LE CONTEXTE HISTORIQUE

Contemplons

Le pape Benoit XV (1854-1922)

Méditons

Comme toutes les apparitions, celles de Fatima se produisent à un moment clé de l’histoire des hommes avec toujours le même but : avertir d’un danger imminent et rappeler le seul moyen de le circonscrire c’est-à-dire le retour à Dieu par la prière et la pénitence.

Nous sommes en 1917 quand Marie apparait sur la Cova da Iria. La première guerre mondiale dure depuis déjà presque trois ans. C’est une guerre meurtrière qui voit l’avènement et l’utilisation d’armes nouvelles comme les mitrailleuses, les armes à gaz, les chars qui permettent les tueries de masse… 1916, l’année avant les apparitions a été particulièrement meurtrière car elle a vu notamment la bataille de Verdun qui a fait plus de 700 000 morts en France soit plus de 70 000 morts pour chacun des dix mois de la bataille. C’est une guerre de tranchée où les soldats sont bombardés en permanence. La première guerre mondiale fera, rappelons-le, 18,6 millions de morts toutes catégories confondues. Le conflit menace de s’enliser encore car les Etats-Unis ont finalement décidé de venir au secours de la France et ont déclaré la guerre à l’Allemagne un mois avant la première apparition de Marie.

Du côté de la Russie, la révolte gronde au sein de la population qui n’en peut plus d’être exploitée, en proie à la famine et à la pauvreté. La société est enlisée dans l’archaïsme et les milieux dirigeants s’opposent violemment à toute idée de réforme. La population, quant à elle, refuse de continuer à être impliquée dans une guerre par laquelle elle ne se sent pas concernée et qui lui impose de lourds sacrifices. Les villes sont remplies d’ouvriers désœuvrés venus des campagnes et les milieux étudiants sont gagnés aux idées révolutionnaires de Karl Marx. La situation sociale est explosive et une étincelle suffirait à mettre le feu à tout le pays.

Au Portugal, la crise économique liée à la guerre s’accompagne de persécution religieuse. Pourtant, contrairement aux attentes du gouvernement ouvertement anticlérical, la ferveur religieuse ne décline pas : au contraire. La persécution, loin d’oblitérer dans le peuple portugais le sentiment religieux, l’a ravivé, au grand désappointement des ennemis de la religion. Les malheurs qui oppriment les portugais, les obligent, comme à toutes les époques de calamités nationales, à lever les yeux vers le ciel, d’où ils attendent le remède à tous leurs maux.

Au plan ecclésial, Benoit XV est devenu pape au moment même où débute la guerre. Refusant de prendre parti dans le conflit et n’appelant qu’à la paix, il se met à dos tous les belligérants. Léon Bloy le rebaptise « Pilate XV » et Clémenceau l’appelle « le pape boche. » Les allemands, quant à eux, le surnomment « le pape français. » Les appels à la paix de Benoit XV ne parviennent que difficilement à se faire entendre dans un contexte où tout le monde est contre lui. Le 1er août 1917, il envoie aux chefs des peuples belligérants une lettre d’exhortation à la paix, réaffirmant la volonté du Saint-Siège de garder « une parfaite impartialité » dans le conflit. Il propose une série de mesures pacifiques comme le désarmement des deux parties, l’abandon de toutes les demandes de réparation et l’évacuation totale de la Belgique et du territoire français. Des propositions qui resteront lettre morte dans les deux camps.

La situation semble donc bloquée sur tous les plans et d’aucune part se lève la lumière de l‘espérance. C’était compter sans l’intervention de Dieu qui choisit le moment où tout semble perdu pour intervenir afin que personne ne puisse dire que le salut vient de qui que ce soit d’autre que de Jésus-Christ lui-même.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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