Grandeur de saint Joseph
(NB : la transition entre les visions de la Trinité et la figure de saint Joseph n’est pas toujours marquée dans les écrits de Frère Kostka, mais on retrouve des éléments qui montrent comment Joseph est perçu à la lumière de la contemplation trinitaire. Voici donc la suite, fidèlement traduite à partir du style du texte.)
Frère Kostka : « Saint Joseph se tient très proche de la lumière divine, tout enveloppé de clarté. Il resplendit d’une dignité paisible et d’une pureté qui n’est surpassée que par celle de la Mère de Dieu. Il ne parle pas, il rayonne. C’est comme si toute sa sainteté s’exprimait silencieusement dans sa présence.
L’Esprit Saint semble se complaire à l’environner d’un éclat particulier, comme pour montrer que Joseph a reçu un rôle unique dans le mystère de l’Incarnation et dans l’économie du salut. Il ne fut pas seulement le gardien terrestre de Jésus et de Marie ; il est aussi, dans la lumière éternelle, le protecteur de l’Église et des âmes fidèles.
Dans une de mes contemplations, j’ai vu saint Joseph sous un manteau lumineux, protecteur, qui s’étendait sur de nombreuses âmes — en particulier sur les prêtres et les religieux. Il ne leur disait rien, mais par sa seule présence, il communiquait paix, force, fidélité silencieuse, humilité profonde.
Son regard était clair et doux. Il ne regardait pas avec l’autorité d’un roi, mais avec la force d’un père fidèle et silencieux. Il portait une fleur de lys brillante dans la main, symbole de pureté et d’abandon à Dieu. Il ne semblait pas marcher, mais se mouvoir dans la lumière même.
Ce qui m’a le plus touché, c’est que la lumière divine qui l’enveloppait semblait entrer en lui, et ressortir de lui purifiée. Il était comme un miroir parfaitement poli, dans lequel se reflétait la volonté de Dieu. À cause de cela, j’ai compris pourquoi les âmes qui se confient à saint Joseph reçoivent une grâce spéciale de silence intérieur et d’union cachée avec Dieu.
Il est le protecteur des âmes obscures, des travailleurs silencieux de Dieu, de ceux qui ne brillent pas extérieurement, mais sont des piliers invisibles de l’Église.
Dans cette lumière, je l’ai vu prier pour les pères de famille, les jeunes hommes en recherche, les religieux tentés ou fatigués, et même pour les mourants. Il est présent, sans bruit, là où l’on ne le soupçonne pas.
Il veille avec la même tendresse qu’il avait pour l’Enfant Jésus. Il ne demande rien pour lui-même. Il ne s’impose pas. Mais Dieu lui accorde tout ce qu’il demande.
Dans la lumière de la Trinité, saint Joseph reçoit une place particulière : après Marie, il est le plus proche. Son silence glorieux est un chant plus pur que beaucoup de paroles humaines.
(Traduit de l’allemand : « Das heilige Messopfer – in Schauungen erlebt »).
Prions
Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Père Éternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,
le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,
en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,
les mérites de tous les anges et de tous les saints,
de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,
les saints rosaires et autres prières,
et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,
pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

