Sainte Marguerite-Marie Alacoque « constituée héritière du Sacré-Cœur de Jésus et de tous ses trésors »

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Portrait de sainte Marguerite-Marie Alacoque

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La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus doit son extension, en grande partie, aux apparitions dont Jésus a gratifié Marguerite-Marie Alacoque, religieuse visitandine de Paray-le Monial à la fin du  XVIIème siècle.

Marguerite-Marie Alacoque nous rappelle, en bien des aspects de sa sensibilité, les enfants de Fatima. En effet, dès sa plus tendre enfance, elle montre une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement préférant le silence et la prière aux jeux de son âge. A cinq ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille est religieuse, sans en souffler mot à quiconque, elle fait le don d’elle-même à Dieu à la messe par les mots : «Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté.»

A l’âge de neuf ans, après sa première communion, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans. Ayant fait le vœu à la Vierge Marie de se faire religieuse, elle est guérie sur-le-champ. En reconnaissance, le jour de sa confirmation, elle ajoute le prénom « Marie » à celui de son baptême, Marguerite.

Devenue orpheline de père, elle est recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentent, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière et c’est alors qu’elle a ses premières visions de Jésus qui lui apparait cloué sur la croix ou en Ecce homo.

Quand elle a dix-sept ans sa mère veut la marier et pour cela l’introduit dans le monde. Elle participe alors à des divertissements mondains. Une nuit, alors qu’elle revient d’un bal, elle a une vision de Jésus pendant la flagellation qui lui reproche son infidélité après qu’il lui a donné tant de preuves d’amour. Pendant le reste de sa vie, Marguerite-Marie pleura deux « fautes » qu’elle avait commises en ce temps-là : avoir porté quelques ornements et mis un masque au carnaval pour faire plaisir à ses frères.

Décidée à accomplir alors la promesse faite à la Vierge Marie, elle visite plusieurs couvents pour y être admise. C’est en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, qu’elle entend une voix intérieure qui lui dit : «C’est ici que je te veux.»

Peu après son entrée au monastère, elle est gratifiée de plusieurs apparitions du Christ. La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675. Jésus lui montre son cœur en disant «Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour.»

Une autre fois, il lui dit «Mon Cœur est si passionné d’amour et pour toi en particulier que, ne pouvant contenir les flammes de son amour, il faut qu’il les répande par tout moyen.» Dès lors, Marguerite-Marie est investie par Jésus de la mission d’œuvrer à la propagation de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Le 17 juin 1689, Jésus demande au roi Louis XIV par son intermédiaire la «consécration de la France à son Sacré-Cœur et sa représentation sur les étendards du royaume.»

Ces manifestations valurent à Marguerite-Marie d’être mal considérée par le reste des membres de la communauté qui la traitaient de visionnaire. Cependant, son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui lui avaient montré la plus forte opposition.

Marguerite-Marie établit la pratique de l’Heure Sainte qui, pour elle, consiste à prier, étendue par terre, le visage contre le sol depuis onze heures du soir jusqu’à minuit, le premier jeudi de chaque mois afin de partager la tristesse mortelle qu’avait endurée Jésus quand il fut abandonné à son agonie par ses apôtres, puis à recevoir le lendemain la communion.

Jésus lui confie aussi son désir que soit instituée une fête en l’honneur de son Cœur le vendredi qui suit l’octave de la Fête-Dieu.

Au cours de sa dernière maladie, elle refuse tout soulagement, ne cessant de répéter : «ce que j’ai dans le Ciel et ce que je désire sur la terre, c’est toi seul, ô mon Dieu» et elle meurt le 17 octobre 1690 en prononçant le nom de Jésus.

Marguerite-Marie est béatifiée le 18 septembre 1864 et canonisée par Benoit XV le 13 mai 1920. Son corps, demeuré intact, repose dans la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial.

«Je te constitue héritière de mon Cœur et de tous ses trésors, lui avait dit Jésus, pour le temps et pour l’éternité te permettant d’en user selon tes désirs ; je te promets que tu ne manqueras de secours que quand mon Cœur manquera de puissance.»

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Jésus, une dévotion réparatrice

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Rome, église du Gesù : le Sacré-Cœur de Jésus, Pompeo Girolamo Batoni (1709-1787)

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Le Sacré-Cœur de Jésus est l’expression la plus accomplie de l’amour de Dieu, les épines qui l’entourent, la plaie qui le blesse, les symboles de nos refus de l’accueillir.

Si l’amour de Jésus à notre égard est immense, inconditionnel, indéfectible, il est aussi infiniment sensible. Plus on aime quelqu’un, plus on est sensible aux marques de son amour. Jésus, celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, nous aime infiniment. Pour cette raison, il est aussi infiniment sensible à toutes nos marques d’amour comme à toutes nos indélicatesses, nos indifférences, nos péchés, nos refus de l’aimer.

C’est par amour que Jésus est venu en ce monde, c’est par amour qu’il a souffert, c’est par amour qu’il a envoyé l’Esprit-Saint (qui est le fruit de l’amour mutuel du Père et du Fils), c’est par amour qu’il nous a délivrés de la mort éternelle pour nous combler de sa vie divine : il nous a créés, il nous a rachetés, il nous a sanctifiés par le don gratuit de toute sa personne, de toute sa vie. Pour toutes ces raisons, nous appartenons à Jésus, qui a conquis au prix de sa passion, le droit à notre amour préférentiel.

Parce que Jésus nous a tant aimés et a tant souffert pour l’amour de nous, c’est faire preuve d’une insoutenable ingratitude, que de ne pas l’aimer en retour. Aussi, parce que son amour est si grand, parce qu’il est tellement blessé par nos offenses, parce qu’elles sont si nombreuses et si imméritées, Jésus demande qu’on le console, qu’on l’aime d’un surcroit d’amour, qu’on répare autant que faire se peut les indifférences, voire le désamour de ceux qui lui tournent le dos.

La dévotion au Sacré-Cœur n’a rien d’une « dévotionette », un passe-temps pour les âmes romantiques et un peu « fleur bleue. » Au contraire, elle est exigeante car elle demande de se livrer à l’amour de Jésus, qui est un « feu dévorant » (comme il le dit lui-même à sainte Marguerite-Marie) et de réparer les outrages faits à un Dieu, qui souffre de ne pas être aimé.

La dévotion au Sacré-Cœur, son message à Marguerite-Marie, ne se résume pas à communier neuf premiers vendredis de suite pour obtenir la grâce d’un bonne mort. Comme il l’a dit lui-même, c’est dans l’excès de sa miséricorde qu’il fait cette promesse, mais le message essentiel, c’est la demande de réparation. Aussi, pour accomplir cette dévotion comme Jésus la demande, il faut communier dans un authentique esprit de réparation ; c’est même là, le point essentiel. Sainte Marguerite-Marie, la confidente de Jésus à Paray-le-Monial, a vécu dans une immolation totale toute sa vie, en esprit de réparation pour les offenses faites au Sacré-Cœur notamment par les consacrés.

A Fatima, l’ange du Portugal, qui apparait aux enfants, leur demande avec une extrême gravité de réparer les outrages faits aux Cœurs de Jésus et de Marie. Les sacrifices offerts par les trois pastoureaux, nous montrent, que la réparation demandée et attendue par le Ciel, n’est pas un passe-temps pour les mauviettes mais qu’elle est, au contraire, très exigeante. L’ange précisera même : « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications » pour leur signifier, que cette réparation est attendue et de première importance.

Jésus nous a sauvés en s’offrant en rançon pour nos péchés. Et même s’il est Dieu, chacun d’entre nous lui a couté très cher. « Ce n’est pas rire que je t’ai aimé » dit-il à ce sujet à sainte Angèle de Foligno. Le Sacré-Cœur, c’est l’image de l’amour de Jésus, qui nous appelle à l’accueillir pour le communiquer et surtout, à l’aimer jusqu’au bout du possible pour suppléer pour ceux qui ne l’aiment pas. « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent, qui n’espèrent et qui ne vous aiment pas. » C’est la prière, que l’ange du Portugal enseigna aux trois pastoureaux. Elle synthétise admirablement bien l’esprit de la dévotion au Sacré-Cœur. Les enfants la répétaient, face contre terre, pendant des heures entières.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Jésus

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Feuerstein, le Sacré-Cœur de Jésus

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Pour les chrétiens, Dieu a un visage, celui du fils de Marie. Il a un nom, celui de Jésus. Il a un attribut, l’amour qui trouve son expression la plus achevée dans son Cœur sacré.

Le Sacré-Cœur est le symbole de l’amour de Dieu. C’est du Cœur de Jésus, Dieu fait homme en Marie, que se répand l’amour insondable de Dieu sur tous les hommes. Il n’est pas de symbole plus simple mais aussi plus approprié que le Cœur de Jésus pour illustrer les mots de saint Jean : « Dieu est amour. »

Dieu ne fait pas que nous aimer, il est l’amour. Il n’est pas en mesure de nourrir à notre égard d’autres sentiments que celui de l’amour et parce qu’il est Dieu, c’est-à-dire infini, son amour est infini, parce qu’il est parfait, son amour pour nous est parfait.

Lorsque nous représentons le Sacré-Cœur, nous l’entourons d’épines, le surmontons d’une croix, montrons sa plaie ouverte et en faisons jaillir des flammes. Ces quatre attributs sont pour nous faire comprendre toute l’intensité de l’amour de Jésus. En effet, les flammes nous montrent que le Cœur de Jésus est une « fournaise ardente de charité » (litanies), que ce brasier est tellement ardent, que son Cœur ne peut le contenir, qu’il brûle à la manière du buisson ardent, c’est-à-dire sans se consumer, et cherche à se communiquer à tous les hommes. Ce feu d’amour est tellement ardent qu’il suffit à embraser la terre entière et si nécessaire l’univers entier. « C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre, a dit Jésus, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12, 49)

La croix rappelle que l’amour de Jésus atteint son point culminant dans sa passion, quand il s’offre lui-même au Père pour sa gloire, pour notre salut et au prix d’un immense sacrifice.

Les épines symbolisent les péchés qui blessent Jésus dans son amour pour les hommes. Malgré la douleur que lui infligent les épines, les péchés des hommes, ce Cœur ne cesse de communiquer son amour à ceux-là même qui le malmènent.

La plaie du côté, est la blessure suprême du Vendredi-saint ouverte par Longin sur le Calvaire et de laquelle se sont échappés du sang et de l’eau, les symboles du baptême et de l’eucharistie. L’amour de Jésus se communique avant tout au moyen des sacrements, signes de son amour infini pour chaque être humain.

La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, c’est la dévotion à l’amour de Dieu. Dieu s’est fait homme en Marie par amour pour nous et le Cœur de Jésus est le symbole de toute sa dilection.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.