Nous aimons Marie parce qu’elle est notre Mère

Méditons

Marie est notre Mère parce que Jésus l’a voulu ainsi.

Du haut de la Croix, il confie Marie à son disciple bien-aimé afin qu’il tienne auprès d’elle la place de fils que lui-même ne pourra plus assumer. À vue humaine, Marie, privée de son Fils, est condamné à la misère ; en la confiant à saint Jean, il la met à l’abri du besoin.

En réalité, c’est saint Jean que Jésus confie à Marie, pour qu’elle lui tienne lieu de mère dans l’ordre de la grâce. En lui, ce sont tous les sauvés que le Christ remet aux soins maternels de Marie. Tous ceux qui renaîtront des eaux du baptême deviendront fils de Dieu en Jésus-Christ et enfants de l’Église, dont Marie est à la fois l’image et la Mère.

En donnant naissance à Jésus, Marie n’a pas connu les douleurs de l’enfantement, conséquences du péché originel dont elle est préservée. Par contre, en nous faisant naître à la vie divine, elle a traversé une douleur sans égale : celle de s’unir librement à l’offrande de son Fils sur la Croix. Aucun enfantement n’a été plus douloureux que celui du Vendredi saint, par lequel Marie nous a engendrés à la grâce.

Elle est ainsi l’image de la femme de l’Apocalypse, qui enfante dans la douleur, figure de l’Église donnant la vie divine au milieu des épreuves et des persécutions. Elle a connu les débuts de l’Église. Elle était probablement à Jérusalem lors du martyre d’Étienne et des persécutions suscitées par Saül, le futur saint Paul. Comme elle a dû souffrir de voir Jésus persécuté dans les membres de son Eglise ! Comme elle a dû prier pour la conversion de Saül ! Et quelle consolation elle a dû être pour les premiers chrétiens persécutés : ils avaient avec eux la Reine de la paix.

Sainte Thérèse de Lisieux disait que Marie est plus mère que reine, car elle se soucie de chacun de ses enfants sans en abandonner aucun. Le saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, affirmait : « Si l’on mettait ensemble tout l’amour de toutes les mères du monde, ce ne serait encore qu’un glaçon comparé à l’amour de la Vierge Marie pour chacun de ses enfants. »

Remercions souvent Jésus de nous avoir donné Marie pour Mère.

Remercions Marie de nous avoir adoptés comme ses enfants, nous qui sommes pourtant la cause de sa douleur et de la Passion de son Fils.

Marie, notre Mère, nous vous remercions et nous vous bénissons ; priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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