Lourdes

Méditons

Commencez par faire le Signe de Croix lentement, pieusement, dévotement : Au nom du Père… (pause)… et du Fils… (pause)… et du Saint-Esprit… (pause)… Amen.

Bernadette Soubirous, la voyante de Lourdes disait : « Le Signe de Croix est un acte de foi qui me remplit de paix. Quand je fais le Signe de Croix, je me sens proche de Dieu et de la Sainte Vierge, qui me protègent. »

À Lourdes, lors de la première rencontre avec Bernadette, Marie fit le Signe de Croix avec une impressionnante lenteur. Et Bernadette retiendra la leçon. Toute sa vie, elle impressionnera par sa manière de faire le Signe de Croix. Si bien qu’on a pu dire que si, au Ciel, on fait le Signe de Croix, on le fait comme Bernadette.

Au couvent de Nevers, sœur Emilienne témoignera : « Bernadette me fit remarquer que je faisais mal le Signe de Croix. Évidemment, je ne pouvais le faire comme elle qui l’avait appris de la Vierge Marie ! Bernadette m’a répondu : « Il faut y faire attention, car c’est très important de bien faire le Signe de Croix ! » « Il y avait dans son attitude, dira une autre sœur, dans l’ampleur de son geste, quelque chose d’élevé, de surhumain ! »

Après les événements de Lourdes, même dans ses années de vie plus retirée et souffrante au couvent de Nevers, Bernadette continue de faire régulièrement le Signe de Croix. Il est évident que ce geste faisait partie intégrante de sa vie de prière et de sa dévotion. Pour elle, ce signe était bien plus qu’un simple geste rituel ; il symbolisait sa foi vivante et sa confiance en Dieu, qui l’avait appelée à une mission particulière à Lourdes.

À Nevers, après sa vocation religieuse et pendant sa maladie, Bernadette vécut dans une souffrance physique constante, mais elle portait sa croix avec un grand amour. Elle disait souvent que la souffrance était une manière de partager la souffrance du Christ. Le Signe de Croix qu’elle faisait quotidiennement était pour elle une manière d’unir sa propre douleur à celle du Christ crucifié. « Je ne suis qu’une petite servante du Seigneur, et il m’a choisie pour être l’instrument de sa volonté. Chaque fois que je fais le Signe de Croix, je me souviens qu’Il m’a appelée à être fidèle. »

Dans son couvent de Nevers, Bernadette connaîtra la Croix puisqu’elle passera le plus clair de son temps à l’infirmerie. Alors qu’elle est alitée, elle dira : « Je suis plus heureuse avec mon crucifix sur mon lit de souffrance et en faisant le Signe de Croix, qu’une reine sur son trône ! » Et prenant son crucifix, elle ajoutait : « Je suis comme Lui ! » Et le 16 avril 1879, jour de sa mort, Bernadette, qui ne peut plus bouger et peut à peine remuer les lèvres, va rassembler ses forces pour faire le Signe de Croix avant de mourir. Bernadette était entrée dans les apparitions en faisant le Signe de Croix. Elle entre dans la vie éternelle en faisant le Signe de Croix.

Bernadette n’a pas écrit de théologie détaillée sur le Signe de Croix, mais les actes et les témoignages relatifs à sa vie montrent qu’elle le considérait comme un geste central dans sa foi, un moyen d’affirmer sa fidélité à Dieu.

En résumé, pour Bernadette, le Signe de Croix était un geste de foi profond, une expression de son amour et de son dévouement à Dieu. Il incarnait la relation intime qu’elle entretenait avec le Christ souffrant et ressuscité ; elle l’utilisait à la fois comme une prière et comme une protection spirituelle tout au long de sa vie.

Pour conclure ce mois passé ensemble autour du Signe de Croix, demandons la grâce de toujours le faire comme Bernadette, comme si la Sainte Vierge en personne nous l’avait enseigné.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Éternel, par le Cœur très chaste de Joseph, le Coeur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints Rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

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