Les Mystères Joyeux du Rosaire
L’Évangile nous dit en saint Matthieu que « Marie mit au monde son Fils premier-né. Elle l’emmaillota de langes et le coucha dans une mangeoire car il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge » (Mt 2, 7).
Jésus nait à l’écart de la ville sainte et dans la plus grande pauvreté. Son seul réconfort sont les langes que sa mère avait préparés et dont elle l’emmaillota pour le protéger du froid.
Lorsque Marie remet à saint Simon Stock le scapulaire brun du Mont-Carmel, elle manifeste son désir de reproduire ce geste maternel envers tous ceux qui le recevront. Elle veut agir en mère qui protège son enfant et l’aide à grandir jusqu’à ce qu’il soit en mesure de pourvoir lui-même à ses besoins.
« Laissez venir à moi les petits enfants, dira Jésus plus tard, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. » (Mt 19, 14). En même temps qu’elle se propose d’agir envers nous comme une mère qui pourvoit à nos besoins spirituels, elle nous appelle à nous comporter envers elle comme des enfants (que nous sommes vraiment !), à nous abandonner à elle pour qu’elle nous rende digne des promesses de Jésus-Christ. Jésus dira aussi dans ce sens : « Si vous ne devenez semblable aux petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Mt 18, 3).
Lors de l’apparition du 16 juillet 1247 à saint Simon Stock, Marie se présente vêtue simplement, sans couronne, sans signe extérieur de puissance mais entourée d’une multitude d’anges. Elle montre ainsi qu’elle veut agir en mère davantage qu’en reine, et que pour assumer ce rôle elle s’abaisse jusqu’à chacun de nous.
Le vêtement qu’elle remet à saint Simon Stock est celui de l’humilité, celui que Jésus et elle ont porté tout au long de leur vie terrestre. La couleur brune indique que c’est un habit de travail, de service, autrement dit, il invite à œuvrer à son salut et à celui de toutes les âmes.
Le scapulaire brun du Mont-Carmel nous invite à reproduire les vertus de Jésus et de Marie ; c’est le vêtement de l’humilité, de la fidélité, de la persévérance au service de Dieu et du prochain. Il est en même temps le gage du salut en raison de la grande promesse qui lui est liée. Il nous rappelle aussi que le serviteur n’est pas plus grand que le Maître, que le salut nous vient de Jésus, le seul Sauveur des hommes, et qu’il nous l’accorde par Marie, son humble servante.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
« Ô Marie, fleur et beauté du Carmel, vigne fructueuse, splendeur du ciel, Vierge et Mère du Fils de Dieu, penchez-vous vers nous dans nos nécessités.
Ô Étoile de la mer, venez à notre aide et montrez-vous notre Mère.
Sainte Marie, Mère de Dieu, nous vous implorons humblement du fond de notre cœur : que rien ne résiste à votre intercession toute-puissante.
Notre Dame du Mont Carmel, priez pour nous. Amen. » (Prière de Saint Simon Stock)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

