Jeunes témoins de la foi : saints Asterius, Claude, Néon et leurs compagnons

Le martyre d’Astérius, Claude, Néon et leurs compagnons est représenté dans le Ménologion de Basile II du Xème siècle

Mort : en 303 en Cilicie

Fête : 23 août

Vie : Astérios, Claude, Néon et Néonille perdirent leur mère et furent sous la tutelle de la seconde femme de leur père lorsque celui-ci mourut à son tour. Pour s’emparer des biens qui leur étaient dévolus, elle les dénonça comme chrétiens. Asterios fut flagellé puis décapité. Claude fut suspendu par les doigts à une potence et eut les pieds brûlés. Néon fut décapité et Néonille mourut la poitrine recouverte de charbons ardents.

Le gouverneur Lysias : Comment t’appelles-tu ?

Le prévenu : Claudius.

Lysias : Ne perds pas ta jeunesse dans un mouvement de folie. Approche, sacrifie aux dieux sans tarder. C’est l’ordre d’Auguste, notre prince. Tu échapperas de la sorte aux tortures qui te sont réservées.

Claudius : Mon Dieu n’a que faire de sacrifices dans le genre des vôtres. Il se complaît dans les œuvres de miséricorde et dans une vie irréprochable. Vos dieux ne sont que d’impurs démons. Pour cette raison ils se plaisent à vos sacrifices, car ils perdent ainsi pour l’éternité l’âme de leurs adorateurs. Aussi ne parviendras-tu pas à me les faire honorer.

Lysias ordonna de le lier et de le faire battre de verges : « C’est le seul moyen de vaincre sa folie », ajouta-t-il.

Claudius : Tu auras beau imaginer des tourments plus cruels encore, ils n’entameront pas ma décision. Tu prépares simplement à ton âme un châtiment sans fin.

Lysias : Nos Seigneurs les Empereurs ont ordonné que tous les chrétiens sacrifient aux dieux : ceux qui refusent seront punis, ceux qui consentent seront récompensés.

Claudius : Vos récompenses durent un temps, la confession du Christ nous vaut le salut éternel.

Alors le gouverneur fit suspendre Claudius au chevalet : sous ses pieds, on alluma un feu ; on arracha même la chair de ses talons pour la mettre sous ses yeux.

Claudius : Ceux qui craignent Dieu, ni le feu ni les tourments ne peuvent les toucher ; ils leur font au contraire gagner la vie éternelle, puisque les confesseurs les entourent pour le nom du Christ.

Le gouverneur le fit alors déchirer avec les ongles de fer.

Claudius : Mon dessein est de te montrer que tu défends la cause des démons. Tes supplices ne m’atteignent pas. Mais tu te prépares un feu qui ne s’éteint pas.

Lysias dit aux bourreaux : Acharnez- vous sur ses flancs avec des tessons très aigus, et brûlez ensuite ses plaies avec des torches enflammées.

A la fin, Claudius dit : Ton feu et tes tortures sauveront mon âme. Souffrir pour moi est d’un grand gain devant Dieu. Et mourir pour le Christ m’est une fortune.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Jeunes témoins de la foi : saint Vit (ou saint Guy)

  

Naissance / Mort : 290 – 303

Age : 13 ans

Fête : 15 juin

Patronage : patron des danseurs, invoqué contre l’épilepsie, la rage, les crampes, l’énurésie, les morsures de serpent

Vie : Saint Guy, appelé aussi Vit ou Vite, était d’une illustre famille de Sicile, au sein de laquelle le christianisme n’était pas encore parvenu. Son gouverneur, Modeste, sa nourrice, Crescence, étaient Chrétiens et le baptisèrent à l’insu de ses parents.

Tout jeune encore, il accomplissait près des infidèles des œuvres merveilleuses, rendait la vue aux aveugles, guérissait les malades, et gagnait de nombreuses âmes à Jésus-Christ.

Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Guy fut dénoncé. Ni les larmes de son père ni les menaces du juge ne purent ébranler sa constance : « Si je désobéis à mon empereur et à mon père, dit-il, c’est pour obéir à Dieu, le premier Maître et le premier Père ; je souffrirai tout plutôt que d’adorer les démons. »

Les fouets étaient déjà levés pour frapper son corps mais les bras des bourreaux sont tout à coup paralysés et le jeune martyr les guérit au nom de Jésus-Christ. Le juge, frappé de ce prodige rendit saint Guy à son père, qui prit tous les moyens les plus capables de l’amollir et de le corrompre. Mais le saint enfant avait toujours les yeux baignés de larmes et le regard levé au Ciel.

Un jour, son père le surprit dans sa chambre au moment où elle était remplie d’une lumière céleste et embaumée d’un délicieux parfum. Mais, par un juste châtiment, il devint aussitôt aveugle et dut s’humilier devant son fils pour être guéri. Les yeux seuls furent ouverts, le cœur demeura endurci.

Sainte Crescence et saint Modeste, guidés par un Ange, tirèrent saint Guy des mains de ses persécuteurs et s’enfuirent avec lui en Italie. Ils n’y trouvèrent pas la tranquillité qu’ils y cherchaient car saint Guy fut bientôt reconnu comme chrétien aux nombreux miracles qu’il opérait. Dioclétien le fit venir à Rome pour guérir son fils, possédé du démon. L’enfant approcha du possédé, lui mit la main sur la tête et commanda au démon de sortir, au Nom de Jésus-Christ, et le démon s’enfuit avec un bruit horrible.

La récompense du jeune martyr fut de voir renouveler ses supplices. Nos saints Guy, Modeste et Crescence sont jetés en prison et traités avec la dernière rigueur mais ils sont consolés par la visite des Anges et de Jésus-Christ Lui-même.

Jetés dans un four où l’on avait mis de la poix enflammée, ils n’en ressentent aucun mal. Un lion est lancé sur eux dans l’amphithéâtre, il vient leur lécher les pieds. On les attache au chevalet pour leur rompre les membres, la foudre éclate dans un ciel serein et renverse les temples des idoles.

Enfin les martyrs, par leurs prières, obtiennent de Dieu la fin de leurs combats : ils meurent bientôt de leurs blessures, et leur âme, empourprée par le martyre, s’envole au Ciel le 15 juin 303, saint Marcellin étant pape, Dioclétien et Maximien empereurs.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Jeunes témoins de la foi : saint Tarcisius

Naissance / Mort : 246 – 265

Age : 19 ans

Fête : 15 août

Patronage : les servants d’autel

Vie : Les seuls détails de la vie de Tarcisius sont les inscriptions sur sa tombe dans les catacombes de Saint-Calixte. Pourtant, de ces quelques lignes est née une légende qui s’est transmise au fil des siècles dans la communauté chrétienne.

Rome, 257. C’est une soirée comme les autres pour la plupart des habitants. Le soleil a presque entièrement disparu à l’horizon et la lumière des lanternes éclaire les chaumières. Alors que la plupart des Romains rentrent chez eux, les chrétiens sortent pour assister à la messe.

Dans cette petite foule, composée de citadins et de paysans, se trouve un jeune garçon. Pas tout à fait adulte, plus tout à fait enfant, Tarcisius écoute attentivement les récits des apôtres. La parole du Christ est la lumière qui le guide pour la semaine. Jésus demande de croire, alors il croit. Le Christ promet la vie éternelle à celui qui le suit et observe les commandements, alors Tarsicius s’exécute. Le Fils de l’Homme ne demande que deux choses : de l’aimer et d’aimer les autres. Alors Tarcisius choisit d’aimer.

Lorsque le prêtre bénit le pain et le vin, le garçon tombe à genoux comme frappé par la foudre. Car une fois bénies, les offrandes deviennent celui qui est mort pour ce monde. Jamais aucune idole ne s’est ainsi abaissée pour l’humanité entière. Aucun dieu païen n’aime ceux qui ne l’aiment pas. Comment ne pas L’honorer et Le contempler?

Et sous cette forme, Il veut se donner à eux tout entier. Les larmes coulent sur les joues du garçon tant il est heureux de faire partie de l’Église de Dieu. Son cœur bat si fort qu’il est à bout de souffle. Alors il se recueille dans la présence du Christ et l’honore.

Il reçoit ensuite la communion des mains du prêtre et prie à nouveau. Car ce soir, on lui confie une mission de la plus haute importance. Un de leurs frères chrétiens n’a pas pu venir ce dimanche. Le malheureux est âgé et non loin de la mort. Alors chaque semaine, on choisit quelqu’un pour lui porter l’hostie. Le prêtre, qui connaît la pureté de Tarcisius, a décidé de lui confier cette mission.

À la fin de la messe, il appelle le garçon pour le bénir.

Il n’y a pas de plus grand trésor que celui que je te confie, Tarcisius. C’est le Christ lui-même que tu transportes ce soir. Maintenant va ! 

Il fait complètement nuit à présent. Tarcisius avance au pas de course pour amener le Christ à destination aussi rapidement que possible. Il tient la petite hostie bien fort de peur qu’elle ne lui échappe.

Soudain, il aperçoit un groupe de cinq ou six garçons. Il les connaît bien. C’est une bande de bagarreurs qui lui cherchent toujours querelle parce qu’il est chrétien. À en juger par leur pas titubant, et leur rire gras, ils sont ivres. Mieux vaut faire un détour. Mais à peine fait-il un pas, que les gaillards le repère.

Mais c’est Tarcisius, s’exclame l’un d’eux. Je parie qu’il rentre de la messe. Qu’est-ce que tu fais là, moucheron ? 

Laissez-moi passer, répond le garçon. Je suis pressé.

Allons, ne joue pas les trouble-fêtes ! Qu’as-tu dans la main ? Fais donc voir ! 

Le garçon tressaille. Il recule pour s’enfuir, mais c’est trop tard. Les bagarreurs forment déjà un cercle autour de lui. Alors Tarcisius serre la petite boite contre sa poitrine.

D’abord, on essaye de la lui retirer de force, mais il tient bon. Ses assaillants le griffent et le pincent mais il ne lâche rien. Hors de question de laisser les saintes espèces tomber entre des mains impies ! La résistance du jeune chrétien agite malheureusement les ivrognes. Ne pouvant lui arracher son trésor, les méchants le jettent à terre et le rouent de coups. Dans les jambes, dans les côtes et à la tête, sans merci ! Le sang coule, les os craquent, mais Tarcisius ne bronche pas.

Soudainement, les gaillards se figent. Tarcisius ne bouge plus. Sa poitrine ne se lève plus, et son corps n’est plus crispé. On l’appelle mais il ne répond pas. Réalisant leur crime, les coupables s’enfuient. Le lendemain, on retrouve le corps sans vie de Tarcisius. On appelle alors le prêtre. Saisi de tristesse, l’homme de Dieu pleure le garçon. Mais lorsqu’il pose sa main sur celle de Tarcisius, celle-ci relâche enfin son étreinte. Les saintes espèces n’ont pas été souillées.

Le pape Damase Ier (305-384), qui œuvre pour le culte des martyrs, fait graver ces inscriptions en latin sur son tombeau : « Le vertueux Tarcisius portait les saintes espèces du Christ alors qu’une foule de méchants le pressait de les faire voir aux impies ; mais lui préféra perdre la vie et se faire tuer plutôt que de montrer à des chiens enragés les membres célestes. (ALETEIA)

Prions

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

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Jeunes témoins de la foi : les saints Innocents

Age : jusqu’à 2 ans

Fête : 28 décembre

Patronage : petits enfants, enfants abandonnés, enfants de chœur. La bienheureuse Anne-Catherine Emmerich dit qu’il est utile de les invoquer au moment de faire notre examen de conscience avant de se confesser afin d’être lucide sur ses péchés.

Vie : L’évangéliste saint Matthieu raconte que Jésus étant né à Bethléem, des Mages vinrent chez le roi Hérode pour lui demander où est le roi des Juifs qui vient de naître, pour aller l’adorer.

Hérode, par peur de perdre son trône, voulut en savoir davantage avec l’intention de le faire tuer. Il consulta les scribes et demanda aux Mages de le chercher et au retour de l’informer de l’endroit où se trouvait l’enfant. Mais les Mages, raconte l’Evangile, « avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, regagnèrent leur Pays par un autre chemin. » Alors Hérode se voyant joué par les Mages, se mit en colère et « envoya massacrer tous les enfants de Bethléem et de tout son territoire, âgés de moins de deux ans. »

L’Eglise vénère ces Innocents comme martyrs des premiers siècles, car arrachés à la vie peu après la venue au monde du Christ, et en fait mémoire aux environs de Noël. Par la volonté de saint Pie V, la célébration a été élevée au rang de fête.

Prudence, poète qui a vécu au IV siècle, dans l’hymne de l’Epiphanie, les définit « flores martyrum », fleurs des martyrs, déracinées par le persécuteur de Jésus Christ, comme tant de tendres bourgeons : « Les enfants, sans le savoir, meurent pour le Christ, et les parents pleurent les martyrs qui meurent. »

« Le Christ fait ses témoins de ceux qui ne parlent pas encore », explique dans un sermon l’évêque saint Quodvultdeus. Et il poursuit : « O merveilleux don de la grâce ! Quels mérites ont-ils eu ces enfants pour remporter la victoire de cette manière ? Ils ne parlent pas encore et déjà ils confessent le Christ ! Ils ne sont pas encore capables d’affronter la lutte, car leurs membres sont encore inermes, toutefois ils portent en triomphe la palme de la victoire. »

En somme, les Saints Innocents sont la petite avant-garde de l’armée de martyrs qui ont témoigné et continuent de témoigner avec leur sang leur appartenance au Christ, créatures qui ont écrit tout de même la première page de la longue liste des martyrs chrétiens (Vatican news).

La bienheureuse Anne Catherine Emmerich rapporte que le nombre de ces petits martyrs lui a été révélé et qu’il excède 700.

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O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

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Jeunes témoins de la foi (de 2 à 35 ans)

« Il y aura des saints parmi les enfants » avait prophétisé le pape saint Pie X. Le pape Pie XII rajouta : « Ne croyez pas que le jeune âge soit un obstacle au chemin vers la perfection consommée, autrement dit la sainteté. »

Les saints ne sont pas tous des hommes et des femmes d’âge mûr. Beaucoup n’ont pas atteint l’âge adulte. Pourtant ils nous ont laissé le témoignage d’une existence pleinement vécue, illuminée par Jésus-Christ. Leur exemple nous entraine, leur enthousiasme au service de l’Évangile nous saisit et nous émeut. Leur héroïsme, qui nait et s’épanouit dans la monotonie, dans les difficultés du quotidien, nous impressionne autant que les hauts faits de leurs aînés dans la sainteté. Ils nous apprennent que la valeur n’attend pas le nombre des années, que la sainteté n’est pas une question d’âge mais de don de soi à Dieu et au prochain.

En pensant à eux, nous viennent les mots de Saint Paul : « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. » (Cor 1, 27-29)

Sainte Jeanne d’Arc est morte pour Dieu, pour son roi et son pays alors qu’elle n’avait que 19 ans et après en avoir accompli davantage que les plus grands de son temps ; la postérité a oublié le nom des potentats qui la combattirent mais celui de Jeanne, la pucelle d’Orléans, est resté dans les mémoires. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus s’impose à nous, selon les mots de saint Pie X, comme la plus grande Sainte des temps modernes alors qu’elle n’a vécu que 24 ans ; elle n’a jamais quitté son carmel et, pourtant, elle est la patronne des missions.

Dans son exhortation apostolique Christus vivit, le pape François nous dit : « Le cœur de l’Église est aussi riche de jeunes saints qui ont offert leur vie pour le Christ, et pour beaucoup en allant jusqu’au martyre. Ils ont été de précieux reflets du Christ jeune qui brillent pour nous stimuler et pour nous sortir du sommeil. Le Synode a souligné que « beaucoup de jeunes saints ont fait resplendir les traits de l’âge juvénile dans toute leur beauté et ont été, à leur époque, de véritables prophètes du changement ; leurs exemples nous montrent de quoi sont capables les jeunes quand ils s’ouvrent à la rencontre avec le Christ. »

Plus loin, il ajoute : « À travers la sainteté des jeunes, l’Église peut relancer son ardeur spirituelle et sa vigueur apostolique. Le baume de la sainteté engendrée par la bonté de la vie de tant de jeunes peut soigner les blessures de l’Église et du monde, en nous ramenant à la plénitude de l’amour à laquelle nous sommes appelés depuis toujours : les jeunes saints nous poussent à revenir à notre premier amour (cf. Ap 2, 4). »

Relisons la vie de tous ces jeunes héros de la foi afin que leur exemple uni à leurs prières rallume en nous l’enthousiasme de nos premiers pas dans la foi, l’ardeur au service de Jésus, de Marie, de Joseph, du règne de leurs trois Saints Cœurs mystiquement unis dans le Saint-Esprit.

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« Je règnerai malgré mes ennemis »

Contemplons

La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

Méditons

« Ne crains rien, je règnerai malgré mes ennemis et tous ceux qui voudront s’y opposer » (Jésus à Marguerite-Marie). Force est de constater que, près de 450 années plus tard, son règne se fait attendre. Mais il règnera, car il l’a promis et il est fidèle à ses promesses : « Il règnera, cet aimable Cœur, malgré Satan. Ce mot me transporte de joie » (Marguerite-Marie Alacoque).

Au cours de ces dernières 450 années, Jésus a tout fait pour nous amener à accueillir sa miséricorde et, plus ses empressements amoureux se multipliaient, plus, dans notre orgueilleuse sottise, nous faisions la fine-bouche et détournions de lui nos regards méprisants.

« Je règnerai et me manifesterai. Il n’a fallu que douze hommes remplis de l’Esprit de Dieu pour transformer le monde. Il me faut encore ces âmes de première chrétienté : par ce petit troupeau, je recréerai, je réparerai les ruines, je sanctifierai la terre » (Jésus, La Messe vécue). Pour régner sur le monde, le Sacré-Cœur de Jésus doit commencer par régner sans partage sur notre propre cœur. En nous convertissant, en nous donnant au Sacré-Cœur, en accomplissant ses demandes de la communion réparatrice des neuf premiers vendredis du mois, nous posons le premier jalon de ce règne bienheureux. « Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier » dit Jésus à Marguerite-Marie Alacoque puis : « Pour régner, je commencerai par faire miséricorde, car mon règne est de paix et d’amour : voilà la fin que je veux réaliser, voilà mon œuvre d’amour ! » 

Oui, il règnera malgré ses ennemis mais après bien des péripéties. Comme toujours (l’Ancien Testament, comme toute l’histoire du christianisme regorgent d’exemples !) nous finirons par céder à ses demandes mais seulement lorsque, réduits à la plus extrême misère dans laquelle nous nous serons délibérément jetés, nous nous souviendrons de ses promesses et de son indéfectible miséricorde, à la manière du fils prodigue qui retourne contrit chez son père une fois qu’il a faim et qu’il n’a plus aucune ressource. Tout ce que nous pourrions avoir en nous soumettant amoureusement au Sacré-Cœur, nous accepterons de le recevoir lorsque notre folie orgueilleuse sera brisée. Dans le même esprit, Notre-Dame dit à Fatima en conclusion du 3ème secret : « à la fin mon Cœur Immaculé triomphera » signifiant que son règne viendra assurément mais après bien des souffrances que nous aurions pu nous éviter.

C’est par le règne du Cœur Immaculé de Marie que viendra le règne du Sacré-Cœur de Jésus et le règne de Marie inaugurera celui du Christ-Roi. Les deux saints Cœurs, mystiquement unis dans le Saint-Esprit, règneront ensemble. Et ils règneront, car ils l’ont promis. Il ne tient qu’à nous, par nos prières, par la communion réparatrice des premiers vendredis et des premiers samedis du mois, de hâter la venue de ce règne et d’adoucir les souffrances de ce difficile enfantement.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Montmartre, la basilique du vœu national

Contemplons

Le Sacré-Coeur en cours de construction

Méditons

S’il est un sanctuaire emblématique de la dévotion réparatrice au Sacré-Cœur, c’est bien la basilique du vœu national de Montmartre. Retraçons son histoire.

A l’origine de l’idée de construire le Sacré-Cœur se trouve un contexte historique très agité pour la France. En effet, en 1871, Paris et la France se divisent dans une guerre civile appelée la Commune. Ce mouvement est né des contestations d’un peuple déçu par les défaites françaises contre la Prusse en 1870 et d’un contexte social et politique morose. A Paris, le peuple qui s’oppose au gouvernement de Thiers se barricade pour endiguer les assauts des soldats Versaillais, associés au gouvernement en place. Pendant deux mois, les luttes font rage mais les soldats de Thiers parviennent à percer les défenses du peuple parisien insurgé et organisent un véritable massacre de leurs compatriotes.

A la suite de ces événements funestes, deux riches bourgeois, Alexandre Legentil et son beau-frère Hubert Rohaut, proposent d’édifier un monument en hommage aux massacres de la commune. Leur démarche se veut spirituelle puisqu’ils espèrent « faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, le pardon de nos fautes. » L’archevêque de Paris, le cardinal Guibert, accepte cette requête  le 18 janvier 1872 et en 1873, l’assemblée nationale proclame la basilique d’utilité publique.

Le 16 juin 1875 est posée la première pierre et le 1er août 1885 débute l’adoration eucharistique continue qui, depuis, n’a jamais cessé.

La basilique est inaugurée solennellement le 5 juin 1891 en la solennité du Sacré-Cœur par le cardinal Richard, archevêque de Paris. Sa consécration, initialement prévue le 17 octobre 1914 et reportée en raison de la guerre, est faite le 16 octobre 1919 par le cardinal Amette, archevêque de Paris, et sous la présidence du Cardinal Vico, légat du Pape Benoît XV.

Cet édifice a pour but de rappeler au peuple parisien que du haut de la butte Montmartre (Mont des martyres) se trouve le symbole de la protection divine sur la France et son peuple.

Le 6 novembre 1887, en route vers Rome, Thérèse Martin (qui deviendra Sainte Thérèse de Lisieux), âgée de quatorze ans et demi, se consacre au Sacré-Cœur dans la Crypte de la Basilique à l’autel saint Pierre. Le 6 juin 1889, Charles de Foucauld se consacre au Sacré-Cœur en la basilique de Montmartre, toujours en construction.

Le texte du Vœu placé dans la Basilique est le suivant :

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore,

En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint Siège, et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus Christ,

Nous nous humilions devant Dieu, et réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés.

Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus de Léon XIII

Contemplons

Le pape Léon XIII

Méditons

Le pape Léon XIII (1810 – 1903) consacre tout le genre humain au Sacré-Cœur de Jésus le dimanche 11 juin 1899 (solennité du Sacré-Cœur) ; il dira que ce fut l’acte le plus important de son pontificat.

Cette consécration fait suite à la demande de Jésus au pape Léon XIII, transmise par Mère Marie du Divin Cœur, dans le civil, Maria Droste zu Vischering, une aristocrate allemande devenue religieuse, puis supérieure du couvent du Bon Pasteur à Porto (Portugal). 

Le 2 décembre 1898, premier vendredi du mois, Mère Marie du divin Cœur écrit au pape Léon XIII : «  Il (Jésus) me dit qu’Il avait prolongé les jours de Votre Sainteté afin de vous accorder encore cette grâce et que, après avoir accompli ce désir de son Cœur, Votre Sainteté devait se préparer à rendre compte à Dieu. “ Dans mon Cœur il trouvera consolation pour les négligences de son pontificat et réparation pour ses fautes, ainsi qu’un refuge sûr à l’heure de la mort et du jugement. ”  »

Dans sa lettre au pape du 8 décembre 1898, l’humble religieuse de Porto lui transmet un message capital : «  Je reconnus l’ardent désir qu’Il a de voir son Cœur adorable de plus en plus glorifié et connu, et de répandre ses dons et ses bénédictions sur le monde entier. Et Il choisit Votre Sainteté, prolongeant vos jours, afin que vous puissiez consoler son Cœur outragé et attirer sur votre âme les grâces de choix qui sortent de ce divin Cœur, cette source de toutes les grâces, ce lieu de paix et de bonheur.  »

Léon XIII ordonna une mission d’information à Porto et, le 25 mars 1899, il examina en présence du cardinal Mazzella, préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, la lettre de la supérieure de Porto. La décision fut prise de consacrer le monde au mois de juin suivant, mais « on convint de chercher ailleurs la justification de l’acte projeté. » Il fut donc arrêté que la consécration du genre humain au Sacré-Cœur serait présentée, non comme la conséquence d’une révélation privée, mais comme une application des principes de la théologie et de la Tradition catholique. »

Le 25 mai 1899, soit quinze jours avant l’ouverture du triduum solennel qui doit préluder à la consécration du monde au Sacré-Cœur, le pape Léon XIII l’annonce dans son encyclique Annum Sacrum. Léon XIII écrit : « Voici que, de nos jours, se présente à nos regards un autre présage favorable et tout divin : c’est le Cœur très sacré de Jésus, surmonté d’une croix brillant au milieu des flammes. En lui se doivent placer toutes nos espérances. C’est à lui qu’il faut demander et de lui qu’il faut attendre le salut de l’humanité. »

Peu après, il envoie le texte officiel à Mère Marie du Divin Cœur mais la voyante est décédée trois jours avant la consécration. Sa mission était achevée.

Mère Marie du Divin Cœur a été béatifiée par le pape Paul VI en 1975.

Acte de consécration :

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous, et afin de vous être plus fermement unis, voici que chacun d’entre nous se consacre spontanément à votre Sacré Cœur.

Beaucoup ne vous ont jamais connu, beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres et ramenez-les tous à votre Sacré Cœur.

Seigneur, soyez le roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.

Soyez le roi de ceux qui vivent dans l’erreur ou que la discorde a séparés de vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur.

Soyez le roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie ou de l’islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.

Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de Rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.

Accordez, Seigneur, à votre Eglise une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix. Faites que d’un pôle du monde à l’autre une seule voix retentisse : « Loué soit le divin Cœur qui nous a acquis le salut ! A lui, honneur et gloire dans tous les siècles des siècles ! »

Ainsi soit-il. 

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Ils ne mourront pas sans recevoir leurs sacrements »

Contemplons

L’agonie de saint Joseph, Procaccini

Méditons

En faisant la douzième promesse, à savoir la grâce d’une bonne mort pour tous ceux qui communieront neuf premiers vendredis de suite, Jésus déclare qu’ils « ne mourront pas sans recevoir leurs sacrements. » Autrement dit, il ne promet pas que tous ceux qui accompliront ses demandes, recevront les sacrements (confession, communion, onction des malades) avant de mourir mais qu’il leur en accordera les grâces.

Trépasser sans avoir reçu les sacrements ne signifie pas qu’on meurt en disgrâce avec le Seigneur. Combien de martyrs ont versé leur sang, ont été élevés à la gloire des autels sans avoir reçu les sacrements avant de mourir. Dans le secret de leur cœur, dans l’intimité de leur âme, le Seigneur les a nourris de sa grâce et rendus capables du témoignage du sang qu’il attendait d’eux. Jésus ne donne pas forcément la même chose à tous mais il donne à chacun ce qu’il lui faut, au moment où il le faut. Sa miséricorde est infinie et son désir de nous sauver surpasse infiniment notre désir de l’être.

Si Jésus promet que ceux qui accomplissent la dévotion demandée ne mourront pas « sans leurs sacrements », cela signifie que, quelle que soit la manière dont il les appellera à lui, il leur communiquera toutes les grâces qu’il accorde ordinairement par le moyen des sacrements même s’ils n’ont plus l’opportunité de les recevoir. Ainsi, il leur donnera d’éprouver un vrai repentir de leurs péchés, un désir inextinguible d’union à lui. Il suscitera en eux, les sentiments mêmes de Marie-Madeleine qui est venue pleurer ses péchés aux pieds de Jésus et dont il a dit que, « parce qu’elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné. » Il a allumé en elle un tel brasier d’amour qu’elle n’a plus jamais quitté Jésus, qu’elle a fait partie des rares personnes qui l’ont suivi jusque sur le Calvaire, se tenant aux côtés de Marie, au risque de sa vie. Pour comble de tout, elle a été la seconde personne à qui il fut donné de voir le ressuscité, la première étant Marie.

Voyons en Marie-Madeleine, l’exemple de ce que Jésus fera pour ceux qui accomplissent la dévotion réparatrice des neuf premiers vendredis du mois. Toutes les grâces leur seront accordées pour qu’ils puissent, le moment venu, se rendre revêtus « de fin lin, éclatant, pur (car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints) au festin des noces de l’Agneau dans son royaume » (Apocalypse 19, 8-9).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« La grâce de la pénitence finale »

Contemplons

La mort de saint Joseph, Paolo di Matteis

Méditons

Autrefois, notamment aux jours de rogations, on priait pour que le Seigneur nous « délivre de la mort subite et imprévue » (litanies de tous les saints).  En effet, aucun bon chrétien ne désirait se présenter devant son Créateur sans avoir, au préalable, pu se confesser, recevoir la communion et l’extrême onction. Aujourd’hui, dans notre monde déchristianisé, c’est précisément par ce genre de mort qu’on voudrait quitter cette vie, si possible dans son sommeil pour glisser tranquillement dans l’au-delà où on serait accueilli les bras ouverts et sans avoir à rendre aucun compte.

Pourtant, en cette vie, rien n’est plus important que le salut car il est la raison de notre présence dans cette vallée de larmes et du combat spirituel que nous y livrons. Nous sommes ici pour connaitre, aimer et servir Dieu, et par ce moyen gagner le Ciel (catéchisme). Et Jésus est sans ambiguïté, aucune, à ce sujet. « Une seule chose est nécessaire » nous dit-il parlant du salut (Luc 10, 42). « Et que sert-il à un homme de gagner l’univers, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Marc 8, 36-37).

Le souci du salut de notre âme ne doit jamais nous quitter et embrasser tous les domaines, tous les états de notre vie. Chaque instant nous met en demeure de nous prononcer pour ou contre Jésus et chacune de nos décisions a des répercussions sur notre éternité.

La grâce de la persévérance finale est insigne car Jésus nous assure de nous mener au salut, à la vie éternelle avec lui. Ne nous trompons pas. Cela ne signifie pas qu’il nous mettra dans une bulle dans laquelle plus rien ne nous atteindra, si bien que nous traverserons béatement cette vie sans plus avoir à combattre. Non ! Cela signifie que cette étincelle d’amour que nous allumons en nous par cette dévotion réparatrice des premiers vendredis du mois, il l’attisera pour en faire un grand feu qui ne pourra plus s’éteindre et nous fera ne rien désirer plus ardemment que de passer toute notre éternité avec lui.

Tout ce que Jésus nous donne représente autant un cadeau qu’une absolue nécessité pour nous. S’il promet la persévérance finale, c’est parce que cette grâce nous est indispensable. Il nous l’accorde contre un petit surcroit d’amour. Ne soyons pas sottement orgueilleux et tendons humblement nos mains pour mendier l’aumône de cette grâce incomparable.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.