair, en gardant sa virginité. Mais vous, soyez aussi père du Christ par le culte de la chasteté et l’honneur de la virginité. Réjouissez-vous donc, ô Joseph, de ce que, par le mérite de la virginité, vous vivez d’une manière si angélique avec votre épouse, que vous êtes, à juste titre, appelé père du Sauveur. » (Sermon 14)

Dans un autre discours, saint Augustin parle ainsi : « Joseph, qui avait fait vœu de virginité, était l’époux de la Vierge, non pour porter atteinte à sa pudeur, mais pour en être le gardien : c’est même trop que de dire qu’il était le gardien de la pudeur, parce que Dieu lui-même la gardait ; l’époux de la Vierge fut seulement le gardien de sa pudeur virginale. » (Sermon 53)

En parlant de paternité et de la chasteté de saint Joseph, il écrit encore : « Pourquoi le fils de la virginité de Marie ne serait-il pas reçu comme un fils par le chaste Joseph ? Il est chaste mari comme elle est chaste épouse : pourquoi ne serait-il point père, tout vierge qu’il est, de même que Marie a mérité d’être mère sans cesser d’être vierge ? Celui donc qui prétend qu’on ne doit point donner à Joseph le nom de père, parce qu’il n’a pas engendré de fils, cherche dans la génération des enfants la satisfaction de la concupiscence, et non la tendresse de l’affection. Joseph réalisait bien plus parfaitement dans son cœur ce que d’autres désirent accomplir d’une manière charnelle. Sachant qu’il n’était pour rien dans le mystère de Marie, il devait normalement la considérer comme infidèle. Mais parce qu’il était « juste » et qu’il ne voulait pas la diffamer, il résolut de la renvoyer en secret. Epoux, le trouble s’empare de lui ; mais « juste » il ne sévit pas. Considérez la « justice » profonde de Joseph. S’il épargnait son épouse, ce n’était pas par le désir de vivre avec elle. Beaucoup, en effet, inspirés par un amour charnel, pardonnent à leurs épouses infidèles, désireux qu’ils sont, malgré leur faute, de les conserver, pour satisfaire ainsi leur propre désir. Cet homme juste, lui, ne veut point conserver son épouse ; son affection n’a donc rien de charnel. Il ne veut pas non plus la punir : c’est l’effet d’un sentiment de miséricorde. Admirez le caractère de ce « juste » : c’est tout-à-fait avec raison qu’il a été choisi comme témoin de la virginité de son épouse. Amen. » (Sermon 51)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Hilaire de Poitiers

Saint Hilaire par Viguier

Hilaire de Poitiers, premier évêque de Poitiers réellement attesté, né vers 315 et mort en 367, est un écrivain latin chrétien. On l’a surnommé l’« Athanase de l’Occident » en raison de son action énergique et pastorale dans la lutte pour l’orthodoxie chrétienne. Il a été élevé au rang de docteur de l’Eglise par le pape Pie IX en 1851.

Son enseignement sur saint Joseph

Pour saint Hilaire, Joseph est le type des Apôtres.

Après la mort d’Hérode, Joseph est averti par l’ange de retourner en Judée avec Jésus et Marie. A son retour, ayant appris qu’Archélaüs, le fils d’Hérode, a succédé à son père, il décide de s’installer à Nazareth. Saint Hilaire commente : « Il est donc averti de retourner en Judée, et à son retour, il craint ; et dans une nouvelle vision, il reçoit l’ordre de passer dans une contrée infidèle. Pourquoi Joseph craignit-il, après avoir reçu un avertissement du ciel, et pourquoi l’ange donna-t-il un ordre qu’il devait contremander bientôt après ? Tout cela s’est fait par figure. Car « Joseph devait être le type des apôtres, auxquels a été confiée la mission de porter le Christ dans toutes les contrées de l’univers. » (Saint Hilaire, Commentaires sur l’Evangile de saint Mathieu II)

Peut-être est-ce sous l’impulsion de saint Hilaire que saint Jean-Paul II décida de proclamer saint Joseph le patron du IIIème millénaire et de la nouvelle évangélisation…

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Jean Chrysostome

Saint Jean Chrysostome, né à Antioche entre 344 et 349, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople et l’un des pères de l’Eglise grecque. Son éloquence est à l’origine de son surnom de  « Chrysostome » qui signifie littéralement « Bouche d’or ». Sa rigueur et son zèle réformateur l’ont conduit à l’exil et à la mort. C’est un saint et un docteur de l’Eglise catholique, de l’Eglise orthodoxe et de l’Eglise copte, fêté le 13 septembre en occident et le 30 janvier en orient.

Son enseignement sur saint Joseph

Interprétant les paroles de l’Evangile : « Joseph, qui était un homme juste » (Mathieu 1, 19) saint Jean Chrysostome s’exprime ainsi :

« Ce nom de juste que l’Esprit-Saint donne ici à Joseph signifie accompli dans toutes les ver­tus. La justice, en effet, comprend et l’absence de tout vice et la possession de toute vertu ; c’est dans ce sens que l’Ecriture emploie sou­vent le mot de justice, comme lorsqu’elle dit, en parlant de Job : « C’était un homme juste et droit »  et encore, en parlant de Zacharie et d’Élisabeth, son épouse : « tous deux étaient justes. »

Dans un autre passage de la même homélie, saint Jean Chrysostome commente l’Annonciation à Joseph : « elle mettra au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » : ne croyez pas, ô Joseph, que, parce que le Sauveur a été conçu du Saint-Esprit, vous soyez complètement étranger à l’économie de ce grand mystère. Sans doute, vous ne partici­pez en aucune façon à cette génération divine, puisque la virginité de Marie demeure intacte ; cependant, je n’obscurcirai en rien la splen­deur de cette virginité, en vous conférant le privilège, réservé au père, d’imposer un nom à ce divin Enfant ; c’est vous  qui le nommerez. Bien qu’il ne soit pas votre fils, vous aurez pour lui toutes les sollicitudes d’un père, et, en lui imposant le nom qu’il portera, vous lui serez uni par tous les liens de la paternité » (homélie IV sur saint Mathieu).

Enfin, il commente ainsi ces paroles : « Fuis en Egypte, et restes-y jusqu’à ce que je te dise d’en partir ; car il arrivera qu’Hérode cherchera l’enfant pour le faire périr » (Mathieu 2, 13) : « A ces paroles, Joseph ne se trouble pas ; il aurait pu dire : « Mais c’est là une énigme. Vous disiez naguère : « Il sauvera son peuple ; et maintenant il ne peut se sauver lui-même, et nous voilà forcés de fuir et de nous exiler dans une contrée lointaine ! Cela ne s’accorde guère avec vos promesses… » Non, Joseph ne fit aucune de ces réflexions, car c’était un homme juste ; il ne s’informe pas même du temps du retour, bien que l’ange n’en ait parlé que d’une ma­nière indéterminée, disant : « reste en Egypte jusqu’à ce que je t’ordonne d’en partir. » Malgré cela, Joseph n’hésite pas un instant ; il obéit, et s’expose avec joie à toutes les fati­gues d’un long voyage. Mais Dieu, dans sa bonté, a mêlé à ces épreuves de douces con­solations. C’est ainsi qu’il en agit toujours avec ses saints ; ni la tempête ni le calme ne règnent toujours dans l’âme du juste, mais sa vie est un tissu d’épreuves et de consolations qui se succèdent tour à tour. C’est ce que nous voyons dans la vie de Joseph. Ce saint patriarche aperçoit dans sa chaste épouse les signes de la maternité ; cette vue le trouble et le jette dans l’anxiété ; mais alors lui apparaît un ange qui dissipe ses soupçons et le délivre de ses craintes. La naissance du divin Enfant le comble de joie ; mais bientôt cette joie fait place à la crainte ; toute la ville de Jérusalem est en émoi ; le roi, en fureur, fait chercher l’enfant par ses sicaires. Au milieu de ces craintes, de nouveaux su­jets de joie : l’apparition de l’étoile miraculeuse, l’adoration des mages ; mais bientôt aussi de nouvelles terreurs, de nouveaux dan­gers : Hérode veut faire mourir le l’en­fant. Joseph, averti par l’ange, est forcé de fuir et de s’exiler. A la mort du tyran, l’ange apparaît à Jo­seph, et cette fois, il ne lui dit pas : « fuis » mais : « retourne dans ta patrie. » C’était le repos après l’épreuve ; mais, après ce repos, de nouveaux dangers menacent Joseph. Le ty­ran est mort, mais son fils vit et règne ! Pour éviter le danger, Joseph, conduit par l’ange, s’en retourne à Nazareth, et va couler des jours plus tranquilles dans sa chère patrie » (Homélie VIII et IX sur saint Mathieu).

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Joseph le juste

Saint Joseph protecteur de l’Eglise universelle (basilique Notre Dame auxiliatrice, Turin)

Les Evangiles se plaisent à retracer la vie de Jésus avec sobriété et à brosser les traits de chaque personnage dans l’essentiel de ce qui doit être retenu de lui dans son rapport avec le Christ. Cependant, tout en allant droit à l’essentiel, ils n’omettent pourtant rien.

Ainsi en est-il de saint Joseph. On ne rapporte de lui que très peu de choses, pas une seule parole. Et pourtant le peu qui nous est dit de lui, suffit à justifier et à fonder solidement sa dévotion. En effet, la substantifique moelle de tout ce qu’il y a à savoir de saint Joseph, tient dans les mots : « Joseph, son époux, qui était un homme juste… » (Mathieu 1, 19) Ce simple mot « juste » vaut le plus élogieux des procès de canonisation. En effet, « juste » signifie qu’en Joseph sont réunies et portées à leur perfection, toutes les vertus chrétiennes. Ce mot « juste » a d’autant plus de poids qu’il est utilisé en lien direct avec les noms de Jésus, de qui procède toute sainteté, et de Marie, la comblée-de-grâce.

Saint Joseph est donc l’époux de Marie, la Mère de Dieu, et le père nourricier de Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même : aucun être humain ne peut se prévaloir de liens aussi directs, étroits et intimes avec le Sauveur et sa Mère. Quand, en plus, on lit en saint Luc, que Jésus s’est soumis pendant trente années à Joseph et à Marie, il n’est plus de doute qu’il est digne de toute notre vénération (Luc 2, 51).

Le peu de choses que les Evangiles ont rapporté de saint Joseph, a suffi à nourrir la méditation de générations entières de simples croyants comme des saints jusqu’aux plus éminents. Et les plus grands d’entre eux ont encouragé sa dévotion par des écrits, des homélies où les éloges les plus enthousiastes se conjuguent avec les mots de la plus tendre affection.

Aussi, découvrons, au cours de ce mois de saint Joseph en ligne 2018, les savoureux écrits que nous ont laissés aussi bien les Pères de l’Eglise, les docteurs, les saints, qui ont médité le peu que les Evangiles disent de « Joseph le juste. » Tout en découvrant l’importante littérature qu’ils nous ont léguée, nous verrons que malgré son abondance, le point final de ce qu’il y a à dire de Joseph n’est toujours pas posé et que le sujet est loin d’être épuisé.

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

5ème Mystère Glorieux : Le Couronnement de Marie dans le Ciel

Méditons

La gloire est par excellence l’apanage du roi. Elle dit sa richesse, sa puissance, l’éclat de son règne.

Abraham était dit très glorieux parce qu’il possédait bétail, argent et or (Genèse 13, 2). Oui dira la richesse de Marie : elle a la plénitude de la vie divine en elle.

En Egypte, Joseph dit à ses frères : « Racontez à mon père toute la gloire que j’ai en Égypte » (Genèse 45, 13). Le Pharaon en avait fait le maître du pays. Oui dira la puissance de Marie ? Le Seigneur, le Tout-Puissant, est avec elle. Et qui dira l’éclat du règne de Marie ? Toutes les générations la proclameront bienheureuse.

Humble servante de Dieu, plus que tout autre, Marie a procuré la gloire de Dieu en nous donnant le Sauveur. Et Dieu en retour glorifie sa Mère.

Roi de gloire, ô Jésus notre Sauveur, Reine glorieuse, ô Marie, notre Mère, aidez-nous à rendre gloire en tout à l’adorable Trinité.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit maintenant, et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. Alleluia.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.

Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. 

Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. 

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur, 

Toi seul es le Très-Haut, Jésus Christ, avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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4ème Mystère Glorieux : L’Assomption de Marie

Méditons

Écoutons la Sainte Écriture : « Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l’heure du triomphe » (Ps. 149, 5).

Écoutons les chants du Ciel décrits par saint Jean : « II est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange » (Apoc. 5, 12).

À ces chants doivent se mêler les louanges à la Mère du Sauveur qui était au pied de la croix. L’Église applique à Marie les louanges des Juifs à Judith : « Tu es la gloire de Jérusalem, tu es l’orgueil d’Israël, tu es la fierté de notre race » (Judith 15, 9).

Et qui sera rassasié de voir la gloire de Marie ? Croyons l’humble petite Bernadette : « Elle est si belle que lorsqu’on l’a vue une fois, on voudrait mourir pour la revoir encore. »

Marie, glorieuse Reine élevée au ciel, priez pour nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.

Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. 

Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. 

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur, 

Toi seul es le Très-Haut, Jésus Christ, avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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3ème Mystère Glorieux : La Pentecôte

Méditons

Écoutons l’apôtre saint Pierre : « Si vous êtes outragés pour le nom du Christ, heureux êtes-vous parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur  vous » (1 Pierre 4, 15).

La glorification du Christ et de Dieu s’achève dans les chrétiens : « Je suis glorifié en eux » (Jean 17, 10) a dit Jésus.

L’Esprit-Saint, envoyé par le Père et le Fils est, par ses dons, l’artisan de cette vie chrétienne authentique, qui reflète la gloire du Christ ressuscité et glorieux. « Honneur et gloire dans la parole du sage » dit la Sainte Écriture. Et qui nous donnera cette sagesse sinon l’Esprit-Saint reposant en nous ?

Marie, trône de la Sagesse, épouse de l’Esprit-Saint, priez pour nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.

Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. 

Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. 

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur, 

Toi seul es le Très-Haut, Jésus Christ, avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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2ème Mystère Glorieux : L’Ascension

Méditons

Voici que se réalise le vœu du Sauveur : « Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût créé » (Jean 17, 5). Et Jésus est assis à la droite du Père. Sa gloire est infinie.

La manifestation plénière de la gloire divine de Jésus aura lieu à la parousie. « Le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père » (Marc 8, 38 ; Math. 24, 30, 25-31) avec tous les Anges et manifestera sa gloire par l’achèvement de son œuvre : le jugement et le salut des sauvés.

D’ici là, Jésus ne veut que la gloire de son Père : « Toute puissance m’a été donnée au Ciel et sur terre.  Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Math. 28, 19).

Levons souvent les yeux au Ciel afin de glorifier Dieu en toutes choses. Demandons la sainte espérance et l’esprit d’apostolat. N’oublions pas ce que disait le grand apôtre Paul : « Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile !  » (1 Cor. 9, 16).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père.

Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. 

Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. 

Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.

Car toi seul es saint, Toi seul es Seigneur, 

Toi seul es le Très-Haut, Jésus Christ, avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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