La Présentation

Méditons

« Voici que ton fils sera un signe de contradiction, et toi-même un glaive de douleur te transpercera le cœur » (Luc 2, 34-35). La prophétie de Siméon est accomplie : le glaive transperce le Cœur si doux de Marie.

La présentation de Jésus au temple a été l’offertoire de la Messe, que Jésus a lui-même célébrée sur le Calvaire. Marie offrait alors au Père son enfant, qui s’offrira lui-même plus tard pour sa gloire et le salut du monde. Marie s’offrait en même temps en union avec Jésus.

Tenant dans ses bras la dépouille de Jésus, Marie est au comble de la douleur. L’expression de son visage nous révèle, cependant, qu’elle est pleine d’espérance. Elle repense à la rédemption prophétisée par Siméon dont elle est sait, dans son Cœur, qu’elle est déjà réalisée : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël » (Luc 2, 29-32).

Marie, Notre-Dame de Marienthal, recevez-moi comme votre enfant et apprenez-moi l’espérance.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Nativité

Méditons

A contempler la Pietà, on se rend compte que le corps de Jésus est disproportionné par rapport à celui de Marie. Le sculpteur nous signifie ainsi, que Marie repense à la première fois qu’elle a tenu Jésus dans ses bras, la nuit de la Nativité à Bethléhem. Elle le serrait contre son Cœur comme chaque maman, et veillait à la quiétude de son sommeil. En effet, le visage de Jésus semble celui d’un enfant qui dort paisiblement.

Les yeux de la Pietà contiennent cette étincelle, qui caractérise le regard d’une maman émerveillée d’avoir pu donner le jour à un petit être. Marie aime son Jésus au-delà d’elle-même : elle n’en revient pas de connaitre un tel bonheur. Elle adore en son enfant le Verbe de Dieu fait chair et n’en revient pas de tenir dans ses bras celui qui l’a créée, celui qui porte l’univers.

Tenant dans ses bras la dépouille de Jésus, elle continue d’adorer en lui ce Dieu, qui, par amour pour ses créatures, s’est laissé malmené, torturé et tué. Elle adore celui qui a répondu par l’amour aux offenses innombrables des pécheurs. Et, dépassée par ce mystère de l’amour de Dieu, qui se laisse outrager, elle s’efforce de manifester à son Jésus tout l’amour de surcroit dont elle est capable.

Marie semble sur le point de se lever pour aller mettre son enfant endormi dans son petit lit, afin de prendre sur ses genoux l’autre enfant qui se tient devant elle et demande à être consolé (c’est-à-dire chacun d’entre nous). Elle le fait si bien ! Elle lui racontera toutes ces choses qu’elle a retenues et méditées dans son cœur pendant toutes ces années (Luc 2, 19).

Marie, Notre-Dame de Marienthal, recevez-moi comme votre enfant et apprenez-moi à aimer Jésus de tout mon cœur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La Visitation

Méditons

« Marie se mit en route et se rendit avec empressement dans la région montagneuse » nous dit l’Evangile de saint Luc (Luc 1, 39). Elle part à la rencontre d’Elisabeth qui, enceinte à un âge avancé, a besoin d’aide. Elle part lui porter Jésus présent en elle et lui donner de la combler de grâce.

Le regard de Marie est particulier. En effet, elle semble ne pas quitter Jésus des yeux et, en même temps, appeler du regard celui qui se tient devant elle. Son grand désir, sa plus noble mission, est de rapprocher ceux qu’elle aime de tout son Cœur : Dieu et chacun d’entre nous. Quand on va à Marie, elle nous mène à Jésus, le seul Sauveur, le seul capable de combler un cœur humain, celui par qui nous vient tout don parfait. A contempler Marie, on finit par avoir l’impression qu’elle est sur le point de se lever pour déposer Jésus dans nos bras pour que nous le recevions dans nos vies.

Et Jésus comble de grâce tous ceux qui viennent à Marie. En effet, la main droite de Jésus semble se lever dans un geste de bénédiction et se tendre vers celui qui se tient devant sa Mère.

Marie, Notre-Dame de Marienthal, recevez-moi comme votre enfant et apprenez-moi l’amour du prochain.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

L’Annonciation

Méditons

Marie tient Jésus sur ses genoux comme une maman tient son enfant. Son regard de foi voit au-delà des plaies de Jésus. Elle semble penser aux paroles de l’ange à l’Annonciation : «  Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin » (Luc 1, 32-33). Elle sait que les voies de Dieu ne sont pas celles des hommes. Même si Jésus s’est livré aux mains des pécheurs, qui l’ont tué, cette parole de l’ange se réalisera. Aussi, ne se trouble-t-elle pas.

Elle pense aussi à la parole : « le Seigneur est avec toi » (Luc 1, 28) car il l’est assurément : comment pourrait-elle survivre à cette heure si Dieu lui-même ne la soutenait pas !

Et elle se remémore ses mots à elle : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38). Elle a mis sa foi dans le Seigneur de manière irrévocable, en ce Dieu dont l’ange lui dit que rien ne lui est impossible (Luc 1, 37). Cette foi la soutient et lui donne de traverser l’épreuve de la Passion dans la foi en la victoire finale de Dieu.

Marie, Notre-Dame de Marienthal, recevez-moi comme votre enfant et apprenez-moi à me donner à Dieu comme vous-même l’avez fait.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les Mystères Joyeux

Méditons

A Marienthal, Marie se présente à nous comme une Mère douloureuse, qui porte sur ses genoux le corps sans vie de son Fils. Pourtant, son image ne nous fixe pas sur la scène qu’elle évoque, mais nous porte à la méditation de toute la vie de Jésus, vue par les yeux de Marie.

En effet, son image évoque les mystères joyeux car Marie semble une maman qui porte sur ses genoux son enfant endormi et veille à la quiétude de son sommeil.

Son image renvoie aux mystères lumineux, car Marie semble être sur le point de se lever pour déposer Jésus dans les bras de celui qui la regarde. Par ce geste, elle nous rappelle que Jésus est le seul Sauveur des hommes, qu’il est la réponse à nos questions, nos demandes, quelles qu’elles soient. Ce geste de nous déposer Jésus dans les bras, elle semble vouloir le faire avant même que nous ayons exposé nos difficultés car la réponse à toutes nos détresses, à toutes nos questions, ne peut-être autre que : Jésus !

Son image rappelle les mystères douloureux, car elle tient dans ses bras celui qui nous a aimés jusqu’au bout et qui a donné sa vie pour que nous l’ayons, et que nous l’ayons en abondance (Jean 10, 10).

Enfin, son image évoque les mystères glorieux, car Marie se tient comme une reine assise sur un trône, qui nous présente Jésus comme le sceptre de sa puissance.

Enfin, elle se présente à nous comme une reine d’espérance. Par son sourire serein, son attitude d’attente paisible, certaine que Jésus reviendra à la vie, elle nous entraine à croire en lui, qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14, 6), à croire en l’autorité de sa parole : « je ressusciterai » (Matthieu 17, 23) et à imiter son exemple.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Devoir de reconnaissance

Méditons

Le confinement a limité nos déplacements, nos possibilités de pèlerinage. Il n’a pourtant pas entamé notre attachement à Notre-Dame de Marienthal. Si nous ne pouvons aller à elle, nous pouvons tout de même l’accueillir chez nous et lui ménager une place dans nos vies.

Ces méditations du rosaire sont à envisager comme un ex-voto, un acte de profonde reconnaissance à Notre-Dame de Marienthal, qui, comme en son temps la reine de France Marie Ledczinska, nous a comblés de grâces insignes. En effet, nous attribuons à son intercession les grâces, que nous considérons avoir été les plus décisives dans notre vie.

Cette reconnaissance que nous souhaitons lui témoigner est encore accrue par la grâce, qu’elle nous fait, de pouvoir vous livrer ces méditations, qui n’ont d’autre but que de la faire connaitre, la faire aimer, vous amener à lui faire confiance et ainsi lui donner de vous combler de grâces comme elle l’a fait pour nous.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

14ème station : Le corps de Jésus est déposé dans le sépulcre

Méditons

Triste cortège que celui qui s’avance vers le sépulcre cédé par Joseph d’Arimathie, dans lequel on dépose le corps sans vie et affreusement mutilé de Jésus. Marie ne peut remplir ses devoirs funèbres à l’égard de Jésus en raison de sa pauvreté et du sabbat. Mais ce n’est pas ce qui la préoccupe car elle met toute son espérance dans la résurrection de Jésus. Une à une, elle repasse dans son cœur les annonces que Jésus en a faites : « Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera… » (Mathieu 17, 22-23). « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2, 19). Le corps de Jésus n’est pas destiné à demeurer dans ce tombeau. Il n’est qu’un abri transitoire car de la mort, il va se relever. Elle espère contre toutes les évidences et s’emploie à préparer les Apôtres au retour de Jésus du séjour des morts. S’il les trouve réunis au cénacle alors qu’après son arrestation, ils se sont dispersés et cachés, c’est en toute vraisemblance qu’avec le concours de Jean, elle les y a réunis, les invitant à espérer dans le pardon de Jésus. Comme elle le fit en son temps avec les Apôtres, Marie nous rassemble nous aussi, aujourd’hui, autour d’elle pour veiller en attendant le retour de Jésus dans la gloire, nous invitant  à l’espérance dans un monde qui proclame comme une évidence l’inexistence de Dieu.

Joseph aussi a veillé et attendu le jour de Dieu. De son vivant, il n’a rien vu de la vie publique de son fils putatif. Lorsque Jésus s’engage sur les routes pour proclamer la bonne nouvelle du salut, il n’est plus de ce monde. Pourtant, on l’honore par le vocable « lumière des patriarches » parce que personne, plus que lui, n’a pénétré le secret de Dieu, n’a partagé son intimité, n’a été associé à son œuvre de rédemption, y compris dans la Passion de Jésus. Dans l’obscurité de son quotidien, il a espéré en Dieu et attendu la réalisation de ses promesses. Il ne la verra pas de son vivant mais c’est lui, le dernier, le plus grand des patriarches, qui part devant, dans les limbes annoncer aux saints de l’ancien testament que leur salut est désormais tout proche.

Par les mérites des saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, demandons la grâce d’une sincère conversion.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

13ème station : Le corps de Jésus est remis à sa sainte Mère

Méditons

Jean et Joseph d’Arimathie décrochent le corps de Jésus. Ils le remettent  à Marie qui  réclame sa dépouille. A présent, « tout est accompli. » Elle peut reprendre son enfant, le serrer dans ses bras, même s’il n’est plus en capacité de répondre à ses effusions. Quel triste spectacle que celui d’une mère qui, au plus fort de sa douleur, serre contre elle le corps sans vie de son enfant.

Joseph n’est plus de cette vie au moment de la Passion de Jésus. Mais, il est présent tout de même, ne serait-ce que par Joseph d’Arimathie, qui assure le service que lui-même aurait accompli s’il avait été présent sur le Calvaire. Comme Joseph le père nourricier a pris soin du corps vivant de Jésus, Joseph d’Arimathie se charge de son cadavre. Pour cela, il se sert des mêmes outils que Joseph le charpentier pour ôter les clous. Joseph d’Arimathie fournit à Jésus un sépulcre pour son cadavre, comme Joseph le nourricier lui a procuré un toit dans son enfance. Joseph d’Arimathie fournit le linceul comme Joseph le nourricier lui a fourni le vêtement.

En Marie, aucune révolte, aucun ressentiment, même si sa douleur est sans borne. Du plus profond d’elle-même ne monte qu’un cri, si puissant qu’il parvient aux oreilles de toutes les générations : «  ne laissez pas sans réponse le sacrifice d’amour de Jésus… Laissez la rédemption accomplie à si haut prix, se déployer pleinement en  vous… Laissez-vous réconcilier avec Dieu… »

Comme à Cana, elle ne fait pas que dire aux autres ce qu’ils doivent faire mais en donne l’exemple jusqu’à devenir la parfaite illustration de l’enseignement de Jésus. En effet, en elle, les fruits de la rédemption se sont épanouis jusqu’à l’apothéose car elle est la première des sauvés, la pleinement rachetée.

En Joseph aussi, le salut a produit ses plus beaux fruits. Rien de ce que Jésus a consenti dans sa Passion pour son salut, n’a été vain. En effet, en tout il s’est soumis à la volonté divine, voyant en chaque épreuve la manifestation de l’amour divin à son endroit, y trouvant une occasion de contribuer à l’œuvre du salut. Il est présent lorsque Marie reçoit de Siméon l’annonce que « Jésus sera en butte à la contradiction et qu’un glaive de douleur lui transpercera le cœur » (Luc 2, 34-35). Il ne dit rien, se renonçant une fois de plus. Il conserve ces paroles dans son cœur, souffrant silencieusement à l’idée de ce que les deux personnes qu’il aime le plus devront prendre sur elles pour le salut du monde, y compris le sien. Il répondra à l’annonce de Siméon par une vie d’amour inconditionnel pour Jésus et Marie. Joseph a eu son martyre : il a commencé le jour où le Verbe s’est fait chair et ne s’est terminé qu’avec sa mort.

La vénérable Jeanne-Marie de la Croix (1603-1673) nous dit qu’il fut accordé à Joseph, comme aux stigmatisés, de sentir, d’une manière mystique, toutes les peines de la Passion. On peut croire que cette grâce fut accordée à l’époux de la Reine des martyrs.

Par les mérites des saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, demandons la grâce d’une sincère conversion.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

12ème station : Jésus meurt sur la croix

Méditons

En contemplant Jésus mort en croix, on ne peut s’empêcher de penser à ses paroles : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15, 13). Comme à chaque fois, Jésus joint l’exemple à la parole. L’amour de Dieu et du prochain ne se mesure pas en intentions, si pieuses soient-elles, mais en actes. En cela, comme dans tout le reste, Jésus est allé jusqu’au bout et encore plus loin. Quand nous nous trouverons face à lui dans l’éternité, que nous serons plongés dans l’absolue Vérité, nous mesurerons toute l’ampleur de l’amour de Jésus, qui a présidé à son offrande de lui-même en sacrifice sur la croix, pour l’amour de Dieu, pour l’amour de chacun d’entre nous.

Joseph a donné toute sa vie pour l’amour de Jésus et de Marie. Il n’a rien retenu pour lui-même. Comme Marie, il est allé jusqu’au bout du possible pour témoigner à Jésus son amour inconditionnel. Les épreuves sont crucifiantes. Pourtant, il se tait pour ne pas ajouter à la souffrance de ceux qui lui sont confiés. Au moment de partir pour Bethlehem, il demeure impassible pour ne pas contrarier Marie, qui doit prendre sur elle un voyage long et pénible alors qu’elle arrive au terme de sa grossesse. En fuyant en Egypte, il ne se laisse pas aller au moindre signe d’impatience pour ménager Marie qui souffre de voir Jésus persécuté. En retrouvant Jésus au temple, il met en retrait sa propre peine en considérant la souffrance de Marie. Il se renonce jusque dans sa paternité ne reprenant pas Jésus lorsqu’il lui dit en présence de Marie : « ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » (Luc 2, 49). S’il est silencieux face à Jésus, c’est parce que depuis toujours, il lui a donné d’accomplir la volonté divine quoi qu’il puisse lui en coûter. En cela, toute la vie de Joseph a été une lente et continuelle mort à lui-même. Comme Jean-Baptiste, il aurait pu dire : « Il faut qu’il grandisse et que je diminue » (Jean 3, 30). A l’image et à la ressemblance de Jésus mort sur la croix, Joseph a été ce grain de blé tombé en terre, qui par sa mort porte beaucoup de fruits (Jean 12, 24).

Par les mérites des saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, demandons la grâce d’une sincère conversion.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

11ème station : Jésus est cloué à la croix

Méditons

Jésus est cloué à la croix. Désormais, il ne fait plus qu’un avec elle. Il ne fait plus qu’un avec le salut. C’est en Jésus seul que se trouve notre salut. Saint Pierre nous dit : « Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom par lequel nous puissions être sauvés » (Ac 4, 12).

Choisir de suivre l’appel de Dieu, c’est se laisser clouer sur la croix d’une vocation. C’est ainsi que Joseph, à l’image et à l’exemple de Jésus, s’est allongé sur la croix de sa vocation pour y être cloué. Sa vocation a été d’être le nourricier, l’éducateur de Jésus, de faire face à tous les dangers auxquels Jésus a été exposé dès sa venue en notre monde. Quoi qu’il lui en a couté, il n’a jamais cherché à raboter la croix de sa vocation pour l’alléger ou la rendre plus « confortable. » Jamais il n’a repris ou mitigé son « oui » au plan de Dieu. Avec Marie, en union avec elle, il n’a été que don de lui-même pour l’amour de Jésus, disponibilité au plan de salut de Dieu. Jamais, il n’a reculé devant l’ampleur de la mission, la difficulté du chemin.

Par les mérites des saints Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, demandons la grâce d’une sincère conversion.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.