Nous aimons Marie parce qu’elle illumine tout par sa présence

Méditons

Nous aimons Marie parce qu’elle illumine tout par sa présence. Lorsqu’elle est là, tout devient radieux et plein d’espérance. Le cardinal Pie disait dans ce sens : « Supprimer Marie et la religion deviendra triste et sombre, comme une année sans mois de mai, comme une famille sans mère. »

Dès qu’elle paraît, la joie s’installe. Regardons-la lors de la Visitation. Lorsqu’elle entre chez Zacharie et Élisabeth, l’Esprit-Saint, l’Esprit de joie, se manifeste. Le petit Jean-Baptiste, dans le sein d’Élisabeth, tressaille de joie. Élisabeth, qui cachait sa grossesse et qu’on appelait « la femme stérile » (Lc 1, 36), proclame d’une voix forte : « Heureuse celle qui a cru en l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1, 45). Elle-même exulte de joie en Dieu, son Sauveur, nous entraînant dans son élan. Et jusqu’à la fin du monde, son chant de louange et d’action de grâce, son Magnificat, sera entonné par les enfants de l’Église chaque fois qu’ils voudront exprimer leur joie et leur gratitude au Seigneur.

Voyons-la la nuit de Noël recevoir les bergers qui s’en retournent dans la joie en glorifiant Dieu pour tout ce qu’ils ont vu et entendu au sujet de l’Enfant Jésus.

Voyons-là à Cana veiller à ce que les réjouissances ne soient pas abrégées par le manque de vin.

Voyons-la à la Pentecôte, prier avec les Apôtres pour que vienne l’Esprit-Saint et les comble de ses sept dons. Les Apôtres sont à ce point débordants de joie que les habitants de Jérusalem les croient ivres.

Regardons-la le soir du 17 janvier 1871 dans le ciel de Pontmain apparaissant une froide nuit d’hivers alors que la France est aux abois. Tous ceux qui participent à la veillée de prière qu’elle organise à ciel ouvert en temps de guerre sont remplis d’allégresse. Ils ne sont que sept enfants à la voir, mais tous les villageois présents sont transportés de joie.

Voyons Bernadette, en contemplation devant sa splendeur à Lourdes. Jamais elle n’avait vu une aussi belle personne et jamais elle n’avait vu un sourire aussi radieux. Les témoins des apparitions parleront longtemps et beaucoup de la transformation de Bernadette dès qu’elle entre en extase. ; elle semblait transfigurée. Un témoin dira : « on aurait dit un Ange », un autre : « Elle semblait déjà au ciel ». un autre encore : « Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau sur un visage humain. »

À L’Île Bouchard, les enfants ne cessent de répéter : « Oh, la belle Dame ! Oh, la belle Dame », la cadette en applaudissant.

Oui, nous aimons Marie, parce qu’elle illumine notre quotidien et entretient en nous le désir du ciel, dans l’attente de l’y rejoindre pour la contempler et l’aimer pendant toute l’éternité.

Marie, Notre Dame de la joie, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Laisser un commentaire