LE GRAND CRI

Contemplons

Ecoutons

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. (Matthieu 27, 45-46)

Méditons

Pendant toute sa Passion, Jésus a été silencieux et recueilli au milieu d’une foule hostile qui n’a cessé de hurler, de vociférer, d’invectiver… A présent, le silence descend sur le Calvaire en même temps que l’obscurité. Même ses ennemis se taisent et ne ricanent plus. Avec ses toutes dernières forces, Jésus se redresse sur la croix et pousse un grand cri qui déchire cet assourdissant silence, qui traverse les âges, les générations et parvient jusqu’à nous avec une telle actualité qu’il nous glace le sang comme si nous étions sur le Calvaire en ce vendredi-saint.

Jésus va mourir après avoir enduré plusieurs heures d’horribles souffrances. Durant toute sa Passion, Il n’a pensé qu’aux autres : à son peuple égaré, aux femmes de Jérusalem, à sa Mère, à saint Jean, au bon larron… Il n’a cessé de se renoncer Lui-même pour se faire le prochain, le bon samaritain de chaque âme pour qui Il voulait vivre sa Passion. Ses pensées n’ont cessé de rejoindre celles de son Père dont Il accomplit la volonté jusque dans les moindres détails. Jésus n’a cessé de s’extraire de Lui-même pour être tout à son Père, tout à nous. A présent tout est accompli : Il peut mourir. Mais arrivé à cet instant ultime, il ne peut plus retenir sa douleur humaine. Maria Valtorta décrit les derniers instants de Jésus : « Le corps se tend tout entier ; dans la dernière des trois contractions, c’est un arc tendu, vibrant, terrible à voir, et puis un cri puissant, impensable en ce corps épuisé, se dégage, déchire l’air, le « grand cri » dont parlent les Evangiles et qui est la première partie du mot « maman »… Et plus rien… »

La bienheureuse Anna Katarina Emmerich nous dit au sujet du grand cri : « Le Sauveur était absorbé dans le sentiment de son profond délaissement … Il priait avec  amour pour  ses ennemis… en répétant des passages des psaumes qui trouvaient maintenant en Lui leur accomplissement…. Jésus était seul, sans consolateur. Il souffrait tout ce que souffre un homme affligé, plein d’angoisses, délaissé de toute consolation divine et humaine quand la foi, l’espérance et la charité toutes seules, privées de toute lumière et de toute assistance sensible, se tiennent vides et dépouillées dans le désert de la tentation, et  vivent d’elles-mêmes au sein d’une souffrance infinie. Ce fut alors que Jésus nous obtint la force de résister aux plus extrêmes terreurs du délaissement, quand tous les liens se brisent, quand tous nos rapports avec ce monde… vont cesser, et qu’en même temps les perspectives que cette vie nous ouvre sur une autre vie se dérobent à nos regards. Nous ne pouvons sortir victorieux de cette épreuve qu’en unissant notre délaissement aux mérites de son délaissement sur la Croix… Nous n’avons plus à descendre seuls et sans protection dans ce désert de la vie intérieure… Il n’y a plus pour les chrétiens, de solitude, d’abandon, de désespoir… car Jésus, qui est la lumière, la voie et la vérité, a descendu ce sombre chemin… et Il a planté sa croix dans ce désert pour en surmonter les terreurs… Dans sa douleur, Jésus témoigna son délaissement par un cri, et permit ainsi à tous les affligés qui reconnaissent Dieu pour leur Père une plainte confiante et filiale. »

Comme ce cri a dû transpercer le Cœur de Marie… Comme il a dû glacer le sang de toutes les personnes qui n’ont pas un cœur de hyène…  Comme il émeut encore tous ceux qui en lisant l’Evangile de la Passion, ont l’impression de l’entendre en direct….

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Chapelle du Calvaire à Jérusalem construite sur l’endroit où s’élevait la croix de Jésus. Sous l’autel, l’endroit où était plantée la croix.

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