Le remède aux maux de ce temps

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Première représentation du Sacré-Cœur de Jésus

Méditons

Comme si souvent, c’est quand les choses sont au plus bas que Dieu intervient pour proposer de tout sauver. Tel a souvent été le cas au cours de notre histoire et il n’en fut pas autrement au temps des apparitions du Sacré-Cœur, venues à point nommé pour proposer le remède aux maux qui affligent la France et l’Eglise de ce temps (et du nôtre).

Les apparitions du Sacré-Cœur de Jésus à Paray-le-Monial interviennent à une période où la France rayonne sur toute l’Europe, où l’on copie son modèle, où dans toutes les cours, il est du dernier chic de parler le français. Cependant, ce rayonnement ne sert pas la cause de Dieu mais bel et bien à distiller ses idées révolutionnaires, celles-là même qui conduiront à la révolution.

Dressons le décor. Les guerres de religion ont marqué le XVIème siècle au cours duquel le protestantisme a gagné du terrain. L’Angleterre, une grande partie de l’Allemagne, de la Prusse, de la Suède, de la Norvège et de la Suisse sont à présent protestantes. Si la France était passée, elle aussi, au protestantisme, c’en aurait été fait de l’Eglise catholique en Europe. Et, elle y échappa de très peu. S’il fallut qu’Henri IV se fît catholique pour accéder au trône, si l’on douta fort de la sincérité de sa conversion, elle fut néanmoins arrachée au ciel à force de prières, de processions, de pèlerinages par la sainte ligue. Le règne d’Henri IV, le protestant devenu catholique, amena cependant la paix intérieure en France qui, elle, demeura catholique.

Le mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche resta sans enfants pendant 23 ans. De nouveau, menaçait le danger de guerres fratricides si le roi mourrait sans héritier. Louis et Anne sollicitèrent les prières des plus saints personnages de l’époque : sainte Jeanne de Chantal (fondatrice de la Visitation, ordre dans lequel se manifestera le Sacré-Cœur), la bienheureuse Marie de l’Incarnation (connue pour ses visions prophétiques), Marguerite du Saint-Sacrement de Beaune (carmélite connue pour ses apparitions de l’Enfant-Jésus), Monsieur Olier, curé de Saint-Sulpice (célèbre pour sa spiritualité) et à une foule d’autres. Louis XIII y ajouta la consécration de la France et de sa personne à Notre Dame de l’Assomption le 10 février 1638. La France tout entière s’associa avec enthousiasme à cette consécration. Louis Dieudonné naquit la même année ; c’est à lui que le Sacré-Cœur demandera de lui consacrer son royaume et de mettre son emblème sur le drapeau de la France.

Avec Louis XIV s’ouvre une époque où la France fait l’envie et l’admiration de toute l’Europe. Cependant, à présent que la paix intérieure dans le pays est assurée, deux poisons affaiblissent l’église catholique en France, le gallicanisme et le jansénisme, tous deux les bâtards du protestantisme et les conséquences des guerres de religion.

En effet, affaiblie par le mauvais exemple de bon nombre de papes de la Renaissance et par les rejets protestants de la prépondérance papale, les évêques français, dont Bossuet, contestent la suprématie de l’évêque de Rome révélant ainsi une faille dans l’unité de l’Eglise.

Le jansénisme, qui présente Dieu comme un juge terrible qu’il faut craindre de courroucer, éloigne les fidèles de la pratique des sacrements, tant et si bien qu’on ne communie plus que très rarement se privant ainsi de la source même de la grâce.

C’est le même spectacle dans les rangs du clergé. Tout est médiocre, sans enthousiasme, sans vives flammes. Pour bon nombre de prêtres, le sacerdoce n’est plus qu’un moyen de faire carrière (Jésus s’en plaindra à Marguerite-Marie). Les missions s’éteignent. C’est partout une diminution sensible de chaleur et de vie. L’Eglise de France laisse assez voir qu’elle a une blessure au cœur.

Tandis que les âmes pieuses se refroidissent dans l’Eglise, au dehors commence à souffler le vent de l’irréligion et de l’impiété. Et pendant ce temps, la France continue de semer l’impiété dans le monde. Elle se sert de sa belle langue pour propager les brutalités du matérialisme et de l’athéisme.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Claude de la Colombière, apôtre du Sacré-Cœur de Jésus

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Saint Claude de La Colombière

Méditons

Claude de la Colombière, que Marguerite-Marie appelait son « parfait ami, » lui est envoyé par Jésus pour assurer sa direction spirituelle, l’aider à diffuser ses messages et ses demandes. Lorsqu’elle le voit pour la première fois, elle entend Jésus lui dire : «Voilà celui que je t’envoie.»

Claude de La Colombière est né le 2 février 1641 dans une famille aisée et profondément religieuse. Après des études brillantes, il entre chez les Jésuites et devient professeur au collège d’Avignon.

L’estime qu’on lui porte est telle qu’il est choisi pour représenter le collège et prononcer le panégyrique de saint François de Sales à l’occasion des célébrations organisées en Avignon pour sa canonisation. Il est ensuite envoyé à Paris pour les études de théologie et devient précepteur des fils de Colbert, le célèbre ministre de Louis XIV.

Le 6 avril 1669, il est ordonné prêtre. En 1675, il est envoyé à Paray-le-Monial en qualité de recteur du collège de la Compagnie de Jésus.

Il est sollicité par les supérieures du monastère de la Visitation en tant que confesseur. A cette époque, Marguerite-Marie, en raison de sa vie mystique, est suspectée à l’intérieur de sa communauté : ses supérieures sont perplexes et craignent qu’elle ne soit l’objet d’illusions diaboliques ou gonflée d’orgueil.

Dès qu’il se trouve en présence de la communauté, Claude de La Colombière, par une inspiration, la remarque et demande à la rencontrer : il authentifie l’origine divine des manifestations mystiques dont elle lui parle, la rassure, elle ainsi que ses supérieures.

C’est alors qu’on lieu les grandes manifestations du Sacré-Cœur (nous y reviendrons). Dès le 21 juin, avec Marguerite-Marie et Claude de La Colombière se consacrent au Sacré-Cœur.

Il ne reste cependant pas longtemps à Paray-le-Monial. En effet, au mois d’octobre 1676, il est envoyé en Angleterre d’où il poursuit, de manière épistolaire, la direction spirituelle de Marguerite-Marie tout en œuvrant à la diffusion discrète mais efficace de la dévotion au Sacré-Cœur auprès de la population catholique de Londres.

Tombé malade (il crache du sang) et emprisonné pour trois semaines lors de ce qu’on appelle la « terreur papiste », (où conspirations et calomnies entraînent, rien que dans les rangs des Jésuites, vingt-trois prêtres au supplice et cent quarante-sept autres à la mort en prison), il quitte Londres le 28 décembre 1678 dans un état de faiblesse extrême.

A Lyon, il est nommé père spirituel des jeunes étudiants de la Compagnie de Jésus. C’est à ce moment qu’il a comme disciple le père Joseph de Gallifet, dont il va faire un ardent apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur.

Au cours de l’été 1680, il écrit à Marguerite-Marie : «remerciez Dieu, s’il vous plaît, de l’état où il m’a mis. La maladie était pour moi absolument nécessaire ; sans cela je ne sais pas ce que je serais devenu ; je suis persuadé que c’est une des plus grandes miséricordes que Dieu ait exercées sur moi.»

A l’automne 1680, puis au printemps 1681, de nouvelles rechutes l’obligent à ralentir ses travaux et, sur les conseils des médecins, le père provincial l’envoie au mois d’août en résidence à Paray. Au terme de souffrances renouvelées et d’une agonie d’une semaine, il y meurt le 15 février 1682.

La publication posthume de ses sermons et de ses notes spirituelles, dans lesquelles il a noté la «grande révélation» de 1675, entrainent la fin des suspicions que Marguerite-Marie subit encore dans sa communauté.

Claude de La Colombière est béatifié le 16 juin 1929 et canonisé le 31 mai 1992.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.A

La Visitation, un ordre dédié, dès l’origine, au culte du Sacré-Cœur de Jésus

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Sainte Jeanne-Françoise de Chantal et saint François de Sales, fondateurs de l’ordre de la Visitation auquel le Sacré-Cœur confiera son message

Méditons

« Je ne sais pas, disait saint François de Sales, pourquoi on m’appelle fondateur car je n’ai pas fait ce que je voulais et j’ai fait ce que je ne voulais pas. »

En effet, la Visitation, telle qu’elle est sortie en 1615 des mains de saint François de Sales est bien différente de ce qu’il avait d’abord rêvé. A chacun de ses pas dans l’organisation de son œuvre, un obstacle imprévu, invincible, l’avait obligé à modifier ses plans et conduit tout doucement à faire de ses filles le contraire de ce qu’il voulait en faire. Il voulait en faire des « Marthe » et il en fit des « Marie. » Il voulait les jeter dans la vie active et il les jeta dans la contemplation. Il voulait les envoyer dans les villes et les villages à la recherche de ceux qui souffrent et il les cacha à tous les regards derrière des grilles impénétrables.

Mais pour autant, saint François de Sales ne soupçonnait pas ce qu’elle deviendrait un jour et qu’il l’organisait dans ce sens. Le 10 juin 1611, il écrit à  Jeanne-Françoise de Chantal, co-fondatrice de la Visitation : « Bonjour, ma très-chère mère. Dieu m’a donné cette nuit la pensée que notre maison de la Visitation est par sa grâce assez noble et assez considérable pour avoir ses armes, son blason, sa devise et son cri d’armes. J’ai donc pensé, ma chère mère, si vous en êtes d’accord, qu’il nous faut prendre pour armes un unique cœur percé de deux flèches, enfermé dans une couronne d’épines ; ce pauvre cœur servant dans l’enclavure à une croix qui le surmontera, et sera gravé des sacrés noms de Jésus et de Marie. Ma fille, je vous dirai, à notre première entrevue, mille petites pensées qui me sont venues à ce sujet ; car vraiment notre petite congrégation est un ouvrage du Cœur de Jésus et de Marie. Le Sauveur mourant nous a enfantés par l’ouverture de son Sacré Cœur. »

Un siècle avant qu’il ne déclare à Marguerite-Marie Alacoque, qu’il veut faire des filles de la Visitation les « dépositaires de son Cœur », Jésus formait le cœur de François de Sales sur le modèle du sien, et le rendait le plus humble et le plus doux de tous les cœurs.

Filles du Sacré Cœur de Jésus : voilà le nom que saint François de Sales donne à ses religieuses soixante ans avant la révélation faite à Marguerite-Marie. Il les établit pour être «les adoratrices du sacré Cœur», «les servantes du sacré Cœur», «les imitatrices du sacré Cœur» ! Le Cœur de Jésus sera «leur séjour», «la racine de l’arbre dont elles seront les branches», «le fondement de leurs espérances et la raison de leur être.» Elles devront «prendre à Jésus son Cœur», et «ouvrir leurs poitrines pour l’y loger» comme dans un sanctuaire.

Saint François de Sales a l’intuition de grandes choses pour l’ordre de la Visitation : «Croyez- moi, ma chère mère, écrit-il à Jeanne de Chantal, Dieu veut je ne sais quoi de grand de nous.» Et à la mère Favre : «Sa main toute-puissante fera pour ce petit institut plus que les hommes ne peuvent penser.» Et pendant qu’il contemple ces choses, et qu’il voit sa petite Visitation, «sortant du côté percé de Jésus-Christ» et appelée à l’honneur d’être «le sanctuaire de son Cœur adorable» ; comme un grand architecte qui fait concourir au but qui lui a été fixé les lignes générales et les moindres détails, il organise tout son institut en vue de cette merveilleuse mission.

La Visitation va donc devenir un ordre contemplatif ! soit ! Mais alors «c’est dans le Cœur de Jésus que se devra faire cette continuelle contemplation.» Toutes les règles procèdent de la même pensée et conduisent au même but. «Je vous assure, mes filles bien-aimées, que vous ravirez le Cœur de Jésus, si vous êtes fidèles à toutes les pratiques de vos règles.»

«0 Dieu ! dit-il ailleurs, qu’il faut que nos pauvres cœurs ne vivent plus que sous l’obéissance du Cœur de Jésus ! Et puisque ce Cœur sacré n’a point de loi plus affectionnée que la douceur, l’humilité et la charité, il faut s’en tenir ferme en ces chères vertus.» Il répète sur tous les tons que toutes les règles se réduisent à deux points : l’humilité et la douceur, et qu’il a choisi exprès ces deux vertus, parce que ce sont celles du Cœur de Jésus.»

 Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque « constituée héritière du Sacré-Cœur de Jésus et de tous ses trésors »

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Portrait de sainte Marguerite-Marie Alacoque

Méditons

La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus doit son extension, en grande partie, aux apparitions dont Jésus a gratifié Marguerite-Marie Alacoque, religieuse visitandine de Paray-le Monial à la fin du  XVIIème siècle.

Marguerite-Marie Alacoque nous rappelle, en bien des aspects de sa sensibilité, les enfants de Fatima. En effet, dès sa plus tendre enfance, elle montre une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement préférant le silence et la prière aux jeux de son âge. A cinq ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille est religieuse, sans en souffler mot à quiconque, elle fait le don d’elle-même à Dieu à la messe par les mots : «Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté.»

A l’âge de neuf ans, après sa première communion, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans. Ayant fait le vœu à la Vierge Marie de se faire religieuse, elle est guérie sur-le-champ. En reconnaissance, le jour de sa confirmation, elle ajoute le prénom « Marie » à celui de son baptême, Marguerite.

Devenue orpheline de père, elle est recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentent, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière et c’est alors qu’elle a ses premières visions de Jésus qui lui apparait cloué sur la croix ou en Ecce homo.

Quand elle a dix-sept ans sa mère veut la marier et pour cela l’introduit dans le monde. Elle participe alors à des divertissements mondains. Une nuit, alors qu’elle revient d’un bal, elle a une vision de Jésus pendant la flagellation qui lui reproche son infidélité après qu’il lui a donné tant de preuves d’amour. Pendant le reste de sa vie, Marguerite-Marie pleura deux « fautes » qu’elle avait commises en ce temps-là : avoir porté quelques ornements et mis un masque au carnaval pour faire plaisir à ses frères.

Décidée à accomplir alors la promesse faite à la Vierge Marie, elle visite plusieurs couvents pour y être admise. C’est en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, qu’elle entend une voix intérieure qui lui dit : «C’est ici que je te veux.»

Peu après son entrée au monastère, elle est gratifiée de plusieurs apparitions du Christ. La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675. Jésus lui montre son cœur en disant «Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour.»

Une autre fois, il lui dit «Mon Cœur est si passionné d’amour et pour toi en particulier que, ne pouvant contenir les flammes de son amour, il faut qu’il les répande par tout moyen.» Dès lors, Marguerite-Marie est investie par Jésus de la mission d’œuvrer à la propagation de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Le 17 juin 1689, Jésus demande au roi Louis XIV par son intermédiaire la «consécration de la France à son Sacré-Cœur et sa représentation sur les étendards du royaume.»

Ces manifestations valurent à Marguerite-Marie d’être mal considérée par le reste des membres de la communauté qui la traitaient de visionnaire. Cependant, son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui lui avaient montré la plus forte opposition.

Marguerite-Marie établit la pratique de l’Heure Sainte qui, pour elle, consiste à prier, étendue par terre, le visage contre le sol depuis onze heures du soir jusqu’à minuit, le premier jeudi de chaque mois afin de partager la tristesse mortelle qu’avait endurée Jésus quand il fut abandonné à son agonie par ses apôtres, puis à recevoir le lendemain la communion.

Jésus lui confie aussi son désir que soit instituée une fête en l’honneur de son Cœur le vendredi qui suit l’octave de la Fête-Dieu.

Au cours de sa dernière maladie, elle refuse tout soulagement, ne cessant de répéter : «ce que j’ai dans le Ciel et ce que je désire sur la terre, c’est toi seul, ô mon Dieu» et elle meurt le 17 octobre 1690 en prononçant le nom de Jésus.

Marguerite-Marie est béatifiée le 18 septembre 1864 et canonisée par Benoit XV le 13 mai 1920. Son corps, demeuré intact, repose dans la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial.

«Je te constitue héritière de mon Cœur et de tous ses trésors, lui avait dit Jésus, pour le temps et pour l’éternité te permettant d’en user selon tes désirs ; je te promets que tu ne manqueras de secours que quand mon Cœur manquera de puissance.»

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Jésus, une dévotion réparatrice

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Rome, église du Gesù : le Sacré-Cœur de Jésus, Pompeo Girolamo Batoni (1709-1787)

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Le Sacré-Cœur de Jésus est l’expression la plus accomplie de l’amour de Dieu, les épines qui l’entourent, la plaie qui le blesse, les symboles de nos refus de l’accueillir.

Si l’amour de Jésus à notre égard est immense, inconditionnel, indéfectible, il est aussi infiniment sensible. Plus on aime quelqu’un, plus on est sensible aux marques de son amour. Jésus, celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, nous aime infiniment. Pour cette raison, il est aussi infiniment sensible à toutes nos marques d’amour comme à toutes nos indélicatesses, nos indifférences, nos péchés, nos refus de l’aimer.

C’est par amour que Jésus est venu en ce monde, c’est par amour qu’il a souffert, c’est par amour qu’il a envoyé l’Esprit-Saint (qui est le fruit de l’amour mutuel du Père et du Fils), c’est par amour qu’il nous a délivrés de la mort éternelle pour nous combler de sa vie divine : il nous a créés, il nous a rachetés, il nous a sanctifiés par le don gratuit de toute sa personne, de toute sa vie. Pour toutes ces raisons, nous appartenons à Jésus, qui a conquis au prix de sa passion, le droit à notre amour préférentiel.

Parce que Jésus nous a tant aimés et a tant souffert pour l’amour de nous, c’est faire preuve d’une insoutenable ingratitude, que de ne pas l’aimer en retour. Aussi, parce que son amour est si grand, parce qu’il est tellement blessé par nos offenses, parce qu’elles sont si nombreuses et si imméritées, Jésus demande qu’on le console, qu’on l’aime d’un surcroit d’amour, qu’on répare autant que faire se peut les indifférences, voire le désamour de ceux qui lui tournent le dos.

La dévotion au Sacré-Cœur n’a rien d’une « dévotionette », un passe-temps pour les âmes romantiques et un peu « fleur bleue. » Au contraire, elle est exigeante car elle demande de se livrer à l’amour de Jésus, qui est un « feu dévorant » (comme il le dit lui-même à sainte Marguerite-Marie) et de réparer les outrages faits à un Dieu, qui souffre de ne pas être aimé.

La dévotion au Sacré-Cœur, son message à Marguerite-Marie, ne se résume pas à communier neuf premiers vendredis de suite pour obtenir la grâce d’un bonne mort. Comme il l’a dit lui-même, c’est dans l’excès de sa miséricorde qu’il fait cette promesse, mais le message essentiel, c’est la demande de réparation. Aussi, pour accomplir cette dévotion comme Jésus la demande, il faut communier dans un authentique esprit de réparation ; c’est même là, le point essentiel. Sainte Marguerite-Marie, la confidente de Jésus à Paray-le-Monial, a vécu dans une immolation totale toute sa vie, en esprit de réparation pour les offenses faites au Sacré-Cœur notamment par les consacrés.

A Fatima, l’ange du Portugal, qui apparait aux enfants, leur demande avec une extrême gravité de réparer les outrages faits aux Cœurs de Jésus et de Marie. Les sacrifices offerts par les trois pastoureaux, nous montrent, que la réparation demandée et attendue par le Ciel, n’est pas un passe-temps pour les mauviettes mais qu’elle est, au contraire, très exigeante. L’ange précisera même : « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications » pour leur signifier, que cette réparation est attendue et de première importance.

Jésus nous a sauvés en s’offrant en rançon pour nos péchés. Et même s’il est Dieu, chacun d’entre nous lui a couté très cher. « Ce n’est pas rire que je t’ai aimé » dit-il à ce sujet à sainte Angèle de Foligno. Le Sacré-Cœur, c’est l’image de l’amour de Jésus, qui nous appelle à l’accueillir pour le communiquer et surtout, à l’aimer jusqu’au bout du possible pour suppléer pour ceux qui ne l’aiment pas. « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent, qui n’espèrent et qui ne vous aiment pas. » C’est la prière, que l’ange du Portugal enseigna aux trois pastoureaux. Elle synthétise admirablement bien l’esprit de la dévotion au Sacré-Cœur. Les enfants la répétaient, face contre terre, pendant des heures entières.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Jésus

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Feuerstein, le Sacré-Cœur de Jésus

Méditons

Pour les chrétiens, Dieu a un visage, celui du fils de Marie. Il a un nom, celui de Jésus. Il a un attribut, l’amour qui trouve son expression la plus achevée dans son Cœur sacré.

Le Sacré-Cœur est le symbole de l’amour de Dieu. C’est du Cœur de Jésus, Dieu fait homme en Marie, que se répand l’amour insondable de Dieu sur tous les hommes. Il n’est pas de symbole plus simple mais aussi plus approprié que le Cœur de Jésus pour illustrer les mots de saint Jean : « Dieu est amour. »

Dieu ne fait pas que nous aimer, il est l’amour. Il n’est pas en mesure de nourrir à notre égard d’autres sentiments que celui de l’amour et parce qu’il est Dieu, c’est-à-dire infini, son amour est infini, parce qu’il est parfait, son amour pour nous est parfait.

Lorsque nous représentons le Sacré-Cœur, nous l’entourons d’épines, le surmontons d’une croix, montrons sa plaie ouverte et en faisons jaillir des flammes. Ces quatre attributs sont pour nous faire comprendre toute l’intensité de l’amour de Jésus. En effet, les flammes nous montrent que le Cœur de Jésus est une « fournaise ardente de charité » (litanies), que ce brasier est tellement ardent, que son Cœur ne peut le contenir, qu’il brûle à la manière du buisson ardent, c’est-à-dire sans se consumer, et cherche à se communiquer à tous les hommes. Ce feu d’amour est tellement ardent qu’il suffit à embraser la terre entière et si nécessaire l’univers entier. « C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre, a dit Jésus, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12, 49)

La croix rappelle que l’amour de Jésus atteint son point culminant dans sa passion, quand il s’offre lui-même au Père pour sa gloire, pour notre salut et au prix d’un immense sacrifice.

Les épines symbolisent les péchés qui blessent Jésus dans son amour pour les hommes. Malgré la douleur que lui infligent les épines, les péchés des hommes, ce Cœur ne cesse de communiquer son amour à ceux-là même qui le malmènent.

La plaie du côté, est la blessure suprême du Vendredi-saint ouverte par Longin sur le Calvaire et de laquelle se sont échappés du sang et de l’eau, les symboles du baptême et de l’eucharistie. L’amour de Jésus se communique avant tout au moyen des sacrements, signes de son amour infini pour chaque être humain.

La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, c’est la dévotion à l’amour de Dieu. Dieu s’est fait homme en Marie par amour pour nous et le Cœur de Jésus est le symbole de toute sa dilection.

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1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le laisser nous conduire à sa gloire

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Fra Angelico, le couronnement de la Vierge

Méditons

Toute la vie de Marie est un déploiement de ce que Jésus a enseigné et lui-même pratiqué. Et il n’y a rien dans les évangiles qui ne trouve son illustration dans la vie de Marie.

Les évangiles nous rapportent peu de choses de Marie. Mais ils en disent suffisamment pour que nous trouvions dans son seul exemple tout ce qu’il nous faut savoir pour apprendre à traduire dans nos vies l’enseignement de Jésus. En effet, elle est silencieuse parce qu’elle laisse à Jésus, qui est la Vérité incarnée, le soin de la révéler. Par contre, elle œuvre à sa propre perfection afin de soutenir Jésus dans son apostolat par son exemple. Ainsi, chaque fois qu’elle parle, elle ne se concentre pas sur elle mais se situe par rapport à Jésus : elle est « l’humble servante du Seigneur » dit-elle à l’ange Gabriel ; aux disciples aux noces de Cana, elle dit : « faites tout ce que Jésus vous dira. »

Marie nous enseigne à évangéliser davantage par l’exemple que par la parole et l’action tapageuse. Si la parole n’est pas à négliger, si les actions d’envergure peuvent avoir leur justification,  elles ne doivent pas prendre le pas sur la nécessité absolue de vivre ce que l’on croie : c’est l’authenticité du témoignage de nos vies qui confère la fécondité évangélique à nos paroles et à nos actions.

Pour savoir ce qu’est vraiment un chrétien, point n’est besoin de faire de longs développements, il suffit de pointer l’exemple de Marie. Elle n’a quasiment rien dit et pourtant, personne plus qu’elle a accrédité et crédibilisé l’évangile de Jésus. Marie est la reine des apôtres, non parce qu’elle a parcouru le monde pour porter l’évangile mais par l’exemple communicatif de sa vie de foi.  

Marie nous apprend qu’aux yeux de Dieu, rien n’est petit et que la grandeur de toute chose réside dans la quantité d’amour qu’elle contient. Marie a fait davantage pour la gloire de Dieu, le salut des âmes, la propagation de l’évangile dans la monotonie de son quotidien, par la réalisation de toutes petites choses répétitives que tous les plus grands saints, tous les plus grands esprits réunis. Combien de très grands personnages, parmi les plus héroïques, ont été oubliés par l’histoire alors que Marie, une humble femme au foyer, sera dite « bienheureuse par toutes les générations jusqu’à la fin du monde » (Magnificat) !

Marie n’a fait que de petites choses tenues pour rien par le monde mais exaltées par Dieu. Elle les a faites avec un tel sens du service de Dieu et du prochain qu’il l’a élevée jusqu’au plus haut des cieux, l’a installée à sa droite pour en contempler de près toute la perfection et s’en réjouir pendant toute l’éternité. Elle est le grain de blé tombé en terre qui a produit beaucoup de fruit. Elle est le grain de sénevé, la plus petite de toutes les graines, qui est devenu un arbre majestueux. Elle est l’invitée de la noce qui, d’emblée, a pris la dernière place et que le maitre du repas, devant tous ses invités, a appelée de la dernière place pour prendre la première, celle à sa droite.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, entrer dans la gloire par la petite porte.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se soucier davantage du regard de Dieu que de celui du monde.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, le révéler par la sainteté de notre vie.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, vivre en enfant de lumière

Contemplons

Murillo, L’avènement de l’Esprit-Saint

Méditons

Les évangiles ne nous disent plus rien de Marie après le crucifiement de Jésus. Les Actes des Apôtres, quant à eux, nous la signalent au cénacle à persévérer dans la prière avec les Douze en attendant l’avènement de l’Esprit-Saint. C’est très peu de choses et pourtant cela suffit à brosser d’elle les traits marquants de sa vie après l’Ascension de Jésus.

D’abord Marie a continué à être ce qu’elle a toujours été, l’humble servante du Seigneur. Si elle a été fidèle à Jésus jusque sous la croix du Vendredi-Saint, elle a continué à l’être jusqu’à son dernier souffle. Elle a servi le Seigneur en Jésus son fils ; à présent, elle le sert en ses apôtres, ceux qu’il s’est choisis pour poursuivre son œuvre. Même si Marie a dû jouir d’un respect et d’une considération sans pareilles au sein du groupe des apôtres et des croyants de plus en plus nombreux, elle a continué à servir humblement son Seigneur à qui elle a donné son cœur sans retour. N’imaginons pas Marie tenir des discours savants aux apôtres mais voyons-la les conseiller, sans leur faire la leçon, quand ils en ont besoin, chaque fois qu’ils recourent à elle. Voyons-la leur rappeler alors les paroles, les gestes de Jésus. Voyons-la soumise aux décisions des apôtres qui engagent l’Eglise naissante. Voyons-la laver leurs vêtements, leur préparer à manger. Voyons-la nourrir les pauvres, les veuves, les orphelins et surtout voyons-la prier avec ferveur. Voyons-la recevoir la communion des mains des apôtres et laissons-nous édifier par son exemple chaque fois qu’elle reçoit son Jésus réellement présent dans l’hostie consacrée.

Ensuite, Marie s’est unie à l’Eglise naissante. L’Eglise, c’est la continuation de Jésus. Comment Marie pourrait-elle se trouver ailleurs que là où se trouve Jésus ! Et Jésus se trouve là où est l’Eglise qui vit de l’Eucharistie, c’est-à-dire de sa présence réelle sous les espèces du pain et du vin consacrés. Marie est présente afin de soutenir la prière des apôtres pour la venue de l’Esprit-Saint. Elle s’unit à eux d’un seul cœur malgré que chacun d’eux, excepté Jean, a renié et abandonné Jésus quand il avait le plus besoin d’eux. Elle aime chaque apôtre parce que Jésus l’aime, parce que Jésus lui a pardonné, parce que Jésus l’a choisi, parce que Jésus l’a établi, parce que chacun d’eux va poursuivre l’œuvre de son Jésus. Elle est là où est l’Eglise, parce que Jésus s’est livré pour elle, parce qu’il l’a aimée plus que lui-même parce que Jésus l’a établie la mère de l’Eglise. Marie aime l’Eglise de Jésus malgré ses imperfections et parce qu’elle aime Jésus qui aime l’Eglise et s’est livré pour elle, elle pallie, par sa propre perfection, les imperfections de ses membres.

Enfin, Marie est telle que les évangiles la décrivent : silencieuse, effacée, édifiante par son exemple plus que par ses paroles. En effet, plus que personne, mieux qui quiconque, elle a témoigné de l’évangile par toute sa vie. Elle illustre ce qu’est être chrétien, ce qu’est vivre en enfant de lumière. Si nous voulons savoir ce qu’il faut faire pour être chrétien, il nous faut écouter Jésus ; si nous voulons voir un chrétien, il nous faut regarder Marie. Par sa vie, elle traduit tout ce que Jésus a dit et enseigné. Si nous voulons être comme Jésus, il nous faut être comme Marie.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, aimer l’Eglise malgré ses imperfections.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, travailler à notre perfection.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, soutenir l’Eglise dans ses représentants.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, attendre son retour dans la foi

Contemplons

Guercino, Jésus apparait à sa mère au matin de pâques

Méditons

Tout au long de sa vie, Marie n’a cessé d’attendre Jésus, de désirer le voir, le revoir, s’unir à lui. Et tout au long de sa vie, il lui a fallu renoncer aux mouvements naturels de l’affection humaine pour pouvoir être comblée totalement une fois au ciel, le jour de l’Assomption.

Dès son plus jeune âge, elle a attendu que se manifeste le Messie qu’elle voulait servir et auquel elle voulait se consacrer.

Pendant neuf mois, elle a attendu de pouvoir le porter dans ses bras, le caresser, l’aimer.

Pendant trente ans, elle a attendu sa manifestation au monde.

A son départ pour sa vie publique, elle a attendu de le revoir, tremblant de le voir mal accueilli par ses pairs.

Pendant trente-trois ans, elle a attendu et vécu dans l’angoisse de la passion.

Le Samedi-Saint, elle a attendu dans la foi mais aussi dans la douleur, son retour des enfers, sa résurrection annoncée.

A compter de l’Ascension, elle a attendu le moment où il viendrait la prendre définitivement avec lui dans son Royaume et à compter duquel elle ne serait plus jamais séparée de lui, privée de sa présence.

A chacune de ses communions, elle a vécu du désir de s’unir à lui plus profondément et a attendu le moment où son union à lui serait définitive.

Pour Marie, toute la vie a été une attente, un désir de Jésus. Et, toute sa vie, il lui a fallu renoncer à la satisfaction de ce désir car Jésus n’était pas avant tout son fils mais le rédempteur du monde.

De Marie, nous apprenons à attendre Jésus, que ce soit lors de nos communions sacramentelles, de notre rencontre personnelle avec lui au moment du jugement particulier ou de son retour dans la gloire à la fin du monde. De Marie, nous apprenons à vivre du désir de ces rencontres et à nous y préparer d’un cœur ardent.

Dans ce but, Marie nous apprend à veiller et à prier comme Jésus nous l’a demandé le soir du Jeudi-Saint. Observons-la veiller et prier du soir du Vendredi-Saint au matin de pâques, attendant la résurrection de Jésus. Le soir du Vendredi-Saint, elle a accompagné Joseph d’Arimathie et Nicodème ainsi que Jean et les saintes femmes qui ont déposé le cadavre de Jésus dans le sépulcre. Là, elle a veillé, prié, s’est remémoré une à une les paroles de Jésus sur sa résurrection afin de pas vaciller dans la foi. Et sa foi a été récompensée : Jésus est ressuscité comme il l’avait annoncé.

Marie a veillé devant un sépulcre contenant le cadavre de Jésus en attendant la résurrection. Nous, nous avons le bonheur de pouvoir veiller devant des tabernacles où il est vivant et vrai dans la gloire de sa résurrection. Rosaire en main, Marie nous prépare à recevoir Jésus au moment où il vient et à être prêts à le recevoir. Ne lui enlevons pas la joie de nous aider à revêtir la robe des noces afin d’être conviés par Jésus au banquet des noces éternelles.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, veiller et prier en attendant son retour.

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, creuser en nous le désir de son retour. 

« Être Marie pour Jésus » c’est, comme elle, se tenir prêt pour son retour.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen.

(Prière des Servantes de l’Eucharistie. Lors de la troisième apparition à Akita, au Japon, le 6 juillet 1973, Marie demanda que les religieuses, Servantes de l’Eucharistie récitent cette prière avec assiduité en faisant attention à chaque mot et en ajoutant dorénavant le mot « réellement ». Les apparitions d’Akita ont été reconnues par monseigneur Itô à Pâques 1984).

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.