Jacinta (1)

Contemplons

Jacinta Marto (7ans) au moment des apparitions de Notre Dame de Fatima

Méditons

Jacinta avait deux ans de moins que son frère Francisco. C’était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucia disait d’elle : « ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer. »

Cependant, c’était une petite fille aimable, attirante et d’une nature extraordinairement sensible. Son maintien toujours sérieux, modeste et affable, paraissait traduire la présence de Dieu dans toutes ses actions, maintien qu’on ne trouve d’ordinaire que chez des personnes déjà avancées en âge et de grande vertu. Une de ses qualités particulières était l’amour de la vérité, au point d’être capable de reprendre une personne qui aurait dit un mensonge.

A cinq ans environ, en entendant parler des souffrances de Jésus, elle s’attendrissait et pleurait : « pauvre Notre Seigneur ! » répétait-elle. « Je ne veux faire aucun péché, pour que Jésus ne souffre pas davantage. »

Les vilaines paroles étaient un péché et faisaient souffrir le petit Jésus. Aussi Jacinta évitera-t-elle tout le long de sa courte vie la compagnie de ceux parmi lesquels il y avait danger de prendre cette mauvaise habitude.

Elle avait une attirance particulière pour sa cousine Lucia, avec qui elle aimait jouer. Lorsque la famille Marto allait prendre un repas chez les Dos Santos, la plus heureuse était Jacinta qui aimait se placer à table tout près de Lucia.

Le soir, elle faisait tout pour rester avec sa cousine, si bien que sa tante proposait de la laisser dormir à la maison.

Plus tard, et après de nombreuses insistances, Jacinta (et Francisco) purent obtenir de leurs parents la garde des brebis afin de pouvoir aller avec Lucia à la Cova da Iria pour être en sa compagnie.

Elle aimait courir derrière les papillons, mais elle aimait encore mieux cueillir les fleurs pour en faire des guirlandes. La danse était sa distraction favorite. Comme son frère Francisco, elle aimait la musique et durant les longues heures qu’elle passait à faire paître le troupeau, elle faisait retentir de sa jolie voix la solitude de la campagne. Assise sur le sommet d’une colline, ou sur un rocher, elle ne se lassait pas d’entendre l’écho de sa voix se répercuter au fond des vallées.

Le nom qui résonnait le mieux était le nom de « Marie », et Jacinta récitait quelquefois l’Ave Maria tout entier, en prononçant seulement la parole suivante lorsque celle qui précédait avait cessé d’être répercutée par l’écho.

La première communion de Lucia exalta chez Jacinta et son frère le désir de recevoir comme elle la sainte Hostie. Au printemps 1918, Olimpia les présenta à l’abbé Ferreira afin qu’ils reçoivent la première communion s’il les trouvait assez instruits. Jacinta fut acceptée ; elle n’avait pas encore huit ans.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Francisco (2)

Contemplons

Lucia (10 ans), Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans) au moment des apparitions de Notre Dame de Fatima

Méditons

En 1918, le petit François fut atteint d’une très forte grippe. L’épidémie causa la mort de nombreuses personnes en Europe, mais surtout en Espagne et au Portugal. Chez la famille Marto, tout le monde tomba malade presque en même temps, excepté Antonio, le père, et son fils Jean ; mais en décembre la famille allait mieux. Pour François et Jacinthe, ce rétablissement fut de courte durée car fin décembre, ils rechutèrent gravement dans la maladie. C’est pendant cette ultime épreuve que la Vierge Immaculée apparut aux deux petits enfants pour leur renouveler sa promesse du 13 juin 1917.

En janvier 1919, Francisco allait de nouveau un peu mieux. Il put aller une dernière fois à la Cova da Iria pour prier là où il avait vu Notre Dame ; mais, vers la mi-février, il rechuta. Cette fois, il ne se releva pas. Sa santé se dégradait de jour en jour. Une fièvre intense continue minait peu à peu son organisme.

Sur son lit de mort, il offrit souvent ses souffrances pour « consoler Notre-Seigneur et convertir les pécheurs. » « D’ici peu, disait-il, Jésus va venir me chercher pour aller au Ciel avec Lui, et alors je resterai toujours à le voir et à le consoler. Quel bonheur ! »

Dans les derniers temps de sa maladie, cependant, François ne pouvait plus prier. Quelle tristesse pour lui ! Les jours qui précédèrent son départ de ce monde, le soir arrivait sans qu’il ait pu dire son chapelet, même une seule fois. Et le petit revivait, avec regret, les longues heures passées dans la grotte du Cabeço, où, prosterné à terre, il répétait les paroles de l’Ange ou les chapelets récités à la Cova da Iria, en compagnie de sa petite sœur, de Lucia et d’autres pieuses personnes.

Sa maman devinait l’amertume qui remplissait l’âme de son fils, et cherchait à le consoler.

– « Oh, maman, disait-il, je n’ai plus la force de dire le chapelet, et les Ave Maria que je dis, je les dis avec tellement de vide ! »

– « Si tu ne peux réciter le chapelet avec les lèvres, lui disait sa mère, récite-le avec le cœur. Notre-Dame l’entend aussi bien ; elle en est aussi contente ! »

Francisco comprenait et se tranquillisait.

Cependant, son état s’aggravait et il n’arrivait plus à expectorer ; sa gorge s’embarrassait ; la fièvre montait ; il avait de la répugnance à prendre ce qu’on lui présentait ; la faiblesse, l’épuisement augmentaient rapidement et laissaient prévoir un dénouement prochain. Il dit à son papa qu’il voulait recevoir « Notre Père du Ciel » avant de mourir. Mr Marto, dont le cœur se fendait de douleur, s’en alla au presbytère où l’abbé Moreira remplaçait provisoirement le curé de Fatima, l’abbé Marques-Ferreira. Il accepta tout de suite d’aller apporter les derniers sacrements au petit berger. En chemin, le prêtre et Mr. Marto récitèrent le chapelet. Pendant ce temps, François avait demandé à sa sœur Teresa d’aller appeler Lucia, sans se faire remarquer. Celle-ci accourut aussitôt.

Pour mieux préparer sa dernière confession, il demanda à Jacinta et à Lucia de l’aider à se remémorer ses peccadilles. Après les avoir entendues, il leur dit : « Ces péchés, je les ai confessés ; je les confesserai de nouveau. Qui sait si par mes péchés, je ne suis pas cause que Notre-Seigneur est si triste ? Même si je ne devais pas mourir, je ne les ferais plus. Maintenant, je suis bien repentant. »

Il reçut les derniers sacrements et le curé lui dit qu’il reviendrait le lendemain matin lui apporter Notre-Seigneur. L’aube du jeudi 3 avril se leva enfin. Lorsque le prêtre entra dans sa chambre pour lui apporter la sainte communion, il sollicita la faveur de ne pas rester couché ; il aurait au moins voulu s’asseoir sur son lit ; on ne le lui permit pas.

Après avoir reçu l’Hostie sur sa langue desséchée, François ferma les yeux et demeura longtemps immobile. On sentait qu’il n’appartenait plus à la terre. Les premiers mots ont été pour dire à sa mère : « Monsieur l’abbé ne portera-t-il plus Jésus caché ? » Jacinta lui dit toute émue : « Dis à Notre-Seigneur et à Notre-Dame que je suis contente. Dis-leur que je souffrirai tout ce qu’ils voudront pour convertir les pécheurs et réparer les péchés envers le Cœur Immaculé de Marie. »

Le soir, l’état de Francisco s’aggrava brusquement. Il avait soif, mais ne pouvait déjà plus supporter le lait, ni même les cuillères d’eau que sa maman et sa marraine Teresa lui offraient de temps en temps. Le lendemain, vendredi 4 avril, quand la nuit fut tout à fait tombée, après avoir vu une belle lumière près de la porte de sa chambre, son visage s’illumina d’une manière surprenante d’un sourire angélique. Sans aucune marque de souffrance, sans agonie, ni gémissement, il expira doucement à 22 heures et son âme s’envola au Ciel. Notre-Dame est venue chercher Francisco. Elle le lui avait promis le 13 mai, si il priait beaucoup de chapelets. Il en priait neuf par jour et avait fait des sacrifices héroïques, surtout les nécessaires pour éviter le péché.

Le samedi 5 avril, un modeste cortège conduisit son corps au cimetière de Fatima. En avant, la croix ; puis quelques hommes de la Confrérie, avec leurs manteaux verts ; derrière eux, le prêtre, avec son surplis et son étole, noire, disant le chapelet. Quatre garçons, avec leurs manteaux blancs de procession, portaient le corps du petit voyant. Lucia le suivait en pleurant. Jacinta, que la maladie empêchait de sortir, tout en larmes elle aussi, avait dû rester à la maison.

Francisco fut enseveli au cimetière de la paroisse, dans une simple fosse, marquée seulement d’une petite croix de bois. Lucia nota avec soin cette petite croix, parmi tant d’autres semblables, et ne passait pas un jour sans aller s’agenouiller auprès d’elle, pour converser avec son petit ami du Ciel.

Le 13 mars 1952, ses restes mortels furent transférés dans la basilique de Fatima.

Le procès en vue de la béatification de Francisco Marto a été ouvert à Leira le 21 décembre 1949 en même temps que celui de sa sœur Jacinta. Il a été transmis au Saint-Siège le 3 août 1979, et c’est le 13 mai 1989 qu’ils ont été déclarés vénérables.

Le 16 avril 1999, la Congrégation pour la Cause des Saints a approuvé un miracle attribué à leur intercession.

L’assemblée plénière de la Congrégation a entériné cette décision le 24 juin 1999. C’est alors que le Pape a publié, le 28, le décret de béatification. Francisco et Jacinta sont désormais les plus jeunes bienheureux de l’Eglise (respectivement, 11 et 9 ans).

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Francisco (1)

Contemplons

Francisco Marto (9 ans) au moment des apparitions de Notre Dame de Fatima

Méditons

Le petit Francisco Marto était, à l’exemple de ses parents, un enfant doux et humble, au caractère aimable et discipliné.

Dès le lever du soleil, la maman de Francisco et Jacinthe allait les réveiller. Leurs yeux à peine ouverts, ils récitaient cette prière, si populaire jadis au Portugal : « Béni et loué soit le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie, fruit béni et sacré de la Vierge très pure, sainte Marie. »

Il aimait parfois jouer des tours à ses frères et sœurs, mais les parents n’eurent jamais à se plaindre sur le comportement de leur fils. Son obéissance était exemplaire.

Francisco aimait la musique à un point tel que, un jour, il a volé un tostão à son père (cela faisait une petite somme !) pour s’acheter un harmonica. Ce fut la seule faute grave de sa très courte vie. Il passait des heures et des heures à jouer des airs sur son petit fifre de roseau, assis sur une pierre, la plupart du temps accompagné de Lucie et de Jacinthe, qui chantaient et dansaient au son de la musique. Il aimait beaucoup les oiseaux, et ne pouvait supporter que quelqu’un vole leurs nids. Il gardait toujours pour eux quelques miettes du pain qu’il emportait pour son repas et les déposaient sur des pierres afin que les moineaux puissent eux aussi manger.

Lors de l’Apparition du 13 mai 1917, la Sainte Vierge dit que Francisco irait au Ciel, mais pour qu’il en soit ainsi «  il faudra qu’il récite beaucoup de chapelets. » En effet, le petit garçon avait pour habitude d’abréger la récitation du chapelet pour aller jouer plus rapidement. A compter de ce jour, Francisco s’employa à dire ses chapelets avec une ferveur toute particulière.

« J’ai beaucoup aimé voir l’Ange, disait-il, mais ce que j’ai le plus aimé, c’est de voir la lumière de Notre Dame. » Quelques semaines après la dernière apparition, Lucie demanda à son cousin :

« Qu’est-ce qui te plaît le plus, consoler Notre-Seigneur ou convertir les pécheurs pour que les âmes n’aillent plus en enfer ? »

« A choisir, j’aimerais mieux consoler Notre-Seigneur. N’as-tu pas remarqué comment la Sainte Vierge, encore le mois dernier, devint si triste lorsqu’elle demanda que l’on n’offense plus Notre-Seigneur qui est tant offensé ? Je voudrais aussi ensuite convertir les pécheurs pour que les âmes n’aillent pas en enfer. »

Dès lors, Francisco se sentait poussé par la grâce et recherchait toujours la solitude pour prier et offrir ses sacrifices, lui qui savait qu’il aura beaucoup à souffrir pour réparer tant de péchés qui offensent Notre-Seigneur et le Cœur Immaculé de Marie.

Il était triste, non pas de souffrir pour le Bon Dieu, mais parce qu’il savait Notre-Seigneur bien triste à cause des offenses des hommes.

Au village, la nouvelle de la première apparition de Notre-Dame fut par la suite assez éprouvante pour le petit enfant. A l’école, le maître et ses propres compagnons se plaisaient à se moquer de lui, d’autant plus, qu’absorbé certainement déjà par les pensées élevées que l’Ange lui avait inspirées, il ne se souciait guère de l’instruction donnée en classe. Francisco, toujours humble, baissait la tête, et, l’âme certainement unie à Dieu, écoutait, sans mot dire, les censures que lui infligeaient l’instituteur et ses camarades d’école.

Dans la deuxième quinzaine de mai, la nouvelle de la première apparition de Notre-Dame à la Cova da Iria s’étant répandue dans la paroisse, les choses s’aggravèrent quelque peu pour lui à l’école car l’instituteur, bon professeur, mais mauvais éducateur – il n’avait pas la foi et n’avait aucun respect pour les vérités chrétiennes et les choses de la religion – profitait du peu d’intérêt que montrait Francisco dans les études, pour le traiter de « faux voyant ». Il ne cessait de faire remarquer à tous les autres élèves ses défauts et ses négligences. Ce n’était pas seulement, sans doute, pour voir si Francisco, après avoir été humilié, se déciderait à faire des progrès et à mieux profiter des leçons ; c’était aussi pour les inviter à prendre parti avec lui contre Francisco. Les enfants se sentant couverts par le jugement de l’instituteur, faisaient parfois « chorus » avec lui, pour humilier le pauvre Francisco. Le pire est que ces humiliations, de la part de ses camarades, ne consistaient pas seulement en paroles. Quelquefois, le pauvre garçon était obligé de passer la récréation appuyé à un mur, pour essayer de se défendre des mauvais traitements que des élèves plus robustes et plus hardis n’hésitaient pas à lui infliger sans que le professeur intervienne pour le défendre. Loin de se plaindre, toujours humble, doux et patient, il supportait tous les affronts sans rien dire, au point que ses parents n’en surent jamais rien.

Un jour, deux dames s’entretenaient avec lui, et l’interrogeaient au sujet de la carrière qu’il voudrait suivre quand il sera grand :

Tu veux être charpentier ? dit l’une d’elles.

Non, madame, répondit l’enfant.

Tu veux être militaire ? dit l’autre dame.

Non, madame.

Tu ne désirerais pas être médecin ?

Non plus.

Moi je sais bien ce que tu voudrais être… Être prêtre, dire la Messe, confesser, prêcher… N’est-ce pas vrai ?

Non madame, je ne veux pas être prêtre.

Alors que veux-tu être ?

Je ne veux rien ! Je veux mourir et aller au Ciel !

C’était là, confia le père de Francisco, présent à cette conversation, une vraie décision. Le désir du Ciel, la contemplation des choses divines, remplissaient le cœur de Francisco. Ce désir d’aller au Ciel était surtout inspiré par la volonté de consoler Notre-Seigneur : « Jésus est si triste à cause de tant de péchés, et je veux le réconforter par la prière et la pénitence. Nous ne devons pas faire le moindre péché ! » disait-il.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

LUCIA

Contemplons

Lucia Dos Santos (10 ans) au moment des apparitions de Notre Dame de Fatima

Méditons

Dès l’âge le plus tendre, Lucia dos Santos fut bercée par la récitation de l’Ave Maria que sa mère enseignait à sa sœur Carolina.

Née le 22 mars 1907, Lucia est la dernière d’une famille qui comptait déjà cinq enfants. Elle fut toujours très choyée par tous. C’était une petite fille très expansive, affectueuse et franche. Bien que son petit visage bruni donnait parfois l’impression d’un caractère renfrogné, obstiné et même difficile, cette apparence était trompeuse. Elle était honnête, obéissante et serviable.

Son père, Antonio dos Santos, cultivait lui-même des lopins de terre qu’il possédait en divers endroits de la Serra de Aire et il élevait des brebis. Sa femme, Maria Rosa, était une catholique fervente, sachant lire l’écriture imprimée mais pas écrire. Elle ne possédait que des ouvrages de piété. A l’heure de la sieste, en été et pendant les après-midis d’hiver, elle aimait enseigner le catéchisme, non seulement à Lucia, mais aussi aux enfants du voisinage.

À cette époque, on faisait faire la première communion des enfants à l’âge de neuf ou dix ans. Lucia avait trois ans en 1910, quand le pape Pie X rappela aux fidèles le commandement du Christ : « Laissez venir à moi les petits enfants… » Et, il est possible que Maria Rosa ait eu connaissance de cette exhortation du Saint-Père ; aussi, quand sa dernière fille eut six ans, il lui sembla que le moment était venu de la préparer à recevoir Jésus caché dans l’hostie. Aidée par Carolina, qui avait onze ans et s’était déjà approchée de la sainte table, elle apprit à Lucia le catéchisme et l’exerça à bien répondre aux questions. Quand elle la jugea suffisamment préparée à l’examen d’instruction religieuse, elle l’amena à l’église. Le curé les reçut avec bienveillance et interrogea l’enfant, passant en revue tout ce que doivent savoir les petits catholiques.

Maria Rosa avait l’impression que sa fille avait bien répondu. Cependant, après un moment de réflexion, le prêtre décida que Lucia était décidément trop jeune et qu’il valait mieux attendre encore un an.

On était à la veille de la première communion et ni l’une ni l’autre n’avait escompté une telle déception. Elles quittèrent la sacristie, s’assirent sur un banc de l’église et, baissant la tête, se laissèrent aller à leurs tristes pensées. Lucia sanglotait.

Le père Cruz vint à passer près d’elles. C’était un prêtre, futur jésuite, arrivé quelques jours auparavant de Lisbonne pour prêcher le triduum préparatoire à la première communion et aider le curé, le Père Pena, à entendre les nombreuses confessions. Le chagrin de la petite fille l’émut et il s’arrêta pour lui en demander la cause. Ayant écouté son histoire, il lui posa plusieurs questions et la ramena à la sacristie.

« Cette enfant sait le catéchisme mieux que beaucoup d’autres qui communieront demain », dit-il. « Mais, elle n’a que six ans », objectait le Père Pena. Le Père Cruz insista. Bien que doux et humble, il était énergique et le curé finit par céder, à la grande joie de la petite. Elle devait donc se confesser pour recevoir, avec un cœur pur, Jésus-Hostie.

Le Père Cruz entendit donc la première confession de Lucia. Ce prêtre, très renommé comme prédicateur, avait aussi, dans tout le Portugal, une réputation de sainteté. Agé d’une cinquantaine d’années, sa haute taille était courbée par l’étude et les austérités.

Quand Lucia eut terminé l’accusation de ses peccadilles, elle l’entendit qui disait à voix basse : « Ma fille, ton âme est le temple du Saint-Esprit. Garde-la toujours pure pour qu’Il puisse exercer sur toi son action divine. » Elle le promit et récita l’acte de contrition ; puis elle pria Marie de l’aider à recevoir dignement le Corps et le Sang du Seigneur.

Sa sœur Carolina emmenait tous les jours les chèvres et les brebis paître dans la Serra. Elle avait maintenant treize ans et Maria Rosa la jugeait capable de gagner quelque argent en tissant et en brodant. Lucia pouvait fort bien, pensait-elle, se charger du troupeau, car, à sept ans, elle était forte et développée. Lucia était ravie à l’idée d’être bergère, mais Francisco et Jacinta, désemparés, n’avaient plus personne pour les faire jouer et leur raconter des histoires. En vain, ils suppliaient leur mère de les laisser suivre leur cousine, mais ils étaient bien trop jeunes ; mais plus tard, Olimpia avait fini par céder et, tous les matins, de bonne heure, on vit aussi les deux enfants sortir en conduisant leur troupeau, Francisco une baguette à la main, Jacinta courant pour rejoindre Lucia près de la Lagoa où les bêtes trempaient leur museau dans l’eau saumâtre.

En 1917, alors âgée de 10 ans, elle devint la messagère du Cœur Immaculé de Marie lors des apparitions de Notre Dame. Dès lors, sa vie sera un vrai chemin de croix qu’elle supportera par amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie, pour le Pape et pour la conversion des pécheurs.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

LE CONTEXTE HISTORIQUE

Contemplons

Le pape Benoit XV (1854-1922)

Méditons

Comme toutes les apparitions, celles de Fatima se produisent à un moment clé de l’histoire des hommes avec toujours le même but : avertir d’un danger imminent et rappeler le seul moyen de le circonscrire c’est-à-dire le retour à Dieu par la prière et la pénitence.

Nous sommes en 1917 quand Marie apparait sur la Cova da Iria. La première guerre mondiale dure depuis déjà presque trois ans. C’est une guerre meurtrière qui voit l’avènement et l’utilisation d’armes nouvelles comme les mitrailleuses, les armes à gaz, les chars qui permettent les tueries de masse… 1916, l’année avant les apparitions a été particulièrement meurtrière car elle a vu notamment la bataille de Verdun qui a fait plus de 700 000 morts en France soit plus de 70 000 morts pour chacun des dix mois de la bataille. C’est une guerre de tranchée où les soldats sont bombardés en permanence. La première guerre mondiale fera, rappelons-le, 18,6 millions de morts toutes catégories confondues. Le conflit menace de s’enliser encore car les Etats-Unis ont finalement décidé de venir au secours de la France et ont déclaré la guerre à l’Allemagne un mois avant la première apparition de Marie.

Du côté de la Russie, la révolte gronde au sein de la population qui n’en peut plus d’être exploitée, en proie à la famine et à la pauvreté. La société est enlisée dans l’archaïsme et les milieux dirigeants s’opposent violemment à toute idée de réforme. La population, quant à elle, refuse de continuer à être impliquée dans une guerre par laquelle elle ne se sent pas concernée et qui lui impose de lourds sacrifices. Les villes sont remplies d’ouvriers désœuvrés venus des campagnes et les milieux étudiants sont gagnés aux idées révolutionnaires de Karl Marx. La situation sociale est explosive et une étincelle suffirait à mettre le feu à tout le pays.

Au Portugal, la crise économique liée à la guerre s’accompagne de persécution religieuse. Pourtant, contrairement aux attentes du gouvernement ouvertement anticlérical, la ferveur religieuse ne décline pas : au contraire. La persécution, loin d’oblitérer dans le peuple portugais le sentiment religieux, l’a ravivé, au grand désappointement des ennemis de la religion. Les malheurs qui oppriment les Portugais, les obligent, comme à toutes les époques de calamités nationales, à lever les yeux vers le ciel, d’où ils attendent le remède à tous leurs maux.

Au plan ecclésial, Benoit XV est devenu pape au moment même où débute la guerre. Refusant de prendre parti dans le conflit et n’appelant qu’à la paix, il se met à dos tous les belligérants. Léon Bloy le rebaptise « Pilate XV » et Clémenceau l’appelle « le pape boche. » Les Allemands, quant à eux, le surnomment « le pape français. » Les appels à la paix de Benoit XV ne parviennent que difficilement à se faire entendre dans un contexte où tout le monde est contre lui. Le 1er août 1917, il envoie aux chefs des peuples belligérants une lettre d’exhortation à la paix, réaffirmant la volonté du Saint-Siège de garder « une parfaite impartialité » dans le conflit. Il propose une série de mesures pacifiques comme le désarmement des deux parties, l’abandon de toutes les demandes de réparation et l’évacuation totale de la Belgique et du territoire français. Des propositions qui resteront lettre morte dans les deux camps.

La situation semble donc bloquée sur tous les plans et d’aucune part se lève la lumière de l‘espérance. C’était compter sans l’intervention de Dieu qui choisit le moment où tout semble perdu pour intervenir afin que personne ne puisse dire que le salut vient de qui que ce soit d’autre que de Jésus-Christ lui-même.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

FATIMA : UNE AFFAIRE PUREMENT PRIVEE ?

Contemplons

Notre Dame de Fatima

Méditons

Quelle importance faut-il accorder aux apparitions de Fatima ? Entre fanatisme et rejet arbitraire, essayons de faire le point.

La plupart des contradicteurs des apparitions de Fatima opposent qu’elles sont d’ordre privé et ne concernent que les trois voyants Lucia, Francisco et Jacinta. Ils ajoutent que la Révélation, c’est-à-dire la connaissance que Dieu donne aux hommes de Lui-même est achevée avec le Nouveau Testament et qu’il n’y a rien à lui ajouter. Le Christ est la « Parole unique et définitive donnée à l’humanité. » En lui, Dieu « nous a tout dit à la fois, d’un seul coup (…) et il n’a rien de plus à dire. Car ce qu’il disait par parties aux prophètes, il l’a dit tout entier dans son Fils », assure saint Jean de la Croix. Sur ce dernier point, ils ne peuvent être contredits. Le seul message de salut est celui annoncé par Jésus-Christ et transmis par les apôtres sur son ordre. Saint Paul nous met d’ailleurs en garde contre tous ceux qui voudraient l’arranger à leur façon : « Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous avons prêché, qu’il soit anathème » (Galates 1, 8).

Les apparitions de Fatima ne prétendent pas amener quoi que ce soit mais nous renvoient, et avec quelle urgence, à la Révélation de Jésus-Christ. Elles n’ont d’autre but que de nous rappeler que Jésus-Christ est le seul Sauveur et qu’il est vain d’attendre le salut de qui que ce soit d’autre ; à s’éloigner de Jésus-Christ, on ne récolte que la mort et la désolation. Si Marie apparait à Fatima, c’est pour nous dire que Dieu a compassion du monde et qu’il lui offre encore une ultime planche de salut. Aussi, les apparitions ne sont qu’un simple remake des Noces de Cana où Marie dit aux serviteurs : « faites tout ce que Jésus vous dira. » Marie, nous rappelle, dans un monde ravagé par la guerre, que le salut ne peut venir que de Dieu, de Jésus-Christ, le prince de la paix. Durant toutes les apparitions, Marie ne lance aucune nouvelle doctrine mais rappelle les enseignements fondamentaux de l’Eglise catholique, apostolique et romaine notamment sur l’Eucharistie, la dévotion mariale, le péché, la nécessité de la pénitence, les fins dernières, le ciel, le purgatoire, l’enfer. Les apparitions sont inattaquables sur le plan théologique.

Concernent-elles uniquement les voyants ? Pour le savoir, faisons le tour des points abordés par Notre Dame au cours de ses apparitions.

A chacune de ses apparitions, Marie demande qu’on dise le chapelet pour implorer la paix : la guerre est mondiale et fera 18,6 millions de victimes dont 8,9 millions de civils. La guerre ne concerne pas que les trois pastoureaux qui ont le bonheur, là où ils sont, d’être à peu près épargnés par les conséquences tragiques du conflit. Les Etats-Unis sont entrés en guerre, il y a juste un peu plus d’un mois au moment de la première apparition ; le conflit menace donc de s’enliser.

Marie demande que la Russie soit consacrée à son Cœur Immaculée par le Pape collégialement avec tous les évêques du monde. C’est donc toute l’Eglise qui est concernée.

Si cette demande n’est pas accomplie, la Russie répandra ses erreurs provoquant des guerres et des persécutions contre l’Eglise : le socialisme à la russe fera d’innombrables victimes notamment parmi les chrétiens, et le marxisme se dresse aujourd’hui encore comme un ennemi du christianisme.

« Beaucoup vont en enfer parce que personne ne prie pour eux. » C’est toute l’Eglise, c’est chacun de nous qui est concerné par la perte éternelle des âmes.

« Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. » On ne saurait être plus clair : Dieu attend une réponse personnelle de chaque âme car c’est le monde entier qui est appelé à accomplir la volonté explicite de Dieu qui est d’adopter la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Enfin, le grand miracle d’octobre, annoncé, promis par Marie, la danse du soleil, se fera en présence d’au moins 30 000 personnes (certains journaux iront jusqu’à parler de 100 000 personnes) ; c’est dire que le message de Marie dépasse la sphère des enfants et s’adresse au monde entier et à chaque âme en particulier.

Le message de Fatima, même s’il est à classer parmi les révélations privées, n’a rien de privé dans le sens où il ne concernerait qu’un tout petit nombre de personnes directement impliquées. Au contraire, il s’impose à chacun d’entre nous avec une particulière urgence, urgence qui n’a cessé de croitre avec le temps. Un siècle plus tard, les demandes de Notre Dame ne sont toujours pas accomplies. Déclarer ne pas se sentir concerné par le message de Fatima, c’est affirmer ne pas se soucier de la paix dans le monde, de la perte des âmes, de l’amour dû à notre mère, de la gloire due à Dieu. Et dans ce cas, demandons-nous si nous ne sommes pas tout particulièrement concernés par ce message qui en cent ans n’a pas pris une ride.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Couronnement de Marie dans le Ciel

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Méditons

« C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Mathieu 25, 23). Parce que Marie a été trouvée fidèle en tout et tout le temps, elle est établie reine de l’univers avec toutes les prérogatives de la charge, pour poursuivre sa mission, commencée ici-bas : mener les âmes à Jésus, les ouvrir à l’action de sa grâce.

« Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15, 7).  Imaginons la joie du Ciel lorsque Marie-Madeleine qui, avec le secours de la grâce, s’est hissée de la fange du péché jusqu’à des sommets de sainteté, est introduite dans la splendeur des cieux ! Imaginons la joie de Marie-Madeleine lorsque, du haut de sa gloire, elle voit un pécheur suivre le même chemin et procurer au Ciel tant de joie. Parce qu’elle s’est laissé entièrement transformer par la grâce, Marie-Madeleine ne peut qu’être investie d’une grande puissance d’intercession pour aider les âmes à changer de vie, à persévérer dans la vertu de pénitence.

A la Prière de Marie, la Reine du Ciel et de la terre, et de Marie-Madeleine, notre sœur dans la foi, demandons la grâce de la conversion de tous les pauvres pécheurs, à commencer par la nôtre.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Chapelet de la miséricorde et rosaire médité chaque dimanche à 15 h en l’église Saint Louis de Strasbourg en ville

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og

L’Assomption de Marie

Méditons

Le jour de l’Assomption, l’Eglise nous donne à entendre les paroles de l’apôtre Paul : « en effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui19 appartiennent » (1 Co 22-23). Personne n’a été plus au Christ que Marie, celle que « toutes les générations proclament bienheureuse » (Luc 1, 48) et qui se décerne elle-même son plus grand titre de gloire : « je suis l’humble servante du Seigneur » (Luc 1, 38). Parce qu’elle a été étroitement unie à Jésus tout au long de sa vie, et surtout dans sa Passion, il lui est donné d’avoir part à la vie des corps glorieux. Avec son âme et son corps, elle entre donc au Ciel d’où elle brille pour nous comme un merveilleux signe d’espérance.

Jésus a lui-même annoncé la gloire de Marie-Madeleine au Ciel quand il dit : « C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonné car elle a beaucoup aimé » (Luc 7, 47). Elle a aimé son Jésus plus qu’elle-même et s’est déclarée pour lui à la face du monde même aux jours les plus sombres. A Dismas, le bon Larron, Jésus a promis le Ciel le jour même alors qu’il était un brigand notoire. Nul doute qu’il n’en a pas fait moins pour Marie-Madeleine qui l’a aimé et servi avec tant d’amour et de persévérance après sa conversion.

A la prière de Marie, la Reine élevée au Ciel et de Marie-Madeleine, notre sœur dans la foi, demandons la grâce de la persévérance finale, d’une bonne mort pour nous-mêmes et tous ceux que nous aimons.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Chapelet de la miséricorde et rosaire médité chaque dimanche à 15 h en l’église Saint Louis de Strasbourg en ville

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og

La Pentecôte

Méditons

Ce n’est pas la première fois que Marie connait l’effusion de l’Esprit-Saint. En effet, à l’Annonciation, il a conçu en elle le Verbe de Dieu. A la Visitation, il a fait jaillir le Magnificat de son Cœur Immaculé. Sous la croix du Vendredi-saint il l’a faite tenir debout en croyante malgré sa douleur.

Au Cénacle, elle appelle sur les apôtres l’Esprit-Saint qui est déjà présent dans son âme et qu’elle n’a cessé de laisser grandir en elle tout au long de sa vie. En ce matin de Pentecôte, l’Esprit-Saint vient parachever son œuvre de sanctification et fait de Marie la Mère de l’Eglise.

Près de Marie, debout sous la croix, se tenait aussi Marie-Madeleine. Si, comme Marie, elle est présente sur le Calvaire, c’est parce qu’elle aussi, comme Marie, est soutenue par l’Esprit-Saint. Dans l’ancien testament, nous apprenons que l’Esprit-Saint fait tenir debout Ezéchiel qui doit parler au peuple : « L’esprit entra en moi, et me fit tenir sur mes pieds » (Ezéchiel 3, 24). En ce matin de Pentecôte, l’Esprit-Saint vient achever en elle la demeure qu’il a déjà commencée à se construire dans son cœur aimant et repentant. Il lui communique ses sept dons pour faire d’elle un témoin du ressuscité à temps et à contretemps.

A la prière de Marie, l’épouse mystique du Saint-Esprit et de Marie-Madeleine, notre sœur dans la foi, demandons la fidélité aux inspirations de la grâce.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Chapelet de la miséricorde et rosaire médité chaque dimanche à 15 h en l’église Saint Louis de Strasbourg en ville

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L’Ascension

Méditons

Après avoir pris congé et béni sa Mère, ses apôtres, ses disciples dont Marie-Madeleine, Jésus s’élève vers les cieux quand une nuée le dérobe à leurs yeux. Jésus n’est pas ressuscité pour retourner aux affaires de cette vie et nous y conforter, mais pour nous mener au Père, dans son royaume qui nous était fermé jusque-là en raison de la faute originelle. Notre but ultime est donc la maison du Père où nous vivrons sans fin et où Jésus part nous préparer une place.

C’est avec joie que Marie envisage la séparation avec Jésus car elle signifie sa glorification au Ciel. Elle devra à présent, en croyante à la foi épurée, trouver la joie de la rencontre avec son Fils, son Sauveur, dans la prière et notamment dans la communion eucharistique.

Marie-Madeleine ne pourra plus tenir Jésus comme elle l’a fait quand elle lui a lavé les pieds de ses larmes, quand elle les a oints de parfum, comme elle aurait voulu le faire le matin de Pâques. Jésus lui dit alors : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20, 17). En effet, la douceur de tenir Jésus et de ne plus jamais le lâcher, est la récompense de ceux qui sont trouvés dignes d’entrer au paradis où l’étreinte de Dieu sera sans fin. En attendant, elle creusera son désir de Jésus dans la prière, la foi, l’espérance, l’amour. A la Sainte-Baume, où elle vécut 30 ans, la tradition nous rapporte que Marie-Madeleine a été gratifiée d’une intense vie de contemplation et que sept fois par jour, des anges la transportaient plus haut, là où a été construite la petite chapelle du Saint-Pilon.

A la prière de Marie, Notre Dame de l’espérance, et de Marie-Madeleine, notre sœur dans la foi, demandons la grâce de toujours garder les yeux levés vers le Ciel où Jésus nous attend, où il nous a préparé une place.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Chapelet de la miséricorde et rosaire médité chaque dimanche à 15 h en l’église Saint Louis de Strasbourg en ville

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