LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : LUDBREG (Croatie)

En 1411, à Ludberg, dans la chapelle du château des comtes Batthyany, un prêtre célébra la Messe. Pendant la consécration du vin, le prêtre douta de la vérité de la transsubstantiation et le vin dans le calice se transforma en sang. Le prêtre ne sachant que faire décida de murer cette relique derrière le maître-autel. L’ouvrier qui exécuta le travail fut obligé de garder le silence. Le prêtre aussi respecta le secret qu’il révéla seulement en mourant. Après la confession du Père, la nouvelle se répandit rapidement et les gens commencèrent à venir en pèlerinage à Ludbreg. Par la suite le Saint Siège fit amener à Rome la relique du Miracle où elle resta pendant plusieurs années.

Les habitants de Ludbreg et de ses alentours continuèrent à faire des pèlerinages dans la chapelle du château. Au début de l’an 1500, pendant le pontificat du Pape Jules II, on convoqua à Ludbreg une commission d’enquête concernant les évènements liés au miracle eucharistique. De nombreuses personnes témoignèrent de guérisons pendant la prière en présence de la Relique.

Le 14 avril 1513, le pape Léon X publia une Bulle par laquelle il consentait à ce que la sainte relique fut vénérée, l’ayant souvent portée lui-même en procession dans les rues de Rome. La relique fut rendue à la Croatie.

Au XVIIIème siècle, la Croatie du Nord fut ravagée par la peste. Le peuple s’adressa à Dieu. Le Parlement croate fit le vœu d’élever une chapelle à Ludbreg en l’honneur du Miracle, si la peste cesse. La peste fut contenue mais le vœu promis ne fut accompli qu’en 1994 avec la restauration de la démocratie en Croatie.

En 2005, dans la chapelle votive, le peintre Marijan Jakubin a peint une grande fresque de la Cène où paraissent les Saints et les Bienheureux Croates. À la place de Saint Jean Apôtre on voit le Bienheureux Ivan Merz qui pendant le Synode des Évêques sur l’Eucharistie qui a eu lieu à Rome en 2005, a été classé parmi les 18 Saints eucharistiques les plus importants de l’histoire de l’Église. Dans la peinture le Christ a dans ses mains l’ostensoir qui contient la relique du Miracle Eucharistique.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur très chaste de Joseph, le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints Rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : BOIS SEIGNEUR ISAAC (Belgique)

A partir du mardi précédant la Pentecôte de l’an 1405, le seigneur du lieu, Jean de Huldenberg, eut l’apparition de Jésus couvert de plaies, pendant trois nuits de suite. A la troisième apparition Il lui parla : « Va à la Chapelle d’Isaac ; tu me trouveras là-bas. » Au même moment, le curé, Pierre Ost, lui aussi, entendit une voix qui lui ordonnait d’aller dire la Messe de la Sainte Croix dans la chapelle d’Isaac.

Le lendemain, il réunit tous les fidèles pour assister à la Messe dans la chapelle d’Isaac. Parmi eux se trouvait aussi Jean de Huldenberg. Le prêtre commença à célébrer la Messe. Quand il ouvrit le corporal, il vit qu’en son milieu était resté un morceau de la grande Hostie consacrée pendant la Messe du mardi précédent. Il voulut l’avaler, mais elle ne se détachait pas du corporal et commençait à saigner. Le prêtre pâlit et Jean, qui avait tout remarqué, le rassura en disant : « N’ayez pas peur, ce prodige vient de Dieu .» Il lui raconta alors ses visions.

Pendant quatre jours, jusqu’au mardi de Pentecôte, le sang continua de couler, arrivant à une épaisseur d’un doigt, sur trois de largeur. Puis, ayant taché presque tout le Corporal, il se coagula et sécha.

Beaucoup de gens virent et attestèrent le Miracle. L’Évêque de Cambrai, Pierre d’Ailly, ayant été informé de l’événement, voulut examiner le Corporal taché de Sang qu’il garda chez lui pendant presque deux ans. Toute tentative d’enlever la tache de sang fut vaine. L’Évêque ouvrit alors une enquête où on rassembla les témoignages de tous les grâces obtenues  par le Très Précieux Sang de la Relique.

Le 16 Juin 1410, l’Évêque Pierre d’Ailly accorda 40 jours d’indulgence à ceux qui visiteront la Chapelle de Bois Seigneur Isaac. Le 3 mai 1413, il déclara que le Corporal pouvait être vénéré comme Sainte Relique et organisa une procession solennelle en l’honneur du miracle avec l’exposition publique du Saint Sacrement. Depuis lors, chaque année, le dimanche qui suit la Nativité de Marie, les habitants de Bois Seigneur Isaac se réunissent en prière pour fêter la mémoire du miracle Eucharistique.

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur très chaste de Joseph, le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

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et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : MONCADA (Espagne)

L’élection du Pape Urbain VI (18 avril 1378) fut durement contestée par les cardinaux français dans l’espoir de transférer à nouveau le siège papal à Avignon. Après de nombreuses péripéties, le 20 septembre 1378, ils élirent l’antipape Clément VII. Les cardinaux schismatiques tentèrent aussitôt de s’emparer de Rome par les armes, mais sans succès et se retirèrent à Avignon où Clément VII continua à agir comme s’il était le Pape légitime.

Pendant cette période de grande incertitude, un prêtre de Moncada, Mosén Jaime Carros, vivait un tourment : son ordination sacerdotale était-elle valide ou non, vu qu’il avait été consacré par un évêque nommé par l’antipape Clément VII. Chaque fois qu’il disait la Messe, il était assailli par la terreur de tromper les fidèles et de distribuer des hosties non consacrées ; il craignait aussi que tous les autres sacrements qu’il administrait ne fussent pas valables.

Le prêtre priait le Seigneur de lui donner un signe. Il reçut sa réponse le jour de Noël 1392. En effet, ce jour-là la noble dame, Angela Alpicat, participait à la Messe avec sa fille de 5 ans appelée Inès (la future sainte Inès de Moncada). La Messe terminée, l’enfant refusa de sortir de l’église, disant à sa mère qu’elle voulait jouer avec cet enfant merveilleux que le curé avait eu dans ses mains pendant la consécration. Le lendemain, 26 décembre, Madame Angela alla de nouveau à la Messe et quand le prêtre éleva l’Hostie, Inès revit l’enfant entre les mains du prêtre. Après la Messe, Madame Angela raconta au prêtre les visions de la petite fille et celui-ci interrogea aussitôt l’enfant. La petite Inès répondit sans difficulté à toutes les questions difficiles, mais le prêtre voulut la mettre encore à l’épreuve en l’invitant à revenir à la Messe le lendemain. Le religieux prit alors deux hosties, mais n’en consacra qu’une seule. Puis il prit l’Hostie consacrée et demanda à la petite ce qu’elle voyait dans ses mains. Elle répondit : « Je vois l’Enfant Jésus ». Puis il éleva l’Hostie non consacrée et lui posa la même question. Inès répondit : « Je vois un petit disque blanc. »

Le prêtre ne pouvait plus parler tellement il était à la joie et toute l’assemblée présente exulta, car la validité du sacerdoce de leur curé avait été démontrée. Malgré le fait que l’Évêque avait été consacré par un antipape, l’ordination était valable car Dieu était resté fidèle à la succession apostolique déterminée par l’imposition des mains.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : BRUXELLES (Belgique)

En automne 1369, un riche commerçant d’Enghien, ennemi de la religion catholique, fit voler des Hosties consacrées. Il se servit pour cela d’un jeune homme de Louvain. Mais, le commerçant fut assassiné mystérieusement quelques jours plus tard. Sa veuve, pensant à une punition du Ciel, se débarrassa tout de suite des Particules qu’elle donna à des amis du mari, eux-aussi ennemis de la religion.

Ceux-ci, le Vendredi Saint de l’année 1370, firent une cérémonie privée, au cours de laquelle ils découpèrent les Hosties avec des couteaux en signe de mépris. De ces Hosties sortit du Sang. Cet événement provoqua un grand désarroi dans l’esprit des profanateurs qui se débarrassèrent à leur tour des Hosties et les vendirent à un riche commerçant catholique.

L’homme raconta toute l’histoire au curé de l’église Notre Dame de la Chapelle à Bruxelles. Le curé prit les Hosties et les profanateurs furent condamnés à mort par le Duc de Brabant. Ensuite les saintes particules furent transférées au cours d’une procession solennelle dans la cathédrale Sainte Gudule.

Le  miracle eucharistique eut un rôle très important dans l’histoire de la ville et fut considéré un symbole national.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : ALBORAYA-ALMÁCERA (Espagne)

En 1348, dans le village d’Alboraya-Almacera, se produisit un miracle eucharistique qui semble nous renvoyer à des épisodes de la vie de saint François où l’on voit que, quand les hommes vivent pleinement dans la grâce de Dieu, toutes les créatures sont en harmonie entre elles.

Tandis qu’un prêtre traversait un cours d’eau à dos de mulet, tout en transportant un ciboire contenant le viatique destiné à certains malades, il fut renversé par une vague de crue.

Le prêtre tomba dans l’eau avec le ciboire d’où sortit son précieux contenu. Les Hosties glissèrent dans l’eau et furent entrainées par le courant vers l’embouchure du fleuve.

Le prêtre, se sauvant de justesse et se libérant de l’eau et de la boue, entendit la voix de quelques pêcheurs qui lui demandaient de venir voir « à l’endroit où les eaux se mêlent à celles de la mer », trois poissons tenant dans la bouche trois petits disques blancs. Les pêcheurs étaient très perplexes car les trois disques ressemblaient à des hosties.

Le prêtre courut aussitôt à l’église pour revenir au rivage avec un autre ciboire. Il fit tout cela avec une telle vitesse qu’il ne pensa même pas à la crédibilité du récit des pêcheurs.

Sa joie fut grande quand il vit que les trois poissons étaient là, presque complètement en dehors de l’eau et soulevaient avec la bouche les hosties intactes comme de petits trophées.

Alors il s’agenouilla et, en tendant le calice, il pria comme jamais il ne l’avait fait. Il vit ainsi les poissons déposer les hosties dans le calice l’une après l’autre, et ensuite replonger dans l’eau et disparaître dans la mer. Seulement alors, le prêtre se vit entouré d’un groupe d’hommes et de femmes qui avaient suivi toute la scène.

Aujourd’hui encore, on peut consulter de nombreux documents qui témoignent du miracle. Il existe aussi une petite église construite sur le lieu du miracle : deux poissons sont sculptés sur la porte et deux peintures reproduisent l’événement.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : AMSTERDAM (Hollande)

Le 12 mars 1345, quelques jours avant Pâques, Ysbrand Dommer, se sentant désormais à la fin de sa vie, appela le Curé de l’église de Oude Kerk pour recevoir le Saint Viatique. Peu après avoir communié, il vomit dans une cuvette et le contenu fut jeté dans le feu de cheminée. Le lendemain Ysbrand se sentait beaucoup mieux. Une des domestiques qui s’occupaient de lui alla attiser le feu et remarqua une drôle de lumière avec une Hostie au milieu. La femme commença à crier et tout le voisinage accourut et cria au miracle.

Ysbrand récupéra l’Hostie, l’enveloppa dans un linge qu’il déposa dans un étui qui fut aussitôt porté au Curé. Le Miracle continua : trois fois de suite, le prêtre dut retourner chez le malade pour récupérer l’Hostie qui miraculeusement revenait toujours chez Ysbrand. On décida alors de transformer la maison de Ysbrand Dommer en une chapelle.

Le jour de Pâques tous les témoins du Prodige avec le maire de Amstel, rédigèrent un compte-rendu détaillé des évènements et le remirent à l’Évêque de Utrecht, Jan Van Arkel, qui autorisa le culte du miracle.

En 1452 la chapelle fut détruite par un incendie, mais l’ostensoir contenant la Sainte Hostie resta intacte.

En 1665 le conseil de la ville autorisa le Père Jan Van der Mey à transformer en chapelle une des maisons de l’ancien couvent des Beghines. On y transféra le précieux ostensoir qui fut malheureusement volé peu de temps après.  Le Très Saint Sacrement y est exposé en permanence en souvenir du miracle. Les seuls objets du miracle qui nous sont parvenus sont l’étui qui contenait l’Hostie, les documents qui décrivent le miracle et quelques peintures qu’il est possible d’admirer au musée historique d’Amsterdam. Chaque année, la nuit qui précède le dimanche des Rameaux, a lieu une procession silencieuse (Stille Omgang) en l’honneur du miracle eucharistique.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : WALLDÜRN (Allemagne)

Pendant qu’il célébrait la Sainte Messe, le prêtre Heinrich Otto renversa par mégarde le calice avec le vin consacré qui se transforma en Sang. Il se forma de suite sur le Corporal une image du Christ crucifié, de couleur rouge, entourée de 11 têtes du Christ couronné d’épines.

Le prêtre n’eut pas le courage de révéler le Miracle et cacha le corporal sous l’autel pendant de nombreuses années. Ce ne fut que sur le point de mourir, qu’il rapporta le miracle au prêtre auquel il se confessait.

De là, le corporal du miracle fut très vénérée et on lui attribua beaucoup de guérisons et de conversions miraculeuses.

Le Pape Eugène IV confirma le miracle en 1445 et accorda quelques indulgences. Le miracle devint célèbre dans toute l’Europe et fut représenté par de nombreux artistes.

La Basilique actuelle fut construite entre 1698 et 1718 par Franz Lothar von Schönborn, Archevêque de Mayence. En 1962 le Pape Jean XXIII lui conféra le titre de basilique mineure. Depuis 1938, elle est desservie par les moines augustiniens.

Le corporal taché de sang est conservé aujourd’hui encore sur l’autel latéral de la basilique mineure Saint-Georges à Walldurn. Chaque année plusieurs milliers de pèlerins se rendent à Walldurn pour vénérer la sainte relique.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : CASCIA (Italie)

A Cascia, dans la Basilique dédiée à Sainte Rita, on conserve la relique d’un célèbre miracle eucharistique qui eut lieu près de Sienne en 1330.

On demanda à un prêtre de porter la Communion à un paysan infirme. Le prêtre prit une Particule consacrée, la posa sans respect entre les pages de son bréviaire et se rendit chez le paysan. Arrivé chez le malade, après l’avoir confessé, il ouvrit le livre pour prendre l’hostie, mais, à sa grande stupéfaction, il constata qu’elle était maculée de sang frais jusqu’à en imprégner  les deux pages qui l’avaient contenue.

Le prêtre, confus et repenti, se rendit immédiatement au couvent des Augustiniens de Sienne pour demander conseil au Père Simone Fidati de Cascia, connu pour être un saint homme. Celui-ci en entendant le récit du prêtre, lui accorda son pardon et lui demanda de pouvoir conserver les deux pages tachées de sang.

De nombreux souverains pontifes en ont promu le culte et accordé des indulgences. Dans le document de reconnaissance de la Relique du Miracle Eucharistique (elle eut lieu à Cascia en 1687), on rapporte le texte d’un très ancien Code du couvent de Saint Augustin où sont conservées de précieuses informations concernant le miracle eucharistique. Par ailleurs, le miracle est mentionné dans les Statuts de la Commune de Cascia de 1387 où on ordonnait que chaque année durant la Fête Dieu, les autorités et tout le peuple de la ville de Cascia se réunissent dans l’église Saint-Augustin, suivi par le clergé qui devait porter en procession dans la ville la vénérable Relique du Saint Sacrement. En 1930, à l’occasion du sixième centenaire du miracle , on célébra à Cascia un Congrès Eucharistique pour tout le diocèse de Norcia ; on publia toute la documentation historique de l’événement et un précieux ostensoir artistique fut inauguré.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : BLANOT (France)

Au XIVème siècle Blanot était un petit village du centre de la France faisant partie du diocèse d’Autun.

L’Évêque de cette ville, Pierre Bertrand, fit faire une enquête canonique par son officiel de curie, Jean Jarossier, la même année qu’eut lieu le miracle eucharistique. C’est pour cela qu’aujourd’hui on dispose d’un rapport détaillé sur le déroulement des faits. « Le jour de Pâques 1331, à la première heure, Père Hugues de la Baume, vicaire de Blanot, célébra la première Messe. En donnant la Communion à Jacquette, veuve de Regnaut d’Effour, une parcelle de l’Hostie consacrée tomba sur la nappe soutenue par les deux prud’hommes dont un s’appelait Thomas Caillot. Dame Jacquette ne s’aperçut de rien, mais Thomas qui soutenait la nappe vit de son côté la petite partie qui était tombée. Il avertit le prêtre qui était en train de déposer le ciboire sur l’autel. “Révérend Père, veuillez vous tourner vers nous car le Corps de Notre Seigneur est tombé sur la nappe de Communion de la bouche de cette dame.” Le célébrant alla vite ramasser la parcelle de l’Hostie, mais soudainement la fraction qui mesurait à peu près un cinquième de l’Hostie, disparut et à sa place apparut une goutte de sang. En voyant cela, le Vicaire porta tout de suite la nappe à la Sacristie et se mit à laver avec de l’eau la partie ou apparaissait le sang. Il la lava et la frotta plusieurs fois, mais la tache devenait toujours plus rouge et plus large. Il demanda un couteau à Thomas Caillot qui coupa aussitôt sur l’autel la partie de la nappe tachée Après l’avoir montrée aux gens, il la déposa dans un Reliquaire, puis très ému, il s’exclama : “Bonnes gens, ici il y a le Très Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus Christ. J’ai cherché par tous les moyens à le laver et à l’essorer, mais je n’ai pas réussi à le séparer de cette nappe”. »

Chaque année, le jour de la Fête-Dieu dans la petite ville de Blanot on rend un honneur particulier à la relique du miracle.

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LES MIRACLES EUCHARISTIQUES : SIENNE (Italie)

Parmi les documents les plus intéressants qui décrivent le miracle eucharistique, il y a le mémoire d’un certain Macchi dans lequel il raconte que le 14 août 1730, des voleurs réussirent à entrer dans l’église Saint-François à Sienne et à voler le ciboire contenant 351 Particules consacrées.

Après trois jours, le 17 août, on retrouva dans le tronc des aumônes du Sanctuaire de Sainte Marie en Provenzano les 351 hosties restées intactes. Tout le peuple accourut pour les porter en procession solennelle dans l’église Saint François.

Les années qui passèrent n’altérèrent pas les Particules. Plusieurs fois elles furent examinées par des experts mais les conclusions furent toujours les mêmes : « Les particules sacrées sont toujours fraîches, intactes, physiquement incorrompues, chimiquement pures et ne montrent aucun début de corruption ».

En 1914, le Pape Saint Pie X autorisa un examen auquel participèrent de nombreux professeurs de bromatologie, hygiène, chimie et pharmacie parmi lesquels le Professeur Siro Grimaldi. La conclusion du rapport indiquait : « Les saintes particules de Sienne sont un exemple classique de la parfaite conservation de pain azyme consacré en 1730. Elles constituent un phénomène singulier, palpitant d’actualité qui invertit les lois naturelles de la conservation de la matière organique […]. Cela est étrange, surprenant, anormal : les lois de la nature se sont inversées, le verre s’est moisi, le pain azyme est devenu plus réfractaire que le cristal […]. C’est un fait unique conservé dans les annales de la science. »

D’autres analyses furent faites en 1922, à l’occasion du transfert des particules dans un cylindre de cristal de roche en 1950 et en 1951.

Le Pape Jean-Paul II, au cours d’une visite pastorale à Sienne le 14 septembre 1980, s’exprima ainsi devant les hosties du miracle : « C’est la Présence ! ».

Les hosties du miracle sont conservées dans la chapelle Piccolomini les mois d’été et dans la chapelle Martinozzi les mois d’hiver.

Les habitants de Sienne commémorent le miracle eucharistique par plusieurs manifestations : « l’hommage des « Contrade » », la visite des enfants après leur première communion, la procession solennelle de la Fête Dieu, le Septenaire Eucharistique de la fin septembre, la journée d’adoration eucharistique le 17 de chaque mois en souvenir de la découverte survenue le 17 août 1730.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur très chaste de Joseph, le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints Rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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