Un calice dans lequel tombaient quelques gouttes de sang

Contemplons

Les fonts de l’église paroissiale où les enfants ont été baptisés.

Méditons

L’ensemble des apparitions de Fatima constitue un abrégé de catéchisme intergénérationnel  adapté à toutes les époques, celle du début du XXème siècle et peut-être plus encore à celle de ce début de XXIème. En effet, que ce soit l’ange ou la Vierge Marie, à chacune de leurs apparitions, ils nous mettent l’accent sur l’un des éléments fondamentaux de notre foi, ici en l’occurrence la présence réelle du Seigneur dans l’Eucharistie.

En une seule image, l’ange du Portugal illustre pour les enfants, et plus encore pour nous, ce que Jésus nous dit dans son Evangile : « je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6, 51), « ceci est mon Corps… ceci est mon Sang » (Mathieu 26, 26), « ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est véritablement une boisson » (Jean 6, 53), « tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6, 58). En effet, de l’hostie que l’ange tient dans sa main gauche, tombent quelques gouttes de sang dans le calice qu’il tient de la main droite. Ceci nous enseigne, et sans aucune équivoque, que l’hostie consacrée que nous recevons à la messe est vraiment un corps vivant, celui du Seigneur ressuscité et que par elle, Jésus nous transfuse sa vie divine. Et Lucie précise dans ses mémoires que « la force de la présence de Dieu était si intense qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle sembla même nous priver de l’usage de nos sens pendant un long moment. » Le Christ est vraiment présent, de manière mystérieuse mais effective, dans son Eucharistie.

Parce que le Seigneur est réellement présent dans son Eucharistie, il convient d’adopter à son égard l’attitude qui convient. Et, cette attitude n’a rien à voir avec la désinvolture, la légèreté qui caractérisent souvent notre comportement. En effet, à chaque salut du Saint-Sacrement, l’Eglise demande qu’on chante le Tantum ergo dont la première strophe proclame : « adorons, le front prosterné jusqu’à terre, un si grand sacrement… » Et c’est exactement ce que fait l’ange qui se prosterne le front jusqu’à terre pour adorer le Seigneur réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Et il invite aussi bien les enfants que nous tous, chrétiens du IIIème millénaire, à l’imiter afin de rendre à Jésus autant les plus grandes actions de grâces pour sa condescendance à notre endroit, que les plus fervents actes de réparation pour ceux qui lui refusent l’adoration qui lui est due et dont il est infiniment digne.

Cette vision fera naitre une véritable vocation réparatrice chez les enfants qui répéteront à foison cette prière de l’ange, notamment François qui était obsédé par l’idée de « consoler Notre-Seigneur caché dans l’Eucharistie. » Que saints François et Jacinthe Marto nous obtiennent, à la faveur de leur canonisation, la grâce d’entrer dans de tels sentiments et de vouloir, nous aussi, consoler Jésus réellement présent dans l’eucharistie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Troisième apparition de l’ange

Contemplons

Troisième apparition de l’ange

Ecoutons

Trois mois après la seconde apparition, l’envoyé céleste descendit de nouveau avec le message le plus sublime à Loca do Cabeço, le lieu de la première apparition.

Lucia raconte :

« Je pense que la troisième apparition a dû avoir lieu en octobre ou à la fin du mois de septembre…

Dès que nous sommes arrivés là, à genoux, face contre terre, nous avons commencé à répéter la prière de l’Ange : Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime, etc. J’ignore combien de fois nous avions répété cette prière, lorsque nous avons vu briller sur nous une lumière inconnue.

Nous nous sommes redressés pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’Ange tenant dans la main gauche un calice dans lequel tombaient quelques gouttes de sang, depuis l’hostie suspendue au-dessus. Il s’agenouilla près de nous et nous fit répéter trois fois :

Très sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont Lui-même est offensé. Et, par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Puis, se levant, il prit de nouveau dans sa main le calice et il me donna l’hostie. Ce que contenait le calice, il le donna à boire à Jacinta et à Francisco, tout en disant :

Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.

De nouveau, il se prosterna à terre et il répéta avec nous la prière, trois fois de plus : très Sainte Trinité, etc. et il disparut. Portés par la force du surnaturel qui nous enveloppait, nous imitâmes l’Ange totalement, c’est-à-dire en nous prosternant comme lui et en répétant les prières qu’il disait. La force de la présence de Dieu était si intense qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle sembla même nous priver de l’usage de nos sens pendant un long moment. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Attirez la paix sur votre patrie »

Contemplons

La famille de Lucia : au premier rang, Maria Rosa, sa mère, Lucia ; au second rang, son frère et ses sœurs.

Méditons

L’ange invite les enfants à offrir constamment des prières et des sacrifices au Très-Haut et à attirer ainsi la paix sur leur patrie. Celui qui se présente comme l’ange du Portugal leur rappelle ainsi, non seulement que la paix est un don de la charité infinie du Christ, mais aussi qu’elle est accordée en réponse à notre prière.

La nuit de Noël, les anges chantent : « gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. » Ce que dit l’ange du Portugal n’est pas différent. La paix sur terre est la conséquence, le fruit, la grâce qui découle de la gloire rendue à Dieu. Et, si sur terre, on n’a pas la paix, c’est parce qu’on ne rend pas à Dieu la gloire qui lui est due. Et la Vierge Marie abondera dans ce sens puisqu’elle ne cessera d’insister sur le fait de « cesser d’offenser Dieu qui est déjà trop offensé. » Elle insistera à chacune de ses apparitions sur la prière quotidienne du chapelet pour la paix en l’honneur de Notre-Dame du rosaire. Elle dira que seule Notre-Dame du rosaire peut secourir l’humanité car c’est à elle que Dieu a confié la grâce de la paix. La paix viendra par la médiation de Marie en réponse à la prière persévérante du chapelet. Et, en effet, le 13 octobre 1917, Marie annoncera que la guerre finira sous peu et que les soldats rentreront bientôt au pays.

En invitant les enfants à « attirer la paix sur leur pays », l’ange précise de manière implicite que les hommes ne peuvent pas, par eux-mêmes, réaliser la paix mais qu’elle doit être demandée sans cesse comme un cadeau de la charité infinie du Christ. Si, chacun doit contribuer à la paix sociale par son civisme, il doit surtout la construire en laissant régner en lui la paix du Christ, celle que Lui seul peut donner et que le monde ne peut ravir. Quand la véritable paix règnera dans chaque âme en particulier, elle pourra régner sur le monde. C’est ainsi que le Christ veut régner et propager son règne de paix et d’amour : en gagnant chaque âme à sa cause, au salut qu’il propose. De là découle que la prière pour la conversion des pécheurs est donc intimement liée à la prière pour la paix.

En 1870 alors que la France est aux abois, que Paris est assiégé et la défaire inéluctable, des militaires français, désespérés, vinrent voir Bernadette Soubirous dans son couvent de Nevers pour lui demander si la Vierge de Lourdes lui avait donné des secrets prophétiques sur la situation du pays et si elle a des recommandations à leur faire. Bernadette répondit en toute simplicité par la négative. Devant le calme de Bernadette, les militaires, quelque peu agacés lui répliquèrent : « mais ma sœur, vous ne craignez donc pas les Allemands ? » Bernadette répondit simplement : « non, je ne crains que les mauvais catholiques. »  On ne saurait mieux dire.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Que faites-vous ? »

Contemplons

Maison natale de Lucie (vue arrière)

Méditons

Les enfants s’adonnent à des jeux de leur âge au moment où l’ange apparait pour les reprendre. Ils avaient déjà dit leur chapelet et répété plusieurs fois la prière que l’ange leur avait enseignée lors de l’apparition précédente. Occupés par leurs brebis, ils ne passaient certainement que peu de temps à jouer et ces jeux devaient être bien innocents. Pourtant, l’ange va les reprendre et leur dire clairement qu’ils ne doivent pas perdre leur temps en activités dérisoires. Encore une fois, cette attitude peut nous étonner, nous qui vivons dans une société de loisirs, de confort où le choix de la destination des prochaines vacances accapare l’attention de toute la famille et pour une bonne partie de l’année.

L’ange recentre leur attention sur la seule chose qui importe vraiment, même pour nous hommes et femmes de ce IIIème millénaire c’est-à-dire le salut de notre âme, le salut de toutes les âmes. Rien n’est plus important que cela et toute activité doit céder le pas à cette préoccupation majeure et même être orientée de façon à atteindre cet ultime objectif : sauver son âme, contribuer au salut de toutes les âmes.

On peut s’étonner à juste titre que l’ange demande à de si jeunes enfants « d’offrir constamment des prières et des sacrifices au Très-Haut. » Après tout, ils sont si jeunes : Lucie a 10 ans, François a 9 ans et Jacinthe a 7 ans. L’Eglise dispense les enfants de moins de 14 ans des obligations du jeune ; Dieu serait-il moins miséricordieux que l’Eglise ? En étant aussi exigeant avec de si jeunes enfants, l’ange nous renseigne, d’une part sur l’urgence de la situation, d’autre part sur la gravité  des thèmes abordés pendant les apparitions, enfin sur la puissance de la grâce divine qui agit en tous ceux qui lui donnent de l’espace.

En effet, la guerre est mondiale, particulièrement cruelle et meurtrière : chaque jour, des milliers de soldats meurent sur les champs de bataille. Et le conflit menace encore de s’enliser avec l’entrée en guerre des Etats-Unis. En mai, Marie va insister sur la prière persévérante du chapelet pour obtenir la paix.

En juillet, Marie va montrer l’enfer aux enfants avec les tourments réservés aux damnés. Oui, l’enfer n’est pas une invention du passé mais une réalité. Lucie écrira qu’ils seraient morts de frayeur si Marie ne leur pas auparavant promis de les emmener au Ciel. Marie dira : « beaucoup vont en enfer parce que personne ne prie et se sacrifie pour eux. »

En octobre, Marie dira : « qu’on cesse d’offenser Notre-Seigneur qui est déjà trop offensé. » Elle met l’accent sur la gloire, l’adoration, l’amour dus à Dieu et qu’on Lui refuse. Et, c’est là le plus grand péché, celui de refuser de rendre à Dieu ce qui lui revient de droit, blessant ainsi, par froide ingratitude, toutes les prévenances de son amour.

Aussi, l’ange reprend les enfants les invitant à poursuivre leurs prières et même à les multiplier en raison de la gravité de la situation. Et les enfants, ne seront pas avares ni de prières (François par exemple, disait le chapelet 9 fois par jour, sans compter les autres prières) ni de sacrifices (Marie sera même amenée à les limiter). Mais, la grâce de Dieu était avec eux. Comme toujours, c’est ce qu’il y a de plus faible que Dieu s’est choisi comme instrument afin de confondre les sages et les intelligents : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » (Matthieu 11, 25)

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde apparition de l’Ange

Contemplons

Les enfants en prière avec l’ange.

Ecoutons

La seconde apparition de l’ange eut lieu, non pas à l’endroit de la première, mais sur le puits du jardin potager de la famille de Lucia, où les trois pastoureaux jouaient, à l’abri des ardeurs du soleil.

Lucia raconte :

« Soudain, nous avons vu près de nous la figure de l’Ange :

Que faites-vous ? Priez ! Priez beaucoup ! Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices.

Comment devons-nous faire des sacrifices ? demandai-je.

De toutes les manières que vous pourrez, offrez un sacrifice en guise de réparation pour les péchés pour lesquels Il est offensé et de supplique pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Surtout, acceptez et supportez avec soumission la souffrance que le Seigneur vous envoie.

Ces paroles de l’Ange se gravèrent dans notre esprit, comme une lumière qui nous faisait comprendre qui était Dieu, comment il nous aimait et désirait être aimé, la valeur du sacrifice et comment il Lui était agréable ; comment, par ce biais, Il convertissait les pécheurs. De fait, à partir de ce moment, nous commençâmes à offrir au Seigneur tout ce qui nous mortifiait. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications »

Contemplons

Statue de l’ange de la paix apparaissant aux enfants à Fatima.

Méditons

L’ange dit aux enfants : « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications. » Cette étonnante expression pose à nouveau, à notre sidération, la question de ce que nous représentons aux yeux de Dieu.

L’ange dit que ce sont « les Cœurs de Jésus et de Marie » qui sont attentifs et non simplement « Jésus et Marie. » Le cœur est le siège de l’amour, et Jésus, Marie attendent de ces enfants une réponse à leur demande de réparation donnée dans l’amour et non dans la soumission, voire dans la crainte. C’est l’amour de Dieu et des hommes qui a poussé Jésus, et Marie en union avec lui, à vivre sa Passion pour le salut de toutes les âmes. C’est l’amour de Jésus, et de Marie en union avec lui, qui Le pousse à fournir à l’humanité des moyens pour sauver les âmes et la tirer des mauvais pas dans lesquels elle se met à s’obstiner à ne pas vouloir reconnaitre la royauté d’amour du Christ. C’est donc une réponse d’amour, de compassion même (mot que Jésus emploiera lui-même), que les Cœurs de Jésus et de Marie attendent de la part des enfants, comme de nous tous et de toutes les âmes, objets de leur dilection.

Et, c’est dans une attente pressante que se trouvent les Cœurs de Jésus et de Marie : ils sont attentifs c’est-à-dire que leur attention est sans cesse portée sur les enfants, qu’ils ne les quittent pas d’un regard. Qui sommes-nous, que représentons-nous pour que Dieu condescende à quémander notre amour, pour que, malgré nos péchés, il veuille ne pas nous abandonner au triste sort que nous nous construisons nous-mêmes ? Le psalmiste, à son habitude, l’exprime mieux que nous : « qu’est donc l’homme pour que tu penses à lui, l’être humain pour que tu t’en soucies ? » Oui, qui sommes-nous pour que Dieu se soucie de nous qui nous soucions si peu de Lui ? A cette question il n’y a qu’une réponse : nous, nous ne sommes rien mais notre Dieu est un dieu d’amour, et cet amour est à sa mesure, c’est-à-dire infini ! A sainte Brigitte, Jésus dit : « l’âme est meilleure et plus digne que le monde entier, plus précieuse que tout l’univers ; elle est égale aux anges, et créée pour la gloire éternelle. Elle est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu… Cette âme immortelle, éternelle, me plait plus que tout ce qu’il y a de plus désirable au monde. Elle est ma bien-aimée… S’il était possible que je mourusse autant de fois qu’il y a d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elles comme je souffris pour toutes ; mon corps serait encore disposé à souffrir toutes ces choses avec une franche volonté et un parfait amour. »

Parce que Dieu est infini, parce qu’Il nous aime infiniment, parce que nous, nous sommes tout l’inverse et donc infiniment pauvres, nous ne pouvons offrir à Dieu que notre pauvre amour qui n’a aucune commune mesure avec le sien. Mais c’est notre amour qu’il veut parce que c’est la seule chose qui nous appartienne vraiment et que nous puissions lui donner librement.

Aussi, quoi que nous fassions, n’oublions pas que « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à nos supplications. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Pour ceux qui ne croient pas, qui n’espèrent pas, qui n’adorent pas et qui ne vous aiment pas… »

Contemplons

Statue de l’ange de la paix apparaissant aux enfants à Fatima.

Méditons

L’ange apprend aux trois bergers à prier ainsi, le front courbé jusqu’à terre : « mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas. » Les enfants, retiendront son enseignement et imiteront son exemple ; pendant des heures entières, ils répèteront cette prière, le front courbé jusqu’à terre.

Si cette prière peut heurter notre sensibilité d’hommes et de femmes de ce début du IIIème millénaire, elle nous rappelle pourtant d’une manière aussi épurée qu’efficace, qui est Dieu et quels sont nos devoirs envers Lui à qui nous devons tout, qui ne nous doit rien et envers lequel nous ne cessons de nous comporter comme si le rapport était inversé.

Cette prière enseignée par l’ange nous renvoie au mystère de la Communion des Saints et rappelle que nous ne formons qu’un seul corps en Jésus-Christ, que les péchés des uns nuisent à l’ensemble des membres de ce corps, que les bonnes actions des autres profitent aussi à tous. Elle nous rappelle que les péchés que nous avons commis appellent non seulement une juste réparation de notre part mais aussi que nous avons le devoir d’amour de suppléer pour tous ceux qui refusent à Dieu l’adoration qui Lui revient de droit. Comme la Vierge Marie et tous les saints intercèdent sans cesse pour nous dans la gloire du Ciel, nous nous devons de prier instamment pour la conversion de nos frères qui sont les plus éloignés de Dieu.

Cette prière nous fait entrer dans l’ardente prière de Jésus pour les pécheurs. En effet, en disant « je demande pardon » nous imitons Jésus qui sur la croix demande pardon à son Père pour nous tous qui ne savons ce que nous faisons : si nous savions vraiment ce qu’est le péché, nous ferions tout pour l’éviter. En disant « pour tous ceux », nous intercédons, tout en étant nous-mêmes de pauvres pécheurs, pour la conversion de tous ceux qui offensent Dieu et se jouent, dans leur inconscience, de leur salut éternel. En prononçant ces mots, nous faisons appel à la miséricorde sans faille du Très-Haut qui accepte qu’on bâillonne sa justice pour donner libre court à sa miséricorde. En disant « je crois, j’adore, j’espère et je vous aime », l’ange nous indique les moyens par lesquels réparer le plus efficacement les péchés des hommes ingrats : vivre en enfants de lumière remplis de foi, d’espérance, de charité et qui rendent à Dieu la gloire et l’adoration qui lui sont dues.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Je demande pardon »

Contemplons

Le lieu des apparitions de l’ange, photographié au temps des apparitions de Notre-Dame.

Méditons

Lors de sa première apparition l’ange se prosterne et, le front courbé à terre, dit « je demande pardon… » Ces trois mots constituent un parfait résumé du message de Fatima. En effet, tant les trois apparitions de l’ange que les six apparitions de Notre Dame à la Cova da Iria, comme celles, plus tard à Tuy, se rapportent à la nécessaire réparation des péchés, à la vertu de pénitence, au retour à Dieu. D’ailleurs, la phrase culminante de tout le message de Fatima et que Marie prononcera avec autant de gravité que de tristesse lors de sa dernière apparition, le 13 octobre, sera : « qu’on cesse d’offenser Notre-Seigneur qui est déjà trop offensé. »

Les apparitions de Fatima revêtent un caractère exceptionnel tant elles se distinguent des autres épiphanies mariales, autant par les moyens employés que par le message délivré. Si, l’ange, si Marie, quittent leur ciel de gloire, si Notre-Dame accomplit un miracle aussi retentissant que celui du 13 octobre 1917, annoncé plusieurs mois à l’avance et réalisé en présence de plus de 30 000 personnes, c’est que pour l’humanité l’heure est grave et que le sujet dont ils vont traiter ne l’est pas moins. Et ce sujet, c’est la multiplication des péchés qui offensent Dieu sans que les hommes ne cherchent à se corriger, sans qu’ils fassent le moindre geste de réparation. En somme, Marie, va parler de choses que nous chrétiens du 21ème siècle avons tendance à balayer d’un revers de main et à ranger dans les choses du passé. Or, Marie nous confirme dans tout l’éclat de sa splendeur immaculée, que la doctrine millénaire de l’Eglise catholique en matière de péché est toujours d’actualité et même d’une actualité plus que brûlante.

Le péché, comme le définit le catéchisme de l’Eglise catholique, est une offense faite à Dieu dans son amour personnel pour chacune de ses créatures. Parce que nous Lui appartenons par création, par rédemption et par sanctification, le péché constitue même une dette personnelle que nous contractons à son égard. Cette dette demande à être acquittée par une juste réparation en cette vie ou dans l’autre. Aussi, dès la première apparition, Marie va-t-elle évoquer, succinctement, mais avec o combien d’éloquence, et le paradis et le purgatoire (où on peut avoir à expier ses péchés jusqu’à la fin du monde !!!) pour rappeler la doctrine de l’Eglise sur les fins dernières.

En disant « je demande pardon », l’ange nous rappelle que notre Dieu est un Dieu d’amour, que nous avons le redoutable pouvoir de blesser dans son amour pour nous. Il nous rappelle qu’il nous faut revenir à Dieu, notre Père, comme le fils prodigue, le cœur contrit, en nous humiliant devant Lui. Et, si l’ange dit « je demande pardon » en courbant le front jusqu’à terre, c’est pour mettre l’accent tant sur l’infinie sainteté de Dieu, sur l’adoration qui lui est due, que sur la  distance infinie qu’il y a entre sa nature divine et la nôtre, que dans son abyssale miséricorde, Il consent à abolir en nous adoptant comme ses véritables fils et filles.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Première apparition de l’ange

Contemplons

Francisco, Lucia et Jacinta en prière à l’invitation de l’ange.

Ecoutons

Au printemps 1916, alors que les trois pastoureaux, Lucia, Francisco et Jacinta, étaient en train de jouer à la Loca do Cabeço, ils virent venir vers eux, passant au-dessus de l’oliveraie, un jeune garçon d’environ 14 ou 15 ans, d’une grande beauté, plus blanc que neige et que le soleil rendait transparent comme s’il était en cristal. Lucia raconte :

« En arrivant près de nous, il dit :

N’ayez pas peur. Je suis l’Ange de la paix. Priez avec moi.

Et, s’agenouillant à terre, il courba la tête jusqu’au sol, et il nous fit répéter trois fois ces paroles :

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n’adorent pas, n’espèrent pas et ne Vous aiment pas.

Puis, se relevant, il dit :

Priez ainsi. Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos suppliques.

Et il disparut. L’atmosphère de surnaturel qui nous enveloppa était si intense que pendant un long moment, nous n’eûmes pratiquement plus conscience de notre propre existence, restant dans la position dans laquelle l’Ange nous avait laissés, répétant toujours la même prière.

Ses paroles se gravèrent d’une manière telle dans notre esprit, que jamais nous ne les avons oubliées. Et à partir de là, nous avons continué longtemps à les répéter, prosternés, jusqu’à tomber de fatigue. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Jacinta (4)

Contemplons

Jacinta, Lucia et Francisco au moment des apparitions de Notre Dame de Fatima

Méditons

L’héroïcité des vertus de Jacinta est une preuve évidente des merveilles de la grâce que Dieu nous donne si on prie le Cœur Immaculé de Marie. Les paroles que Jacinta confiait à sa marraine ne peuvent s’expliquer sans une sagesse infuse. Une enfant de dix ans, sans aucune instruction, n’ayant que des connaissances religieuses rudimentaires, ne pouvait certainement inventer des sentences comme celles-ci, que Mère Godinho a eu soin de noter.

Sur le péché, par exemple :

« Les péchés qui conduisent le plus d’âmes en enfer, ce sont les péchés de la chair. »

« Il viendra des modes qui offenseront beaucoup Notre Seigneur. Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. L’Eglise n’a pas de modes. Notre Seigneur est toujours le même. »

« Les péchés du monde sont bien grands. »

« Si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie. »

« Les hommes se perdent, parce qu’ils ne pensent pas à la mort de Notre Seigneur et ne font pas pénitence. »

« Beaucoup de mariages ne sont pas bons ; ils ne plaisent pas à Notre Seigneur et ne sont pas de Dieu. »

Au sujet des guerres :

« Notre Dame a dit que, dans le monde, il y a trop de guerres et de discordes. Les guerres ne sont que le châtiment des péchés du monde. »

« Notre Dame ne peut plus retenir le bras de son Fils bien-aimé sur le monde. »

« Il faut faire pénitence. Si les gens se corrigent, Notre Seigneur viendra encore secourir le monde ; mais s’ils ne se corrigent pas, le châtiment viendra. »

« Pauvre Notre Dame ! Ah ! J’ai tant de peine de Notre Dame ! tant de peine ! »

Au sujet des prêtres et des gouvernants :

« Marraine, priez beaucoup pour les pécheurs ! Priez beaucoup pour les prêtres ! Priez beaucoup pour les religieux ! Les prêtres devraient s’occuper seulement des choses de l’Eglise. Les prêtres doivent être purs, très purs. »

« La désobéissance des prêtres et des religieux à leurs supérieurs et au Saint-Père offense beaucoup Notre Seigneur. »

« Marraine, priez beaucoup pour les gouvernements ! Malheur à ceux qui persécutent la religion de Notre Seigneur ! Si le gouvernement laissait en paix l’Eglise, et s’il donnait la liberté à la sainte religion, il serait béni de Dieu. »

Sur les vertus chrétiennes :

« Marraine, n’allez pas au milieu du luxe ! Fuyez les richesses ! Soyez amie de la sainte pauvreté et du silence. Ayez beaucoup de charité, même avec ceux qui sont mauvais. Ne dites du mal de personne, et fuyez ceux qui en disent. »

« Ayez beaucoup de patience, parce que la patience nous conduit au Ciel. »

« La Confession est un sacrement de miséricorde. Aussi faut-il s’approcher du confessionnal avec confiance et joie. Sans confession il n’y a pas de salut. »

« La Mère de Dieu voudrait qu’il y ait plus de vierges qui s’attachent à elle par le vœu de chasteté. »

« J’aimerais bien, moi, aller au couvent ; mais j’aime encore mieux aller au Ciel. »

« Ceux qui n’accomplissent pas les promesses faites à Notre Dame ne seront jamais heureux dans leur vie. »

« Pour être religieuse, il faut être très pure d’âme et de corps. »

A cette dernière réflexion, Mère Godinho interrogea Jacinthe :

« Et sais-tu ce que veut dire être pure ? », lui demanda-t-elle.

« Je le sais, je le sais. Être pure de corps, c’est garder la chasteté ; être pure d’âme, c’est ne pas faire de péchés : ne pas regarder ce qu’il ne faut pas voir, ne pas voler, ne jamais mentir, dire toujours la vérité, même si cela coûte. »

« Mais qui donc t’a appris tant de choses ? », lui demandait encore Mère Godinho.

« C’est Notre Dame. Mais il y en a aussi que je pense toute seule. J’aime beaucoup penser. »

La Très Sainte Vierge ne se contentait pas d’inspirer à Jacinthe ces profondes pensées. Quelquefois elle lui découvrait l’avenir.

Mère Godinho, un jour, posa cette question à Olimpia, qui se trouvait auprès de sa fille :

« N’aimeriez-vous pas que vos filles Florinda et Teresa, entrent dans la vie religieuse ? »

« Dieu m’en garde ! » répondit la bonne dame.

Quelques instants après, Jacinta, qui avait suivi la conversation, disait, avec gravité, à la supérieure de l’orphelinat : « Notre Seigneur aimerait beaucoup que mes sœurs se fassent religieuses. Maman ne veut pas ; mais, pour cela, Notre Dame ne tardera pas à les emmener au Ciel. »

C’est ce qui arriva. Peu de temps après la mort de Jacinta, ses deux sœurs, Florinda et Teresa, moururent, l’une à 17 ans, l’autre à 16 ans.

Citons un autre fait : Mère Godinho désirait depuis longtemps aller à la Cova da Iria ; mais elle n’avait jamais pu en trouver l’occasion. « Soyez tranquille, Marraine ! lui assura un jour Jacinta. Après ma mort vous irez là-bas. » C’est ce qui arriva en effet. A cause de circonstances imprévues, il ne fut pas possible d’ensevelir le corps de Jacinta dans le caveau offert par Mme Angelina da Conceiçâo Lopes, à Lisbonne, au cimetière dos Prazeres. Au dernier moment, le Baron de Alvaiâzere offrit son caveau de famille, à Vila Nova de Ourém, pour la sépulture de l’enfant. Mère Godinho accompagna jusque-là le corps de sa petite protégée. Le même jour, elle se rendit à Fatima, où elle eut le bonheur de faire la connaissance de Lucia, qui l’accompagna jusqu’à la Cova da Iria.

Dans une autre occasion, un des deux médecins qui la soignaient lui demanda de prier pour lui lorsqu’elle sera au Ciel. La petite lui répondit qu’elle le ferait ; mais, aussitôt après, le fixant de son regard qui paraissait découvrir l’avenir, elle ajouta : « Écoutez, vous irez bientôt là-haut, vous aussi ; cela ne tardera pas ! » Une scène analogue eut lieu avec un autre médecin, à qui elle prédit aussi son rappel à Dieu et celui de sa fille.

Au sujet d’un prêtre, dont elle avait entendu un beau sermon, et qui était, jusqu’alors, considéré comme un homme exemplaire, la petite exprimait avec décision un jugement défavorable :

« Marraine, quand on y pensera le moins, vous verrez comme ce prêtre est mauvais ! »

Jacinta avait raison. Peu après, le malheureux abandonna complètement ses devoirs de prêtre et se mit à vivre d’une manière ouvertement scandaleuse.

A propos de l’opération qu’on voulait lui faire, et qui eut lieu en effet, Jacinta faisait remarquer :

« Tout cela est inutile. Notre Dame est venue me dire que j’allais mourir bientôt. »

Elle fit même écrire à Lucie pour lui dire que la Vierge lui était apparue et lui avait fait savoir le jour et l’heure de sa mort.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.