Le Sacré-Cœur de Jésus, une dévotion réparatrice

Contemplons

Rome, église du Gesù : le Sacré-Cœur de Jésus, Pompeo Girolamo Batoni (1709-1787)

Méditons

Le Sacré-Cœur de Jésus est l’expression la plus accomplie de l’amour de Dieu, les épines qui l’entourent, la plaie qui le blesse, les symboles de nos refus de l’accueillir.

Si l’amour de Jésus à notre égard est immense, inconditionnel, indéfectible, il est aussi infiniment sensible. Plus on aime quelqu’un, plus on est sensible aux marques de son amour. Jésus, celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, nous aime infiniment. Pour cette raison, il est aussi infiniment sensible à toutes nos marques d’amour comme à toutes nos indélicatesses, nos indifférences, nos péchés, nos refus de l’aimer.

C’est par amour que Jésus est venu en ce monde, c’est par amour qu’il a souffert, c’est par amour qu’il a envoyé l’Esprit-Saint (qui est le fruit de l’amour mutuel du Père et du Fils), c’est par amour qu’il nous a délivrés de la mort éternelle pour nous combler de sa vie divine : il nous a créés, il nous a rachetés, il nous a sanctifiés par le don gratuit de toute sa personne, de toute sa vie. Pour toutes ces raisons, nous appartenons à Jésus qui a conquis au prix de sa passion, le droit à notre amour préférentiel.

Parce que Jésus nous a tant aimés et a tant souffert pour l’amour de nous, c’est faire preuve d’une insoutenable ingratitude que de ne pas l’aimer en retour. Aussi, parce que son amour est si grand, parce qu’il est tellement blessé par nos offenses, parce qu’elles sont si nombreuses et si imméritées, Jésus demande qu’on le console, qu’on l’aime d’un surcroit d’amour, qu’on répare autant que faire se peut les indifférences, voire le désamour de ceux qui lui tournent le dos.

La dévotion au Sacré-Cœur n’a rien d’une « dévotionette », un passe-temps pour les âmes romantiques et un peu « fleur bleue. » Au contraire, elle est exigeante car elle demande de se livrer à l’amour de Jésus qui est un « feu dévorant » (comme il le dit lui-même à sainte Marguerite-Marie) et de réparer les outrages faits à un Dieu qui souffre de ne pas être aimé.

La dévotion au Sacré-Cœur, son message à Marguerite-Marie, ne se résume pas à communier neuf premiers vendredis de suite pour obtenir la grâce d’un bonne mort. Comme il l’a dit lui-même, c’est dans l’excès de sa miséricorde qu’il fait cette promesse mais le message essentiel, c’est la demande de réparation. Aussi, pour obtenir le fruit de cette promesse d’une bonne mort et accomplir cette dévotion comme Jésus la demande, il faut communier dans un authentique esprit de réparation ; c’est même là le point essentiel. 

Sainte Marguerite-Marie, la confidente de Jésus à Paray-le-Monial a vécu dans une immolation totale toute sa vie, en esprit de réparation pour les offenses faites au Sacré-Cœur notamment par les consacrés. De même, à Fatima, l’ange du Portugal qui apparait aux enfants, leur demande avec une extrême gravité de réparer les outrages faits aux Cœurs de Jésus et de Marie. Et les sacrifices offerts par les trois pastoureaux nous montrent que la réparation demandée et attendue par le Ciel n’est pas un passe-temps pour les mauviettes mais qu’elle est, au contraire, très exigeante. L’ange précisera même : « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications » pour leur signifier que cette réparation est attendue et de première importance.

Jésus nous a sauvés en s’offrant en rançon pour nos péchés. Et même s’il est Dieu, chacun d’entre nous lui a couté très cher. « Ce n’est pas rire que je t’ai aimé » dit-il à ce sujet à sainte Angèle de Foligno. Le Sacré-Cœur, c’est l’image de l’amour de Jésus qui nous appelle à l’accueillir pour le communiquer et surtout, à l’aimer jusqu’au bout du possible pour suppléer pour ceux qui ne l’aiment pas. « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent, qui n’espèrent et qui ne vous aiment pas. » C’est la prière que l’ange du Portugal enseigna aux trois pastoureaux. Elle synthétise admirablement bien l’esprit de la dévotion au Sacré-Cœur. Les enfants la répétaient, face contre terre, pendant des heures entières.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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